Thursday, August 07, 2014

L'appel des sirènes

Bon, je vais de nouveau vous balancer une Knacki story, désolée pour vous, c'est obligé. (Mais je parle de pompiers aussi, ça peut vous intéresser potentiellement).
***
Ceux qui s'inquiétaient pour ma thèse seront heureux de savoir qu'hier, comme aujourd'hui et en fait pas mal de jours ces derniers temps, j'étais à mon bureau à l'université. Bon, il est vrai que ce n'est que récemment que j'ai repris un vrai rythme de croisière thèse, avant cela le ballet incessant des différents corps de métiers rendait la chose difficile. Et il est aussi vrai que depuis le déménagement, Knacki accepte relativement difficilement d'être laissée seule à la maison. Mais bref, ce qu'il faut retenir, c'est qu'hier je travaillais à ma thèse, et Knacki était toute seule à la maison, et n'était pas heureuse.
Et aussi, qu'il pleuvait. 
Or, il faut savoir que Knacki n'aime pas beaucoup la pluie non plus. Quand il faut, il faut hein, mais tant qu'il ne faut pas tout à fait, il ne faut pas. C'est-à-dire qu'hier, je suis partie à 9h, rentrée à 18h, et elle a refusé de sortir tant que la pluie tombait toujours, à savoir 20h30. Et puis bon, la nature aidant, il a fallu. 
Vous vous demandez quand arrivent les pompiers hein? Attendez un peu la suite.
Comme Knacki était relativement déchainée, je me suis dit, on va faire un grand tour. Direction le Parc de la Woluwe et ses deux petites vallées en boucle où les chiens peuvent courir en liberté. Je fais une vallée, tout se passe bien. Il arrête de pleuvoir, Knacki évite les grands chiens, course un peu les pigeons, suit des pistes, se roule dans des trucs pas nets. Je fais une autre vallée, ça se passe toujours bien. Vers la fin de la boucle, elle rencontre un autre teckel qui arrive dans l'autre sens. Elle commence à jouer avec, à se dépenser un petit peu, et je me dis, ah ben, je vais faire demi-tour, discuter un peu avec la maitresse de l'autre teckel, tout ça. On marche la boucle dans l'autre sens et tout se passe sans encombre, jusqu'à ce que.
Et puis, ben, voilà.
Jusqu'à ce que Knacki croise la route d'un lapin. 
Et bon, il a fallu qu'elle le course jusque dans son terrier. Et là, ben, elle n'a plus voulu en sortir. Elle a commencé à creuser et creuser toujours plus loin, et j'avais beau l'appeler, elle n'en avait strictement rien à faire. Adolescence power. Un an de dressage pour en arriver à ce résultat. Mais soit. 
Parce qu'avec tout ça, j'étais mal barrée. Parce que c'était déjà arrivé par le passé: c'était chez mes parents, et elle est revenue d'elle-même, oui, mais après quatre heures. Et là, il était 21h30, et la nuit commençait à tomber. De plus, Nathalie, la propriétaire de l'autre teckel, était persuadée que mon chien était coincé, et au plus je l'observais, au plus j'en avais l'impression moi aussi. Et puis vers 23 heures, il faisait nuit noire, des formes bizarres commençaient à sortir des arbres. Nathalie qui avait eu la gentillesse de ne pas m'abandonner à mon sort, était allée chercher des lampes de poches et du salami dans la maison la plus proche, mais rien n'y faisait. Mon téléphone n'avait plus que 10% de batterie. Knacki ne montrait aucun signe de lassitude. Alors bon. J'ai laissé ma dignité de côté, et j'ai appelé les pompiers.
