Friday, December 31, 2010

Héééé mais il est temps de changer mon agenda!

*Attention, dernier post de 2010*
*Musique feutrée, éclairage à la bougie, odeur de cannelle*
*On est bons*
*Action*
On a un peu l’impression de se répéter avec le temps, mais voici encore une année qui se termine ! Sauf que cette fois-ci, elle est passée tellement vite que j’ai l’impression qu’il n’y a eu que quelques mois entre janvier et maintenant.
(Même si techniquement, c’est le cas)
(Voici qui vient de rompre le quart d’heure philosophique du blog).
Et comme il est de coutume à cette période de l’année, j’ai considéré ma liste de potentielles bonnes résolutions. Même si, dans la vie, je ne pense pas qu’il y ait de bonnes ou de mauvaises résolutions. D’ailleurs si je devais résumer ma vie avec vous aujourd’hui, je dirais qu’il s’agit de rencontres, de gens qui m’ont tendu la main à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards ou les rencontres forgent une destinée…
(Quelque part dans ce post se cache un remake subtil d’une scène de cinéma célèbre ; ami lecteur, seras-tu assez fin que pour le débusquer ?). 2010, donc. Qu’est-ce que j’ai fait en 2010 ? Heu. Et bien, ma thèse. Parce qu’on a beau dire, « oh ben peinard Bibil, tu as jusque 2013, » une année de thèse ça passe très vite, et une deuxième année aussi d'ailleurs, et j’ai mine de rien un calendrier à respecter, et la mi-thèse dans quelques mois. D’autant plus que la date fatidique du renouvellement de ma bourse arrive, et que je voudrais bien avoir quelques résultats tangibles à montrer au jury. Donc, il faut bosser.
Mais la thèse ce n’est pas juste un job, c’est tout un processus mental. Un peu comme un dégât des eaux… L’eau trouve toujours un moyen de se frayer un chemin ; et une fois qu’elle est dans la maison, elle s’étend partout, laisse des marques partout, fait pousser des formes de vie parasites partout. (Oui, j’ai eu un dégât des eaux récemment). (Je vous expliquerai). Le résultat c’est qu’on devient complètement obsédé par la thèse, elle vous habite, elle vous possède, vous n’êtes plus qu’un simple outil dans le but ultime de sa réalisation, tout en angoissant légèrement en vous demandant si votre vie aura encore un sens une fois que vous l'aurez terminée.
Alors BIEN SÛR je nie la chose en me disant que j’ai une vie riche et remplie ; la preuve, c’est qu’il y a eu plein de projets en dehors de la thèse. En mars, par exemple, les Merri m’avaient donné les six pots d’herbes aromatiques les plus utilisées par l’ami Jamie en me disant, « on ne sait jamais que tu ais envie d’en planter dans ton jardin »… Et bien, 17 herbes aromatiques plus tard, on lançait un potager avec 7 légumes différents. Puis il y a eu l’entrainement aux 20km de Bruxelles, que j’ai tellement fait à fond que j’ai amélioré mon score de 15 minutes (contre 3 minutes l’année précédente). Ensuite il y a eu le scrapbooking. Puis la couture. Et puis, et puis… En fait en 2010 j’ai géré mes hobbies exactement comme ma thèse : il fallait de la production plus que de la création, il me fallait des résultats concrets. Autant j’avais la pression de devoir démontrer que je progressais dans ma recherche, autant je me mettais celle de devoir montrer que je progressais dans ma créativité. Du coup tous les hobbies que j’ai développés cette année étaient des passe-temps à faire seule ; forcément, puisque personne n’était prêt à suivre le rythme que je m’étais imposé. Parce qu’au final, impliquer quelqu’un dans mes loisirs c’était me ralentir, j'avançais plus vite toute seule, et de toutes façons ça n’intéressait pas vraiment personne. C’était assez frustrant, finalement, mais au moins je faisais ce que je faisais de mieux.
2010 a donc été hyper crevant. Chaque soir de la semaine était occupé par un cours ; chaque minute de mes week-ends était consacrée à un projet créatif. J’arrivais tout le temps en retard chez les gens, et je n’étais jamais à l’heure quand je les recevais chez moi. Je voyais toujours les mêmes personnes, d’ailleurs, car je ne prenais plus la peine que d’inviter les gens qui m’invitaient en retour. Je n’avais plus vraiment le temps de m’impliquer dans les amitiés oubliées, de garder le contact avec ceux qui ne faisaient pas d’effort de leur côté. Et puis, j’ai refusé trois propositions de vacances. Je n’allais plus à mes cours d’écriture créative. Je ne lisais plus. Je n’étudiais plus mes cours d’allemand. Deux ou trois fois par semaine, je mangeais des céréales le soir, parce que j’étais trop fatiguée pour me faire à manger. Et quand je repense à 2010, je repense à ce rythme infernal, à cette pression que je me suis imposée à moi-même, à cette to-do list irrationnelle qui ne fait jamais que s’agrandir, et à ces deadlines incroyables pour me prouver que je progresse. Et je me dis qu’il faut que ça s’arrête, que je ne tiendrai pas à ce rythme-là une année de plus, que finalement le temps passe très vite et que je suis tellement occupée que je ne vois plus les semaines ni les mois partir.
*La musique de fond s’intensifie, la lumière se tamise davantage, le suspense atteint son paroxysme*
*Et paf ! Pause publicitaire*
*Haha, un quart d’heure plus tard, vous revoici, bandes d’addicts.*
Tout ça pour dire que cette année-ci je devrais arrêter avec toutes ces résolutions, ces promesses internes d’accomplir des choses. Je devrais plutôt me recentrer sur ce qui est important ; c’est-à-dire que bon, oui, je suis en retard sur l’agenda de thèse que j’ai fixé avec mon promoteur, et qu’il ne faut pas déconner avec ça. Mais le reste n’est pas important. Je ne suis pas obligée d’améliorer mon score à chaque fois que je cours les 20km de Bruxelles. Ce n’est pas important si j’invite des gens autour d’un bête spaghetti et d’un dessert tout préparé. Ce n’est pas important si j’arrive à un dîner avec juste une bouteille de vin au lieu de quelque chose de plus spécial. Je ne suis pas obligée de toujours être généreuse. Les gens n’en ont finalement que très peu à faire si j’amène des muffins au bureau, si j’organise leur anniversaire ou si je leur donne des plants de tournesol de mon jardin. Personne ne me reprochera de diminuer les trois updates de blog/semaine. Et puis, je n’ai pas une deadline pour apprendre à coudre, ni pour écrire un livre ; il faut que j’arrête de penser que je devrai tout avoir accompli avant mes 30 ans, et que la vie s’arrêtera après ça. Au fait, pour résumer cela, il faut que j’arrête de m’obliger de toujours devoir aller de l’avant, de toujours devoir découvrir de nouvelles choses, de toujours vouloir apprendre sans arrêt. Cela ne me rend pas plus intéressante pour autant ; cela me rendra juste plus fatiguée.
...
Évidemment si vous avez envie d’inclure dans vos bonnes résolutions de 2011, « retranscrire les entretiens de Bibil gratuitement », vous êtes les bienvenus, hein !
Ah oui, et heu, * Générique de fin.*
*Pendant que les crédits défilent dans une toute petite fenêtre, on annonce avec une voix enjouée le futur premier post de 2011*.
*Bientôt.*
*Si.*

Tuesday, December 28, 2010

ROAAAAAD TRIP!!!!!!

