Monday, December 25, 2006

Bibil vous souhaite un bien Joyeux Noël
D'ailleurs, vous souhaiter Noël, je n'ai fait que cela pendant toute la semaine. Je suis passée de lunchs de Noël en drinks de Noël en diners de Noël, je n'ai pas disposé de plus d'une heure de glande d'affilée (sauf pour dormir), un véritable record; d'autant plus que je n'ai même pas eu le temps de tester la nouvelle wii qui pourtant remporte un franc succès dans ma famille pour le moment.
A la place j'ai fait des découvertes culinaires et oenologiques, tel ce vin russe au polonium enrichi que m'a servi Macy. Je me suis engraissée comme un petit porcelet et sans aucune restriction; il n'y avait jamais de coupe trop vide, d'assiette pas assez pleine et de bûche trop "tu-es-allergique-au-lait-et-en-plus-c'est-gras". Et là j'ai comme un nouveau bourrelet de ventre qui déborde sur mon matelas, et j'ai la sensation d'être devenue aussi sexy qu'une dinde que l'on a farci de trop.
Mais j'ai passé d'excellentes fêtes de Noël et je me rends compte que j'ai beaucoup de chance d'avoir une famille aussi nombreuse et aussi soudée.
Même si ces c*nasses de cousines elles sont toutes vachement plus minces que moi.(Quand je vous disais qu'elle faisait du Yodel habillée en Père Noël je ne vous mentais pas).
Et Bonne Année, puisque je ne vous verrai pas d'ici là! Je suis partie exhiber ma graisse nouvellement acquise sur les pistes de ski des Arcs. Je n'ai pas encore de date de retour alors d'ici là, pensez à moi avec jalousie. (Et bon blocus)

Thursday, December 21, 2006

Bibil fait face à un choix existentiel Et j'ai débattu longuement de la question avec mon fan-club que vous pouvez voir ci-dessus. Je dois avouer que cette photo a été prise spécialement pour le blog. Mais soit.
Je vous présente les deux concurrents du jour:








A votre gauche: le Sony Vaio, célébrissime ordinateur de James Bond et de M, de mon occuliste et de Jude Law (dans "the Holiday").
A votre droite: un Toshiba Tecra (A6, mais je suis ouverte à d'autres possibilités), ordinateur moins médiatisé mais moins cher et sans doute tout aussi efficace.
Les deux ont l'avantage de répondre à mes critères principaux:
- Minimum 1 Go de Ram
- Minimum 100 Go disque dur
- Processeur Core Duo mais je n'ai pas encore compris ce que c'était
- Léger et design
- Budget: 1000 euros (et des poussières).
Mon but: l'emmener partout avec moi et bosser au Starbucks ou à la bibliothèque ou dans l'Eurostar ou dans tous ces endroits où je perds un temps dingue et où je bave devant les laptops hyper design des autres. Je me sers de mon PC le plus souvent pour travailler. Glander sur internet aussi. Je mate des DVD de temps en temps et ne joue pas aux jeux vidéos (inutile de me conseiller des cartes graphiques hyper développées ça ne sert à rien).
Alors voilà si vous avez quelque chose d'autre à me proposer... Si possible parce que c'est bien, et pas parce que justement vous en avez en stock...

Et voici une photo de mon samedi soir avec les deux jubilés bien entamés et quelques bobs. ENFIN un peu de vie sociale, ça m'avait bien manqué, même si j'ai toujours du mal à rattraper mes heures de sommeil en pas assez.

Oui, car d'après l'ostéopathe, j'ai la clé D4 et D9 qui sont bloquées, et mon corps est tellement fatigué qu'il n'y a pas moyen d'y accéder, et mon occyput (?) ne relache pas mon énergie vitale, je dois prendre encore d'autres rendez-vous à 44 euros la séance. Et j'ai plein de petites poudres homéopathiques pour m'aider à retrouver du peps, je me sens dopée à la vitamine C, B9, B12, au fer, au magnésium et à un substitut douteux de la caféine.

Et j'ai ma soeur Alice déguisée en père Noël en train de chanter du Yodel à côté de moi.

Tuesday, December 19, 2006

Ca-ca-ca-cacahuète...
Depuis samedi je devais le faire, oui je sens votre impatience croître de jour en jour, et le voici enfin... Le post sur le Noël cacahuète. Mon excuse? J'attends des photos! Mais je sens que je peux encore attendre un peu, alors voici un échantillon que m'a envoyé F-red pour vous faire patienter.Tout d'abord, merci beaucoup d'être venus! J'ai eu 30 réponses par email, mais je sais par expérience que cela voulait dire 35 à 40 personnes, et finalement il y avait 42 cadeaux sous le sapin. Quand on vous dit de répondre à l'avance! Moi qui espérais avoir des restes à manger pendant toute la semaine, hélas non, vous avez tout mangé et tout bu... Mais chacun a eu un cadeau!
Allez, une photo familiale
Il y a des cadeaux qui m'ont bien fait rire. Le serre-tête "Rennes de Noël", la petite roulette à boire, le marteau... Et le talisman de Noël que ma soeur a reçu, un pierre sur laquelle il avait été dessiné un sapin. Comme quoi je ne suis pas la seule à effectuer les cadeaux les plus kischs! (Qui a dit, les plus inutiles?).
J'en profite pour remercier le hasard qui m'a fait piocher sous le sapin le cadeau de Seb (Calla pour les intimes), un bon chez Free Record Shop, et le hasard encore qui m'a fait pêcher le canard-bouillotte de Merry. Et je remercie également Cath, Charles et Merry (encore lui) pour les cadeaux qu'ils m'ont offert.
Le canard-bouillotte Une question: qui a reçu mon set de fondue au chocolat?

