Sunday, December 29, 2013

Les amis, j'ai une annonce à faire

J'ai fini mon chapitre deux. Oui, ce fameux chapitre deux que vous attendez depuis le mois de juin! Qui a fait plus de 150 pages, mais qui en fait à présent 123 avec graphiques, pour un total de 48,928 mots. Ce que vous voyez ci-dessus, c'est le dossier "chapitre deux" qui a été, ma foi, très fortement alimenté.
Je ne suis pas peu fière.
D'ailleurs si vous pouviez lire ce post en vous imaginant une lumière céleste et des chérubins chantant le miracle de Noël, cela m'arrangerait.
Allez, plus que deux chapitres, le trois et le quatre. Puis l'introduction et la conclusion et un chapitre législatif sur la libre circulation des travailleurs et un autre sur toutes les théories qui feront que ma thèse fera avancer la Science.
Et bonne année hein!

Saturday, December 28, 2013

La nuit, tous les châssis gris

Je termine cette année sur une note d'optimisme en vous annonçant que mon bâtiment est officiellement fermé! Les murs sont faits, le toit est fait, les châssis sont placés, la façade avant a même été isolée de l'intérieur et repeinte de l'extérieur, et on a même commencé l'électricité. Bref, ça avance.
Voici quelques photos:
Ma pièce du rez-de-chaussée, ancienne zone sinistrée où s'étalaient auparavant des miettes de béton pourri venant de la chape en décomposition juste au dessus.
Travaux de rénovation
Ma cuisine (oui bon on n'a pas osé commander le châssis prématurément mais remarquez la future hauteur de celui-ci - big love! Vaisselle with a view!)
Travaux de rénovation
Ma pièce du premier étage, futur salon/bibliothèque
Travaux de rénovation
Ma salle de bain (avec de grands châssis pour montrer mon anatomie aux paparazzis)
Travaux de rénovation
Et enfin, une coupole! On ne le dirait pas comme ça mais elle est gi-gan-tesque. Et vous pouvez pas la même occasion constater que le voisin a été autorisé par l'urbanisme à avoir un troisième étage sous un toit en pente, mais moi pas. En même temps j'avais déjà assez agrandi comme ça...
Après il parait qu'on entre dans la partie un peu plus technique où on a l'impression que rien n'a été fait mais en fait si, c'est juste que les changements sont moins spectaculaires... A ce rythme-là c'est fini en avril!
(Pour ma thèse, par contre, il va falloir attendre encore un peu).

Wednesday, December 25, 2013

Merry Christmas!

Et que de mieux pour vous le souhaiter qu'une série de photos prises à Londres?
Ho Ho Ho!
Christmas in London
Christmas in London
Christmas in London
Christmas in London
Christmas in London
Christmas in London
Christmas in London 
Et après toutes ces belles décorations d'ambiance, Dgé et moi avons décidé de faire nos propres décorations chez notre généreux hôte en son absence temporaire.
Christmas in London
Christmas in London
Christmas in London
Christmas in London 
Et comme il y a deux nouveaux teckels qui vont arriver dans la famille, ben...
Christmas in London

Monday, December 23, 2013

Vous voulez voir un truc impressionnant?

Ceci est l'armoire à confitures de mon père. (Oui, c'est un casier de la cave à vin réaménagé avec une planche de bois). On pourrait croire à première vue qu'il fait des confitures en quantités impressionnantes. Détrompez-vous: il n'y a que cinq à dix pots par confiture différente. 
Si vous vous le demandez, oui, la plupart sont issues de fruits et légumes du jardin. Et en effet, ça en fait des quantités de sucre...

Saturday, December 21, 2013

Oh, des cadeaux teckels

Cette année, j'ai reçu des cadeaux à thème... Merci les gens!
J'ai d'abord reçu un bol Knacki

Celui-ci c'est Eliane qui l'a fait, allez voir son site
Sinon, une ardoise en forme de teckel


Fort ressemblant à en croire le réflexe immédiat de Knacki d'aller lui checker le, enfin, restons polis.
Et enfin des portes-couverts teckels!

Ils inaugureront ma future maison... Plus que quelques mois à attendre les amis!

Thursday, December 19, 2013

Marmelades

Et enfin, voici un dernier post "spécial edible gifts à savoir confitures" sur de la marmelade... J'avoue que j'ai peu de leçons à donner à ce sujet: ma première tentative est devenue du caramel de façon inattendue (j'ai dû tout jeter), ma seconde est devenue tellement gélifiée que je me vois contrainte de la recycler dans de la dinde de Noël en espérant que l'ajout de vin blanc délayera un peu la chose, et la troisième tentative, ben... Disons qu'après mûre réflexion cela terminera quand même en cadeau de Noël, mais avec un general disclaimer. Attention donc, si vous êtes dans l'urgence et que vous ne pouvez pas vous permettre de rater la chose, optez pour une autre recette. Si néanmoins vous aimez la beauté du challenge et de l'expérimentation, et que de toutes façons vous ne pouvez pas rester sur un échec, voici donc pour vos beaux yeux:
(Recettes prises de ce livre) (Vous aurez vite compris qu'en fait c'est là mon seul livre de confitures)

Gelée de clémentines
Confitures
(Ou de mandarines si vous préférez)
Ingrédients
- 1,5 kg de clémentines
- 1kg de sucre gélifiant
- 5gr d'agar-agar
(Perso je pense que l'erreur de cette recette c'est soit le sucre gélifiant, soit l'ajout d'agar-agar, mais autant vous dire que ce truc gélifie à une vitesse surprenante, et brûle encore plus vite. Essayez avec du sucre normal...)

Recette
- Prélevez le zeste de deux clémentines. Si elles ne sont pas bio, prenez les zestes de vos oranges bio que vous utilisez pour vous faire des jus frais au petit déjeuner, parce que vous êtes des bobos accomplis, ou bien vous pouvez tout aussi bien skipper cette étape parce que c'est du snobisme de toutes façons.
- Pressez les clémentines. Filtrez le jus dans un torchon propre ou un filtre à café (ou faites comme moi et ne le filtrez pas, bon d'accord du coup ça n'a plus le droit de s'appeler une gelée, dans ce cas appelez-le marmelade et on n'en parle plus. Oh bon d'accord il doit y avoir de la peau dans de la marmelade, alors dites juste confiture. Comment ça on ne dit pas confiture quand il s'agit d'agrumes?).
- Portez le jus à ébullition avec le sucre et maintenez l'ébullition pendant 15 minutes en touillant allègrement.
- Délayez l'agar-agar dans une louche de jus et ajoutez-le. Baissez le feu et faites cuire à frémissements en faisant le test de l'assiette froide toutes les deux minutes.
- Versez dans des pots stérilisés.
Autant vous prévenir: à ma première tentative, j'ai brûlé la gelée à la minute 12. Mais c'est parce que j'avais ajouté de la pectine au sucre parce que je n'avais pas de sucre gélifiant. A ma seconde tentative, j'ai ajouté du sucre normal. J'ai eu le temps de regarder tout un reportage Arte sur Willy Brandt en touillant sans que rien ne se passe, alors j'ai craqué et j'ai rajouté de la pectine en dernière minute. Je n'aurais pas dû. En fait ce n'est pas parce qu'on n'a pas l'impression qu'il ne se passe rien qu'il ne se passe effectivement rien. J'aurais mieux fait de prendre le risque qu'elle soit trop liquide, je suis certaine qu'elle se serait solidifiée par après.
Mais à que cela ne tienne! Elle reste comestible, elle n'a juste pas la consistance idéale, donc paf! cadeau de Noël en prévenant que ça a "beaucoup gélifié", que ça vous plaise ou non. De toutes façons ne dit-on pas que c'est l'intention qui compte?