Et bien voilà, vous vous demandiez comment s'était passé mon road trip (si, si, vous vous le demandiez), et bien maintenant vous allez le savoir dans les moindres détails.
Je vous préviens, ça dure 20 minutes, et vous risquez d'en ressortir en chantonnant du yodel et des chansons de Noël (ou au pire, "Alice ça glisse" ou "wrong hole"). Faites-vous une petite tasse de thé, videz un reste de bûche, ou alors profitez du fait que du côté boulot c'est plutôt calme ces derniers temps (pour certains) (il parait).

Road trip Suède-Belgique from Bibil on Vimeo.
Mettez en plein écran, aussi.
Roaaaaad trip!

Tuesday, December 21, 2010

Monday, December 13, 2010

Tout va bien. Alice et moi allons bien, et la voiture va bien, et les dala horses aussi.

Mais il n'empêche que nous avons quand même fait un accident.
J'explique.
Alice avait le volant (ceci n'expliquant nullement cela, précisons-le), et il faisait nuit noire malgré le fait qu'il n'était pas encore 17h. Car le soleil se couche à 15h30 en Suède... Ah oui, parce que nous sommes en Suède. Ceci expliquera certainement la suite.
Bref.
Nous conduisions sur une route gelée par un petit -15°C, normal. La vitesse était limitée à du 90 km/h, normal aussi, pour la Suède du moins, il parait. Nous étions tranquillement en train d'écouter un CD de musiques de Noël en suédois (ben quoi?) en respectant les limitations de vitesse quand tout à coup...
Ben tout à coup, quoi.
En fait on n'a pas trop compris.
A du 80km/h, la voiture est soudainement allée sur la gauche, puis Alice a voulu récupérer le contrôle du véhicule et la voiture est allée sur la droite, en ice planning total, pour faire un petit 180°C. Jusqu'au dernier moment on a toutes les deux cru qu'on s'arrêterait avant de quitter la route. Mais non. La voiture est sortie à pleine vitesse dans le fossé, le coffre en avant, à plein pot direction la forêt et les arbres. Là j'ai cru être ultra lucide et avoir la pleine possession de mes moyens, à savoir évaluer où se ferait l'impact et me mettre en oeuf en attendant le choc. Mais il parait qu'Alice a quand même crié "on va mouriiiiiiir" et que je n'ai rien entendu, pas plus que je n'ai remarqué que nos dala horses nouvellement acquis se sont pétés la gueule sur le pare-brise, mais passons. Le choc n'est jamais venu.
Chance incroyable, la neige dans le fossé a ralenti la voiture, et elle est allée se parquer dans le seul petit interstice de 2 mètres où il n'y avait pas d'arbre, genre sur une forêt de quelques kilomètres (on le sait parce que qu'après on n'arrêtait pas de se dire, "on aurait pu faire notre accident là", et ça foutait sérieusement les boules). Ce qui fait que nous étions entourées d'arbres à notre gauche et à notre droite, de la neige jusqu'à mi-porte, et n'avons toujours pas compris comment on s'en est sorties sans rien...
A peine avons-nous eu le temps de se remettre de nos émotions que le samu local est arrivé. Des témoins les avaient appelés, et eux non plus ne parvenaient pas à comprendre comment nous nous en étions sorties sans rien, surtout à cette vitesse-là... Les pompiers sont arrivés peu après pour nous sortir du fossé, Ch*rles aurait fait un infarctus de voir tant de voitures de secours réunies en un seul endroit, c'était assez formidable. Et le mieux de tout cela, c'est qu'après toutes ces aventures, la voiture roulait impeccablement bien... Par après on a remarqué qu'elle fait juste un petit bruit suspect du côté de l'amortisseur arrière droit, mais sinon ça va.
Quelques photos pour illustrer.
Photo prise de la route, lieu que la voiture n'aurait jamais dû quitter.
La voiture après le dérapage
Heureusement que le GPS d'Alice a une fonction spéciale "I need help", pour les secours que nous n'avons jamais dû appeler.
Message de secours
Et puis une petite vidéo des pompiers
Ainsi que du dégagement de la voiture
On n'a rien, mais on est sérieusement stressées à l'idée de reprendre le volant demain :-)
Au cas où, mes chaussettes roses doivent aller chez Esmé, et mes nouveaux Dala Horses iront au musée que vous dédierez à mon nom.

Citrouille farcie au riz

Bon! C'est pas tout ça mais j'ai un sujet brûlant d'actualité à partager avec vous, j'ai nommé: le menu de Noël. En effet, que faire pour échapper à la traditionnelle mais ennuyeuse présentation d'accompagnements posés pour faire potiche à côté de votre dinde? Et bien, les présenter avec originalité, pardi. Et c'est pour cela que la citrouille farcie existe.
(En cherchant bien, cette phrase pourrait avoir un double sens, mais je vous assure qu'elle n'en a pas.)
Vous allez voir que la recette est fort simple, même si elle implique de vider une citrouille, ainsi qu'un bon 2h de cuisson dans votre four; et si jamais vous tentez de sauver la planète, sachez qu'elle demande aussi pas mal de papier aluminium. Ces précautions oratoires expédiées, voici donc la recette:

Citrouille farcie au riz (recette inspirée de Nigella Christmas)
Sustente 10-12 personnes en plat principal, une vingtaine de personnes en accompagnement.

Ingrédients:
- Une citrouille entière, volume à adapter en fonction de l'appétit de vos convives
- +- 500gr de riz (j'ai pris du riz parfumé thaïlandais, mais Nigella conseille du riz basmati)
- 2 oignons, coupés finement
- 2 gousses d'ail, coupées finement
- 2 à 3 mandarines, séparées en quartiers puis coupées en deux
- 150gr d'airelles séchées (à remplacer par des raisins secs pour un budget plus raisonnable)
- Bouillon de légumes
- 2 grandes feuilles d'aluminium
Pumpkin
Modus operandi:
- Prenez votre citrouille. (Jusque là, ça va).
- Nettoyez-en la peau, puis videz-la, en créant un petit chapeau d'environ 8-10 cm de diamètre.
- Préchauffez votre four à 160°C.
- Préparez votre riz. Pour cela, faites rissoler les oignons et gousses d'ail, puis ajoutez le riz jusqu'à ce qu'il devienne translucide. Ajoutez environ 700 ml de bouillon de légumes, les airelles et les mandarines. Faites cuire pendant une dizaine de minutes à couvercle fermé. Attention! Le riz ne doit pas être totalement cuit (hint: il va passer environ 2h au four dans une citrouille). Mais vous pouvez néanmoins vérifier s'il est correctement assaisonné.
- Pendant ce temps, isolez votre citrouille de votre plaque de cuisson (ou plat pour ceux qui en ont un). Enveloppez le bas de votre citrouille avec deux à quatre feuilles d'aluminium et remontez assez haut. Mettez ensuite de l'eau dans votre plaque de cuisson; cela créera un effet de "cuisson vapeur" dans votre four. Le but de l'opération est que l'eau ne touche pas la citrouille.
Stuffed Pumpkin
- Fourrez la cavité de votre citrouille (sans arrière-pensée) avec le mélange de riz. Vérifiez qu'il y ait quand même un peu d'eau avec votre riz pour terminer la cuisson. Ensuite, fermez votre citrouille avec son chapeau.
- Mettez la citrouille pendant environ 2h dans votre four. Une fois que l'eau commencera à s'évaporer, elle donnera l'impression de "transpirer"; c'est normal. Votre citrouille sera prête une fois que vous pourrez planter facilement un couteau dans sa chair (toujours sans arrière-pensée).
- Servez comme un cake, en découpant des parts.
Stuffed Pumpkin