Sunday, December 17, 2006

Oui je sais, il faut que j'update.
Mais là je suis encore plus crevée qu'un pneu Michelin, et il faut que je travaille en plus, oh la la. Combien de temps cela met-il pour récupérer d'un trimestre pareil? En attendant, voici mon deux-centième post qui se profile à l'horizon (fêêête!) et j'ai une semaine de retard dans ce que je veux raconter.
Et Sophie a refusé d'écrire pour moi un compte-rendu du week-end qu'elle a passé à Londres.
Alors voilà, quelques photos, quelques citations énigmatiques, vous devinerez bien la suite.
Ôde à l'ivresse du moment?

Sophie: "les blancs, c'est pas très grave"Sybille: "C'est comme le vin".Sophie: "J'imagine bien ma vie avec un écureuil... Pas avec un rat!"
Sophie: "Je vais prendre une Stella... C'est près de chez moi!"
Et voilà je vous laisse deviner la suite d'une week-end plein de pluie sans parapluie, rempli de shopping de Noël, de théâtre et de bars les plus divers (vin-bière-chocolat chaud-sushi et j'en passe).

Wednesday, December 13, 2006

Voice of a City est online! La preuve...
J'en avais déjà parlé en septembre (il y a un petit temps déjà, mais il y a eu du retard). Il s'agit d'un blog sponsorisé par Eurostar et tenu par 9 francophones habitant à Londres.
Cherchez Bibil... Oui tout en rose, je me demande bien pourquoi!

Tuesday, December 12, 2006

Ho Ho Ho!
... 9 motifs différents, 47 cartes envoyées, quasiment toutes personnalisées, c'est-à-dire rendues kitschissimes par mes bons soins. Ca m'a pris plusieurs jours et j'en ai encore des crampes aux mains. Sophie m'a bien gentillement aidée, elle a écrit les adresses et parfois ajouté un petit mot quand l'enveloppe était encore ouverte.J'ai carburé à fond pour pouvoir les envoyer le même jour. Résultat: personne ne les reçoit en même temps! Vive la poste! A la maison, deux lettres sur quatre sont arrivées (oui je suis assez maso que pour écrire à plusieurs personnes à la même adresse).Certains trouvent cela bizarre que je choisisse le papier en cette ère révolutionnaire de l'internet, mais en tous cas... je me suis bien amusée à tout écrire, et surtout à tout dessiner. Je vous ai fait des étoiles et des boules de Noël smiley partout. J'ai particulièrement insisté sur celle de mon frère que j'ai envoyée au pensionnat (en espérant qu'il y ait plein de monde autour de lui pour bien voir mon "oppression de malade", "grince blindé").
Alors voici mon petit jeu concours de Noël, cadeau kitsch en perspective au premier qui me donne quatre réponses correctes.
Pour qui ais-je dessiné les kitcheries suivantes? (Cliquez sur les images pour les agrandir)

1. Une bécassine apportant un sapin de Noël (je vous aide hein, c'est pas toujours évident à identifier)
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2. Une boule de Noël Européenne
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3. A vous de trouver! Indice: c'était dans un de mes posts précédents (temporairement supprimé sinon c'est trop simple)
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4. Le dessin parle de lui-même! Sophie a même contribué un peu.
(D'ailleurs si je puis le préciser, Sophie tu es malheureusement exclue du concours, puisque tu as tout vu quand j'ai tout fait! Injuste, mais c'est comme ça)
Et puis, on me l'a demandé et oui, je publierai toutes les photos que vous prendrez avec mes cartes (sauf si elles ont un caractère "blog de gatien", il y a des enfants qui me lisent, faut-il que je m'en souvienne).
J'en profite aussi pour m'excuser à ceux que j'ai oublié... La fatigue, la distance! Et aussi, je n'ai délibérémment pas envoyé de cartes à ceux dont je n'ai pas les adresses. Je trouve ça un peu bizarre de demander, "tiens c'est quoi ton adresse, je compte t'envoyer une carte" et puis les "ah mais il ne faut pas" et la surprise gâchée. La leçon à retenir, si vous voulez recevoir mon courier, vos adresses il faut me donner.
Joyeux Noël et Bonne Année! En espérant que vous aurez tous reçus mes cartes au moment de lire mon post et que la surprise sera intacte.
Ô Grand Saint Nicolas!
La nuit du 6 décembre, à une heure et demie du matin, (oui je sais mon blog est en retard), nous étions tous réunis dans la cuisine à nous plaindre de nos essays, à nous faire des cafés bien forts et à nous demander quand on pourra enfin faire des nuits de plus de 4 heures.
Et là le Grand Saint a eu pitié.