"Bonjour, j'appelle parce que mon chien est coincé dans un terrier dans le Parc de la Woluwe".
"Vous voulez dire que votre chien est coincé dans un arbre?"
"Non, en fait, dans un terrier. Dans un trou dans le sol".
"Il est loin dans le sol?"
"Ben, je ne sais pas, je ne le vois plus, mais à priori plus de 3 mètres".
"Ah. Oui. Bon. Je ne sais pas trop ce qu'on peut faire pour vous, mais je vous envoie quelqu'un."
Et figurez-vous, les amis, qu'ils sont venus. Avec leur beau camion et leurs beaux uniformes et leurs beaux muscles, j'en étais gênée de les confronter à une situation aussi ridicule. 
(Si, avouons-le, c'était quand même un peu ridicule).
Déjà, dès qu'ils sont arrivés, Knacki pleine de curiosité est sortie du terrier pour voir ce qui se passait, puis elle a vu, et elle est immédiatement retournée dedans. Donc bon, elle n'était pas du tout coincée en fait, et ma crédibilité est tombée d'un seul coup. Mais soit. Les pompiers ont établi une cartographie du terrier, avec l'entrée depuis laquelle Knacki n'était déjà plus visible et sur laquelle je m'acharnais, et trois autres entrées latérales que je n'avais évidemment pas remarquées. Ils se sont rendu compte qu'on pouvait sans doute l'attraper depuis une des entrées latérales. Ils ont identifié laquelle, ils ont creusé, Knacki ne s'est pas rendue compte du tour qu'on lui jouait, puis ils l'ont attrapée et l'ont sortie de là à son corps défendant.
Et voilà.
Ils me l'ont rendue en héros salvateurs alors qu'elle gigotait dans tous les sens pour y retourner. Ils m'ont demandé où j'habitais, m'ont dit que ce n'était pas safe d'être dans le parc à cette heure de la nuit (oui si j'avais eu le choix je serais sur mon canapé plein de puces, hein), et ils nous ont reconduite Nathalie et moi. Dans leur camion. La grande classe. Les voisins doivent être jaloux. On a fait un peu la conversation, ils m'ont dit que les gens les appelaient pour dégager des araignées de chez eux, donc par comparaison on pouvait quand même considérer que là j'étais en relative détresse. Mon chien présentait une couleur unie, était recouvert de croûtes de boue et sentait la vase. 
Et maintenant? Knacki m'en veut à mort. D'abord parce que je l'ai sortie de ce trou, ensuite parce que je l'ai lavée, ensuite parce que j'ai désinfecté ses blessures (quelques égratignures mais mieux vaut ne pas accumuler les tuiles), ensuite parce qu'elle a dû dormir dans la salle de bain parce qu'elle était mouillée, la même salle de bain que le soir des puces si vous suivez bien, et enfin parce qu'aujourd'hui je suis retournée à l'université.
Ahlala. 
Ce soir elle m'accompagne chez Picard en laisse et c'est tout ce qu'elle fait.

