Monday, December 31, 2007


Les Bibil Awards 2007

Oui c'est à la mode, j'ai fait une petite rétrospective de l'année 2007, et maintenant j'attribue mes oscars aux oeuvres qui en sont méritantes. Première catégorie, j'ai nommé...

1. Le blog de l'année

En fait il y en a deux.

- La taie d'oreiller


Angel est l'exemplaire mère de famille (j'insiste, j'insiste) de trois enfants: la Lutine, 8 ans, Pitigasson, 4 ans, et la Boulette, quelques mois. Avec le Chéwi, ils essaient tant bien que mal de gérer la maisonnée, le trop plein d'énergie du deuxième et l'appétit sans limite du dernier. Cette année, Angel nous a raconté en détails et avec humour sa grossesse pénible caractérisée par de l'anémie, des envies en tous genres et un ventre à faire fuir gozilla. Elle a aussi raconté son déménagement, ses visites à Disneyland, au supermarché, ses envies de bousiller sa cuisine sixties et son bras de fer avec Salopa (la balance). C'était à mourir de rire.

- My Boyfriend is a Twat
Le blog m'a fait rire autant que le livre, et j'ai eu en prime le grand privilège de rencontrer l'auteur.
Je lui souhaite beaucoup de courage dans sa lutte contre les pots vides remis dans le frigo et pour le renouvellement des 7 t-shirts troués de son Twat.


2. Catégorie: l'album que j'ai décidé d'acheter au lieu de le downloader

Regina Spektor, Begin to Hope
Parce que l'auteur le mérite. J'ai été transportée plus d'une fois par sa voix claire et vibrante, par ses paroles un peu hermétique et par ses mélodies envoutantes. Si j'avais su chanter, j'aurais aimer chanter comme elle. Ce n'est pas faute d'avoir essayé, à tue tête dans ma voiture, mais c'est devenu un peu embarassant au moment où les autres conducteurs me dévisageaient au feu rouge.



3. Meilleur investissement DVD

Planet Earth, de la BBC. Oui, c'est une surprise de ne pas m'entendre crier "Friends" d'une voix passionnée et convaincue, mais je dois dire que cette série de documentaires animaliers m'a vraiment impressionnée. Après chaque épisode, je me suis sentie fière d'habiter une planète aussi belle et aussi majestueuse. Il faut dire que la BBC a mis le budget sur les prises de vues: zoom énorme, vues aériennes, animals rarissimes filmés dans des conditions extrêmes... Même mon père, qui de mémoire humaine n'a pas passé plus de dix heures devant la télévision, a été convaincu.

Il chante même le générique quand il croit qu'il est tout seul.

Le trailer:





Extraits choisis:




4. Catégorie: bouquinage compulsif

On Beauty, de Zadie Smith

Un livre merveilleusement bien écrit, beau, émouvant, captivant et addictif. L'histoire n'a rien d'extravagant pourtant: deux couples traversant la crise de la cinquantaine, deux histoires banales. Histoires d'amour et de temps qui passe, de relations entre adultes, entre parents et enfants. Zadie Smith a un sens de l'observation qui rend tout ce qu'elle décrit d'un réalisme émouvant, rappellant que tout ce que l'on a est fragile et peut disparaitre en un battement d'aile.

5. Gadget domestique de l'année

La cafetière Bialetti.

On met cette machine sur une plaque de cuisson. L'eau chauffe, s'évapore à travers le café moulu, et redevient de l'eau au contact du métal. Cela donne des espressos délicieux. Très mauvais pour l'estomac aussi, il paraît.

Cette année, c'est décidé, j'arrête le café pour de bon.

6. Catégorie: A chaque fois que j'entre dans la boutique, je suis déterminée à acheter, mais je ressors les mains vides, scandalisée par le prix, et frustrée de n'avoir rien acheté

Lush. Les produits de bain. Je rêve de posséder leurs boules de bain qui se dissolvent pendant des heures en vous laissant paillettes, confettis et fleurs. Mais nom d'un pound qu'est-ce que c'est cher ces petites choses.

Du coup j'en offre pour les anniversaires, crevant d'envie de subtiliser la chose à mon propre escient.

Je déclare close la cérémonie des Awards. A l'année prochaine tout le monde.

Saturday, December 22, 2007

Amour, Gloire et Beauté pour 2008
Enfin c'est du moins ce que je vous souhaite! Un peu en avance, j'en conviens, car je pars demain pour la montagne sans internet.
(Oui, je vais survivre)
Cette année a été bizarre et surtout très chamboulée. Les bons moments étaient très bons, les mauvais moments très mauvais, et les changements très changements (ah non tiens ça ne marche pas cette construction de phrase).
Il y a eu beaucoup de bons événements. 2008 a été l'année de la naissance du fils de Charlotte et Frédé, du mariage de Gaëlle et Alexis et des fiançailles de Diane et Amaury. Les occasions de se réjouir étaient nombreuses et j'ai pu pleinement apprécier la chance d'avoir les amis que j'ai, que ce soit en Belgique, à Londres, en Islande ou au Japon.
Comme on me l'a fait remarquer hier, mon blog a plutôt raconté les mauvais moments. Il y en a eu, mais finalement je n'ai pas trop à me plaindre. Le plus difficile a été le décès de ma grand-mère pendant mes examens, et passer cette épreuve dans un pays étranger, sans ma famille. Quelques fois j'ai toujours l'impression qu'elle est là et qu'on ne s'est jamais dit adieu; je m'attendais presque à la voir à notre fête de Noël. J'ai aussi beaucoup étudié, puis j'ai beaucoup travaillé, et très peu dormi. Je suis passée de stage en stage sans trop savoir vers où diriger ma vie. J'ai tout remis en question plusieurs fois, j'ai connu quelques fortes désillusions, comme beaucoup d'étudiants qui entrent dans la vie active je suppose.
Mais finalement l'année se termine bien: j'ai réussi la LSE, j'ai commencé un doctorat et j'ai obtenu le stage de la Commission européenne. Je sais vers où je veux aller, et je sais que quoiqu'il arrive je serai toujours entourée des personnes qui me sont chères. 2008 sera une très bonne année. Je vous la souhaite très joyeuse également...
Je me dois de conclure cette année sur une petite envolée bucolique, inspirée il est vrai du gel qui arrivé en Belgique.
Ce qui donne ça:

Frost!


Ce que je vois quand je vais au boulot:

Cinquantenaire, sunrise


Ce que je vois quand je reviens du boulot:

Cinquantenaire by night

Alleï, la bonne anneï une fois! Et le Nôwel aussi hein...