A la base il ne devait remplir que mes petits souliers et ceux d'Alex (aux Pays-Bas aussi il passe, mais il arrive d'Espagne par bateau, allez savoir pourquoi). Et il a décidé de remplir les shoes de tout le kot. Voici ce que ça a donné:


1. Oui c'est bien une chanson en néerlandais que vous entendez

2. Beek des souliers sur la table où on mange!

Saint Nicolas nous a gâtés cette année: un speculoos géant, des mignonettes, des chocotofs, des pommes, des prunes, des euros en chocolat et des petites figurines.

La situation a vite dégénéré, à cause sans doute du manque de sommeil et de l'abus de sucre. Nous avons constitué deux clans, celui des figurines blanches et celui des figurines noires. On a déguisé les blancs comme le KKK et on a dégommé les noirs (qui s'étaient fait la malle avec toutes les pièces en chocolat). Je sais que c'est politiquement incorrect, et pour bien prouver qu'on ne discriminait personne on a mangé tout le monde.

Plus de photos sur mon compte Flickr.

Merci Saint Nicolas!

Wednesday, December 06, 2006

Kookookatchoo Mrs Robinson!

Line... says:
kookookatchoo???
Bibil - last essay! 500/2000 words says:
deuxième refrain
Bibil - last essay! 500/2000 words says:
ça veut rien dire
Line... says:
mdrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
Line... says:
oui jai déjà écouté mais je pensais à un vrai mot que je comprenais pas lol
Bibil - last essay! 500/2000 words says:
1:53
Line... says:
en effet c un truc du genre
Line... says:
mais comment tu sais que c ça qu'ils disent???
Bibil - last essay! 500/2000 words says:
je suis vachement balèze
Bibil - last essay! 500/2000 words says:
(j'ai pas cherché les paroles sur internet pour faire karaoké devant mon essay)

Oui je sais, il y a des nuits comme ça où le café et le chocolat, c'est pas assez...
Alors je me booste à ça:

21h... Encore 1500 mots à écrire... Qu'est-ce que je fous sur mon blog?
Edit: 1h45: Je n'arrive pas à y croire, et pourtant, ça y est: la bibliographie est écrite, la mise en page est faite, l'orthographe est vérifiée, qu'ais-je bien pu oublier?
Mon essay serait-il fini?
Serais-je... Non, je n'ose y croire... Et pourtant?
Serais-je en vacances?
v-v-v-v-vacances!
vacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacances Ouaaaaaais je suis en vacances!

Tuesday, December 05, 2006

Hé hé hé
Vous allez me dire que je suis particulièrement prolifique aujourd'hui mais j'ai une nouvelle de dernière minute.
Mis à part qu'il a fallu que je demande à Nicho de me traduire mon titre... (qui n'est pas mon titre vous l'avez deviné).
Bon il y a de l'info qui est mal passé à la sub-édition. Je n'ai pas voulu insinuer que les Tchèques étaient les plus nombreux à erasmusser en Angleterre (ce sont les Polonais), ni que le Royaume-Uni était leur destination de préférence! (En fait, leur quatrième préférée après l'Allemagne, la France et l'Espagne).
Ceci étant dit... J'ai mon nom dans le Times! Yeaaaah! Faut que je me procure un exemplaire maintenant... Il paraît que c'est la frontpage du supplément "student".
Bibil n'est pas déprimée
Si si, je vous jure, c'est vrai! Merci beaucoup pour tous vos emails et vos coups de téléphone inquiets, mais mon moral va bien, et ne s'est jamais porté tellement mal par ailleurs.
D'accord, j'ai laissé quelques posts pessimistes, mais il faut mettre ça sur le compte du stress, de la fatigue, de la pluie, de la nuit qui tombe à 16 heures, du manque de vie sociale et de la quantité indigeste de boulot qu'on a sur le dos.
C'est vrai ça fait beaucoup, résumons ça et disons que je suis fatiguée. Epuisée? A bouts de forces? A vous de choisir le synonyme que vous préférez.
Ou pour vous donner un meilleur aperçu de la situation, cela fait 10 semaines qu'on est comme en blocus, sauf que le vrai blocus est encore à venir et cela ne va pas être de la rigolade. J'arrive encore à gérer, à rendre mes essays à temps et tout ça. J'aime les sujets que j'étudie (encore bien sinon je me jeterais tout droit du haut des escaliers de la bibliothèque (d'ailleurs je me demande pourquoi personne ne l'a fait jusqu'à présent (j'aime mettre des parenthèses dans les parenthèses (d'ailleurs je vous en rajoute encore une)))).
Mais c'est vrai, toute mon énergie intellectuelle est aspirée par mon écran d'ordinateur et du coup toute ma créativité s'envole, le stress arrive, le temps me manque, et ce blog en souffre. Je ne fais plus qu'y mettre ce que j'ai sur le coeur quand je suis angoissée.
Mais je vous rassure, je vais bien.
Par contre... J'ai un peu parlé autour de moi (de la vie sociale? On aura tout vu!) et beaucoup de gens ont l'air de très mal gérer le stress. Hier, à la bibliothèque, je me suis assise à la table d'une de mes classmates. Elle a passé son dimanche après-midi avec sa flatmate à boire une bouteille de vin et à rejetter tout travail pour préserver sa santé mentale. "This master makes me feel so depressed", m'a-t-elle dit en baissant la voix, comme une confidence honteuse. Et c'est vrai que venant d'elle cela en était peut-être une, car pour moi, elle faisait partie des filles qui arrivaient à tout cumuler et avec le sourire.
Ensuite, je suis allée boire un café avec des amies de cours, c'est-à-dire avec celles qui avaient encore le temps d'aller aux cours. "I am so stressed inside", a avoué l'une d'elles sur son double espresso. Elle avait l'air si fatiguée! "I am so tired outside but so nervous inside, and the more nervous I am, the more tired it makes me feel".
Dans la study room, le soir, une chinoise a eu un nervous breakdown. Il était genre une heure du matin, elle a commencé à pleurer hystériquement, à trembler de tout son corps, sans pouvoir se contrôler. Et personne ne l'a regardée d'un air bizarre. On comprenait tous. On essayait de la réconforter, mais que pouvait-on faire?
Et ce matin, 8 heures (et déjà mon deuxième café de la journée), je vois débarquer ma flatmate dans la cuisine, les yeux gonflés comme des balles de ping-pong. Elle n'avait pas dormi. Elle a dû rendre un projet énorme la veille, et ce matin elle a dû rendre un autre essay. Elle a tenté en vain de repasser un pull pour pouvoir aller aux cours mais elle était trop à côté de ses pompes, elle a abandonné après avoir renversé toute l'eau du fer à repasser.
Alors à côté de ça, hein... Moi et mes occasionnels état d'âmes, mes problèmes de digestion stress-café, mon retard permanent et mon spleen face à la pluie... Il n'empêche, je me pose de sérieuses questions quant au bien fondé d'un tel forcing. D'accord, la LSE doit bien tenir sa réputation de quelque part mais quand même, il faut savoir rester humain.
Allez je vous mets une petite vidéo du week-end, c'est un funambule à Covent Garden.