Marmelade d'oranges giroflées
Confitures
La couleur un peu trop foncée de la marmelade sur la photo vous donnera tout de suite l'indication que je l'ai ratée, mais ce n'est pas grave, car je vais vous dire où j'ai fait mon erreur et vous pourrez apprendre de mon cas.
Ingrédients:
- 1 kg d'oranges bio
- 1 cac de clous de girofle (notez que si ça vous frustre trop de devoir les jeter après vous pouvez remplacer par des clous de girofle en poudre, mais alors allez-y mollo avec les doses)
- 2,5 kg de sucre de canne blond
Alors, déjà, là, vous avez pu voir que ce n'est pas light, car si on dit généralement 1 kilo de sucre pour 1 kilo de fruits, vous verrez immédiatement dans les quantités de cette recette qu'on fait carrément péter le calorimètre. Mais soit.

Recette:
- Epluchez les oranges lavées et conservez la peau. Coupez les quartiers en morceau et récupérez les pépins. L'occasion de constater que les oranges à jus bio que vous achetez n'ont pas de pépins, et ça, c'est bizarre.
- Mettez les pépins dans une petite gaze ou un filet (ou un filtre à thé si vous êtes comme moi) et faites de même avec les clous de girofle.
- Emincez très finement la peau des oranges et placez-les dans un plat avec les morceaux et les filets. Couvrez et laisser mariner 24 heures. A ce stade, l'ami lecteur aura compris que le but est d'enclencher le processus de gélification et qu'il serait donc une ENORME erreur de rajouter de la pectine par après. Hein.
- Le lendemain, retirez le filet pépins-clous de girofles et mettez la marinade dans une marmite ou une bassine à confiture.
- Couvrez avec deux litres d'eau dans une très grande marmite et laissez cuire à petits bouillons pendant 2 heures. Les plus avertis d'entre vous auront remarqué que le processus de gélification a bel et bien commencé à la fin de ces deux heures et qu'il serait une énorme erreur de rajouter de la pectine, si je puis bien insister sur ce point, car c'est vraiment frustrant au bout de tout ce temps de cuisson de rater son coup.
Confitures
(La casserole ci-dessus est beaucoup trop petite, et si vous vous demandez, oui ça a débordé).
- Ajoutez le sucre d'un seul coup, remuez et laissez cuire à gros bouillons en faisant le test de l'assiette froide toutes les 5 minutes. La recette dit qu'il faut 15 minutes. Personnellement au bout de 6 minutes j'ai commencé à stresser et j'aurais dû sortir le truc du feu dès ce moment-là parce que cela commençait à virer "premier test de gelée de clémentine", cad du caramel, surtout avec la pectine (que vous n'avez pas rajoutée) en plus. Mais j'ai insisté et j'ai laissé trop cuire. Bref. Attention à la cuisson, mieux vaut pécher de prudence et rapporter le mélange à ébullition s'il n'a pas pris.
- Versez dans des bocaux stérilisés, retournez pendant deux heures puis conservez à la cave.
Si jamais vous ratez votre coup, ne vous sentez pas abattus! Sachez qu'il existe un tas de recettes festives qui utilisent de la marmelade d'oranges, comme le canard à l'orange, la dinde à l'orange, le faisan à l'orange, ou autres velues volailles. A l'orange. Faites fondre votre marmelade dans du brandy, ou dans du vin blanc, et vous avez une sauce.
Evidemment si vous avez obtenu du caramel, il n'y a rien à faire, vous ne pourrez rien récupérer, et il faut vous résoudre à jeter rapidement avant qu'il ne solidifie dans votre poêle. Vous vous rappellerez de ce moment de douleur au moment de relire le chapitre deux de votre thèse et de couper 5 pages dans votre partie sur le Parlement européen que vous avez mis une semaine à rédiger mais qui en fait n'ajoutent rien à votre argument.
Bon weekend, je vous le souhaite festif!

Tuesday, December 17, 2013

Christmas Jam

S'il y a bien une confiture que vous pouvez vous permettre d'offrir à Noël, c'est bien celle-ci! Ho Ho Ho, Jingle Bells, Rudolph with your nose so bright, won't you guide my sleigh tonight, etc, etc.
Bref.
Confitures
Ma recette a été celle-ci mais je trouve que j'aurais pu y ajouter quelques adaptations parce que bon, le temps de cuisson des cranberries est fort différent de celui des fraises, la pectine ne prend pas alors que dans les autres recettes elle prend justement trop, et à la fin ça donne quelques petites frayeurs. Libre à vous de suivre la recette sur mon lien.
Sinon, je dirais, donc:

Ingrédients
- Un paquet de 320gr de cranberries (mais oui, vous savez, ceux qui sont soudainement apparus dans votre supermarché à côté des marrons au micro-onde)
- 2 oranges bio, dont vous allez garder les quartiers (épépinés), ainsi que les zestes
- Un paquet de 500gr de fraises surgelées
- 1 càc clous de girofles en poudre (allez-y mollo)
- 2 càs cannelle (pour moi il n'y en a jamais assez, mais c'est personnel)
- 1 kilo de sucre
- 200 ml d'eau
- de la pectine (mais oui, vous m'avez entendu dire le mot! J'avoue que j'ai hésité, il y avait de l'orange dans la recette et pour moi ça devait suffire, mais vu le résultat finalement j'ai bien fait)
Confitures

Recette
Option 1. Si vous avez le temps: passez les quartiers d'oranges, cranberries, fraises, zestes d'oranges, clous de girofle, et cannelle au blender, jusqu'à obtenir des morceaux mais pas une purée. Ajoutez le sucre et laissez reposer pendant une nuit (pour enclencher le processus de gélification par l'interaction oranges et sucre).

Option 2. Si vous n'avez pas le temps: faites bouillir les cranberries dans de l'eau jusqu'à ce qu'elles atteignent la consistance d'une sauce. Puis, ajoutez quartiers d'orange, fraises, zestes d'oranges, clous de girofle et cannelle. Passez au blender, jusqu'à obtenir des morceaux mais pas une purée. Ajoutez le sucre.
Ensuite:

- Dans une grande casserole (au moins deux fois le volume que vous pensez nécessaire, si si vous verrez), mélangez votre mixture bizarre avec de l'eau et portez à ébullition. Attention, le fond de la casserole peut très facilement brûler! Mais je ne dis pas ça par expérience, et surtout pas avec une des casseroles que Maman aime bien.
- Ajoutez la pectine et faites bouillir joyeusement en touillant dedans, en en mettant partout dans votre cuisine et en vous brûlant les mains parce que, inconscients que vous êtes, vous n'avez pas mis de maniques.
- La recette originale dit qu'il ne faut que trois minutes pour que le mélange prenne, mais c'est un mensonge! Moi j'ai attendu 14 minutes exactement. Je vous conseille le test de l'assiette froide pour déterminer la chose.
- Mettez ensuite la confiture dans des bocaux stérilisés. Ecrivez "Christmas Jam" dessus et paf! Jingle Bells power.
Note: vous pouvez aussi en laisser dans un petit bol pour goûter après.Vous ne le regretterez pas.
Joyeux Noël hein! Over the fields we go, laughing all the way!