C'est facile à faire, mais il y a quelques erreurs de débutant à éviter.
- Erreur de débutant 1: quand vous ouvrez le four, vous aurez full vapeur brûlante qui en sortira comme si sa vie en dépendait. Ne mettez donc pas votre tête au dessus "pour voir comment ça se passe là dedans", la vapeur vous atteindra en premier et vous aurez très mal. (Mais ça peut être très drôle pour les gens qui sont dans la pièce)
- Erreur de débutant 2: la tentation est grande de laisser votre citrouille cuire au maximum, histoire d'être bien certain qu'elle soit prête. Mais attention à ne pas trop la cuire! La chair se décomposera dans votre assiette comme une purée et ce sera assez désagréable.
- Erreur de débutant 3: si vous avez un colocataire se nourrissant exclusivement à base de pizzas et de lasagnes surgelées, et qui vous fait l'insulte de vouloir cuire sa ready-made lasagne en même temps que votre citrouille, pour la manger A LA PLACE de votre citrouille, prévenez-le quand même qu'il se retrouvera avec full flotte dans son plat... Ben oui, l'eau qui s'évapore et qui viendra cuire votre citrouille façon vapeur ne va pas agir différemment avec son plat préparé! (Et dites-lui aussi que c'est sympa d'utiliser la fonction grill pour que ça aille plus vite et de mettre le tout à 200°C, mais que si vous êtes en chaleur tournante sur 160°C c'est qu'il y a une raison - et que d'oublier de remettre les paramètres de cuisson à leur état initial une fois que la lasagne est sortie, ce n'est pas vous rendre service.) (Enfin vous trouverez ça quand même très drôle quand il effectuera l'erreur de débutant 1). (A plusieurs reprises).
- Ce qui nous amène à notre erreur de débutant 4: n'ouvrez pas le four toutes les 10 minutes pour checker si votre lasagne est prête, aaahlala, toute la vapeur se casse et vous devez tout recommencer à zéro. Ce commentaire vaut aussi pour la citrouille. Si malgré tout vous ne pouvez résister à cette tentation ultime, n'oubliez pas de rajouter de l'eau dans votre taque de cuisson si jamais elle s'est totalement évaporée.
Stuffed Pumpkin
... Et voilà, facile!
La prochaine édition: la pumpkin pie!

Thursday, December 09, 2010

Blllblblblblblblll

Il y a des journées comme ça où on est comme la première à arriver au boulot et la dernière à en partir... Hop! Dès le tôt matin, une interview téléphonique, puis l'envoi d'une candidature à une conférence, les détails par téléphone d'une présentation à une autre conférence, lunch avec une amie, contact avec une représentation permanente pour avoir les coordonnées d'anciens représentants, (contact avec la boucherie du Colruyt pour commander une troisième dinde pour samedi 18), 2 heures de permanence au bureau de vote pour les représentants à la faculté et au département, retranscription de l'entretien téléphonique du matin, retranscription de celui de la veille, prise de tête avec le Conseil pour l'obtention d'un document, obtention du document, et heu, j'ai la tête comme dans un seau. 
Ah oui, et j'ai failli oublier.
Impression de mon billet d'avion pour demain.
Youhouuuu.
Les amis je pars, et je reviens mercredi 15, non sans vous avoir prévu un post programmé.
Je vous laisse voter dans les commentaires pour le pays pour lequel vous pensez que je me suis envolée. (Choix: Ostende, Londres, la Suède, les Etats-Unis ou les Caraïbes).

Wednesday, December 08, 2010

... Et sinon Bibil, ton Eurostar, ça s'est passé comment?

Me demanderez-vous. 
Si, si, vous allez me le demander, vous allez voir. Imaginez que je commence une conversation par, "Ah ben j'ai passé un très bon week-end, merci de me le demander! Je suis allée à Londres faire un peu de shopping de Noël. Mais j'ai pris un train un peu plus tôt le vendredi pour pouvoir faire des entretiens pour ma thèse. Enfin j'ai failli ne jamais les faire à cause des retards de l'Eurostar..." Et là vous voudrez me demander, ça vous brûlera les lèvres, "ah ben oui tiens! Bibil, ton Eurostar, ça s'est passé comment?"
Mal, ça s'est passé mal, c'est là ma réponse.
La veille, déjà, je regarde les infos, un train sur trois qui est annulé, il neige, il gèle, c'est la big catastrophe. Je suis intérieurement persuadée de ne pas partir. D'autant plus que nous étions quatre à être au taquet par rapport aux horaires de train.
11h29: mon train.
18h59: celui de Dgé.
19h59: celui de D. et A. (ah! vous voyez qu'avec des initiales PERSONNE ne devine qui c'est).
Un peu comme une big lotterie: dans le tas il y en a d'office un qui ne partira pas. Un train sur trois. C'est la règle. Dgé me dit, "oh mais Bibil, il faut un peu croire à ta bonne étoile hein!" Ce qui est sûr, c'est que ce soir-là notre bonne étoile n'était pas Eurostar.
Vous avez remarqué le jeu de mot franglais? Quand même un peu, non?
Le lendemain matin, les résultats de la tombola sont publiés, et nous découvrons avec consternation que c'est le train de Dgé qui est annulé.
Bon moi je pars le matin, pleine d'optimisme et bien à l'avance, pour me rendre compte qu'à Bruxelles-midi c'était le chaos: là où il y avait les embarquements on n'embarquait pas, mais par contre il y avait des bureaux vers le côté qui me semblaient un peu plus prometteurs. Et en effet c'est là que le personnel était en train de redistribuer les places. Ca prenait un temps dingue, tout le monde semblait partir en groupe de dix et vouloir être assis ensemble. Enfin, sauf pour moi. "Vous êtes seule?" me demande la guichetière. "Heu... (je regarde autour de moi, houlala, n'est-ce pas dans ce genre de circonstances hollywoodienne qu'un Prince Charmant débarque et qu'on se retrouve propulsés par le destin?) (Non?) (Non.) ... heu, ben, en effet." Hop, elle décolle un sticker, elle le colle sur mon billet, et elle passe au suivant.
Bon, j'ai passé les postes de contrôle, je suis super à l'avance, c'est bien, je suis hyper ready pour l'embarquement. Sauf que, bon, on entend le bruit familier d'une annonce Eurostar, priant tous intérieurement pour que ce soit quelqu'un qui ait oublié ses clés au contrôle, mais sachant tous très bien que ce ne sera pas le cas.
1h d'attente. La rame qui devait venir nous chercher n'est pas arrivée, elle a des problèmes techniques.
(Ici, le lecteur intuitif pourra déjà deviner que les problèmes techniques de la rame ne se seront pas miraculeusement résolus pour la suite du trajet. Mais soit.)
Nous embarquons, donc. Le train est plein comme un oeuf, ça crie dans tous les sens, hyper pratique pour comprendre les annonces de notre train manager, ainsi que pour bosser, accessoirement. Puis notre train tombe en panne au bout de 15 minutes de trajet, et j'ai eu comme un mauvais pressentiment.
Au final, j'ai envoyé une série de sms du genre:
"Je suis arrivée en gare! ... de Lille-Europe. On n'est pas rendus."
"Je suis arrivée en gare! ... de Calais Fretun. Non, ce n'était pas prévu, je crois."
"Ah oui non là ça va je suis en Angleterre! Je suis en panne à la sortie du tunnel. La vie doit être fun pour ceux qui sont dedans juste après nous." (Gardant à l'esprit que j'étais en bout de voiture 18 et espérant vaguement qu'il n'y ait pas de collision).
"Je suis arrivée en gare! ...d'Ebbsfleet International. Oh tiens, il fait nuit".
Puis finalement je suis arrivée à Londres au bout de 5h30, juste à temps pour pouvoir faire mes entretiens pour ma thèse.
(D'ailleurs petite annonce à qui veut l'entendre: j'ai un entretien en français à retranscrire! Super intéressant, on a parlé des relations franco-allemandes à la fin des années 90 et de l'attitude française face à l'élargissement de 2004. Allez, si, ça vous tente, vous ne croyez pas?)
Et voilà. J'ai pris un Gingerbread latte et des mince pies. Happy end.
***
Puis vient le tour de Dgé, dont le train était annulé, rappelons-le. Pleine d'optimisme, elle décide de prendre une après-midi de congé, pour venir à la gare à 15h avec sa valise et essayer de chopper une place dans un autre train.
2 heures. Il lui a fallu 2 heures pour qu'elle arrive au guichet. Et finalement elle loupe de justesse les dernières places disponibles dans le train de 17h, pour se retrouver dans le train de 19h59. Celui de D. et A. donc, ça tombe bien, ça me permet de coupler deux histoires en une.
Bon, évidemment, il y avait du retard. Curieusement leur rame est aussi arrivée à la bourre, m'est avis qu'il s'agissait de la mienne qui était revenue de Londres entre temps. Et ils sont arrivés à 23h au lieu de 21h heure locale. Ce qui fait que Dgé a dédié en tout 9 heures de sa vie à essayer d'aller à Londres ce week-end. Mais ce n'est pas grave, elle est allé au bar et elle a rencontré plein de gens elle en a profité pour travailler, elle aussi, malgré son jour de congé.
***
Et au final? Dgé n'a pas eu de compensations car son retard "était dû à la météo". Et on considérait qu'elle avait déjà eu des compensations au fait que son train ait été arbitrairement annulé, car après tout, n'avait-elle pas eu de place dans le train suivant? "Oui mais heeeeeu j'ai passé 5 heures dans votre gare pour ça" n'a pas ému, apparemment. Par contre, moi, j'ai eu droit à un billet gratuit aller-retour. Allez savoir pourquoi. 
***
Mais j'ai eu un très bon week-end, sinon. On a découvert, entre autres, que Jamie a maintenant un stand au Winter Wonderland, que quand on nous dit "ce sera un peu épicé" c'est un signe qu'on va juste vouloir mourir dans la minute qui suit, et que les karaokés anglais jouent "les Champs Elysées" sur demande.
Ah oui, et que Dgé met 2h30 répartis sur deux journées pour choisir une veste. Que Laurent aime bien faire du shopping, mais seulement chez Liberty. Que Thibault a une théorie du marketing appliqué à la drague (les promos, la nouvelle collection, tout ça). Et qu'Esmé fait un excellent spaghetti au gratin!