Thursday, December 20, 2007

Her Boyfriend is a Twat
Imaginez. Vous vivez en ménage. Vous vous réveillez prématurément le matin au son de votre copain ronflant comme un train asthmatique. Vous descendez vous préparer un petit déjeuner, mais en fouillant votre frigo, vous ne trouvez qu’un pot de confiture vide. Vide, mais néanmoins replacé innocemment à côté des autres bocaux (vides) de façon à prétendre qu’il est encore plein.
Le coupable ? Il vient de se réveiller, et vaillamment vêtu de son caleçon de la veille et de son t-shirt d’il y a trois jours, il profite tranquillement des programmes télé du dimanche matin, pour lequel il a défiguré votre maison de deux énormes plats satellites.
Et vous vous dites, mon copain est un con.
Ce qui est la tradition littérale du livre « My Boyfriend is a Twat », écrit par Zoe McCarthy, auteur du blog éponyme.
Ne vous méprenez pas : Zoe aime son copain d’un amour sincère et profond, mais il y a néanmoins plusieurs choses qui l’horripilent chez lui.
Comme le fait qu’il puisse respirer.
Ou péter.
Ou péter sur demande, puis commenter : « Penses-y comme à un chant de baleine ».
Le jour où vous le mettez à contribution pour nettoyer votre mare, il enlève tous les nénuphars comme s’il s’agissait de mauvaises herbes. Le jour où vous l’emmenez au Quick, il revient avec une marionnette Quickos qu’il fait dormir dans votre lit conjugal. Les jours où vous parlez jardin, il insiste ferme pour y mettre un abri dans lequel il pourrait installer la télé. Le jour où vous avez besoin de lui à la maison, vous vous rendez compte qu’il est parti à l’étranger en douce. Et le jour où vous êtes à l’étranger, il en profite pour squatter votre blog et y poster des vidéos de Kylie Minogue. Les phrases que vous commencez par « tu ne pourrais pas… » sont ignorées, et celles que vous commencez par « j’étais en train de penser… » se terminent par « pardon, je pensais que tu souffrais ».
Après avoir lu le livre de Zoe, on ne peut dire qu’une seule chose : oh, le con.
Je suis néanmoins passablement perturbée par le fait que, après lecture du livre, je m’identifie plus au con qu’à l’auteur.
Je plains d’avance mes futurs colocataires…

Wednesday, December 19, 2007

Petit moment d'auto-louange sans gène
Ci-dessous.

graduation


Il y a un an, jour pour jour, je passais dans la rue de la LSE pour tomber nez à nez avec ces anciens étudiants qui, malgré le fait qu'ils étaient empêtrés dans une robe ridicule et affublés d'un chapeau carré, avaient l'air rayonnants de joie et de soulagement. Et là, croyez-moi ou non, j'ai ressenti un sentiment d'envie et de frustration tellement lourd que j'ai failli en pleurer sur place, tellement ma propre graduation me semblait loin, pour ne pas dire improbable.
Et bien voilà, un an plus tard, c'est fait.
Nom d'un muffin, j'en ai bien bavé pour en arriver là.
Ce qui se devait de se fêter avec le pingouin de la LSE (que je remercie pour son soutien moral)

graduation

LSE pinguin - graduated


Maman a pleuré. Papa a apprécié les mince pies. J'ai pris des photos. Tout le monde était content.

Friday, December 14, 2007

Je sers la recherche et c'est ma joie
Qu'est-ce que ca gele. Froid. Glagla. Brrrr. Glacial. Polaire. Arctique. Antarctique.
Ma temperature corporelle doit atteindre celle d'un glacon hypodermique dans un freezer.
Tiens, vous direz-vous a ce stade-ci de la lecture de ce post, mais quel est donc ce singulier manque d'accents et de cedilles dans ces premieres phrases? Et les plus perspicaces d'entre vous l'auront devine: le responsable est QWERTY, et son infernale combinaison de Alt 0233 pour faire un é.
Tout cela pour dire que j'utilise un clavier anglais. Donc, que je suis a Londres.
Et que j'ai froid.
D'une certaine facon le double vitrage est une chose relativement inconnue dans ce charmant pays et le froid entre par les fenetres comme par une porte ouverte. De jour, je tape vigoureusement sur mon clavier en esperant reveiller de la sorte mes doigts engourdis, avant de renoncer et de mettre mes gants pour glander sur facebook (car non, contrairement a une idee repandue, le froid ne stimule pas le cerveau). De nuit, je m'arme d'une paire de chaussettes, d'un polo manches longues et d'un pull, et j'enfile le tout par DESSUS le pyjama, qui deja a la base est un pyjama d'hiver.
(Je profite d'ailleurs de l'occasion pour remercier Robert-Guy d'une part et Esme d'autre part de m'heberger cette semaine, meme si je me rends compte que je viens de critiquer leurs simples vitrages respectifs)
Mais, constaterez-vous, je viens de me plaindre du froid dehors, en bibliotheque, a la maison de mon cousin et a la maison d'Esme, et vous vous demandez: nom d'un Earl Grey, ou diantre ne fait-il pas froid dans ce pays?
La reponse est simple.
Dans les pubs.
Et dans les magasins.
Mais pour en revenir a l'intitule de ce post: la recherche est ma joie. Je me suis exilee a Londres pour une cause bien precise, et je n'en reviens pas moi-meme de l'avouer ainsi publiquement: la bibliotheque de la LSE. Je suis enfin sortie de ma lethargie et me suis mise a plancher sur ma these. Long est le chemin et froide est la traversee; je navigue sans compas a travers un ocean de livres et de journaux electroniques, et tout ce que je peux dire c'est que je ne suis pas sortie de l'auberge (a simples vitrages).
Je crois que je vais aller courir sur les escaliers pour me rechauffer, en attendant d'aller boire du vin (chaud?) avec mes collegues de Voice of a City.
Mais ou diable est passe Dake the Duck, ma bouillotte fetiche, au moment ou j'ai le plus besoin de lui?

Tuesday, December 11, 2007

J'ai perdu mon pari
J'avais dit août 2008, cela a été décembre 2007. Oui, c'est officiel. Ils sont fiancés.
Mais attention, détrompez-vous de cette introduction blasée, car l'événement n'a rien de banal.
Il l'a fait.
Il l'a demandée.
Il s'est agenouillé (paraît-il), s'est fendu d'un petit discours romantique (je crois), et a même laissé s'écouler quelques larmes (là j'extrapole). Des larmes de douleur, dit-il, parce ça lui a fait sacrément mal au genou.
Et Diane a accepté.
Pour cela je les félicite.

