Monday, July 28, 2014

C'est fatigant de déménager, en fait

Le changement, ce n'est pas une mauvaise chose. Mais nom d'une boite en carton, qu'est-ce que ça peut être épuisant... Ces trois dernières semaines, je n'ai fait que vider des boites, nettoyer la maison, aller chez Ikea, faire des listes, harceler des corps de métier réticents et inviter des gens à venir voir le résultat. C'était hyper intense, et en même temps, j'ai vraiment l'impression de n'avoir rien fait... Il y a toujours des montagnes de caisses, ma bibliothèque est loin d'être peinte, mon jardin est un terrain vague, ma buanderie une zone de guerre, et ne parlons surtout pas de la pièce dans laquelle je suis supposée me créer une atmosphère de travail sereine et détendue pour conclure cette thèse et qui contient à la place toutes les caisses que je n'arrive pas à gérer pour l'instant... Sans parler de l'état de cette thèse qui ne s'écrit pas toute seule. En plus il fait super chaud dans cette maison pleine de baies vitrées. J'admets avoir eu un low point lorsqu'il faisait 32 degrés dans mon salon, et que j'ai dû monter mon ventilateur en kit dont chaque pièce pesait des tonnes avec des mains glissantes de transpiration. Ou quand deux renards se sont disputés sous ma fenêtre à 2 heures du matin en faisant un bruit sorti de l'enfer et que j'étais toute seule dans ma chambre à me faire des films. Ou quand je constate que tel mur est humide, tel joint s'est désolidarisé, telle porte ne ferme plus, et que bon, il faudrait faire une liste, oui, il faudrait. Je l'admets, j'ai été totalement dépassée.
Mais bon, petit à petit, la situation s'améliore.
D'abord, je commence à être un peu moins parano d'être seule. Au début je remplissais ma maison de monde tous les soirs pour ne pas y faire face, mais cela me rattrapait quand les invités partaient et que ma maison se plongeait progressivement dans le noir. Comme je le disais dans un autre post, ce n'est pas la perspective de la solitude qui me fait peur, mais plutôt la vulnérabilité qui l'accompagne... Si jamais quelqu'un s'introduit chez moi alors que je suis dans la maison, je suis sans défense. Il y a une partie de mythe urbain là dedans (avoir lu la presse anglaise avec toutes ses histoires traumatisantes de homejacking n'a clairement pas aidé), mais aussi une partie de vécu. Il y a quelques années, mes grands-parents ont eu un homejacking chez eux. C'était en pleine journée, deux voleurs se sont introduits dans leur maison et ont vraiment pris leur temps pour les dépouiller de tout ce qu'ils avaient, tout en étant inutilement menaçants et brutalisants alors qu'ils s'en prenaient à deux octogénaires... A l'époque, ma famille habitait en face, et nous n'avions rien vu. Aujourd'hui, j'ai beau avoir une alarme, des clés sécurisées, des systèmes d'appels de panique et un chien, si un jour quelqu'un se retrouve face à moi dans ma cuisine avec un couteau, tous ces mécanismes de défense ne me serviront pas à grand chose. Bref, je n'ai pas peur de vivre seule, d'être face à moi-même les soirs où je n'ai rien prévu. Mais dans cette maison, la fragilité qui accompagne la solitude, c'est difficile. Pendant deux semaines Knacki a dormi dans ma chambre, et je me réveillais au moindre bruit, mon téléphone allumé à côté de moi. En journée, je m'enfermais chez moi et jonglais entre les différentes zones de l'alarme en fonction des pièces dans lesquelles je me trouvais. J'allumais et éteignais des lampes lors de tous mes déplacements pour faire croire à une occupation intensive de la maison. Enfin, glauque, quoi. Mais comme je le disais, ça commence à aller mieux. Je me rassure en écoutant les histoires de cambriolages de mes voisins, qui même si elles ne sont pas très drôles, se sont toutes passées alors qu'ils étaient absents. Et puis, je commence à accepter la part d'irrationnel là-dedans. Paradoxalement, je n'ai jamais eu peur pour ma sécurité lorsque j'habitais seule à l'étranger, je n'avais peur que de l'ennui. C'est bizarre comment l'esprit fonctionne, parfois...
Ensuite, je commence à me créer des routines. Les choses commencent à prendre moins de temps, ou me semblent commencer à prendre moins de temps. Suivre le même parcours pour la promenade de Knacki. Suivre le même enchainement d'actions avant de quitter la maison, avant d'aller dormir. Au début, il me fallait près de deux heures avant de pouvoir quitter la maison, entre localiser mes vêtements, prendre une douche puis tout éponger parce que le joint fuit, prendre mon petit déjeuner, faire manger Knacki, promener Knacki, vider un lave-vaisselle, nettoyer les surfaces des tables et plan de travail, etc etc etc. Je n'avais aucun automatisme. Maintenant j'ai l'impression que ça prend toujours du temps, mais réfléchir à l'enchainement de mes actions me fatigue déjà moins.
Puis, j'ai commencé à créer des souvenirs autres que les souvenirs peu glorieux des premiers jours. Je commence à inviter la famille, les amis qui n'ont pas pu venir à la pendaison, les voisins que je ne connais pas encore... J'ai ressorti les livres de cuisine, j'ai testé de nouvelles recettes, j'ai reçu des gens le soir, puis encore le lendemain midi pour finir les restes. J'ai fait un peu de couture (mais pas beaucoup, je ne suis pas encore bien installée à ce niveau-là). J'ai regardé la télé en pyjamas jusque midi un dimanche. J'ai repris un vieux projet de point de croix. J'ai reçu quasiment tous les potes chiens de Knacki (il manque juste Sushi). Je commence à penser à des plantes et à mettre des cadres.
Et puis enfin, j'ai un peu honte de l'avouer, mais j'ai fini par céder et par déléguer le nettoyage... Je passais entre 7 et 9 heures par semaine à nettoyer ma maison et même comme ça, ce n'était jamais propre! Ca me rendait dingue, tout ce temps perdu à nettoyer des sols et des escaliers, pour que ce soit tout de suite sale après... 
Enfin voilà, ça prend du temps de s'installer, ça fatigue, c'est stressant, on ne se sent pas immédiatement chez soi, mais ça s'améliore petit à petit!