Monday, December 06, 2010

Oh! Un post programmé.

Hé oui, pendant que je suis en train de m'esbaudir en terre londonienne, j'ai quand même pensé à vous avec un post programmé. Pour vous présenter le cadeau d'anniversaire offert à Momette (c'est son prénom).
Tablier Momette
... Mais vous ne rêvez pas, il s'agit bien d'un tablier faits avec les restes du tissus de la pendaison "Pois et Paillettes"! 
(Les boutons des fleurs sont faits avec de vrais boutons).
(Et contrairement à l'impression que donne la photo, la poche est en total parallèle avec l'inscription - c'est juste la prise de vue qui fait ça).
Allez, on commence avec le tablier, et on termine avec une collection automne-hiver! (Mais en attendant je vais plutôt aller chez GAP, d'ailleurs ça tombe bien à l'heure qu'il est j'y suis probablement)
(C'est dur le boulot, sinon?)

Wednesday, December 01, 2010

Ah ben là, évidemment, on ne peut pas le nier...

... L'hiver est là.
Ah ben oui, hein, -7°C sur la petite affichette quand on passe le viaduc Hermann-Debroux (chacun ses références), ça ne ment pas. Mais je suis assez contente que l'hiver soit là, figurez-vous. Parce que:
- Le sandwich "terrine de faisan - confit d'oignons" est de retour à la sandwicherie.
- Je ré-inaugure le label "Festive Saison" à la fin de ce post.
- J'ai à présent une vraie excuse pour mettre de la cannelle et du gingembre dans tous mes desserts, boissons, et aussi parfois plats.
- Là où je ne mets pas de cannelle, à savoir les plats contenant du chocolat, je peux mettre de la purée de marrons.
- Je peux faire des cartes de voeux en scrapbooking.
- ... en écoutant des chants de Noël jusqu'à épuisement moral de mes colocs (ce qui vient d'habitude après 2 chansons).
- Je peux mettre des vêtements informes "pour me protéger du froid" alors qu'en réalité sous cette apparente tendance de mode se cache le développement substantiel de mes couches adipeuses (oh ça va, hein).
- Je peux tester des recettes de Noël, "pour quand je ferai le menu de Noël", menu qui est d'ailleurs en constante et perpétuelle évolution.
- Car oui, il était ab-so-lu-ment nécessaire de tester ma pumpkin pie deux fois, et d'ailleurs je vais devoir faire de même avec ma mousse chocolat-marrons.
- Ma mère, pleine de bonté, me fait du bon thé...
- ... mais dès que je sors, je bois du vin chaud.
- Je suis justifiée dans mon choix super glamour de vêtements de nuits (pyjama manches longues en pilou + chaussettes de nuit + écharpe), car bon chez nous la nuit il faut 12°C dans les chambres, même si officiellement on chauffe à 16°C - on sauve la planète tout en réduisant nos factures. 
- Je suis également justifiée dans un très prochain achat de gants et bonnets de nuit chez Gap, car...
...
...
...
Je vais à Londres ce week-end. (Contenons notre joie les amis!)
Faire des entretiens pour ma thèse le vendredi, et puis le reste du week-end enrichir ma culture (et par là je parle de shopping, de marchés de Noël, de sushis et de cidre chaud). En skippant l'étape patinoire, car il faudra bien que je m'y fasse: je n'ai aucun équilibre, et ça ne sert à rien de tenter la chose chaque année, je ne m'améliorerai pas.
Et le stéréotype du beau jeune homme qui vient vous aider à prendre votre élan ça n'existe pas, 1. parce qu'il n'existe pas, et 2. parce que personne n'a vraiment envie d'aider un cas désespéré de la patinoire comme le mien
Oh yeah.
Vive l'hiver.
(Je me demande si je peux apporter mes chants de Noël au bureau?)