Amaury et Diane


Je connais Diane depuis 12 ans. Quand on y réfléchit, depuis la moitié de ma vie, et comme j'ai très peu de souvenirs de la première moitié on peut dire que je l'ai presque toujours connue. Nous sommes passées à travers tous les traumatismes de l'adolescence ensembles, et par cela j'inclus également l'uniforme scolaire et l'appareil dentaire. Nous avons ensuite poursuivi nos études dans la même université, elle en droit et moi en histoire, nous avons rencontré les mêmes amis, sommes parties en vacances ensembles. Par la suite, une fois sur Louvain-la-Neuve, nous sommes devenues co-kotteuses; ce qui signifie que nous avons bu beaucoup de kriekes, retapissé l'intérieur d'un WC avec des posters d'hommes et réussi à faire des frites dans une casserole, entre autres.
C'est vers ce moment-là qu'est intervenu Amaury.
C'était pendant la canicule de l'été 2003, nous avions 20 ans, et non d'une frite il faisait quand même chaud. Au cours d'une petite fête sympathique (se déroulant, hasard ou non, dans la ferme où Alexis et Gaëlle se sont mariés), on nous a tout à coup annoncé que c'était au tour des filles d'inviter un homme à s'assoir à côté d'elles à table. Prise d'un élan de panique, Diane a regardé autour d'elle. Elle a vu Amaury, un fringant jeune homme qui se trouvait justement là, elle l'a invité, et bardaf, ce fut l'embardée. Dès ce moment-là ils furent inséparables.
Je ne résiste pas à vous montrer cette photo du jeune couple en 2003:
Et puis il y a eu ces glorieuses années estudiantines, à travers lesquelles de nombreuses épreuves attendaient les tourteraux: je parle bien entendu des examens, de l'erasmus d'Amaury, de l'erasmus de Diane, du master d'Amaury à Londres et du premier boulot de Diane au Luxembourg, durant lesquels ils se morphondaient l'un de l'autre en remerciant Skype. Mais malgré ces embûches du destin ils étaient faits l'un pour l'autre, et indeed, quatre années plus tard, cela donnait ça:

Toutes mes félicitations! (Et Amaury, si ton genou te fait encore souffrir dans une semaine, je crois qu'il va falloir l'amputer).

Monday, December 10, 2007

Informez-moi svp
... Parce que je suis trop paresseuse que pour faire cette recherche moi-même.
Je sollicite votre expertise pour me dire:
1. Où prendre des cours d'Allemand une fois par semaine à partir de janvier, genre dans un rayon de 5 km autour de Montgomery ou Stockel?
2. Assurance. J'ai besoin de m'assurer. Vite. Pour ma future maison. Maintenant je ne sais pas ce contre quoi je dois m'assurer, mais il faut que ce soit le moins cher possible. Si par hasard un de mes lecteurs travaillait dans le domaine...
3. Connection internet. C'est vital. A partir de janvier, je déménage dans un endroit où la connection internet n'existe pas. QUOI? N'existe pas? Oui, aussi choquant que cela puisse vous paraître, c'est possible. Et il paraît qu'il existe des promotions phénoménales si on installe cette connection avant le 31 décembre. Je ne sais pas avec qui, avec quoi, sous quelles conditions ou à quels prix, mais si par hasard un de mes lecteurs travaillait dans le domaine...
En fait, je rectifie mon début de message. Je ne suis pas trop paresseuse que pour faire cette recherche moi-même, je suis juste trop occupée. Cad je bosse tous les jours et je sors tous les soirs et je pars mercredi pour Londres et je dois encore faire mon shopping de Noël et je dois updater ce blog et je dois lobbyer pour le stage de la Commission et je dois avancer dans ma thèse et je dois, surtout, DORMIR.
Voilà.
Comme ça vous savez tout.
Promis, dès janvier, j'updaterai ce blog de façon plus régulière.
Je vous souhaite une bien joyeuse journée internationale des droits de l'homme, aussi.

Wednesday, December 05, 2007

Ciel, que ce temps m'enquiquine
Cela fait deux jours que je me balade sans parapluie, et puis voilà. C'est inévitable, i-né-vi-ta-bleuh, dès que je mets le pied dehors, il se met à pleuvoir. Dès que je mets le pied dedans, il fait beau. La Belgique m'en veut. J'ai dû faire quelque chose de mal, quelque part, à quelque moment de cette vie ou d'une vie antérieure.
Pourtant ma conscience est légère. Après tout, j'ai travaillé bénévolement pour des ONGs pendant au moins 1/3 de cette année, et mon shopping de cadeaux de Noël consiste en:
- Quelques bougies Amnesty International - malgré le fait qu'ils m'ont refusée pour leur stage.
- Un Oxfam Unwrapped - je vais offrir une chèvre à un agriculteur africain au nom de quelqu'un de ma famille.
- Planter un arbre pour WWF - mais mon père trouve ça moins drôle que la chèvre, car après tout si on veut planter un arbre, on peut le faire nous-même.
- Quelques Peace Bonds pour NonViolent Peaceforce - j'ai toujours rêver d'acheter des heures de paix dans le monde.
(You know you've been working in an NGO for too long when...)
Et malgré cela, MALGRE cela, et bien, le ciel belge me pisse à l'arrêt.
Oui, je sais ce que vous êtes en train de penser.
Vous vous demandez si vous ne serez pas la prochaine personne à recevoir un cadeau/donation à une ONG.
Surtout si vous faites partie de ma famille.
Et vous avez peur.
Si quelqu'un a une requête spéciale pour la chèvre ou pour l'arbre, faites-le moi savoir.


... Et plus important encore, Knut a un an. Aaaah quelle émotion les amis...
Il a reçu une bougie en bois et une salade de poisson pour célébrer cela...

(Photo: AFP pour la BBC)

Tenez, je vous rajoute même un petit documentaire éducatif sur l'anniversaire de l'ours.


Et puis pour le souvenir...

Comme quoi ça grandit vite ces petites choses.

Sunday, December 02, 2007

Ôde à un Cookie
[Welcome to all my new readers. I love you. Please excuse my French.]