Sunday, December 15, 2013

Confitures

Il paraitrait que la tendance, cette année, est à offrir des petits paniers de "edible gifts". Pinterest en déborde, et j'en entends plusieurs qui ne sont pas restés insensibles devant tant de choix et d'images appétissantes... Cette année j'ai donc fait plusieurs confitures pour combler les nombreuses chaussettes de Noël des membres de la famille! Combiné avec un peu de granola, du limoncello ou encore quelques biscuits, vous pourrez officiellement entrer en compétition avec Bree van de Kamp
Confitures
Alors, deux ou trois commentaires dérivés de ma brève expérience de confiturière:
1. Oui, une confiture, ça peut brûler, aussi incroyable que cela puisse paraitre. Vous avez par exemple sous les yeux une marmelade devenue caramel aux agrumes. C'est assez frustrant quand vous venez de vous démener sur votre recette et que tout est à jeter à la poubelle. (Ceci dit je remarque que la confiture aura beaucoup plus tendance à brûler avec des agrumes qu'avec d'autres fruits).
Confitures
2. Allez-y mollo avec la pectine. La pectine, c'est essentiel pour gélifier des confitures à base de fruits qui n'en ont pas. Mais dès que vous avez des pommes ou des agrumes dans votre recette, ne fut-ce que du jus de citron, et que cette recette vous conseille de faire macérer les fruits avec le sucre pendant une nuit pour déjà entamer le processus, mon conseil est de ne pas rajouter de pectine quand vous êtes frustrés parce que cela je gélifie pas assez vite. Croyez-moi. Mieux vaut pas assez gélifié que trop. Surtout quand ça gélifie tellement que vous ne pouvez plus sortir la confiture du pot.
3. Les temps de cuisson sur une recette sont indicatifs. Je pense par exemple que les taques de cuisson de mes parents sont beaucoup plus performantes que la moyenne (voir point numéro un). Pour estimer le niveau de cuisson d'une confiture, rien ne vaut le test de l'assiette froide: mettez une petite assiette (ou une soucoupe si vous vous sentez rebelles) dans votre surgélateur et sortez-la juste avant de commencer la cuisson. De temps à autres mettez un peu de votre mélange dessus. Le mélange va refroidir instantanément et vous verrez tout de suite si c'est en train de gélifier ou pas. Parce qu'une confiture peut ne pas du tout avoir l'air de gélifier quand elle est à ébullition alors que quand elle refroidira elle sera parfaite...
4. Ne lésinez pas sur le sucre. Alors oui, on est d'accord, 1 kilo de sucre pour 1 kilo de fruits, qui en soi sont déjà sucrés, c'est beaucoup. Mais si vous décidez de couper sur le sucre vous allez rater votre recette. Le mieux est de classer mentalement les confitures dans la catégorie "aliments qui ne sont réussis que quand on les noie dans le sucre", avec les cupcakes et les sirops. Et d'en tenir compte quand vous en mangerez.
5. Prenez une casserole qui fait au moins deux fois le volume de votre mélange. Vous serez surpris de voir à quel point ça monte vite quand ça bout. Munissez-vous aussi d'un tablier et de maniques, croyez-moi on peut bien se faire brûler par une projection de confiture à ébullition. 
6. Pensez à stériliser vos bocaux avant de vous lancer dans la confiture: la confiture est généralement prête beaucoup plus vite que ledit bocal. Nous ce qu'on fait c'est qu'on met les bocaux au lave-vaisselle, puis ensuite on les ferme, et quand on veut les utiliser on les repasse au four à vapeur - mais ça c'est pour ceux qui ont un four à vapeur. Désolée hein, il fallait faire des travaux chez vous Ha ha... Hum).
Confitures
Vous êtes prêts? Bon. Alors commençons...

Chilli Jam
Confiture de piments, pour les non-anglophones d'entre nous. Il s'agit en réalité plus d'un condiment que d'une vraie confiture. Privilégiez les petits pots parce que ce n'est pas si facile que ça de manger des piments en gelée à la petite cuillère...
Confitures
Pour ça j'ai suivi une recette de Nigella Lawson, très simple et pas mal du tout. Certaines autres recettes vous diront d'utiliser des tomates. Faites comme vous voulez. Celle-ci est pas mal aussi du point de vue aspect: en fait c'est vraiment une gelée de piments que vous avez là, avec quelques morceaux par-ci par-là... D'où l'importance du poivron rouge pour que tout ce que vous ayez en bouche ne soit pas que du piment non plus!
Confiture
J'ai utilisé des piments du jardin de mon père, donc ils sont super bio. Je ne sais pas ce que valent les piments de supermarchés point de vue pesticides mais je suis d'accord que vu les quantités impliquées, vous n'avez peut-être juste pas le choix...
Continuons, voulez-vous.

Confiture poires-gingembre
Confitures
C'est une recette qui me vient de ce livre-ci. Attention, elle demande de laisser les fruits macérer pendant 24 heures, il faut s'y prendre à l'avance.
Ingrédients:
- 1 kilo de poires
- 2 pommes
- 1 morceau de gingembre frais
- 10 cl de jus de citron (ça fait plus ou moins deux citrons)
- 700 gr de sucre
Recette:
- Pelez, épépinez et coupez en morceaux les poires et les pommes.
- Pelez le morceau de gingembre
- Faites mariner les fruits avec le gingembre, le jus de citron et le sucre pendant 24 heures. Le but est d'entamer le processus de gélification par l'interaction entre le jus de citron (acide) et le sucre (des fruits et ajouté). Surtout ne rajoutez pas de pectine, petits malheureux, et surtout n'utilisez pas de sucre gélifiant.
- 24 heures plus tard, donc (ou 48 heures quand vous êtes comme moi et que vous oubliez le truc dans un coin de votre frigo), Retirez le gingembre, et faites cuire la confiture sur feu vif pendant 15-20 minutes en remuant régulièrement. Utilisez le test de l'assiette froide pour évaluer la cuisson.
- Remplissez des pots stérilisés et conservez-les dans un endroit sec.
- Pour un goût de gingembre plus prononcé, râpez-le et laissez-le dans votre mélange tout au long de la recette.
- Esmé a posté une photo sur facebook de cette confiture avec du pain perdu un dimanche matin. Je pense qu'elle a bien aimé.
Au prochain post, vous aurez une magnifique recette de Christmas Jam (dans le thème!), et les posts suivants, des marmelades... En sachant que j'ai raté mes deux tentatives de marmelades donc que si vous vous lancez là-dedans, gardez à l'esprit que vous pourrez aussi l'utiliser en cuisine, par exemple sur du canard à l'orange, voire dans votre dinde de Noël...

Thursday, December 05, 2013

Homemade Limoncello

Vous aimez jouer au petit chimiste?
Vous trouvez cela très classe, à la fin d'un dîner, de déclarer, "qui veut un petit digestif maison"?
Vous n'êtes pas rebutés par l'aspect très "visite médicale" de cette photo?
Alors cette recette est faite pour vous.

Mais d'abord, un general disclaimer. Les vrais Italiens vous diront qu'il n'y a qu'une seule manière de faire du limoncello, un peu comme certains vous diront qu'il n'y a qu'une seule manière de faire une sauce carbonara. Faire du limoncello à l'italienne implique d'utiliser de l'alcool pur à 95 degrés et de le couper ensuite avec de l'eau. Cependant, il existe aussi une manière américaine de faire la chose, un peu plus facile même si moins authentique. Mais je vous rassure, c'est vachement bon quand même.
Pour faire mon limoncello, j'ai fait un petit combo de toutes les recettes que j'ai trouvées sur internet et qui partent toutes du même principe: faire infuser des zestes de citron dans de la vodka, puis rajouter du sirop (sucre et eau) et enfin filtrer le tout. Pour ce qui est des quantités et du timing, j'ai opté pour la solution suivante, mais c'est loin d'être la seule.