Monday, November 29, 2010

Question cruciale

Ah! Noël, festive saison et tes festins impitoyables... Ce matin j'ai commandé ma dinde, désossée mais sans farce, et immédiatement après s'est posé le choix crucial... Heu, ben, la farce! Je pense qu'au vu des circonstances, nous pouvons ouvrir le débat au grand public. Pour Noël, donc, la farce de ma dinde, je la fais:
a) aux châtaignes (pain gris, châtaignes entières, purée de châtaignes)
b) au pain d'épices (pain d'épices, mandarines et cannelle)
Les deux étant tout aussi caloriques l'un que l'autre, et tout en sachant que je compte faire ma dinde à l'orange et au romarin.
Vous pouvez voter sur la sidebar...
(Aucun animal ne sera blessé durant cette recette, mais la dignité d'une dinde s'en trouvera grandement diminuée).

Sunday, November 28, 2010

Mosaïque

Aaaaah, la créativité n'a décidément pas de limites... Après m'être essayée au scrapbooking et à la couture, c'est à présent la mosaïque qui fait l'objet de mon attention particulière! Pas de façon définitive pour le moment - je suis juste allée suivre un cours chez Marie Ficelle avec ma collègue Morgane (que je remercie d'ailleurs grandement d'avoir pris l'initiative et de m'avoir fait découvrir l'endroit).
La mosaïque c'est sympa, mais ça demande beaucoup de patience (quoique plus une tâche me prends du temps, plus j'ai tendance à l'aimer - ce qui n'est pas hyper pratique dans mon quotidien, j'en conviens). Et à mon avis cela nécessiterait un investissement budgétaire assez conséquent s'il me prenait de refaire la même chose chez moi... Mais à part ça ce n'est pas hyper compliqué à faire et le résultat est canon!
Vous pouvez me voir ici dans le feu de l'action:
Mosaïque
Et le résultat...
Mosaïque
Le coeur était le support imposé au début, et le cupcake est mon initiative propre (qui est-ce que cela aurait étonné). (La prochaine fois je dessine un Dala Horse).

Friday, November 26, 2010

Vanilla Gingerbread Ice Cream

On a beau approcher le retour de l'hiver... C'est néanmoins avec grande fierté que je vous expose ma première crème glacée! Je me suis inspirée d'une recette de David Lebovitz, sauf que dans sa recette il prépare lui-même son pain d'épices; et que moi j'ai opté pour la facilité et que je l'ai acheté tout fait (mais bio hein, ça rattrape un peu le coup).
Voilà le résultat.
 Vanilla gingerbread Ice Cream
(Tadaaaaam!)
Je suis le blog de David Lebovitz depuis un petit temps et à chaque fois qu'il postait une nouvelle recette de glace j'étais hyper frustrée, n'ayant pas accès à une glacière/sorbetière... Voilà qui est à présent chose résolue (bon anniversaire, hein, Maman!), et je vous annonce que j'ai également investi dans son livre de recette "the Perfect Scoop" (une vraie bible, je vous le conseille absolument), et donc ça va faire très très mal à nos couches adipeuses à l'approche des fêtes de fin d'année...Surtout maintenant que je réalise la quantité de crème fraîche, sucre et oeufs qui entrent en compte dans une crème glacée! Au final je me rends compte que je ne rends service à personne, la première recette était tellement addictive que c'était à qui refilait les restes à l'autre en premier parce que sinon on allait trop craquer et ce n'était pas bien!
Et sinon, quand mon frère décide de se déguiser pour assister à une fête "Woodstock", ça donne ceci:
Guillaume se déguise en thème woodstock
Bon week-end!

Wednesday, November 24, 2010

Aaaah, le monde académique.

Le seul endroit où "Ah, désolée, je regardais les minutes des meetings du Secrétariat Général de la Commission  de 1998 à 2002 et j'ai été un peu prise par les interventions sur mon sujet de thèse" est une excuse valable pour un "oui bon, je suis en retard, quoi".
(Et c'était la vérité en plus). 
... Et rigoler toute seule parce que la Commission se demande s'il faut adopter la téléphonie mobile, c'est normal aussi... Bon, les PVs datent d'avant 2000, mais quand même... 
... D'ailleurs qui se souvient encore de ce qu'était l'encéphalopathie spongiforme bovine? (A part Esmé?)

Monday, November 22, 2010

Pois et paillettes

Et voici la tant attendue vidéo de notre récente pendaison sur le thème "Pois et Paillettes"! Vous remarquerez l'effort sur la déco, ainsi que les six cravates à pois et coussins assortis cousus de mes blanches mains...
Bon amusement!

Saturday, November 20, 2010

Baby Book

Voici une idée qui me vient d'Elsie Flannigan... Combiner couture et scrapbooking pour créer des carnets de notes/albums photos! Par exemple, dernièrement, j'en ai fait pour Line et son scampi (le scampi? Ben oui, c'est confirmé!) sur le thème, et bien... Vache.
C'est une bonne chose qu'il me restait un peu de tissus. (Pour l'histoire, j'ai offert un énorme coussin vache dépliable en tapis comme cadeau de mariage...)
Voici le résultat final (mais j'insiste sur ce point: ce n'est pas kitsch, c'est juste un peu décoré).
Cow-themed Baby Book
Et le détail des pages. Comme vous pouvez le voir, la plupart des pages sont des pages blanches décorées avec des tampons encreurs (merci Théo!). Mais j'ai aussi inséré des pages de couleur, du papier à lettre, des enveloppes, des pages de cahiers au format A5 (pour le texte!), mais aussi... des pages en tissus, c'est-à-dire des pages où j'ai cousu un bout de tissus sur une feuille blanche.
Detail of the pages
Et voici ce que ça donne une fois relié:
Detail of the pages
J'ai fait la couverture avec du simple carton, du tissus (vache!), du feutre noir et quelques pompoms pailletés achetés spécialement pour le mariage d'Alice (rho je rigole hein, pourquoi ça fait peur à quelqu'un?). J'ai tout collé avec de la colle pour tissus. Enfin voilà, des petits scrapbooks! 
C'est une bonne idée pour recycler les chutes de tissus, surtout si ces chutes proviennent d'un souvenir commun (les chutes du rideau d'une chambre d'enfants, par exemple!)
Et un grand merci à ma tante Anne dont la machine à coudre fait l'objet d'un séjour prolongé chez moi.

Thursday, November 18, 2010

Haute couture (ou pas)

Que se passe-t-il quand ma tante me prête sa machine à coudre à proximité d'une pendaison de crémaillère à thème "Cowgirls"?
...
...
...
Ben, ceci.
Des jambières, une jupe, un tablier et une peau de bête. Yihhhaaaaa!
Bon, avec ça, je maitrisais la fonction A de la machine à coudre. Cool, mais ça n'allait pas s'arrêter là... Car je découvrais également que 1. il existe full patrons de couture sur internet, et quand les patrons n'existent pas, il est également possible de prendre des vêtements qu'on a déjà et de s'en inspirer. Et que 2. les Tissus du Chien Vert font des soldes.
A suivre prochainement...
Et comme je le disais, si vous avez des chutes de tissus dont vous ne faites rien...