Ben cookies


Ô Cookie.
Si je pouvais exprimer par mes mots impuissants
L'euphorie bucale de mes papilles,
Que provoquèrent ton moelleux, ton chocolat, ton fondant
Et ton arrière-goût de vanille!
A présent, ton souvenir de nostalgie me fait rimer
Même si en alexandrins je ne puis m'exprimer.
"Double Chocolate" tu t'appelles,
"Chocolate" c'est déjà bien, mais "double" c'est carrément Noël.
Une croute craquante, un intérieur tendre, et chocolate chips éparpillés
Rassemblent Carnaval, Pâques et même la Nouvelle Année
Dorénavant, de te revoir ma vie entière dépend
Tout comme le fer, dans sa folie, aspire à voir l'aimant
Ô Cookie! Ô passion dévorante!
Quand pourrais-je à nouveau goûter à ta spirale fondante?
(Voilà comme ça le message est passé. Quand vous irez à Londres, achetez-moi un cookie Double Chocolate de Ben's Cookies, je vous en serai éternellement reconnaissante).

Thursday, November 29, 2007

Blog Meet
Malgré le flou (professionnel) de la photo, vous les reconnaitrez peut-être: c'est Zoe et son Twat. Zoe, c'est l'auteur du blog "My Boyfriend is a Twat" et le Twat, ben, c'est son Boyfriend (si vous ne savez pas ce que c'est un twat, il est temps d'augmenter votre culture).Et cette photo, c'était au book launch du livre que Zoe vient de publier d'après son blog.
Oui oui, j'étais invitée à un book launch, et plus important j'étais invitée PAR Zoe elle-même, malgré le fait qu'on ne se soit jamais rencontrées, si ce n'est par blogs interposés. Le cheminement vers cette invitation a été très simple: je lis son blog, je laisse des commentaires; elle lit mon blog, elle laisse des commentaires; nous nous sommes commentées mutuellement; et maintenant, et bien grâce à mon blog et à ce bel exemple d'interaction 2.0, nous nous sommes rencontrées, genre, en réalité, genre en vrai.
Diantre, que ma narration ci-dessus résonne résolument geek dans mes oreilles.


Ce fut une soirée des plus intéressante. Tout d'abord parce que le Twat était en smoking, ce qui apparemment est intéressant. Ensuite parce que j'ai rencontré multitudes de bloggers, dont certains que j'ai suivi pendant des années, à partir du moment où ils étaient encore méconnus jusqu'à la publication de leur best-seller. Comme c'était organisé par un think tank européen, j'ai également networké comme une malade. La seule chose qu'il me manquait, c'était des cartes de visite avec le nom de mon blog. Petite note mentale pour la prochaine fois. Ou bien un t-shirt avec mon lien?

La clé du succès sur la blogosphère, selon Zoe: "You have to make it themed". Un conseil qu'on m'a déjà donné par le passé d'ailleurs - occasionnellement accompagné d'un commentaire comme quoi le fil conducteur de mon blog, c'était la bouffe.

Et bien si vous voulez tout savoir, oui, la bouffe était bonne. Salée, mais bonne.

Wednesday, November 28, 2007

Qu'est-ce?
Doris Salcedo, Sibboleth @ Tate Modern
Doris Salcedo, Sibboleth @ Tate Modern
Doris Salcedo, Sibboleth @ Tate Modern
Doris Salcedo, Sibboleth @ Tate Modern
Doris Salcedo, Sibboleth @ Tate Modern
Doris Salcedo, Sibboleth @ Tate Modern
Comme il y a un moyen très évident de répondre à la question posée par le titre (vous le constaterez si vous déplacez votre souris le long de la faille), il n'y aura pas de cadeau kitsch à la clé. La vraie réponse se trouve ici...
Rappellez-moi de vous parler de mon week-end à Londres aussi.
Un jour.

Wednesday, November 21, 2007

Life goes on
Ces derniers jours, j'ai eu successivement envie:
- d'une pizza
- d'un caramel Machiato de chez Starbucks
- de cookies
- d'adopter un canard et un poussin
- de mettre un poussin dans un magnétoscope
- d'hypnotiser mes amis pour qu'ils me fassent des sandwishes
En gros, j'étais malade et je me suis autorisée à me mater une saison entière de Friends en trois jours.
Petit jeu pour le lecteur averti: au vu des indices précédemment cités, de quelle saison de Friends suis-je en train de parler?
J'ai aussi rechuté dans mon angine, perdu ma voix pendant un petit temps, bu des litres de thé et de jus de citron, et passé des nuits sans sommeil à me concentrer sur ma douleur. Enfin je vais mieux maintenant, je serai rétablie pour ce week-end où je retournerai à Londres (histoire de me choper un autre virus au détour d'un métro).
Mes autres activités depuis vendredi passé incluent:
- Une traque quelque part dans la Wallonie profonde, où j'ai eu l'occasion de voir bondir librement quantités de chevreuils et d'éviter de justesse des sangliers chargeant à travers tout, espérant à chaque fois qu'ils s'en sortent, pleurant presque à chaque fois que j'entendais un coup de feu ("Noooon pas la Maman de Bambi!").
- La rédaction de mon projet de thèse, que j'ai rendu hier pour qu'un jury puisse en discuter amplement et déterminer quel sera mon programme pour l'année à venir. Petite phrase par laquelle je confirme mon inscription à un doctorat en sciences politiques et sociales, spécialisation en politiques migratoires.
- Un email m'informant que j'étais de nouveau pré-sélectionnée pour le stage de la Commission. Aaaah le stage de la Commission, celui que je n'ai pas eu la dernière fois. La compétition est, pour changer, très forte, et j'ai pour changer postulé pour les DG les plus populaires, tout en sachant très bien que la préférence ira à des candidats des nouveaux pays membres, parce que des Belges, la Commission en a déjà une ch*ée. Je suis en train de faire jouer tous les pistons dont je dispose et ne dispose pas, j'harcèle les boites à emails et téléphones de bureaux multiples, et je stresse malgré tout devant l'arbitraire de la procédure. Si jamais je dois encore faire face à la déception de ne pas avoir une place, puis aux questions étonnées des gens me disant "et quoi on ne t'a pas proposé ailleurs" ou bien "un tel a eu le stage, c'est étonnant que toi tu ne l'ais pas eu"... Mais mes qualifications ne correspondent pas (i.e. je n'ai pas fait de sciences économiques ni de sciences politiques, et je n'ai pas fait le Collège d'Europe), ou bien il n'y a simplement pas de place, ou bien on gardera contact, et bien entendu tout le monde est sûr que j'aurai plus de chance une autre fois ou bien que je trouverai le boulot de mes rêves à la place. Enfin ne partons pas perdante. Mais n'y plaçons pas tous mes espoirs non plus.
Voilà comme ça vous savez tout de ma vie.
Allez je m'en retourne envoyer mes CV.