Friday, July 25, 2014

J'ai fait du point de croix..

... Avant mon déménagement, cela va sans dire. Maintenant je ne sais même plus où se trouve mon stock de bavoirs à broder.
C'est pour ma filleule Salomé qui, vous l'aurez compris, bave un peu - Mais elle est à un âge où c'est socialement accepté, donc ça va.
Et un petit craquage au cadeau de naissance pour la route...
Ca, c'est fait.

Monday, July 21, 2014

Update caisses

Vous en aviez tellement envie, je le sais.
Après beaucoup d'huile de coude sous un temps caniculaire, je suis parvenue à faire diminuer de moitié - DE MOITIE! - le nombre de caisses! Oui! Vous ne rêvez pas Mesdames et Messieurs! Depuis il y a des playlists que je ne peux plus écouter, j'ai vidé tout mon stock de sacs poubelles, et il y a des vêtements que j'ai lavés en mode coton 60° alors que jusqu'à présent c'était réservé aux draps et aux essuies... Mais le résultat est là.
1. Le changement le plus spectaculaire a eu lieu dans le salon, où vous pouvez voir à présent ceci, à savoir mes livres qui doivent être rangés dans le meuble en face, qui lui-même doit encore être peint.

Oui, j'ai tout ça de livres, et je dirais que la répartition est de 50/50 entre les livres de cuisine et le reste.
2. Ici, vous voyez les vêtements, non pas ceux qui ne rentraient pas dans l'armoire... Mais plutôt ceux dans lesquels je ne rentrais plus. Ahlala. La thèse et ses dix kilos de plus, que voulez-vous. J'ai plein de fringues à donner du coup, si ça vous intéresse.
3. Et puis bon, évidemment...
Les inclassables. 
* Désespoir *
(Au fond, les caisses transparentes pleines de tissus, là, j'ai considéré comme rangé.)
Alors, le dilemme: procrastiner la thèse en rangeant des caisses, ou procrastiner les caisses en travaillant à la thèse?
Bonus:
Knacki ça va mieux, si vous vous demandiez... Mais elle passe environ 80% de son temps sur le canapé.
Dans la vie, tout est une question de compromis. 
(Les 20% restants sont consacrés à grogner sur les pigeons depuis le balcon).