Tuesday, November 16, 2010

Suède

Bon, allez, c'est pas tout ça mais j'ai un mois de retard sur ce blog. C'est très gentil à vous de ne pas l'avoir remarqué. Mais bon, la deadline est rendue, et je vais donc reprendre là où j'en étais restée.
Commençons par mon voyage en Suède, où j'étais donc partie une semaine en autumn school à Norrköping, et où j'étais allée voir Alice le week-end d'avant et le week-end d'après.
Jump!
Voici quelques highlights de nos deux week-ends. Comment dire?
1. Nous avons trouvé un Sushi buffet all you can eat à Eskilstuna, qui est quand même le trou du c*l du monde, et bien le dernier endroit où on s'attendrait à voir des sushis.
Sushis!!!!
Mmmmmmm sushis. (Le verre de vin coutait plus cher que le buffet).
2. Les Mooses (et autres deers).
Ce n'est pas par hasard que tous les Suédois roulent à du 70km/h: la faune locale y est bien plus conséquente qu'en Belgique, et il n'est pas rare que l'on passe à côté d'un sinistre total pour cause de collision avec du gibier. Je n'étais d'ailleurs pas en Suède depuis 45 minutes que nous avons croisé une voiture qui s'était prise un sanglier; autant dire (deer?) qu'il n'en restait plus grand chose. J'ai moi-même failli être prise dans une collision avec un deer. Mais la légende reste quand même le moose... Qui en cette saison d'automne est de moins en moins timide et s'en va gaiement dans les jardins des gens pour manger leurs pommes.
Moose eating apples
(Nous sommes passées par le musée de la BD local).
3. Les petites balades dans des paysages d'automne
On prend la voiture pendant 15 minutes et paf! On tombe sur la campagne profonde, avec sa série de petits sentiers fléchés qui mènent à travers bois, ainsi qu'à l'aise sur la propriété privée des gens (mais il parait qu'on peut).
Near Sundbyholm, Eskilstuna
Near Sundbyholm, Eskilstuna
Near Sundbyholm, Eskilstuna
4. Les couchers de soleil. Tous les soirs, ils étaient magnifiques (et pas de bol pour le futur beau-frère qui a eu droit à de la pluie et à des couchers de soleil gris uniforme à chaque fois qu'il venait rendre visite à sa douce).
Near Sundbyholm, Eskilstuna
5. Ce magnifique champs d'ajoncs dans lequel nous avons pu prendre full futures photos de profil facebook. (Mais si Alice a fait le pas de changer la sienne, je reste néanmoins trop attachée à ma photo actuelle - celle des 20km de Bruxelles cette année).
Björnö
6. Le cottage que nous avons trouvé sur l'archipel de Stockholm, dans un endroit absolument somptueux, et avec un petit déjeuner assez sompteux également. (3 sortes de pain, fromage, charcuterie, crudités, oeufs, caviar de poisson, yaourts, fruits, jus d'orange et j'en passe).
Le petit déjeuner dans le cottage
7. Craquage total.
Apple pie!
8. Et enfin, une grande balade (5 heures) le long de la mer, où l'eau est salée mais est calme comme celle d'un lac, tellement il y a d'îles aux alentours pour rompre les vagues...
Gålö
Gålö
Voilà! Bon alors ça, c'est fait. Une prochaine update prochainement!

Sunday, November 14, 2010

Pffffuuuuuu

La deadline, c'est fini. L'article est rendu. Allégresse dans votre maisonnée.
En attendant ça ne veut pas dire qu'au moment où j'ai rendu ce truc, j'ai soudainement ressenti refluer vers moi toute une réserve d'énergie qui n'attendait que le moment de la liberté pour se manifester. Hélas. C'est là une grande illusion que j'ai, je suis persuadée qu'au moment où je terminerai un projet je commencerai à danser partout et j'irai faire la fête jusqu'au petit matin. Un peu comme les départs en vacances, qu'on s'imagine pleins de dynamisme et de motivation, limite on aurait pas eu besoin de prendre congé tellement on  a du peps. Naïveté que tout cela. Non, à la place, je dors - du moins quand j'y parviens, car il faut quelques nuits avant que mon subconscient ne réalise que oui, il pouvait recommencer à dormir comme avant, sans stresser ni se lever à l'aube.
D'autant plus que classiquement, il y a toujours un vieux rêve qui ressort, le même scénario mais je me fais avoir à chaque fois - comment ça je dois aller à mon cours de néerlandais et passer mon examen? Ah ben non je n'étais pas au courant que - quoi, c'était un cours obligatoire et j'étais inscrite par défaut? Héééé mais d'ailleurs pourquoi tout le monde a déjà fini et que ma page est encore blanche?
Enfin voilà.
Donc, pendant que j'hiberne, je vous diffuse deux photos d'une petit déco d'automne faite à base de marrons.
Dans l'arbre à piments:
Chestnuts!
Et ici, en utilisant les chutes de tissus du canapé du salon:
Chestnuts!
(D'ailleurs si vous avez des chutes de tissus dont vous voulez vous débarrasser n'hésitez pas).

Thursday, November 11, 2010

Bon. Ben demain, deadline, quoi.

Là je viens de passer 16 heures à bosser, avec genre des pauses pour manger ou aller aux petits coins, mais pas trop quand même non plus. Mes seuls mouvements ont été de ma chambre à ma salle de bain, puis parfois à la cuisine, et puis j'ai beaucoup exercé mes doigts aussi, à taper sur un clavier, enfin tu vois. Là je m'en vais dormir, puis dans quelques heures sans doute me lever, me doucher, manger et m'y remettre.
Fun, la deadline.
Ah oui, et il parait qu'aujourd'hui c'était congé. Je le sais parce que je n'avais pas accès à mon bureau. Mais j'avais prévu le coup, donc ça va. Pas comme la fête de la Communauté française, là, où il parait qu'on était pas sensés bosser non plus.
Youpidou, vive la vie, et faisons semblant qu'on n'a pas vu que Dgé était à Eurodisney aujourd'hui.
Uuuhuuu u huuuu u u huuu u u huuuu u....
Uuuhuuu u huuuu u u huuu u u huuuu u.... 
Uuuhuuu u huuuu u u huuu u u huuuu u....
Uuuhuuu u huuuu u u huuu u u... Barbra Streisand.

(Oui bon, ben quand je travaille après minuit un jour ferié, il ne faut pas s'étonner que ça donne ça).

Wednesday, November 10, 2010

Dalahäst

Depuis mon voyage en Suède, je suis indéniablement, irrévocablement et inéluctablement hantée par une chose.
Les Dala Horses.
Tout avait commencé innocemment, par une simple admiration touristique de la chose,. C'était divertissant, mais j'étais considérablement freinée par le prix exorbitant qu'on en demandait. Non mais franchement il ne faut pas me prendre pour une touriste non plus, 15€ pour une simple statue de bois peinte en rouge avec des motifs moches, ça va bien, merci.
Puis j'en ai acquis un, pour rire.
Dalahäst teabag
(Oui, sur une boule pour thé). Que j'ai d'ailleurs immédiatement offert à Alice, sans me douter du phénomène de collectionnite aigu qui allait s'emparer de moi.
Car deux semaines plus tard, je repartais à Stockholm, avec ma famille cette fois. Et si le phénomène du Dalahäst m'avait relativement épargnée jusque là, à Stockholm, c'était quand même autre chose. Soit, je n'ai rien dit quand j'ai vu des décos de Noël Dalahäst au tourist shop de la maison communale de Stockholm. J'ai même plutôt découragé ma mère en lui disant, "attends t'as vu le prix de ce truc? C'est vraiment nous prendre pour des touristes. Attends c'est une simple statue en bois qu'on a peinte en rouge - etc etc". Par ma faute elle a dû se contenter d'un aimant. Et moi, toute optimiste, je lui disais, "dès que je rentre je checke sur Amazon ou sur eBay, tu vas voir".
Sauf lorsque j'ai checké, je me suis rendue compte que quel que soit l'endroit où je tentais d'en acquérir, le Dalahäst à prix bas n'existait pas.
Pire: j'avais perdu l'opportunité d'en ramener du tourist shop. Et de l'aéroport. Et de ce magasin qui proposait une gravure du petit chaperon rouge où le loup était représenté en Dalahäst. Enfin, je me perds.
Alors en attendant, deadline ou pas, ma liste d'affaires à suivre eBay ressemble à ceci:

(Les petits nombres, là, c'est le nombre d'enchères - en compétition avec 22 eBayers, comment veut-on que je les remporte?)
Et ce week-end, je compte faire ceci (mais en respectant mieux la largeur du cou si caractéristique au Dalahärst, cette gonze a fait ça n'importe comment). J'ai déjà 2 mètres de feutre rouge, donc ça, c'est parfait.  Il me reste à trouver du stuffing. Ca va saigner. 
Sauf que bon, je me connais: dès que ma deadline sera tombée, mon intérêt pour le Dalahärst va subitement disparaitre au profit de la saison 6 de Grey's Anatomy que je viens d'acquérir.