Sur ce, je m'en retourne explorer les élucubrations démentielles de mon cher ami Nietzsche. (Le nihilisme est à la porte! Soyez-en avertis). La citation du jour:

When a woman has scholarly inclinations, there is usually something wrong
with her sexuality. Nietzsche, Beyond Good and Evil, §144

Sunday, December 03, 2006

Londres, la pluie, les sorciers, et tout ça...
Il y a des moments où Londres dépasse mon imagination.
Comme ici, à Butlers Wharf, juste à côté de Tower Bridge.
Je rentrais du Times, c'était mon dernier jour, et je n'avais pas vraiment envie de rentrer. Je me suis promenée dans cette rue, et tout y était: la pluie, l'obscurité, les réverbères oranges. Les pavés et les briques vieilles de quelques siècles. Des ponts en bois reliant les maisons.
La rue était vide, je n'entendais que le son de mes pas et de l'eau qui coulait. Je ne voyais que mon ombre sur les murs, se projetant partout sous la lumière des multiples réverbères. Les lumières dansaient sur les pavés pleins de pluie. Il y avait comme une atmosphère ensorcelée.
Cela ne m'aurait pas étonnée de tomber sur une boutique de sorcellerie, ou sur une attraction à la Harry Potter comme seule Londres sait les faire. Mais à la place, j'ai débouché sur 'le Pont de la Tour', un énorme magasin qui se qualifie lui-même de "gastrodrome".
La maison ne vend que des produits de qualité, c'est-à-dire, qu'elle vend beaucoup de produits français. J'engage la conversation avec le vendeur, ses parents viennent de Blois, et lui il est chez lui un peu partout. J'achète un pain pour la (modique) somme de £2,40, c'est cher payé pour mes papilles gustatives, mais c'est ça aussi, Londres.
Et puis je tombe, par hasard, sur... sur?

Du sirop de Liège! Du vrai sirop de Liège préparé à Aubel, le village de mon enfance. Vous ne connaissez pas? C'est normal. Déjà en Belgique, j'ai du mal à en trouver, alors ici, c'était bien la dernière chose à laquelle je m'attendais...
Il n'y a pas de prix dessus et le patron n'est pas là. Je ne saurai jamais à quel prix exhorbitant j'aurais dû payer mon pot, car ni une ni deux, le vendeur me l'encode à £1 symbolique. "Ca leur apprendra à mettre des prix" me dit-il.
Je suis beaucoup trop fan. Ce week-end, j'ai pris les meilleurs petits déjeuners au monde.