Monday, July 14, 2014

Des boites et des meubles

J'avais plein de projets pour ce blog après mon déménagement. Je voulais faire des posts récapitulatifs de mes travaux, des posts avec des photos avant/pendant/après, et puis vous parler de ce que cela faisait d'avoir de nouveau une vie après s'être tellement impliqué dans ce projet, s'il était vrai qu'il existait un travaux-blues... Et puis, à la place, est venu ceci.
 Ou encore ceci

Ou encore, ceci.
Bref, j'ai quand même eu du boulot.
En fait, mon déménagement, ça ne m'a pas vraiment fait l'effet imaginé. Dans ma tête, je pensais qu'après avoir passé tellement de temps sur l'aménagement de cet espace, je me sentirais immédiatement chez moi une fois le déménagement passé. Limite, que je pleurerais de joie quand je recevrais les clés définitives et que je pourrais prendre mon premier bain dans une baignoire enfin propre. Mais je n'en suis pas encore à l'euphorie, ni même au soulagement. 
Quand j'allais vivre dans un pays étranger pour mes terrains, il ne me fallait pas deux jours pour connaitre les lieux. J'arrivais avec une valise, souvent dans un studio, je déballais en une heure, puis je me mettais en quête de la pizzeria la plus proche. Seulement, cette fois-ci, ça ne s'est pas vraiment passé comme ça. En fait, à la place, j'étais complètement perdue. Toutes mes affaires étaient dans des boites qui se ressemblaient toutes, je ne savais rien utiliser dans ma cuisine, Knacki hululait à la mort depuis son panier et refusait de manger, et il pleuvait comme rarement il a plu dans ce pays. Quand est venu le moment où j'étais vraiment en rade de chaussettes, je suis retournée chez mes parents fouiller les malles à linge tellement j'en avais marre de fouiller mes caisses sans rien trouver. J'ai dû faire des tonnes d'aller-retour chez Ikea, aller en urgence m'acheter un aspirateur ou une machine à laver, faire des listes de courses kilométriques pour le supermarché parce que laisse tomber si tu cherches de l'huile d'olive dans tout mon brol, il n'y en a pas... Puis aussi continuer à être là pour ouvrir aux corps de métiers parce qu'en fait tout n'est pas fini, il faut corriger un joint ici, installer un luminaire là, faire une retouche de peinture à un autre endroit, enfin des broutilles qui oscillent dangereusement entre la to-do list et la liste des choses qu'on fera "plus tard" (lire: "jamais").
Finalement c'est un peu la même distinction qu'il existe entre un mémoire et une thèse. Quand on va à l'étranger, on amène une valise. Ici, pour mon déménagement, on a rempli sept coffres entiers de voitures avec mon brol, et depuis, il traine. L'ampleur de la tâche n'est pas du tout la même. Peu importe que je déballe des caisses à longueur de journée, le brol ne diminue pas. Et l'espace qu'on vient de nettoyer devient de nouveau tellement vite sale...