Friday, November 16, 2007

Bibil souffre
Et bien voilà, qui l'eût cru, pour la deuxième fois en deux mois, vous pouvez assister sur ce blog au glorieux retour de la machiavélique angine.
On aurait pu croire qu'avec toutes les angines que je me suis déjà choppées dans ma vie, je serais immunisée, mais non. Je chronique. Je suis abonnée. Tous les mois il me faut mes trois-quatre jours d'angine, histoire d'apprécier les jours de bonne santé, où je n'ai pas l'impression d'avaler des couteaux ni de taper mes tympans avec des clous.
Mais l'angine mécréante n'a pas dit son dernier mot.
J'ai acheté cette toute petite chose qui git innocemment dans la porte du frigo.
LE VACCIN.
Il y a des façons plus classes de terminer ce genre de tendre relation d'interdépendance entre le virus et ma gorge mais bon, trop is te veel hein.
Sur ce je m'en retourne comater.

Wednesday, November 14, 2007

Y a que les Anglais pour faire ça...
Admirez cette petite vidéo éducative. Moi j'ai bien ri.


VideoJug: How To Undo Her Bra With One Hand
(Evidemment si vous êtes un enfant/un être innocent/quelqu'un dont la religion interdit la vision de pareilles vidéos, ben, ne la regardez pas, ou bien blâmez-moi pour mon manque de retenue, mais je vous aurai prévenus)

Monday, November 12, 2007

Ich bin ein Berliner
C'est en ces mots que s'est exprimé le président Kennedy en 1963 pour montrer son support aux Berlinois de l'Ouest. Sauf que paraît-il, il aurait dû dire "ich bin Berliner", parce que "ein Berliner", c'est ceci:

Boule de Berlin


Je vous rassure tout de suite: malgré cette introduction gastronomique, ce n'est pas (uniquement) pour la bouffe que je suis allée à Berlin. Je suis allée rendre visite à Saskia, qui était à la LSE avec moi.
Berlin est une ville très impressionnante. Je n'aurais jamais cru qu'on aurait pu y voir, de façon si visible, les traces de la guerre et du communisme. De temps en temps, un bâtiment plein d'impacts de balles; il date d'avant les années 50. Des grands blocs de béton, des déprimants quartiers sans vie dans Berlin Est; ça date du communisme. Il y a surtout des chantiers partout. Saskia n'a d'ailleurs jamais connu Berlin que comme un grand chantier. Quand elle avait six ans, elle est allée avec ses parents détruire le mur. Un mur dont, bizarrement, ceux qu'il contenait n'étaient pas les prisonniers, mais bien ceux qui étaient libres... Et depuis, on construit.
Samedi matin:
Un avant-après. Avant la restauration, après la restauration, ou encore: masquer les traces de la guerre.

Before and after

Porte de Brandenburg

Brandenburg gate

Mémorial de l'Holocauste

Holocaust memorial

Restes du mur

Berlin wall

Mémorial aux victimes de la tyrannie

Memorial to the victims of tyranny


Et puis ces considérations historiques ont été brusquement interrompues par une chiée de grèle, qui s'est transformée en tempête de neige, avec moulte vent, éclairs, tonnerre, et petits tourbillons de neige à gauche à droite qui fouettaient le visage et l'intérieur des chaussures de façon vivifiante.
Comment savoir à l'avance que j'allais arriver le week-end où le gel est tombé sur Berlin, et avec lui la première neige? Et nom d'un pretzel, j'ai eu froid comme Knut en Arctique. (Petit jeu pour le lecteur: qui est donc Knut?)

hail on the stolen Starbucks mug


Avez-vous pu spotter sur cette photo la tasse Starbucks que j'ai piquée au petit déjeuner? Oui?
Le samedi soir, nous sommes sorties, et Saskia avait un peu, juste légèrement, trop bu. 7 ou 8 bouteilles de bière, soit à peu près trois litres.
Le lendemain, pendant qu'elle gisait au fond de son lit telle une boule de Berlin sans confiture, je suis allée visiter quelques musées (la seule option face au temps qui était resté dégueulasse). Celui qui m'a le plus impressionnée était le Pergamon Museum, où se trouvent entre autres l'autel de Pergame, la porte d'Ishtar, et paraît-il la porte du marché de Milet (en restauration).

Ishtar gate


Autel de Pergame


Après ce week-end caillasse mais fun, je me suis rendue paisiblement à l'aéroport, laissant à Saskia le soin de gérer un repas avec ses parents pour lequel elle avait été sortie du lit. Sauf que.
Oui.
Il y a toujours un sauf que dans mes histoires, vous avez remarqué?
Sauf que le vol du dimanche soir sur Bruxelles était annulé.
Un problème de sécurité avec l'avion. J'imagine un réacteur endommagé, les roues d'atterrissage déficientes, une attaque terroriste - mais j'imagine tout aussi bien la lumière des WC qui ne fonctionnait plus.
Quoiqu'il en soit, la compagnie aérienne, après avoir sous-entendu qu'elle m'avait probablement sauvé la vie par sa décision, m'a inscrite sur le premier vol du lendemain et m'a offert l'hotel et le repas.
Sauf que (encore une fois), comme une loseuse, j'avais mangé avant d'apprendre cela et je n'avais absolument plus faim au moment où j'ai décidé de profiter de mon crédit repas. A que cela ne tienne. J'ai dépensé 12 euros en desserts et thés sur le compte de la compagnie aérienne, un record personnel dont je suis assez fière.
Et une coincidence hasardeuse a fait que, sur le vol du retour, j'ai rencontré mon précédent boss, celle à qui j'avais donné ma démission la semaine passée.

Thursday, November 08, 2007

Quelque chose de fun pour mon dernier jour
J'ai pris ma décision et... aujourd'hui est mon dernier jour pour mon stage actuel. Je commence demain cet autre stage mais en temps partiel, deux jours par semaine, ce qui me donnera le champ libre pour mon doctorat.
Pour mon dernier jour ici on m'a laissé faire quelque chose de fun et de complètement pointless.
J'introduis l'histoire. Un de mes collègues est un fumeur de pipe. Cet homme est une légende dans la boite, il y a plus d'ancienneté qu'un dinosaure. Tout le monde l'aime bien.
Sauf qu'hier, il a oublié une de ses mythiques pipes dans la copy room.
L'occasion était trop belle, on la lui a prise et on a commencé à faire des photos avec un peu partout dans le bureau (ici à son bureau à lui).

Et ma dernière tâche? J'en ai fait un blog. Allez-voir, je me suis bien marrée! Ce qui me permettra de partir d'ici avec un bon souvenir...