Wednesday, November 29, 2006

Bibil est au Times
Hé oui! Enfin pas tout à fait au Times, je suis plutôt au Times online, ce n'est pas dans le même bâtiment mais ce sera quand même pareil sur mon CV.
Aaah les stages, le bureau qui change tous les jours en fonction de ceux qui sont absents, les journalistes débordés qui arrivent tous en même temps à la fois, pour demander les trucs qu'on a le moins envie de faire... Aaah les newsroom, ce constant brouhaha, cette odeur particulière de thé et de café bien serré, et de papier qui sort de l'imprimante. Le stress palpable dans l'air, la deadline qui approche, presque visible. Cela m'avait manqué, d'une certaine façon.
Ce que je ne m'attendais pas à trouver, c'est ceci:
<-- Voici la porte des WC pour dames. Au cas où vous vous poseriez des questions (et c'est normal), je partage les WC avec la pièce voisine, the online Sun. On doit passer une newsroom où il y a des photos de femmes nues un peu partout, c'est assez cliché mais c'est véridique.
Que dire de plus? Je suis complètement épuisée, il fallait s'y attendre. Je pense que ce qui m'épuise le plus c'est de m'y retrouver dans cet énorme labyrinthe sans aucun panneau indicateur.
"C'est fait exprès", m'a dit une des journalistes. "Pendant la guerre, et après pendant la guerre froide, les journalistes avaient peur que des espions viennent faire du repérage. Ils se sont arrangés pour que le visiteur ne retrouve pas son chemin". Et bien le but est accompli! D'ailleurs je pense que les journalistes eux-mêmes ne s'y retrouvent pas non plus, mais soit...
La bonne nouvelle, c'est que le café est bon, et pour preuve: c'est du café Starbucks. -->
Et les muffins sont au prix record de 64p! Voici qui n'est pas bon pour ma ligne, étant donné que je passe la journée assise devant un ordinateur, n'ayant définitivement plus le temps de faire du sport...
Allez la suite au prochain épisode. Un peu de patience, ce sera bientôt le lancement de Voice of a City, et qui sait, j'aurai peut-être l'occasion d'écrire un truc dans les jours qui suivent? (Aaah l'espoir que c'est beau)
En tous cas une chose est sûre: je suis bien fatiguée et il se fait tard.
Rhaaaa je suis en retard dans mes essays! Stress!

Sunday, November 26, 2006

Contre la montre

Connaissez-vous cette devinette machiste:
Comment réparer la montre d'une femme?
La réponse: pourquoi la faire réparer, l'heure est écrite sur le four.
Et bien, pour moi, l'heure est écrite sur l'ordinateur. Ma vie est réglée comme une horloge, en heures, en minutes, en secondes. Déjà un quart d'heure de passé, déjà une heure... Je suis sur msn en mode Busy mais j'envoie bouler mes interlocuteurs dès que la conversation dépasse deux minutes. J'écoute des chansons mais je les arrête que la minute trente est dépassée... Parce que c'est ça de pris sur mes heures de sommeil.
Trop de travail. Je pense que j'ai atteint ma capacité maximum. En cinq jours, j'ai lu ce beau petit tas de feuilles que vous voyez et j'en ai pondu un essay de 3000 mots. En continuant à aller aux cours.
Pauvre Eliana qui est venue me rendre visite pendant deux semaines! Tout ce que j'ai pu lui proposer, c'était que je déménage dans la study room pendant qu'elle dormait. Allez, encore une page de lue, encore un paragraphe écrit... Petit à petit, lentement, pendant que la montre tourne. Je voudrais écrire un peu sur ce blog pour me détendre mais toute mon énergie est aspirée par l'écran de mon ordinateur. Il me faut du temps.
Si je pouvais comme par magie remonter l'horloge...
Mais je tiens en me disant que je n'ai plus que deux semaines à tenir à ce rythme.
PS: Je commence demain mon stage au Times. Et Voice of a City sera officiellement lancé la semaine prochaine. Je vous tiendrai informés.

Friday, November 24, 2006

J'ai reçu une lettre!Qu'est-ce qui commence par e, se termine par e, et qui n'a qu'une seule lettre? Une enveloppe pardi! Pas besoin de savoir qui m'a envoyé celle-ci, cela saute aux yeux...
Cette lettre, j'ai dû la négocier contre un resto indien, mais cela en valait la peine: elle était remplie de petits coeurs et de petits dessins, cela m'a bien fait rire.Ca a bien fait rire mes flatmates aussi, puisqu'ils apportent tout le courrier sur la table de la cuisine et que tout le monde a bien pu admirer le kitsch de l'enveloppe d'Alice, qui avait signé, "Femme, porte mon sac".
Merci Alice!