Ingrédients:
- Une bouteille de vodka "100% pure grain", du type de la marque qui se trouve sur la photo.
- 8 à 10 citrons bio
Puis, 3 semaines plus tard:
- 500 gr de sucre
- 500 ml d'eau
Attention, il est important que les citrons soient bio, parce que vous allez en utiliser les zestes, et qu'au moins de pesticides il y a sur vos zestes, au mieux c'est. Par contre, cela ne veut pas dire que les citrons de culture biologiques sont complètement libres de pesticides. C'est pourquoi si vous avez un citronnier chez vous, je dirais que c'est là votre meilleure option.
Mais je digresse.

Préparation
- Récoltez les zestes de vos citrons (ah ça, je vous avais prévenus). Les experts vous diront qu'il est important de récolter le zeste et pas le zist (la partie blanche en dessous du zeste), sinon cela donnera un goût amer. Mais ne paniquez pas si vous n'y parvenez pas.
- Faites mariner lesdits zestes avec votre vodka dans un récipient fermé (par exemple, une bouteille ou un bocal) pendant environ 3 semaines dans un endroit sec et sans lumière. Au bout de quelques heures, la vodka devrait déjà commencer à prendre une belle teinte jaune. Pendant cette longue période, n'oubliez pas d'aller secouer votre récipient à intervalles réguliers (tous les 2-3 jours) pour faciliter le processus. 
Note par rapport au temps d'infusion: la règle des 3 semaines est loin d'être universelle. Vous trouverez de tout sur internet, de 4 jours à 4 semaines. J'aurais tendance à vous dire, vous n'avez plus que 20 jours avant Noël... Et chez moi 20 jours c'était assez, j'aurais même pu faire moins. De toutes façons vous pouvez toujours goûter si vous avez un doute. Avec modération bien sûr...
- 3 semaines plus tard, donc. Faites un sirop avec 500 gr de sucre et 500 ml d'eau. Oui, je suis d'accord, cela fait beaucoup de sucre, sans compter qu'il y a déjà pas mal de sucre dans la vodka; c'est une chose à garder en tête quand on essaie de rentrer dans une robe. Bref, pour faire un sirop c'est très simple: faites chauffer le sucre dans l'eau jusqu'à ce que le sucre soit dissous et que l'eau arrive à ébullition. Puis, laissez refroidir complètement. A vue de nez vous avez au moins une bonne heure devant vous.
- Ajoutez votre sirop à votre mélange zestes/vodka. Ici, certains vous diront de laisser encore reposer 24 heures. C'est ce que j'ai fait, mais si vous n'avez pas le temps, je pense que cette étape n'est pas essentielle.
- Et c'est là qu'intervient le processus que vous voyez si bien illustré sur la photo ci-dessus. Prenez un entonnoir, un filtre a café, et filtrez votre mélange. Attention, cela prend du temps, et vous devrez changer régulièrement de filtre. Personnellement cela m'en a coûté quatre. Mais c'est un moindre sacrifice considérant que vous venez de faire...

DU LIMONCELLO! Tadaaaam! 

Maintenant il ne vous reste plus qu'à le mettre au frais, et à consommer avec modération; parce que mine de rien quand c'est sucré comme ça, on ne sent presque pas que c'est un alcool fort... 
Vous pouvez aussi l'offrir en cadeau de Noël, surtout à une femme enceinte ou à un Italien très attaché à la "seule et unique" recette.

Et sinon vous ne savez pas quoi faire du jus de tous ces citrons que vous avez honteusement privé de leur peau? Et bien... Faites donc une limonade! Pour faire une limonade, personnellement, je fais un sirop que je mélange au jus de citron et que je coupe ensuite copieusement d'eau; mais vous faites comme vous voulez, du moment que le sucre se dissolve.
Et surtout n'oubliez pas que le retour fait aussi partie de la fête, hein!

Sunday, December 01, 2013

Curry!

Voici une recette hyper pratique, impressionnante et relativement budget friendly à faire si vous avez 10+ invités chez vous... (En clair, si vous en avez 20, ou 30, ou même 40 à condition d'avoir un plat approprié). C'est une recette qui peut se préparer la veille au soir. Le jour-même vous n'avez besoin que de 30 minutes, incluant le temps de sortir les boissons du frigo, de préparer l'apéro, d'allumer les bougies, de prendre le temps de répondre à la personne qui vous envoie un SMS à 5 minutes de l'arrivée des invités, et de nourrir les chiens. 
Alors. Vous savez tous que les Merri ont une recette fabuleuse de curry vert et qui est délicieuse et qui comporte un tas d'aliments exotiques... Mais cette recette-ci n'est pas celle-là. Vous organisez une fête en semaine, votre temps est limité et vous ne voulez pas vous déplacer plus loin que votre supermarché. Ce ne sera jamais aussi bon que les Merri, soyons clairs, mais ça impressionnera quand même, surtout si vous invitez des amis dont la notion de curry se limite à saupoudrer un pauvre bout de poulet avec du curry en poudre et à mettre du lait dessus pour donner l'illusion d'une sauce.
Mais soit.
La base de cette recette, c'est de faire une sauce alliant du lait de coco à de la pâte à curry (un bocal de curry concentré, en gros, oui c'est de la triche et alors?) Vérifiez si votre supermarché a ça; si il a, alors vous êtes gagnants. Sinon, au pire, vous pouvez toujours visiter cette page.
Sur la photo ci-dessus, j'ai séparé la coriandre fraiche non cuite pour les femmes enceintes, et les noix de cajou et les oignons jeunes pour ceux qui n'aiment pas (il y en a toujours au moins un). Mais vous pouvez tout mettre dedans aussi.

Curry rouge au poulet et potiron (10 personnes) 
Donc si vous avez bien compris, quand vous avez 20 personnes, vous faites x2

Ingrédients:
Pour la sauce
- 1L de lait de coco
- 1 bocal de pâte à curry rouge concentrée (si vous n'avez que du vert, ben, vous ferez un curry vert).
- gingembre frais (racine, à moins que votre supermarché n'ait aussi du "minced ginger" en bocal)
- 3-4 piments frais (ou plus)
- citronnelle (en bâton, à moins que votre supermarché n'ait aussi du "minced lemongrass" en bocal - ledit supermarché me manquera beaucoup quand je déménagerai)
- coriandre (fraîche ou en surgelé). Oh, hé, vous avez 20 personnes qui arrivent chez vous, ils ne verront pas que vous êtes allés dans le rayon surgelé pour la coriandre, hein.

Pour le contenu
- 1 kg de filet de poulet
- 1/2 potiron (ou 2-3 potimarrons)
Optionnellement:
- 2 aubergines
- 2 raviers de champignons
Mais vous pouvez aussi ajouter les restes de votre frigo. Je suis sûre que des courgettes là-dedans, ou remplacer le poulet par du poisson ou des scampis, ça ne peut qu'être positif.