Tuesday, November 06, 2007

Dilemne moral
Nous étions 200 candidats. Il y a eu une préselection qui a restreint la liste à vingt. J'étais dedans. On m'a recontactée pour un test écrit d'une heure. Puis la liste a été restreinte à six candidats. J'étais dedans aussi. On m'a recontactée pour une interview de groupe.
Le poste? Online fundraising assistant pour une ONG promouvant la résolution de conflits par la non-violence.
Nous étions six à cette interview. Après un bref tour de table, où il apparaît clairement que je suis la moins bien habillée de tous, et pour compléter le tout la seule en retard, nous avons: une Allemande, avocate, deux ans d'expérience. Une Belge, doctorat en résolution de conflit, connait quatre langues. Un Français d'origine nigérienne, un doctorat à Stockolm, deux livres publiés. Une Vietnamienne, doctorat à l'UCL, expérience sur le terrain. Un Américain, a travaillé pour la Commission. Et moi.
Mon selling point?
Mes connaissances IT.
Après une discussion de groupe d'à peu près une heure, nous passons aux interviews individuelles.
"Comment définiriez-vous le web 2.0?" "Êtes-vous familière avec le Content Management System?" "Aaaah vous utilisez Dreamweaver, c'est bien..."
Aujourd'hui, nous avons eu les résultats de la sélection finale. C'est moi qui suit prise.
Oui mais mais MAIS ça ne m'arrange PAS DU TOUT ça!
Arguments contre:
1. "Online", "Web 2.0", "Content Management System", "Dreamweaver", ceci ne me rappelle-t-il pas furieusement une autre interview? Voyons voir, pour le stage que je déteste et que je suis en train de quitter?
2. Non rémunéré. Que dalle, rien, niet, nada, survie sur emprunt à mes généreux parents, impliquant un séjour prolongé sous leur toit, et une sensation constante de vivre à leurs dépends car étant incapable de trouver un job où on voudrait bien me payer.
3. Mes disponibilités. Mon plan initial, c'était de finir mon stage actuel fin novembre, me la jouer peinard en décembre, commencer un doctorat, travailler un peu dessus, partir en vacances en février, et commencer le stage de la Commission en mars.
Argument "mais enfin Bibil ça ne tient pas ce que tu dis":
Je fais mes plans sur un stage que je n'ai pas encore obtenu et que je ne suis pas garantie d'avoir, car après tout on m'y a déjà refusée une fois...
Arguments pour:
1. J'aime travailler pour les ONG. J'aime me lever le matin et me dire: "je vais travailler pour une cause", "aujourd'hui je vais rendre ce monde meilleur", au lieu de me dire: "je vais faire de l'IT toute la journée pour qu'une agence de communication économise des frais, parce qu'il faut bien dire que maintenant qu'elle ne gagne plus de projets, la boite a besoin de restreindre son budget".
2. Rhaaaa mais on ne refuse pas un job pour lequel il y avait 200 candidats nom d'un sandwish boulette! Quand aurais-je de nouveau une occasion comme celle-ci?
3. La joie intense que cela me procurera quand j'annoncerai à mon boss actuel: "Je pars demain. Démerde-toi avec ce site web que tu voulais me faire créer pour économiser les 2000 euros que tu n'as pas voulu payer pour engager un vrai professionnel".
Je ne sais, je confuse, je pèsoie le pour et le contraire.
Simplifions cela de la sorte: j'ai très envie de prendre ce stage, mais ce serait de la folie. Je cumule les stages depuis août, je me suis à peine reposée, et je sais très bien que si je continue comme ça je vais de nouveau me retrouver dans une situation de fatigue extrême comme l'année passée. En même temps si je refuse ce stage je vais le regretter... Un stage pour lequel je vais me mettre dans la m*rde au niveau financier et pour lequel je vais probablement faire de l'IT. Oui mais un stage pour lequel j'ai été sélectionnée parmi 200 candidats.
Et voilà, maintenant je me sens super coupable par rapport aux 199 autres candidats qui voulaient tous ce poste plus que moi.
POURQUOI n'ais-je pas choisi une voie me menant vers un job simple, à horaires fixes et à salaire garanti?

Sunday, November 04, 2007

Culotte brûlée et robe de mariée
Ah quelle rime de folie, je m'en approprie avec fierté le copyright.
Je vous dois une explication à propos de la photo d'hier. Si vous avez reconnu Patricia habillée en chat à Louvain-la-Neuve, et bien sachez que c'est exactement ce que c'était. (Avec une référence subtile à la Cité de la Peur, bravo à Laure Tea qui gagne le prix de l'excellence cinématographique).
Deux mots pour expliquer cela.
Brûlage de culotte. (ce qui techniquement fait trois mots en fait).
Aussi étonnant que cela puisse paraître, Patricia ne se doutait de rien. Le jour était pourtant prédestiné, le samedi précédant son mariage, journée pendant lequel on s'était assurés qu'elle soit à notre disposition.
Le déguisement de chat, c'était obligé: son histoire d'amour avec la race féline est plus que légendaire, au détriment d'ailleurs de la bien supérieure catégorie des canidés (jugement de valeur totalement personnel) . Mais apparemment c'est le cas pour d'autres gens qui s'habillent comme ça tous les jours...

Le gothique-chat

(Hommage à ce charmant jeune homme que nous avons rencontré à la librairie Slumberland).
Après s'être faite maquiller par une autre future mariée brûlant sa culotte, on lui a expliqué le principe de la journée: elle allait faire un troc. Elle a commencé avec une peluche de chat (logique) et devait se retrouver avec une bouteille de champagne. Ce qu'elle a réussi en 10 opérations... Chat-bière-casse tête-porte clé canard-foulard-chocolat-string-bière-essuie sale-champagne.
Ci-dessous: Patricia en train d'échanger un string à paillettes contre une bière. Le prix de l'excellence estudiantine à celui qui reconnaît l'endroit.