Wednesday, November 22, 2006

Les copains d'abord
Samedi soir, chez moi, aux alentours de minuit. Un feu allumé quelques heures auparavant s'éteint doucement. Catherine et moi sommes assises dos à la cheminée, la chaleur des cendres nous réchauffant un peu. Seb est assis dans un fauteuil voisin, et en face de moi, Strepy et Manu dans un canapé pour quatre. Charles, très à son aise, s'enfonce progressivenent dans son fauteuil, jusqu'à ce que son bassin en dépasse et que sa tête descende en dessous des accoudoirs. Diane, Amaury, Mathilde et Sophie sont déjà partis, mais ce soir, presque tout-le-monde était là. Gaëlle, Alexis et Charlotte n'étaient pas à Bruxelles, et Gatien décuvait péniblement chez lui.
<-- Joyeux anniversaire Manu!
C'est mon groupe d'amis de toujours. Quand je suis en Belgique, peu importe le nombre d'heures que j'ai devant moi, j'essaie de les revoir. Ce sont mes amis d'université, de vacances et des soirées étudiantes. Ceux qui étaient là depuis le début, à travers les bons comme les mauvais moments. Ce sont ceux que je connais tellement bien que je pourrais prédire leurs paroles avant qu'ils ne parlent.
Comme cela lui arrive deux ou trois fois l'an, Seb avait un rhume. "Un rhuBe", sniff, "c'est parce que je suis allé voir ArBiD". Sa bouteille de Vibrocil est toujours à portée de main; elle est sortie à plusieurs occasions, jusqu'à ce que Seb la laisse tomber au sol.
"Tu t'imagines", réplique alors Strepy, "Sans cette bouteille de Vibrocil, nous ne nous serions jamais rencontrés". Il explique. Première année de droit, premières semaines, un des premiers cours dans les auditoires géants de Saint-Louis. Seb s'était assis derrière Strep; à l'époque, on les appellait encore tous les deux Sébastien, mais la bouteille de Vibrocil était déjà là. Comme ce soir, elle tombe des mains de Seb, elle roule aux pieds de Strep, qui la ramasse, et c'est comme ça qu'ils se sont rencontrés.
Et moi, je ne connaissais que mes amies de secondaire, Diane, Charlotte et Sophie.
Puis Strep a rencontré Diane à un examen, moi-même j'ai rencontré Strep dans son kot, et puis finalement nous sommes tous partis aux sports d'hiver.
Et c'est là, à la sortie du téléphérique des Arcs, que j'ai rencontré Charles et Manu. C'est aussi dans un auditoire, je crois, que Strep a rencontré Manu. Charles, Strep le connaissait par Seb, qui lui-même le connaissait de ses années de secondaire. "Enchantée, je suis Sybille, c'est moi qui vous ai invités". "Ah c'est bien", a répondu Charles, "comme ça on voit au moins qui tu es". Le bon temps où les choses étaient aussi simples que ça!
Il y a eu d'autres vacances, d'autres amis. J'ai amené Gaelle de mon cours d'Histoire, et elle a amené Alexis, ils étaient déjà ensemble depuis un ou deux ans à l'époque. Diane a amené Amaury, difficile de s'imaginer qu'il fut un temps où ces deux là ne se connaissaient pas. Amaury a amené Gatien, qui s'est présenté habillé en peignoir, venant de se raser au volant de sa voiture. Je n'ai vraiment connu Cath que plus tard, mais il parait que c'est Manu qui l'avait rencontrée en premier dans la file du secrétariat de droit. Et Mathilde, je ne me souviens même plus comment je l'ai rencontrée. Cela ne fait que quelques années, mais j'ai l'impression de tous les connaître depuis si longtemps!
Et maintenant les études sont finies, ils travaillent presque tous. Les conversations qui s'étaient pendant si longtemps focalisées sur Delpérée ou sur les ragots de l'auditoire de droit, sont devenues: "Tu as combien d'heures/semaines?" "Combien de jours de vacances?". Certains se fiancent, d'autres vivent ensemble, commencent une famille. Même Strepy, qui naguère me cuisinait son omelette au camembert en imitant Paola, vient d'investir dans une voiture où l'on peut ajouter un siège enfant. -->
Et d'un côté, cela me fait mal d'être loin d'eux, de ne pas les voir vivre et changer. Mais je les connais tellement bien...
Questionnaire
Allez un petit questionnaire comme on les aime tous!
Si l'envie vous prend de le compléter aussi, vous pouvez toujours me l'envoyer par email, j'aime bien...
1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :
"It involves not only the general mental and moral attitude resulting from this belief" (hé oui elle est fun ma vie)
2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
Mmmm 10h30?
3) Vérifiez :
QUOI déjà 10h46!
4) Que portez-vous ?
Je suis encore en pyjama, j'ai mis mes pantoufles et un polar, et je suis entourée de ma couette. Super sex.
5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Je lisais mes cours dans mon lit. Super sex aussi.
6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?
Les voitures dans la rue, mon frigo qui s'emballe.
7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu’avez-vous fait ?
C'est triste à dire, mais j'étais à la bibliothèque, et je m'en suis fait déloger par une alarme incendie. Et puis après le repas, disons vers 23h, je suis descendue avec mon flatmate à la study room, bien qu'on ne peut pas vraiment appeler ça "sortir" puisque c'était toujours dans le même bâtiment.
8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Oui! C'était un cool rêve, je devais goûter des mini-pâtisseries, avec des croissants au chocolat on ne peut plus fabuleux. Et ça ne me faisait même pas grossir.
9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Hier soir, 1 heure du matin, avec mon flatmate dans la study room, avant de se faire fusiller du regard par les autres.
10) Qu’y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Plein de photos! Et un poster du monde sur lequel mes classmates ont tous signé.
11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Je n'ai besoin de rien, mis à part un nouvel ordi. Et puis je pourrais m'offrir un spa, un peu de shopping, quelques gardes du corps.
12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
The Inside Man, dimanche soir
13) Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Une chenille de taille humaine sur le sol de ma chambre... Mais c'était Eliana dans son sac de couchage.
14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Ca devient long.
15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore :
Je cuisine mes brocolis au micro-onde pour gagner du temps. C'est pas très bon.
16) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?
Tout ce que je sais, c'est que ce ne sera pas un prénom trop commun! Et que ce sera un prénom français, sauf si le père n'est pas francophone, mais ça seulement le futur me le dira.
17) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon ?
Je n'y ai pas encore pensé. (Voici qui devrait rassurer ma mère un petit peu)
18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l’étranger ?
Oui, mais là ça fait déjà un an et demi et j'ai vachement envie de rentrer...
19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
Je ne crois pas qu'il y ai un paradis. Mais enfin, une ovation, ce serait pas mal.
20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
Mon rythme de travail. Ou alors, pouvoir manger tout ce que je veux sans grossir.
21) Aimez-vous danser ?
Non, pas tellement.
22) Georges Bush ? Bof.
23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
J'ai pas la télévision! Mon Dieu, j'ai l'impression d'être un cas... Mais si j'avais la télé je regarderais en boucle toutes les séries qui passent.
24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Strepy, définitivement. Et il y en a plein qui devraient en commencer un.
Promis je vais bientôt écrire sur mon séjour en Belgique... Mais là je suis un peu occupée.