Pour la déco
- coriandre fraîche
- oignons jeunes
- noix de cajou

(Et n'oubliez pas d'acheter le riz, hein, petits étourdis)

La recette:
Ce qui va vous prendre du temps, c'est de tout découper et de cuire les légumes. La cuisson en elle-même est très rapide. Donc:
A faire la veille
1. Coupez en fins morceaux le poulet, le potiron, les aubergines, les champignons. En morceaux encore plus fins (limite en zestes) le gingembre. Épépinez vos piments et coupez les en très petits morceaux. Vous êtes partis pour minimum une heure ou deux; choisissez un jour où on passe Grey's Anatomy.
2. Cuisez le potiron et les aubergines (perso je les fais à la vapeur, si vous n'avez pas de cuit-vapeur allez tout de suite en acheter un, c'est l'investissement de votre vie.)
A faire le jour-même (ou bien la veille aussi si vous avez peur de manquer de temps, c'est pas très grave si vous réchauffez du reste, on ne le verra pas.)
3. Dans une grande casserole, par exemple celle dans laquelle vous allez servir votre plat (il n'y a pas de honte), faites rissoler poulet et champignons dans une matière grasse quelconque. J'utilise du beurre de coco pressée à froid achetée dans un magasin bio, depuis que j'ai dû faire l'investissement pour le granola, mais de l'huile d'olive fera aussi l'affaire.
4. Quand le poulet est doré, ajoutez tous les ingrédients de la sauce: lait de coco, curry concentré, gingembre, piment, citronnelle, coriandre, et mélangez bien. Ajoutez sel et poivre selon votre goût. Apportez le mélange à ébullition, puis réduisez à feu doux.
5. En attendant, coupez vos oignons jeunes et votre coriandre fraiche pour la déco.
5. Une fois que le poulet vous a l'air plus ou moins cuit (ne badinez pas là-dessus, vous ne voulez pas être cette personne qui a fait "cette fête où tout le monde a été malade après") (Ca m'est déjà arrivé une fois après avoir fait cette recette-ci) (Que j'avais trouvé très bonne) (Mais soit). Une fois le poulet cuit, donc, et que vous pourriez limite déjà vous servir un petit morceau de plat en douce sans que personne ne le remarque, mais je digresse encore, ajoutez les potirons et aubergines (que vous pouvez déjà cuire la veille, si vous vous souvenez bien). Ils n'ont pas besoin de cuire avec le reste, mais juste d'être chauds quand vous servez le plat. Sinon ça fait un peu cloche.
6. Réduisez sur feu très doux et couvrez votre casserole (en gros, c'est juste pour la garder chaude). Puis allez vous occuper de vos invités, buvez trois coupes de champagne et n'ayez plus faim parce que vous avez dégommé le caviar, et revenez donner un petit coup de boost au moment de passer à table.
Ou alors vous avez décidé de faire péter les plateaux traiteurs, dans lequel cas sachez que vous venez de gagner mon respect, et vous savez probablement comment gérer la situation.
7. Le riz! Vous avez oublié le riz!
8. Présentez le plat comme bon vous semble et ajoutez la déco (coriandre, noix de cajou, oignons jeunes...) selon votre bonne intuition. Pour info, sur la photo ci-dessus, j'avais 15 personnes.
C'était fort bon.
Alice est allée se servir un tupperware sans me prévenir et a eu plein de feedback positif de ses collègues.
F. est reparti avec un autre tupperware pour sa femme qui n'avait pu goûter à la chose et en a oublié son pull.
Mes parents en ont remangé en douce vers le coup de 23 heures.
Au bout de cinq jours, comme il en restait encore un petit fond, Danio a eu un repas à thème.

Wednesday, November 27, 2013

Et sinon, Bibil, la thèse?

* Les Résultats du Jeu de l'Amiante sont en ligne *
C'est marrant, il y a comme cela deux questions où les gens sont hésitants quand ils me la posent. La première est "comment vont tes travaux?", et la seconde: "comment va la thèse?" Évidemment, parfois ils mettent les pieds dans le plat, et balancent d'un air consterné, "et quoi c'est pas encore fini?" ou encore, "mais tu n'as pas envie de terminer tout ça?". Comment expliquer, c'est pas comme s'il y avait moyen d'emballer le tout en deux heures. Ou bien il y a aussi ceux qui évitent soigneusement le sujet de peur d'un public display of distress et se faufilent dans une valeur refuge: "comment va Knacki?"; alors qu'ils n'aiment même pas les chiens. Ou encore, "comment va ta vie?" en espérant que la généralisation de cette question englobe le positif comme le négatif, et que je sélectionnerai l'information la plus pertinente.
Mais bref.
Comment va la thèse, donc.
Il serait un euphémisme de dire que le rythme de rédaction a fortement diminué. Pour tout vous dire, après avoir écrit un premier chapitre dans le temps record de dix semaines, je suis coincée sur mon second chapitre depuis mai. Depuis septembre, toutes les semaines j'annonce que cette fois-ci c'est bon, pour le vendredi je l'ai terminé. Ça fait trois mois. Trois mois que j'ai l'impression que je vais bientôt clôturer la chose sur un coup de génie magistral, mais qu'en fait non. J'ai dépassé les 120 pages et je n'ai pas encore fait d'analytique ni inséré des idées originales. Par contre j'ai plein de doublons et de trucs hyper inutiles. Je me dis qu'à la relecture je vais rationaliser tout ça, mais j'ai bien l'impression que ce ne sera pas évident.
Bien entendu, cela irait mieux si je pouvais écrire mieux et pendant plus longtemps. Mais la vérité est, si je parviens à me concentrer réellement pendant une à deux heures par jour, je suis contente. Et ce n'est pas que je ne suis que une à deux heures par jour derrière un écran, non. Parfois je me fais des journées de dix heures pour ce même résultat.
Il y a toujours les excuses: les problèmes que j'ai eus sur mon chantier, et tout ce que je dois encore régler sur le chantier maintenant, les angines à répétition, les weekends et soirées surbookés, les services rendus ça et là, les candidatures à des conférences, les articles que j'essaie de publier en dehors de la thèse, les articles que je dois lire parce qu'ils devraient en toute logique "débloquer mon blocage", ou simplement parce que c'est un concurrent qui vient de publier sur mon sujet, etc etc. Si je veux procrastiner, je n'ai qu'à regarder ma to-do list, elle est kilométrique. Seulement je pense que le vrai problème n'est pas que j'ai un agenda bien rempli. Le problème est dans la fatigue.
Pour le moment je dors entre neuf et dix heures par nuit, et si pour la plupart il s'agit d'un luxe, croyez-moi que je n'arrive pas à faire moins. Je m'endors d'un seul coup comme une pierre qui tombe dans de l'eau, et j'en émerge de la même façon: je suis comme lestée vers le fond de mon lit par le poids de ma fatigue. Je n'entends pas le réveil, ni même l'alarme, je me lève trop tard, trop fatiguée et toute la journée je veux mon lit. Là, il est 16h, j'ai pris deux cafés, une vitamine C, et pourtant, qu'est-ce que je veux mon lit. Le weekend je fais des siestes de quatre heures et je me réveille pire qu'avant, avec le seul résultat d'avoir perdu une après-midi. J'annule plein d'activités pour pouvoir rester chez moi, au final pour ne pas travailler. Se concentrer est difficile. Écrire est difficile. Je laisse passer plein de fautes, je passe ma vie à relire et réagencer des paragraphes, et je n'ai plus aucune idée originale.
Et puis aussi, je doute.
Je doute vraiment que ma thèse puisse apporter une contribution originale à la recherche, que je sois capable de développer une seule théorie dans tout ce fouillis. Je doute que mes arguments soient pertinents, que ce que je dis n'ait pas été dit avant. Je doute que je parvienne à me faire une place dans l'académique, avec tous ces génies hyper passionnés qui maitrisent toutes les théories et n'ont aucune limitation physique au nombre d'heures qu'ils sont capables de travailler d'affilée. Je doute que je parvienne à me faire une place dans les institutions européennes, parce qu'il faut des contacts, et que je n'en ai pas; parce qu'il faut passer le test, et qu'au final je ne suis pas plus intelligente qu'une autre. Je doute que je parvienne à me faire une place dans une autre fonction belge, parce que je ne parle pas le néerlandais. Et aussi, je doute que mon doctorat soit réellement une valeur ajoutée et n'agisse pas plutôt comme un frein dans ma recherche d'emploi.
Ah ça, l'après-thèse. J'ai déjà postulé à quelques postes, et même si je priais intérieurement de ne pas être prise parce que j'étais vraiment trop fatiguée que pour commencer à préparer des cours et déménager en plus de terminer ma thèse, c'est toujours plus une déception qu'un soulagement de se faire refuser. Officiellement, les refus, c'est parce que ma thèse n'est pas encore défendue. Je pense en fait que beaucoup de ces postes ne font d'appel d'offre que pour la forme, alors que le candidat est déjà choisi. 
Bref, la partie n'est pas gagnée, et si je stresse de ne pas avancer dans la rédaction de ma thèse, je stresse aussi de savoir ce que je ferai après. Ou alors je stresse pour mes travaux. Ou pour la taille de cette to-do list qui ne diminue jamais. Alors j'essaie de ne pas y penser, et les jours passent, et cela fait trois mois que je commence la semaine en me disant que je vais boucler ce chapitre, et qu'en fait, non.
Mais la semaine prochaine, je vous le dis, je le termine.