Tuesday, November 09, 2010

The smoking song

... Ou, qu'est-ce qui se passe quand Nico, Esmé et Vincent décident de réaliser un clip vidéo.

Perso, je pense avoir reconnu tous les lieux, sauf le café.
Ne soyez pas timides, il y a des sous-titres! :-)

Thursday, November 04, 2010

Ooooooouh c'est mal

J'ai repris du café. Oui c'est mal Bibil, c'est mal, oui je sais, mais il était là, il sentait bon, il m'appelait... "Bibil, encore 3000 mots à écrire et 10 articles à parcourir, tu as besoin de moi, je vais t'aider... Juste quelques gorgées, juste pour le goût..." Boooo.
Et très ironiquement, ce midi, nous discutions du fait qu'une directive était passée stipulant que si un employeur prévoyait de l'alcool sur le lieu de travail (drink de départ, fête de fin d'année, etc) et que cela causait la rechute d'un alcoolique, c'était lui qui en était tenu responsable.
Mais bon. Le caféholisme, ça n'existe pas, me dit-on. Tu parles.
Et sinon, j'ai remporté des chaises sur eBay, c'était cool. Mais ça n'a rien à voir.

Wednesday, October 27, 2010

Waaaaaaaaaa

C'est fait, je suis officiellement débordée.
Bon, ben, avant le 12 novembre, vous ne me verrez plus, je crois.
(Et après ça ne va pas s'arranger non plus, parce qu'en soi quand on a 3 soirs de cours par semaine ça n'est pas pour aider la vie sociale).

Tuesday, October 19, 2010

C'est beau la Suède, quand même

En attendant le récit complet, voici juste quelques photos d'une promenade sur l'île de Björnö, dans l'archipel de Stockholm.
Björnö
Björnö
Björnö
Ca va, vous êtes un tout petit peu jaloux, ou bien il faut que je reparte?

Monday, October 18, 2010

Le suédois en 10 minutes

Ou, comment une simple question de prononciation permet de comprendre sans avoir à vraiment comprendre. A savoir: il y a dans l'alphabet suédois quelques lettres qui se prononcent à l'encontre de ce que nous, francophones de compétition, auraient pu penser.
Comme le "k", qui se prononce "ch". Exemple: kyckling, qui se prononce "chikling" (chicken).
Ou le ö, qui se prononce "eu". Exemple: "Kö" (heeeeu, je vous préviens, c'est appliqué aux embouteillages de voitures, pas de mauvaise pensée).
Ou le å, qui se prononce "au". Exemple, "båt" (Boat)
Ou encore le ä, qui se prononce è, comme dans blåbär, qui (n'en déplaise à Anonymous) se prononce "blaubèr" (blueberries).
Voilà, sur ce, il ne me reste plus qu'à vous söhäter un kåätte journée!

Thursday, October 14, 2010

Köttbullar

Les amis, je vais vous parler d'une véritable révélation culinaire. La fricandelle locale, le fish and chips suédois, j'ai nommé: le köttbullar (prononcer shotbular).
Le köttbullar est composé de, heu, plusieurs sortes de viande hachée, de quelques épices, lait, oeufs, colorants, agents conservateurs, graisses de moteur, et finalement on ne veut pas vraiment le savoir. Il se mange avec de la confiture d'airelles mais aussi avec une sauce de type chasseur qui est faite de, enfin, je pense qu'on ne veut pas vraiment le savoir non plus. Mais j'en ai cuisiné, mangé, et je promets que la première chose que je fais en rentrant est de vous poster la photo.
Là le challenge, vous voyez, c'est la boite de 1kg qui me fait de l'oeil au supermarché (que j'ai fini par trouver).
FYI, on en trouve chez Ikea, mais ca a moins le bon goût du junk qu'ici. (Quoiqu'un suédois m'a avoué s'être déplacé jusque Zaventem pour en manger au resto Ikea).
Sur ce, je m'en vais vérifier si Jamie en a fait une recette...
Update: Bingo!!!!!!!!

Monday, October 11, 2010

Update

Les amis, j'ai une mauvaise nouvelle pour vous: je n'ai pas eu le temps de faire des posts programmes avant de partir. Mais par contre j'ai acces a une salle d'ordinateurs, avec un clavier qwerty sans aucun des accents que je souhaiterais utiliser, mais qui a le grand avantage de faire des å, ä et ö en raccourcis.
Si vous souhaitez le savoir, aujourd'hui, j'ai mange du lax (saumon) avec de la las.veg. (lasagne vegetarienne) et j'ai termine par un petit crumble aux airelles (sans nom).
Et je viens d'avoir une fulgurante révélation sur comment faire des é et des è avec ce clavier, c'est fabuleux.
Norrköping (prononcer Norrcheuping) est une ancienne ville industrielle qui s'est reconvertie; en soi, le Lonely Planet n'avait pas tort. Pratiquement parlant ca (mais où est la cédille sur ce clavier?) veut dire que la ville est pleine d'anciennes usines (pensez Tate Modern ou Battersea Power Station) repeintes dans des tons nordiques et reconverties en bureaux, musées, restaurants, ou par exemple en université. De temps en temps on voit aussi quelques big cheminées en brique pour faire déco.

Mais par contre, pas un seul magasin.
Pas meme un supermarché.
Cela risque de poser problème...

Oh! Un post programmé!

Les amis, cela ne se voit pas, mais je suis actuellement en Suède. Je sais, je sais. Il fait froid (je suppose) et je suis des cours dans un grand bâtiment jaune qui était anciennement une usine (d'après les indications sur le plan), dans une ville qui, d'après témoins, est majoritairement habité par une population vieillissante (Lonely Planet renseigne ses trams anciens qui, parait-il, apporte un charme rétro à la ville). Mais je suis sûre que je m'amuse bien et que j'apprends plein de choses.
Je pense aussi que j'ai prévu quelques guest posts (si j'ai le temps de les écrire avant mon départ). Mais en attendant voici un autre blog sur lequel vous pourrez passer un peu de temps: a Beautiful Mess écrit par Elsie Flannigan, reine du scrapbooking Outre-Atlantique et qui regorge d'idées créatives pour passer l'hiver... Si jamais vous êtes inspirés par son E-Course de scrap books, sachez que je le suis actuellement (mais si, mais si), et donc qu'on peut faire ça ensemble à mon retour.
Skol ofen strü à vous.