Sunday, November 19, 2006

Home Sweet Home!
Voici ma première photo de Belgique: je rentre chez moi par l'avenue de Tervueren. J'aime particulièrement cette rue, on a l'impression que la route a été jetée au milieu de la forêt. Des arbres, des feuilles, de la terre à perdre de vue, quelques piétons, des cyclistes, des chiens. La dernière fois que je l'avais traversée, c'était au coeur de l'été, les feuilles étaient vertes presque fluo. Ce sont des couleurs vibrantes, orange et or, qui y ont succédé. "Elle est très monocouleur, cette forêt", m'a dit Bernadette. Et Nicholas de répondre: "On dit monochrome". Cette vue m'avait tellement manquée à Londres, où les rares arbres qu'on y voit n'ont déjà plus de feuilles, et sortent difficilement du béton de la route.
Vous ne pouvez même pas vous imaginer le bien que cela m'a fait. La joie de retrouver de vieilles habitudes, de revoir des endroits familiers, de retrouver sa famille et ses amis de toujours.
Home Sweet Home... Rentrer chez soi et retrouver un peu de confort, pouvoir prendre un bain, allumer un feu, s'assoir dans un canapé. Rien que pour ça j'aurais fait le détour. C'était comme si je n'étais jamais partie.
Mon chien est toujours aussi ridicule:

Tuesday, November 14, 2006

Une note un peu plus light
Et alors, comme ça, vous vous plaignez de la longueur de mon post précédent? Vous vous imaginiez que vous alliez simplement voir des photos, lire une blague ou deux, et mauvaise surprise, vous vous retrouvez avec du Nietzsche?
Bon, je vais vous épargner un peu et aujourd'hui je vais vous écrire une note un peu plus light.
Je pourrais tout aussi bien vous citer quelques passages du chapitre suivant sur Heidegger.
Samedi passé, Emilie nous a fait une petite démonstration de son appareil photo ultra-professionnel. Il y a une fonction, que je surnomme la fonction "paparazzi", qui permet de canarder une cible et d'en prendre dix photos en cinq secondes. Robert-Guy et moi avons testé, en faisant de grandes grimaces aux sons de mooooouuuaarg huarg et autres gargarismes. Voici le lien.
Et puis puisqu'il faut que je passe la soirée face à mes bouquins (16h, le soleil est déjà couché, c'est déjà le soir), je me suis dit, autant le faire avec un minimum de confort:

Et j'ai enroulé ma couette autours de ma chaise.

Si vous n'avez pas lu mon post précédent, n'en retenez qu'une chose: je reviens en Belgique vendredi matin et c'est la fête.

Monday, November 13, 2006

De Nietzsche, de ma vie et de l'associabilité
Nietzsche proposes a sweeping historical "genealogy" of the origins of the tottering moral distinctions he claims are at the center of the Western and especially modern experience.
Lundi soir dans la bibliothèque. Cela fait à peu près une demie-heure que je suis sur la même et unique page d'un livre qui en fait 233. L'ordinateur est allumé mais sans raison particulière. Ca fait une présence. Geek attitude. Je regarde autour de moi, ces gens qui ont l'air d'avoir pris racine à leurs tables, s'usant les yeux sur des piles de livres. Personne ne se parle, personne ne se regarde. Concentrés, mot après mot, ligne après ligne. Qu'auraient-ils fait de leur lundi soir s'ils avaient eu le choix? Ils ont probablement passé le week-end au même endroit.
His central question, 'under what conditions did man devise the value judgements good and evil' is, he claims, best answered by a story of historical 'degeneration', the reaction of a large, but weak and powerless social group (the 'slavish'), eager to rewrite the terms of moral discourse in a way more favourable to their position and prostects.
Le week-end, aaah, le week-end! Vendredi, tea time avec Victoria et ses amis français, nous allons au "Papageno", un bar aux décors baroques de coulisses d'opéras. Nous commandons un earl grey et déballons en cachette des cookies achetés au préalable, espérant passer inaperçus, jusqu'à ce que le serveur nous apporte de petites assiettes d'un air dédaigneux. La suite de la soirée, je la continue à l'eau pétillante, par une soirée au pub entre filles de ma résidence.
Samedi après-midi, shopping avec Sandrine, j'achète une très jolie mini-jupe avec de grands carreaux à l'anglaise. Puis je retrouve mes cousins Robert-Guy et Emilie pour assister à un feu d'artifice et picoler une bouteille de vin à trois. Je me suis deubeul bookée pour la soirée, je cavale pour assister à une pendaison de crémaillère à East Finchley. Dans le métro, deux hommes et une fille, discutant allègrement de tout et de rien, me prennent dans leur conversation. "Where do you come from"? "Your English sounds Polish!" "Do you think my girlfriend looks undecent with that dress?" La crémaillère est pendue, sans lumière mais avec des centaines de bougies partout, et quelques chillies pour corser la soirée.
Je prends mon temps pour me rendre à un anniversaire du côté de Tower Bridge. Je descends un arrêt trop tôt, je marche seule le long de la Tamise, à regarder les lumières se refléter dans l'eau, et les mouettes raser les vagues. Chouette quartier pour un kot! Des maisons hautes d'une dizaine d'étages et vieilles d'une centaine d'années, reliées les unes aux autres par des ponts en bois. Je demande mon chemin au staff d'un restaurant italien qui discute sur le pas de la porte. Cacophonies de réponses. "The francese is lost!" mais dix minutes plus tard, je suis toujours là, à écouter un chauve me dire qu'il pense se faire boucler les cheveux.
J'arrive à destination. Personne n'entend quand je sonne à la porte, personne n'entend non plus quand je rentre, la musique est poussée à fond, accompagnée par la guitare d'un chinois. De temps à autre, un couple danse. Et déjà, c'est l'heure d'attraper le dernier métro.
Il fait froid, j'attends le bus sur London Bridge. Je vois Tower Bridge d'un côté, et l'entièreté de la ville de l'autre, scintillant déjà sous les lumières de Noël. Je retrouve le Londres que j'ai quitté l'année passée. Et je m'écroule sur mon lit, un sourire béat aux lèvres.