Monday, November 25, 2013

On laisse un chien seul deux minutes, et...

Tellement de choses sur cette image. 
En clair, vous devez y voir Knacki qui est venue piquer dans mon sac ses snacks en peau de buffle, et les mange sur mon lit. L'un comme l'autre sont interdits, tout comme l'accès à ma chambre, comprise dans l'interdiction d'accès à l'étage.
Je me sens comme obligée de vous le raconter, voyez-vous, car je me suis dit que aviez peut-être du mal à vous concentrer sur l'essentiel de ce qui se passe dans cette image. Votre oeil a-t-il été attiré par ce fabuleux coussin teckel? Par les fleurs sur le drap de lit? Par le porte-clé peluche se trouvant dans le sac?
Non? Ah, tant mieux. J'aurais eu peur de votre jugement. 
Pour ma défense, cet incroyable coussin m'a été offert pour mes 30 ans de la part de ma marraine.

Friday, November 22, 2013

Le grand jeu de l'amiante avec Bibil

Oh oui, un jeu! Le principe est simple: je vous demande "amiante" ou "pas amiante" et vous me répondez. Je ne vous donne pas tout de suite les réponses, ce serait trop facile - soyez patients, elles arriveront bien assez vite.
Vous êtes prêts? Je commence par une image relativement explicite:
1. Amiante ou pas amiante?
Ha ha! Vous aurez bien entendu reconnu mon calorifuge! Objet vintage datant des années 50 et auquel personne n'a osé toucher, malgré les changements successifs de chaudières et de canalisations, à croire que... Mais soit.
* Réponse *: amiante, évidemment. 
Allez, continuons.
2. Amiante ou pas amiante? 
Vous avez dans cette photo deux éléments: du vinyle sur carrelage, et de la colle (couleur noire) pour fixer ce vinyle sur le carrelage...
* Réponse *: amiante! Le vinyle, mais aussi la colle sous le vinyle.
3. Amiante ou pas amiante?
Je vous parle des gaines autour des fils électriques. Mais libre à vous de regarder aussi les appuis de fenêtre à l'arrière.
* Réponse *: non, c'est du PVC. Ne soyons pas paranos non plus. (Tout le noir que vous voyez sur le sol, par contre, c'est de l'amiante, voir point numéro deux).
4. Amiante ou pas amiante?
Attention, vous pensez que vous regardez juste de nouveau des conduits électriques, mais vous avez aussi des plaques en métal, là, derrière les plombs et le compteur...
* Réponse *: amiante! Dans la partie appartenant à mon distributeur d'électricité, pas dans la mienne, sinon ce serait trop facile. Et ledit distributeur veut bien désamianter mais seulement si je paie pour. Un nombre à trois chiffres. Pour dévisser une plaque en métal. 
5. Amiante ou pas amiante?
Tout ce toit qui a l'air si bien entretenu...
* Réponse *: il y a beaucoup de trucs dans ce toit, mais pas d'amiante. Par contre il y a des champignons. Pas la mérule. Pas la mérule. Allez, répétez après moi. Pas la mérule, s'il-vous-plait, Grand Saint-Patron du Bâtiment.
6. Amiante ou pas amiante?
A priori on dirait juste une cage d'escaliers (la photo date un peu mais comme ça on distingue encore les différents éléments), mais si vous regardez de plus près vous avez du linoléum, et de la colle sous ce linoléum. Le reste, je l'espère, est en bois, mais qui sait.
* Réponse *: pas d'amiante. Ouf. Parce que bon.
7. Amiante ou pas amiante?
Une photo qui date, de nouveau, pour vous montrer plein de types de carrelages différents, tous d'époque, évidemment, sinon ce ne serait pas drôle.
* Réponse *: On ne le saura jamais. Mon précédent entrepreneur a tout fait évacuer. A priori sur base de photo ils devraient être ok, mais j'aurais aimé faire tester par précaution.
Alors, ami lecteur, as-tu pu déceler l'amianté du non-amianté?

Tuesday, November 19, 2013

Murs, mûrs, mûres.

Dites-moi, il me semblerait bien que tout ceci commence à prendre forme... Le moment est à l'installation de la structure bois de mon extension!
Travaux de rénovation
Ouh, dites, on a déjà atteint les limites du recul de mon appareil photo, c'est dire si je n'ai pas laissé beaucoup de jardin dans cette affaire.
Voici, devant vos yeux ébahis, un futur salon/bibliothèque.
Travaux de rénovation
Une future salle de douche (et actuellement les WC du chantier, par la porte blanche)
Travaux de rénovation
Travaux de rénovation
Et Knacki qui défie le terrain de la commune depuis la limite de mon terrain personnel.
Travaux de rénovation
La suite des festivités, c'est de mettre de l'isolant, fermer les murs, puis mettre les châssis et faire le toit, et hop! Fermé pour "l'hiver". Sauf que dans ce plan l'hiver arrivait en décembre. Ha. Haha. Hu. Hum.

Friday, November 15, 2013

Granola

Dimanche j'ai tenté ma première recette de granola.
Du granola, pour ceux qui ne le savent pas, est (définition wikipedia) un mélange d'avoine, d'amandes et de miel apparenté au muesli. Le tout peut être utilisé comme accompagnement de yogourt ou comme céréale matinale. Il peut aussi être cuit et présenté sous forme de tablettes. On peut ajouter des fruits secs à la recette de base. En France, on parle plus souvent de céréales croustillantes.
Et au Québec, on parle de "granola" pour désigner les personnes qui en mangent, à savoir des bobos remplis de convictions écologiques.
Bref.
Il y a beaucoup de recettes de granola différentes. Ma mère en utilise une à base de miel et de noix de coco. Les Merri ont une recette secrète à base de noix de pécans. J'en ai utilisée une à base de pâte de sésame. La recette originale est ici, mais comme je vous aime, voici en version "ce qu'on trouve à Bruxelles" (ce qui implique de vous rendre dans un magasin bio pour la pâte de sésame au moins, et pour tous les ingrédients si votre budget le permet):

Ingrédients
 1. Céréales:
- Obligatoire: 400gr de flocons d'avoine
- Facultatifs (en magasin bio): flocons de millet, amarante. Note: mon intuition profonde est que l'amarante doit être cuite avant, parce que c'était quand même très crunchy quand je l'ai insérée crue dans le mix.