Saturday, October 09, 2010

Les 5 ans du blog

Ceci dit, je ne vous ai toujours pas raconté comment le blog a passé le cap des 5 ans... Et bien, contrairement à ce qu'on aurait pu penser, je n'ai pas fait de muffins. Non, le cupcake holder a dû se résigner à être relégué au rang de décoration:
Déco sur cupcake holder
Et contrairement à ce que l'on aurait pu penser, je n'ai pas cuisiné du Jamie, mais bien du Nigella Lawson! Après une abondance de plats typiquement anglais (Pimm's, agneau ET sauce à la menthe), j'ai servi sa fameuse Girdlebuster Pie.
Girdle = le corset.
Buster = ... enfin, vous voyez l'image, quoi.
Girdlebuster pie
Bam! Une explosion calorifère en un petit dessert glacé.
La base: comme un cheesecake: des spéculoos, du beurre, des pépites de chocolat. Au freezer une heure, on rajoute une couche de glace au café, au freezer davantage, et paf! On rajoute une sauce au caramel & bourbon in-ra-table, c'est moi qui vous le dis, la grande experte en foirage de sauce caramel. (Sauf que je l'ai faite avec du brandy, mais on fera comme si de rien n'était). Puis on sert ça glacé, mais comme il y a de l'alcool dans la sauce caramel, elle ne surgèle jamais vraiment et coule le long de la glace quand on la sert... Aaaaaaaaaah! *bave* Ouh pardon, je me reprends.
Vous pourrez trouver du Golden Syrup dans le rayon nourriture étrangère de certains supermarchés (sur Kraainem et Wezembeek, il n'y a que le Carrefour de Kraainem qui en ait - le dernier que j'ai fait évidemment).
Après ça, on se sent justifié dans le choix de renouvellement de son abonnement sportif.

Tuesday, October 05, 2010

Carnet de naissance, suite - 2

Lorsque je suis lancée dans un projet qui me tient à coeur, je dors très mal. La nuit, je me fais une session brainstorming involontaire. Je me tourne et me retourne dans mon lit, tout en réfléchissant aux différentes possibilités, interrompus de "mais dors enfin, il est passé 2 heures"; et le pire vient lorsque je résous le problème, parce que du coup je suis super impatiente de me lever et de l'appliquer, même si c'est à 6 heures du matin. Alors la partie rationnelle de mon cerveau me dit, non mais Bibil attends, c'est le week-end quand même, et tu n'as pas dormi. Donc je me force à rester dans mon lit jusqu'au moins 9 heures, et si jamais vraiment je n'arrive pas à dormir alors je note mon idée, en espérant qu'il ne m'en vienne pas d'autres. Au final c'est très désagréable, une combinaison double d'insomnie du matin et du soir. Ce genre de schéma a commencé avec mes mémoires et dissertations de fin d'études; cela a continué avec des projets d'écriture, textes de fiction, projets de photo, projets de dîners, etc... Cela m'a même atteint alors que j'avais hérité de dix kilos de pommes à compote et que je réfléchissais aux divers moyens de les expédier, c'est dire.
Et là, malédiction! L'insomnie m'a frappée de plein fouet pour cette page-ci.
CN p2 (3)
A la base, je voulais réaliser une page en utilisant des formes rondes. Toutes les pages que j'avais faites précédemment étaient basées sur des photos rectangulaires, et là j'avais envie de changer. J'avais découpé des cercles, les avais assemblés, et là où tout aurait dû bien aller, je faisais face à deux problèmes essentiels:
- Je n'avais pas assez de place pour le texte original.
- La composition manquait de structure.
On était pas mal barré, on était à la page 2 du carnet et tout foirait déjà librement.
Bon, finalement, j'ai limité le texte au "Maman aime - Maman n'aime pas" pouvant rassembler la profession, les hobbys, les passions, rêves, etc. et pour donner un peu plus de cohérence à l'ensemble, j'ai créé un cadre avec des tampons encreurs, ce qui a eu comme effet de rassembler les différents cercles ensembles. De mon point de vue ce n'est toujours pas top, mais enfin. Parfois, le mieux est l'ennemi du bien.
Quelques détails:
J'ai fait du point de croix sur les contours des futures photos.
CN p2 détail1
C'était tellement sympa à faire que vous ne seriez pas étonnés de savoir que j'ai récupéré toutes les chutes de tissus de chez mes parents, et que mes futurs projets impliquent un peu de couture! (Dès que j'aurai compris comment fonctionne la machine à coudre de ma mère).
Et le détail kitsch du jour: une association de bouton fleur sur fond de perforatrice fleur:
CN p2 détail3
Une très bonne journée!

Monday, October 04, 2010

Carnet de naissance, ou le big projet scrapbooking de septembre

... Qui, contrairement à mes autres projets scrapbooking, a été mené à bien, et surtout jusqu'au bout (et rien que pour cela, je pense que l'on peut applaudir) (discrètement) (surtout si vous êtes au bureau).
Mais en quoi consiste un carnet de naissance? Me demanderez-vous. 
C'est bien simple, il s'agit d'un carnet reprenant les étapes symboliques de la première année de Bébé. Par exemple, naissance, premières dents, premier Noël, etc... Le carnet est offert à la naissance, et devra être complété au fur et à mesure que les événements se produisent. Donc, en soi, il s'agit d'un futur album photo: les parents devront rajouter images et textes aux endroits indiqués.
Comme cet album a été réalisé pour mon cousin Boris (né au début du mois), j'ai profité d'un pluvieux dimanche de septembre pour mettre toutes les cousines à la tâche. Quand je vous ai dis "contactez-moi si vous voulez faire du scrapbooking", il fallait me prendre au mot, et la preuve: nous étions sept autour de la table!
CN atelier 3
(Ce que vous voyez là, ce n'est que la table de travail; le matos se trouve derrière moi).
Et avons donc créé un album de 30 pages pour près de 83 heures de travail,(dont 65 heures pour moi) (oui je sais, je n'ai pas pu m'empêcher de le dire). Sneak preview?
Pour la page de garde, je voulais réaliser un gigantesque jeu de l'oie:
CN atelier 8
J'ai découpé dans une perforatrice une série de formes carrées dans des papiers aux textures et motifs différents. J'ai décoré chacun de ces carrés différemment (boutons, tampons encreurs, perforatrices, motifs découpés, petits yeux, etc), pour ensuite les associer comme un patchwork. Le plan initial était de faire une spirale, des échelles et des serpents comme dans un vrai jeu de société, mais finalement j'ai préféré opter pour cette version-ci:
CN p1 3)
Et donc, si vous comprenez bien le principe du truc, le but est de mettre la photo au milieu.
La petite subtilité supplémentaire: j'ai ajouté quelques mousses en dessous de certains carrés afin d'introduire un peu de volume:
CN p1 détail6
Voilà, ceci était pour la page de garde; D'autres détails viendront dans les prochains jours; en attendant les plus intelligents d'entre vous auront remarqué que l'album complet est déjà en ligne et se trouve ici.
Soyons bien clairs sur un point cependant: ceci n'établit en rien un précédent pour les naissances à venir! Non mais parce que c'était très gai, ça a fait très plaisir, etc... Mais ça reste un boulot de titan, à partir d'un certain moment, on a quand même envie de faire autre chose de ses week-ends. 
(Rattraper son retard sur son doctorat, par exemple).
(Ou bien dormir).