Le troc


Autre grande épreuve: elle avait un coeur en carton gigantesque dans son dos où les gens devaient lui écrire leur vision de l'amûûûr.
Expérience sociologique tout-à-fait intéressante... Curieusement les hommes étaient les plus romantiques dans leurs propos ("l'amour c'est un petit papillon qui s'envole" ou bien "c'est comme une boite de chocolat: on ne sait jamais sur quoi on va tomber"), et les femmes étaient souvent plus directe ("beaucoup de sexe" écrit par une femme d'une cinquantaine d'années, entre autres).
Pour ma part je me suis référenciée aux Beatles et j'ai écrit "All you need is love"... (tatadadadaaaa).
Ci-dessous: "Tu vas voir c'ke j'té écrit tu vas trop kiffer"

Leur vision de l'amour

Le coeur

Il y avait évidemment plein d'autres épreuves, incluant des mimes, la rédaction/déclamation d'un poême en alexandrins, un sac plein de questions auxquelles elle devait constamment répondre, et...
Le brûlage de la culotte sur la Grand-Place.
Alors je ne sais pas si vous avez déjà tenté de brûler une culotte de coton par une froide nuit d'automne, mais ce n'est pas simple. Comme ça ne prenait pas nous sommes allés demander de l'alcool à brûler à un bar... Et nous nous sommes retrouvés à brûler sa culotte au Grand Marnier.

Le brûlage de culotte


Et paf, une semaine plus tard... Elle avait la bague au doigt.

IMG_3006

Toutes mes félicitations aux nouveaux mariés!
Ils se sont recontrés lors d'une petite réunion estudiantine sobre et sans débordement (i.e. les 24 heures de Louvain). Je connaissais Patricia de mes études d'Histoire, je connaissais Louis-Philippe de mes cours de rock, mais curieusement je n'ai eu aucun rôle dans leur rencontre. Ils étaient à la gare, l'un à côté de l'autre. Un groupe d'étudiants fort émêchés a bousculé Patricia, elle a perdu l'équilibre... et il l'a rattrapée.
Voilà une bien mignonne petite histoire qui se termine bien, sans aucune référence faite à l'état d'ébriété de ces deux jeunes gens au moment de la rencontre.

IMG_3037

Allez je vous laisse avec ces deux vidéos du mariage: la sortie de l'église et la photo avec les hommes de la suite.


Maintenant, le mystère consiste à savoir où ils sont partis en voyage de noces.

Saturday, November 03, 2007

MeeeEEooôw!
- Oh dis-donc tu fais super bien le chat
- Merci merci
- Non mais c'est vrai je suis sincère
- Merci du fond du coeur
Le prix de l'excellence cinématographique à qui trouve de quel film est tiré ce dialogue.
Tout ça pour balancer cette photo:

Meeeow!

Plus d'explication à venir. En attendant vous pouvez toujours tenter de deviner de quoi il s'agit...

Wednesday, October 31, 2007

Happy Halloween
Halloween est définitivement plus fun pour les adultes que pour les enfants.
Au boulot, une collègue est arrivée avec du (faux) sang partout et une fausse hache. Celle qui partage son bureau est mystérieusement absente aujourd'hui, nous soupçonnons un meurtre immonde.
Une autre collègue m'a envoyé ce lien me permettant de Creuser ma citrouille. Si comme moi vous avez un peu de temps à perdre et avez envie de laisser s'exprimer votre esprit artistique...
Une fois n'est pas coutume, cette année, j'ai organisé une petite festivité pour Halloween; nous avons redécoré la maison avec des lanternes, toiles d'araignée, bougies et faux animaux visqueux. Nous avons eu l'honneur de passer la soirée avec quelques sorcières, un alien, Frankenstein, un homard de Noël, un squelette, la mort, une vampire, un pècheur, une décapitée et quelques tarentules géantes.
Voici une photo qui aurait dû être mignonne si cela n'avait été le serpent-bonbon qu'ils sont en train de partager...La nourriture était aussi dans le thème: Monster Munch, soupe de potiron, jelly avec des souris/vers à l'intérieur, dents de vampire, etc... Mais ça me fait bizarre de raconter mes propres fêtes, Strepy le fait d'habitude mieux que moi. Lien à suivre, bientôt je n'en doute pas, n'est-ce pas Strepy. Edit: c'est fait.
Allez je m'en vais voler des bonbons à des personnes innocentes.

Sunday, October 28, 2007

Le boulot, c'est la mort du blog
Il y a des gens qui arrivent à combiner blog et boulot. Des superhéros de la vie moderne qui passent leur journée devant leur PC, qui rentrent, et passent leur soirée... devant leur PC. Ou bien des gens qui se sentent suffisamment inspirés que pour écrire pendant leurs heures de travail.
Mais comme le dit si laconiquement mon titre, c'est quelque chose que je n'arrive pas à faire. Disons que proofreader une fiche technique en y ajoutant des <> ou des <> ne réveille pas en moi mon génie littéraire. Forcément, le blog s'en ressent, et je m'en excuse à mes fidèles lecteurs: ce n'est que temporaire.
Je n'avais jamais réalisé à quel point un job pouvait être prenant. Je passe mes heures de travail à planifier mes heures de loisir, et je passe mes heures de loisir à penser à mes heures de travail. A l'instant par exemple, je suis en train de me dire que c'est dimanche, et que lundi je dois retourner faire des tags html. Et ça ne me donne même pas envie d'aller dormir, même si je suis fatiguée, parce que je sais ce qui m'attend au réveil. J'ai reçu mes points de la LSE comme j'aurais reçu les minutes d'une réunion. Lorsque les gens me félicitaient, j'étais la seule à ne pas partager leur joie. Je n'arrive plus à me sentir enthousiasmée par rien, je suis juste fatiguée de tout. Mon niveau d'ennui et d'angoisse déborde sur toutes mes autres émotions.
J'avais imaginé la sortie de l'université sous beaucoup d'angles mais pas sous celui-là. Je n'aurais jamais pensé qu'il serait si difficile de trouver du travail... Si difficile de trouver quelque chose que j'aime bien faire, si difficile de savoir ce que je veux faire. Je suis à ce stage IT/Web parce que je n'ai trouvé rien d'autre. J'entend toute la journée les "tout le monde doit passer par là", même si je sais pertinemment bien que cela ne me mènera nulle part.
"Chaque boulot a une partie ennuyeuse" m'a dit un collègue de travail. "J'aime mon travail, même si j'estime la partie chi*nte à 30% de ce que je fais". Oui, mais est-ce normal que pour moi, la partie chi*nte soit à 90%, dans le seul but de faire diminuer cette proportion chez mon maître de stage?
J'ai donc donné ma démission pour fin novembre.
Et je dois dire que même si je déteste ce boulot, je me sens très coupable de le quitter. Tout d'abord à cause de la réaction que cela a suscité au travail quand je l'ai annoncé, mais surtout parce que je ne sais pas ce qui viendra après. Même si je n'aimais pas la raison pour laquelle je me lèvais tous les matins, il y avait au moins une raison.
Depuis que j'ai terminé mes études, je n'arrive jamais à imaginer de quoi mes journées seront faites un mois plus tard. C'est angoissant, et surtout, c'est usant.