2. Noix et graines:
- Obligatoire: 250 gr d'amandes sans peau
- Facultatif: graines de courge, graines de tournesol, noix de pécan, graines de lin (tout ça se trouve au supermarché dans votre rayon noix)

3. Mélange de gras et de sucres (mais sains, bien entendu, sinon ce ne serait pas une recette de bobos bios) qui fait tenir le tout ensemble:
- 3 bananes, si possible bien mûres
- deux bonnes cuillères à soupe de Tahin (c'est de la pâte de sésame, magasin bio)
- une cuillère à soupe d'huile de coco (attention pas du lait de coco! L'huile de coco pressée à froid se trouve dans les magasins bio, et peut d'ailleurs pour votre bonne instruction s'utiliser comme alternative au beurre et à l'huile dans la cuisson des plats, et apparemment c'est meilleur pour la santé et pour la peau).
- trois cuillères à soupe de sirop d'érable (ou miel, ou sirop d'agave, enfin il vous faut un truc pour sucrer le tout sinon c'est infect)
- une pincée de cannelle

Instructions

1. Préchauffez votre four à 180 degrés
2. Mélangez les céréales (1), noix et graines (2) dans un bol
3. Faites une purée des produits gras et sucrés (3), soit avec un blender, soit avec un presse-purée, soit si vous êtes vraiment des désemparés de l'ustensile de cuisine avec le dos d'une fourchette.
4. La suite est assez simple à deviner: incorporez le mélange liquide de sucre/gras au mélange sec céréales-noix. Note: si votre mélange vous semble trop dominé par le sucré/gras, n'hésitez pas à rajouter des céréales. Parce que oui, vous avez le droit de goûter.
5. Sur une plaque recouverte de papier cuisson (ou alternative), disposez votre composition de manière à ce qu'elle soit la plus étalée possible.
6. Cuisez pendant 15 minutes, puis sortez, mélangez bien (sinon vous aurez une sorte d'énorme barre de céréale incassable qui recouvre toute votre plaque), et cuisez encore pendant 10-15 minutes jusqu'à ce que le mélange soit bien doré
7. Laissez refroidir complètement le granola avant de le mettre dans une boite à température ambiante.
8. Ma façon préférée de le manger est dans du yaourt. Mais vous pouvez le manger aussi comme ça ou dans du lait, ou si vous tenez vraiment à poursuivre un trip ultime du bio bobo, dans du lait d'amande ou lait de riz (perso je m'en tiens au yaourt).

Bon petit déjeuner à tous!

Sunday, November 10, 2013

Mac and Cheese à l'huile de truffe (ce titre est immoral à tellement de niveaux)

Et non, ce n'est pas une recette de Jamie Oliver que je vais vous balancer, mais une adaptation d'une recette trouvée sur Epicurious. Si vous vous rendez sur ce lien (vers un site américain), vous constaterez que, ironie du sort, la recette originale est catégorisée en "superfood". Mais évidemment! Il y a des légumes et deux trois trucs vaguement réputés comme coupe-faim, que demander de plus? Vous y trouverez même les mots "fat-fighting" et "hunger-beating proteins". Venant du pays qui considère la pizza comme un légume dans la cantine des écoles, on ne serait pas surpris. Mais soyez donc bien conscients que même s'il y a des légumes dans la recette, il y a aussi des pâtes, et de la béchamel, et du fromage, et bien évidemment... De l'huile de truffe. C'est donc tout sauf light. Maintenant que c'est dit, vous êtes des adultes avec un taux de cholestérol qui vous est propre, vous vivez votre vie. Et ne me jugez pas, surtout, en lisant la recette.
Je vous présente ci-dessous les ingrédients pour une recette de base, et encore, avec les quantités à adapter selon vos préférences - personnellement je double les quantités de sauce en me sentant légèrement coupable mais on va faire comme si je ne vous l'avais pas dit. Le goût dominant est l'huile de truffe et les champignons Shiitake. Ensuite, vous pouvez y ajouter ce que vous voulez, du moment qu'il ne s'agisse pas d'un ingrédient au goût trop prononcé. J'ai ajouté quelques suggestions.

Ingrédients (pour 6 personnes):
- 250 ml de lait entier
- une rasade d'huile de truffe, à mélanger avec de l'huile d'olive si vous voulez en atténuer le goût (ou sauver votre budget)
- 4 cuillères à soupe de farine
- sel et poivre
- un ravier de champignons Shiitake (c'est très important, c'est ça qui va déterminer le goût)
- un ravier de champignons de Paris
- 250gr de parmesan
- 500gr de pâtes
- 400gr de cœurs d'artichauts (vous les trouverez au rayon surgelés, adaptez le dosage à celui du paquet)

A partir d'ici, les ingrédients deviennent optionnels et à ajouter/enlever selon votre bon goût.
- dy filet de poulet
- un brocoli
- une petite courgette
- des asperges
- d'autres fromages, comme du gruyère, du comté, du fromage de chèvre, etc.
- des petites herbes comme du persil ou de la ciboulette
- ou bien un peu de potimarron si vous en avez envie
- et pourquoi pas un peu de roquette?
Bref, ajoutez un peu ce que bon vous semble, la recette survit parfaitement sans ces ingrédients mais elle ne peut que s'améliorer avec.

La recette

- Rincez les champignons Shiitake et tout autre champignon que vous avez décidé d'acheter. Mais si, enfin, lavez-les, ne perdez pas votre temps à les peler. Ce n'est pas grave si ça va rendre de l'eau, tout ça termine dans la sauce de toutes façons. Coupez-les en petits morceaux. 
- Dans une grande casserole (par exemple, celle dans laquelle vous allez servir le plat final, pensez à la grande marmite le Creuset dans la cuisine de Nigella Lawson). Bref, dans une grande casserole, faites chauffer sur chaleur moyenne l'huile de truffe (coupée ou non à l'huile d'olive), la farine, du sel et du poivre, jusqu'à ce qu'une pâte épaisse se forme. Je sais, la tradition veut que tout cela se fasse au beurre. Mais faites-moi confiance.
- Ajoutez la moitié du lait, mélangez bien pour diluer les grumeaux, puis ajoutez les champignons et le reste du lait. Laissez cuire sans faire brûler l'affaire, en ajoutant si besoin de l'eau dans le processus, par exemple si vos champignons sont du type récalcitrants. Le but est qu'au final, vous obteniez une sauce assez liquide, avec des champignons cuits, qui goûte 1. l'huile de truffe et 2. les champignons Shiitake. N'hésitez pas à goûter la sauce et à rajouter du sel et du poivre selon vos préférences.
- Pendant que la sauce au champignons cuit, faites cuire tous les autres ingrédients. A savoir: les pâtes selon les instructions du paquet, dégeler les coeurs d'artichauts en prétendant que vous les avez acheté frais et planquer le paquet surgelé de vos invités, puis en fonction des restes de votre frigo de vos ingrédients complémentaires, le poulet, le brocoli, le potimarron, etc... En faisant bien attention à ce que tout soit coupé en portions vous permettant de manger le plat sans trop vous embarrasser en public. Ou bien vous vous êtes entraîné avant et vous avez un appareil photo à proximité pour immortaliser l'instant de vos invités.
- Et une fois que tout ça est prêt? Ajoutez les pâtes, puis le fromage (parmesan ou autres). Attendez que tout cela fonde gaiement. Puis ajoutez tout le reste.
- Le vice, ici, consisterait à ajouter du fromage à gratin sur tout ce petit assemblage, à y ajouter full poivre, et à faire gratiner. Mais je ne vous l'ai pas suggéré. Ou bien parsemez d'un peu de persil, parce que bon, vous êtes quelqu'un qui vit sainement, c'est quoi cette blague.

Et paf! Superfood. 
Bon appétit!