Enfin au bout d'une semaine, ça va mieux. D'abord, parce qu'il a arrêté de pleuvoir, et ça c'est déjà meilleur pour le moral et pour la boue. Ensuite, parce que j'ai déballé la plupart de mes vêtements, la plupart de mes affaires de cuisine, et ma cave est en ordre... Plus que quelques jours et il ne me restera plus que les livres (à n'installer que quand le meuble que vous voyez ci-dessus sera peint, cad que c'est dans la to-do list, mais si je déballe des trucs dessus, ça passera dans la liste dans laquelle ça ne doit pas passer). Il me restera aussi mes affaires de thèse, et ma collection de tissus (qui n'est pas des moindres), et les fameuses boites inclassables dont on ne sait jamais vraiment quoi faire. Je ne dis pas que cela ressemblera à quelque chose d'ordonné, mais au moins ce sera déjà un peu moins le chaos. 
Pour Knacki, par contre, ça ne se passe pas si bien. Elle est à la fin de sa seconde grossesse nerveuse, et elle est complètement déprimée. Elle ne bouge pas de son panier, elle ne mange pas, elle ne joue pas, elle ne veut pas se promener, elle pleure sans arrêt. Je dois faire des aller-retours chez mes parents pour qu'elle accepte de manger là-bas. Elle est agressive avec les autres chiens, même avec Fourchette. Bref, le début est vraiment difficile. Mais ça se débloque petit à petit. Ce n'est pas gagné pour autant, mais depuis que je lui ai donné accès au canapé, ça a commencé à changer. Oui je sais, je sais, mais bon. Le déclic a été fait, maintenant ça ne peut que s'améliorer. (Et il y a un plaid).
Et bon, pour ma part, je flippe pas mal quand je suis seule dans cette maison... Ce n'est pas tellement que la solitude me dérange, c'est plutôt que je me sens beaucoup plus vulnérable qu'avant. Il y a eu beaucoup de cambriolages dans le quartier, mes quatre voisins directs ont été visités dans les sept derniers mois, et les pics de cambriolages se passent le plus souvent juste après un déménagement... Je m'en fous un peu qu'on me vole des trucs, je n'ai rien de valeur dans cette maison de toutes façons, mis à part mes poutres porteuses qui valent bonbon mais qui sont difficilement transportables. Mais bon, un cambriolage, c'est une intrusion dans son espace privé, et si ça se passe quand je suis là... Il ne faut pas faire beaucoup d'observation pour se rendre compte que je vis seule... Même si j'ai une alarme, je garde malgré tout toujours mon téléphone à proximité au cas où j'aurais besoin d'appeler un numéro d'urgence. Et je ne vous dis pas la flippe la première nuit que j'ai passée seule dans la maison! Tous les bruits me faisaient sursauter, je regrettais amèrement de ne pas avoir pris un appartement comme c'était le plan initial, derrière la protection d'une seconde porte d'entrée et sans accès direct aux fenêtres depuis l'extérieur... Depuis, je me raisonne un peu, je me dis que tous les cambriolages qui ont eu lieu dans le quartier ne se sont jamais fait que quand les gens étaient partis, et que si jamais il y a quelqu'un qui vient quand je suis là, j'ai une alarme qui a été bien conçue, et j'ai un chien.
Oui, enfin bon, ça reste quand même un chien.
Bref, plus de détails pour plus tard... Et je n'oublie pas que j'ai prévu un tas de trucs pour ce blog, ça prendra juste un peu plus de temps que prévu, mais ça viendra!

Friday, June 27, 2014

Quelques photos en vrac

Mais oui! Il est temps de faire une note fourre-tout dans laquelle je case tout ce que je n'ai pas pu caser ce mois-ci!
1. Les abeilles de Papa ont fait du miel.

2. J'ai pendu la sculpture qu'a réalisée ma tante pour mes 30 ans (il était temps!)

3. Guillaume a craqué, il a déjà offert un body à sa future filleule

4. J'ai trouvé un livre de point de croix! iiiiii! Point de croix!

5. Je pense que pour ce coup-là, je vais perdre une vie, rien ne va me sauver.

(Oufti il était chaud cet épisode!)
Bon weekend et à bientôt pour des nouvelles du chantier! Qu'on va pouvoir arrêter d'appeler "chantier" maintenant... Enfin après le déménagement, j'imagine... C'est une étape psychologique importante dites donc!

Wednesday, June 25, 2014

La phase biscuit n'est pas terminée

5 fruits et légumes par jour



Et aussi, Baby Boom!

La phase biscuit n'est jamais finie finalement!

Tuesday, June 24, 2014

Une petite Knackupdate

Ma pote Amy m'a offert un coussin. Son teckel le dédaignait. Le mien, par contre, l'aime assez bien...


Et ceux des autres l'aiment assez bien aussi, quand on y regarde de plus près.

Vraiment, je ne comprends pas pourquoi le premier propriétaire ne l'aimait pas...
Sinon, l'autre jour, j'ai eu un peu de mal à trouver Knacki, je pensais que je l'avais perdue. J'étais pourtant certaine de l'avoir catchée se faufiler vers ma chambre...

Ah oui, elle y était, en effet.

Enfin, Astrid est venue étudier chez mes parents. Elle est plutôt fan des chats, elle n'aime pas trop les chiens. Ca se voit un peu.

Puis, je ne sais pas si vous avez déjà tenté de construire des meubles Ikea avec un teckel?

Finalement, une petite photo pour la fin:

Ah non, c'est celle-ci pour la fin.

Friday, June 20, 2014

Coussin Union Jack

Quand s'appelle Bibil, qu'on a des tissus un peu kitschounes British sous la main, et qu'on veut faire des coussins, qu'est-ce qui se passe?

Oh oui! Des coussins Union Jack! Son jumeau aux couleurs inversées arrivera bientôt. C'est un peu expérimental mais c'est un des premiers projets que je fais juste pour moi...