Friday, October 26, 2007

Le stage c'est la santé.
Aujourd'hui on m'a assignée une tâche particulièrement passionnante. Je dois aller trouver de la data qui n'a pas été publiée sur la database online, checker pourquoi elle n'a pas été publiée et fixer le problème. Problème qui, bien souvent, se résume au fait que la data avait été publiée ailleurs. Et une fois que ça c'est fait, je dois proofreader le truc avant de le publier.
Voilà.
Le problème c'est que c'est pour une database qui parle de TRANSPORT.
Et dans une database qui parle de transport, on trouve des trucs comme ça:

As far as the aircraft wing is concerned, testing at the flight Reynolds number provides the opportunity to reduce the weight of the wing as the profile thickness can be increased at the rear spar position, due to the thinner boundary layer and its high potential to act against adverse pressure gradients. The profiles can be optimised and tested in the Re-range occurring for the aircraft. There is no need to design wings for lower Reynolds numbers because of the constraints of conventional wind tunnels.

Et nom d'un a href j'en ai rien à battre de savoir quel type d'hélice utiliser dans quel type d'avion ou en quel polymère on va faire les hublots!!!!!

Mais avant cela on m'avait assigné une autre tâche passionnante. On m'a fait uploader de l'information sur un site web en TCHEQUE.

Et un site web en tchèque ça ressemble à ceci:
Další informace o projektech a strategiích
Projekty dopravního výzkumu hrají důležitou roli v podpoře rozvoje strategií.
Výsledky výzkumných projektů jsou analyzovány podle 30 dopravních témat. Dopady strategií projektů jsou analyzovány a shrnuty do tematických výzkumných přehledů. Jakmile jsou výsledky ukončených evropských i národních výzkumných projektů k dispozici, jsou tyto přehledy aktualizovány.
J'ai entendu par des bruits de couloirs que mon maître de stage, un hongrois chétif à l'humour douteux, est en train d'ourdir le projet de se débarrasser via ma personne de l'update d'un site web en PORTUGAIS.
Je ne tiens plus. Je relis dans mon contrat cette petite clause intitulée:
"Le stage doit permettre au stagiaire d'acquérir certaines connaissances et aptitudes" et je me dis... La démission n'est pas loin.
Elle est même assez proche du moment où je toucherai mon premier salaire.
Et ça, Dieu seul sait quand ça sera.

Tuesday, October 23, 2007

Bibil a un Merit
Voilà c'est dit, j'ai reçu mes résultats provisoires de la LSE et ma foi, c'est fort bon. 66% de moyenne, et aucune note en dessous de 64%. Bon ça surprend quand on lit ça comme ça, mais quand on sait qu'on passe à 40% et que très peu de gens font au dessus de 65%... Personnellement je visais 63%.
Ma grand-mère était décédée le week-end avant ma semaine d'examens et je m'étais décidée à faire tout mon possible en souvenir d'elle...
Et puis vous vous souvenez cet examen qui n'avait pas été? Celui où j'avais répondu à une question dont je n'avais pas compris le sens (celle du "real estate"), que j'avais foiré et qui allait descendre toute ma moyenne? Et bien je n'y comprend rien... J'ai une distinction. Au dessus de la note maximale.
Mon hypothèse est que la prof nous a rajouté des points parce qu'on était tous trop mauvais.
La vie est un long flux RSS tranquille
Le stage. Il y a des stages qui ressemblent à des vrais jobs, avec des responsabilités et tout, et des stages qui ressemblent à du boulot étudiant d'été. Mon stage avec l'ONG anti-raciste était de la première catégorie. Ce stage-ci est définitivement de la deuxième.
On me donne des petits trucs à faire, qui ne durent jamais plus qu'une journée, et ces petits trucs sont en général chiants et n'ont rien à voir avec mes qualifications.
Mais c'est ça, le stage, aussi.
Pourquoi je trouve pas un vrai job? Me dit-on. Haha. Le doux monde de la compétition européenne. Voici un email que j'ai reçu aujourd'hui, par exemple:

Dear Sybille,Thank you for your interest in ******* Internship
position. We received over 300 applications for the position. I am sorry to
advise that your application was unsuccessful. ******* wishes you all the best in
your future career.

Aujourd'hui, mon maître de stage m'a donné du boulot en me disant: "C'est ce que la stagiaire précédente a refusé de faire".
Aaaah je vous jure.
Y a des jours où je préférerais être chômeuse (en tous cas j'y serais mieux payée).

Wednesday, October 17, 2007

L'exploit sportif de Bibil
Regardez bien là. Vous me voyez en train de courir. Avec un numéro, sponsorisée par ING et par la boite où je travaille. Et je ne cours pas seule, parce que... Parce que j'ai participé au
*Marathon de Bruxelles*
Si, c'est vrai.
Oh, hé, si je dis que c'est vrai, je ne vais pas vous mentir non plus.
Oui, je vous assure que cette photo n'est pas truquée.
Mais je vous calme tout de suite: je n'ai courru que 5 km, le parcours appelé de façon humiliante le "mini-marathon", qui m'a quand même donné de sérieuses courbatures. J'ai fait un temps de 25'15", ce qui m'a fait arriver en 406e position. Sur 600, mais ça personne n'a besoin de le savoir.
Dire qu'il fut un temps où je courais une demie-heure à une heure par jour. J'étais devenu accroc au sport, je ne pouvais plus m'en passer, un peu comme maintenant le sucre ou Friends. C'était il y a deux ans, et mine de rien, j'ai vachement perdu ma foulée.
Et j'ai là une petite prise de position à exprimer.
< div= "prise de position">Le sport, c'est libérateur. C'est un moyen d'évacuer le stress. La frustration de mon boulot, de me casser les yeux à faire du code html toute la journée, sans vraiment savoir ce que je veux faire de ma vie. Contre cela, les endorphines sont mes amies.
Dans endorphines, il y a "endort" et "fine".
Pour mieux faire passer ce jeu de mots vaseux, je vais terminer sur une petite référence cinématographique (qui fera rire ceux qui connaissent, qui me fera passer un grand moment de solitude pour ceux qui connaissent pas):
"Sport produces endorphines. Endorphines make people happy. Happy people don't
kill their husbands".
Le prix de l'excellence à celui qui trouve de quel film j'ai tiré cela. Ce qui me fait penser que je dois toujours un cadeau kitsch à F-Red, je l'ai à côté de mon ordinateur, il faut juste que je produise des endorphines jusqu'à la poste.