Thursday, November 07, 2013

Et voilà ce qui arrive quand on procrastine

Aaah, les joies de la procrastination. Vous vous souvenez que je suis partie à Berlin pendant trois mois? Oui, de mai à juillet 2012... Il y a près d'un an et demi, donc.
Figurez-vous que ce séjour, ma foi fort sympathique, a eu la bonne fortune d'être financé par une bourse de voyage. Alors je ne sais pas pour vous, mais ici logiquement, ce qui se passe avec une bourse de voyage, c'est qu'on fait des notes de frais pour se faire rembourser ensuite dans les limites d'un budget pré-défini. Sauf que dans ce cas de figure bien précis, j'ai reçu directement la somme de la bourse sur mon compte personnel, sans rien me dire de plus. Comme on ne m'a jamais vraiment précisé qu'il fallait que j'entre des notes de frais, j'ai comme qui dirait procrastiné. Ou plus précisément, tant qu'on ne me demandait rien, je ne rentrais rien. J'avais tout dans un dossier, hein, enfin dans un dossier et à divers endroits de mon ordinateur, d'internet, d'extraits de compte, et sans doute, hem, enfin peut-être ailleurs, dans un endroit connu de moi seul. Puis le temps a passé, tranquillement, et j'ai eu le temps de bien oublier ce que j'avais fait quand et à quel montant, et où j'avais rangé les pièces justificatives.
Jusqu'à ce lundi 4 novembre, date fatidique où le service comptabilité de l'organisme financier m'a très poliment rappelée à l'ordre. Aha? Oui ben du coup, il a fallu s'y mettre...
Je me suis éclatée. E-cla-tée. 2 jours plus tard, finalement, je suis arrivée à presque tout rassembler, catégoriser, classer, coller, un peu comme du scrapbooking mais en moins beau. J'ai dû faire quelques constats désolants: 
- Je suis allée à la cantine presque tous les jours, sauf quelques rares occurrences au Brezel Bar en bas de chez moi qui était pourtant infiniment supérieur. Je constate qu'il y avait beaucoup d'occasions où je me suis penchée sur le "Salat Bar", pourtant pas très bon, à cause de la médiocrité du plat du jour. Et parfois j'ai plusieurs notes de frais pour la même journée, et elles disent toutes "Tagesdessert". Sans plat principal.
- J'ai aussi retrouvé la note de frais du Mohnküche. Il m'a coûté 0,80€ ce petit faiseur de promesses.
- Au début de mon séjour, quand j'allais au supermarché, on lisait "Äpfeln", "Rucola", "Salat" ou "Lachs" sur le ticket de caisse. Quand le foot a commencé tout cela a changé, et j'ai tout à coup acheté des bières, des chips, des pizzas, des cacahouètes, du Gouda en morceaux, et curieusement aussi des cerises (pour la bonne conscience, sans nul doute). Sauf que sur le ticket de caisse on ne sait pas vraiment se justifier et dire, "oui mais tout ça c'était social, il ne faut pas croire hein".
- Quand on achète du Ritter Sport, c'est pas très discret sur le ticket de caisse non plus, spécialement quand il s'agit du ticket qui précède votre retour en Belgique et qu'on en achète 15.
- J'ai dû justifier 60€ de réparation d'un vélo pour cause de vol de phare avant. C'est marrant la vie, hein.
- J'ai aussi dû justifier d'avoir payé deux billets d'avion pour mon retour, parce que le site web d'Easyjet m'avait induite en erreur et que je n'ai pas assez vérifié que je sélectionnais bien la date de mon choix et non la date la moins chère (on verra si ça passe).
Bon, maintenant, je vois que je dois aussi rendre un rapport d'activité. Il va falloir que je ressorte mon ancien agenda. Et il faut que j'envoie ma "convention" aussi, quoique cela veuille dire (ma convention avec qui?). La vie d'un doctorant est trépidante, je vous le dis, tré-pi-dante. 
Je compatis sincèrement avec tous les indépendants et les comptables aujourd'hui.

Thursday, October 31, 2013

De la poutre aux yeux

Évidemment, après les fondations qui ont avancé très vite et de façon impressionnante, tout ce qui se passe après cela semble, comment dire, un peu moins extravagant. Mais il n'en ressort pas moins que le chantier avance quand même.
Travaux de rénovation
Il y a eu quelques travaux de maçonnerie, avec le construction d'un mur mitoyen (j'espère que les voisins aiment la couleur parce que là je leur prend toute leur vue)
Travaux de rénovation
Mais surtout, avec quelques travaux visant à renforcer la stabilité de la maison! Car bon, au bout de 60 ans, avec du béton qui pourrit sur une structure qui n'avait pas été pensée de façon hyper approfondie à la base, il faut bien dire que la stabilité du bâtiment était devenue un peu rocambolesque. Cette semaine, le gros du travail a donc été de mettre des poutres en acier un peu partout.
Travaux de rénovation
On ne le dirait pas mais il en faut de la force et de la technique pour placer ces grandes bêtes! Il y a trois autres poutres ailleurs et il faut encore en placer au quatrième.
Maintenant que ça c'est fait, nous allons pouvoir entamer la partie la plus impressionnante de la phase de construction, c'est à dire le placement de la structure bois... Ici vous avez une sneak preview de ce qui vous attend:
Travaux de rénovation
Oh oui!
Et en attendant je suis dans un dilemme par rapport au choix de mon plancher. Voyez-vous, j'ai rétréci mes options entre:
- un plancher standard chêne français stabilisé sur multiplex en bouleau, largeur 125mm, longueur ce que je veux jusqu'à 2000mm, qualité Chêne rustique A (avec des petits noeuds). Ce qui est une belle offre pour un plancher standard mais peu original, prix raisonnable.
- un superbe plancher en point de Hongrie (oh my God je bave), chêne extra, pose clouée et posée sur sous-parquet mosaïque, en gros c'est un vrai travail d'artisan avec des mecs qui viennent composer le motif sur place, au lieu d'assembler des pièces déjà préfabriquées. Sauf que bon, le prix, vous prenez la première proposition de plancher chêne français, et vous faites fois deux.
Ca ressemblerait à ça (avec un chien différent).
Bref, je ne sais que choisir, tout est une question de budget évidemment. 
En faveur du plancher point de Hongrie, on peut dire que si c'est cher il y a moyen de faire nettement plus extravagant. On peut aussi argumenter qu'au point où j'en suis, je ne verrai même pas la différence dans le budget final... Et comme le salon sera la pièce principale de la maison où tout ce qui est intéressant va se passer, avec tous mes moments avec ma famille, mes amis, mon chien, et toutes les photos prises pour la postérité, et bon aussi tous les moments où je serai seule à glander de façon confortable, et bien, peut-être que pour cette pièce-là je peux mettre un budget plus conséquent que pour les autres.
Mais d'un autre côté, du côté contre donc, c'est un parquet que je compte faire vitrifier et non huiler. C'est assez obligatoire quand on fait plein de fêtes et qu'on a un chien et qu'on ne sait jamais où ira le prochain verre de vin ou le prochain chien mouillé. Ce serait peut-être du gâchis d'avoir un si beau parquet si c'est pour lui offrir une finition peu classe... Et puis bon, mes perspectives d'avenir post-thèse sont un peu hasardeuses, je ne sais pas si je devrai m'expatrier ou pas, donc à quoi ça sert de faire un super plancher bien coûteux si c'est pour ensuite le mettre en location...
Bref, j'hésite. 
En tous cas j'ai fait construire la chape de façon à pouvoir accommoder ces deux propositions, reste à choisir maintenant.