Nietzsche also believes, as a separate element in his account, that this whole project was doomed from the start, that, in order to succeed, it needed to tell a very different story than the true one about its origin and status, a story, he claims, that eventually could not withstand the imperatives of truthfulness and self-consciousness promoted by that very point of view.

Ce serait mentir de dire que je n'ai pas travaillé. J'ai en ce moment neuf livres sur la table, dont quatre déjà parcourus. Ma vie sociale se résume à cette étincelle du samedi. Le reste du temps, je suis entourée d'associaux. Dimanche soir, notre tentative d'organiser un restaurant est tombée à l'eau parce que les participants n'ont pu décoller des essays. Un à un, ils se désistaient, ils avaient travaillé toute la journée mais ne pouvaient pas se libérer malgré tout. The London School of Geekonomics, on appelle mon université. Tout s'y étudie. Rien ne s'y passe.

For Nietzsche is not only interested in showing that such a moral ideal would have been attractive to people in such a powerless situation, and that they would have found it difficult to admit that so much of their attraction to such an ideal was based on resentment, fear, envy, and even self-hatred.

J'ai envie de revoir mes amis. J'ai envie de retrouver mon ancienne vie où les gens se parlaient encore entre eux. Je me promène parmi des rues comme sculptées dans de la pierre, glorieuses et fières comme l'était Londres dans son histoire. Tout ce que je veux, ce sont des espaces verts, ces petites rues sans prétention où l'on peut voir un peu de gazon. Je me promène sous de fantastiques illuminations de saison, et j'ai envie des petits marchés de Noël bruxellois. Je suis à Londres, mais j'ai envie de Belgique. Je n'ai jamais connu aussi fort ce sentiment d'appartenance, cette force qui me pousse à retrouver mes racines. Je n'en peux plus d'être ici.
Alors. (si vous avez décroché c'est ici qu'il faut reprendre)
J'ai craqué.
Et je reviens en Belgique ce week-end!
Préparez vos cornets de frites et vos chopes de bière.
Extraits: Pippin (Robert B.), Modernism as a philosophical problem, 2nd edition, Blackwell, 1999, p.92.

Sunday, November 12, 2006

Le week-end de Papa et Maman Bibil à Londres
J'ai eu l'honneur de recevoir la visite de mes parents le week-end passé.
Cela faisait à peu près deux mois qu'ils ne m'avaient plus vue, raison suffisante pour que les larmes montent aux yeux de Maman en sortant de l'Eurostar. On aurait dit qu'elle m'avait crue morte. Que d'émotion croyez-moi.
Et bien, c'était très différent de la visite de mes soeurs. Tout d'abord parce qu'aux lieux de larmes, Alice m'avait accueillie d'un bon "Femme! Porte mon sac".
<-- Et aussi parce qu'il y a eu ce fabuleux tea-time à Fortum and Mason (regardez moi cette clotte de beurre, j'en bave). Et tellement plus de musées, et tellement moins de fêtes étudiantes.

Au moins je ne peux pas me plaindre de n'avoir pas bien mangé! Tous les restos hors-budget que je n'osais pas faire y sont passés. J'ai dégusté un English breakfast sans précédent à l'hotel - et un buffet de sushis très abondant.
Papa a beaucoup filmé, surtout autour des Houses of Parliament -->

<-- Et sur l'insistance de Maman, arrêt obligatoire au Starbucks que j'ai, paraît-il, transformé en une vraie légende sur mon blog.
Ma culture s'est également rehaussée d'une très bonne expo sur Velazquez à la National Gallery, et d'une expo sur Holbein au Tate Britain.
Et puis je me devais aussi d' emmener mes paternels faire un tour bien touristique sur le bateau-mouche de la Tamise -->
Tout plein de romantisme, au coucher du soleil!
Ainsi qu'un tour sur le London Eye, alors même qu'éclataient de partout les feux d'artifice de Guy Fawkes. Superbe superbe. Vous pouvez voir tout ça sur mon compte Flickr.

La conclusion? Ils sont venus, ils ont vu, ils sont repus, et ils reviendront. Enfin, pas tout de suite, sivouplé.