Wednesday, August 06, 2014

Dites donc, vous n'avez pas comme envie de vous grater?

Puces.
Ma maison a des puces. 
Enfin, pour être plus précise, Knacki a eu des puces, elle n'en a plus, mais maintenant la maison en a. 
Quelle crasse dites donc.
Pour vous donner le détail de l'histoire: vendredi soir, je fais visiter la maison à une amie, et nous venons de nous poser tranquillement sur mes nouveaux canapés avec Knacki sur mes genoux, quand tout à coup je vois comme un insecte sur mon bras. Bizarre ce truc, on dirait une mini-mouche, mais sans ailes, et dites donc, c'est drôlement mobile... Mais on dirait que ça saute? Et ouille! Il y en a une seconde, là, sur mon autre bras, mais ça vient d'où? Je regarde le chien, et là, la vision d'horreur, ça grouille de puces partout sur son visage, et ça saute dans toutes les directions.
Évidemment, il faut que ça arrive un vendredi soir à 22h30, sinon ce n'est pas drôle.
Bref, pharmacie de garde, qui me donne un traitement anti-puces pour le chien (mais efficace seulement après 48h, of course), et un aérosol pour désinsectiser la zone d'infection, à laisser agir toute la nuit en étant sûrs d'être dans une pièce séparée et bien aérée parce que c'est bien toxique mine de rien. Et la pharmacienne de me souhaiter, la voix pleine de pitié, "bon courage". 
Bon, je rentre, Knacki est totalement paniquée, elle est allée se rouler sur tous les canapés et paillassons qu'elle a pu trouver, elle n'a plus une puce sur elle, elles sont disséminées dans la maison, SU. PER. 
En tous cas Knacki a pu dormir dans une salle de bain avec une bonne dose de Frontline entre les omoplates pendant que l'aérosol se vidait tranquillou à l'étage inférieur et que mes vêtements finissaient en quarantaine dans la baignoire. Et que je passais une courte nuit en prévision du lendemain.
Parce que bon. Sept heures qu'il m'a fallu pour traiter la maison. Sept heures.
J'ai fait des lessives à 90 degrés, à 60, à 40, puis j'ai refait celle de 40 à 60 parce qu'entretemps j'avais lu sur internet qu'il fallait 50 degrés minimum pour tuer les oeufs. 
J'ai passé tous les textiles et les sols de la maison à l'insecticide. 
J'ai ensuite aspiré lesdits textiles et sols de la maison en faisant bien attention de passer sur chacune des rainures du parquet, à aspirer chacun de mes poufs, même en dessous. 
Comme j'ai un aspirateur sans sac, j'ai ensuite mis le contenu de ce que j'ai aspiré dans un ziploc. Puis j'ai nettoyé l'aspirateur.
Bref, à mi-chemin, j'ai failli craquer, prendre mes cliques et mes claques et rentrer chez mes parents, quitte à laisser mon chien en zone de décontamination pendant tout le weekend, et faire venir une société de déparasitage pour gérer le problème à ma place.
Mais bon. Deux appels à des sociétés de déparasitage m'ont tellement déprimées, parce que ça puait l'attrape-pigeon encore plus que l'odeur de citronnelle de mon insecticide, que je me suis dit, finissons-en. 
Au bout de six heures et demi, j'ai réalisé que comme j'avais retrouvé des puces sur mes vêtements, il y en avait aussi sans doute dans la voiture que j'avais prise pour aller à la pharmacie de garde.
LE. BAD. ABSOLU.
J'ai fait aussi la voiture.
Alors bon, en soi, ce n'est pas la fin du monde. Je ne suis pas la seule personne dont les animaux ont ramené des puces à la maison. Les expériences des uns et des autres sont plutôt rassurantes, sur le long terme les puces finissent par disparaitre si l'animal est traité correctement. Même si le long terme peut être, en effet, long: des années après, des oeufs de puces peuvent encore éclore. Et bon, jusque là je ne suis pas piquée, il n'y a que mon chien, et mon chien est maintenant traité.
Mais la perspective de devoir me retaper une journée comme celle-là, et ce jusqu'à ce que le problème soit terminé, alors qu'on ne sait jamais si le problème est réellement terminé, ça me déprime à un point, vous n'avez pas idée. Je pense que le problème se serait posé différemment si je n'avais pas été seule, et si le moment de l'infestation ne coïncidait pas avec toute cette fatigue du déménagement. La solitude ne m'a jamais particulièrement dérangée, et au contraire elle me faisait plutôt rêver durant les périodes où il y avait toujours du monde où que j'aille. Mais le fait est qu'emménager dans une maison dont les travaux ne sont pas totalement terminés, c'est une longue succession de corvées et de tuiles, et je n'avais pas réalisé que peut-être c'était trop pour une seule personne... Sauf que, fatigue ou pas fatigue, je n'ai pas le choix, les délais sont fixes, et il faut que ce soit fait.
Bref, ce n'est que maintenant, cinq jours plus tard que j'ai eu la bonne idée d'appeler mon vétérinaire. Il me dit qu'en tous cas pendant un mois je dois faire attention, et mettre de l'insecticide régulièrement sur les fameux canapés, en prenant soin que Knacki ne soit pas dans la pièce et de l'emmener ensuite faire une looooongue promenade en étant sûre que la pièce soit bien aérée parce que mine de rien, c'est hyper toxique cette chose. Si pendant un mois je ne vois rien, je peux commencer à me relaxer.
Et puis, bon. 
Toute la vaisselle que j'avais stockée sur les étagères de mon salon en attendant de leur trouver une place a pu être relavée. 
La bouffe du chien que j'avais oubliée de déplacer a pu être jetée. 
Cette pièce, c'est un peu le no man's land des caisses, et tout ce qui s'y trouve a été bombardé de produits toxiques. 
Mes nouvelles plantes sont mortes dans les dix heures qui ont suivi l'aérosol.
Les petites bêtes ne mangent pas les grosses, mais sérieux, je le sais que je vais devoir repasser par cette journée cauchemar, parce que les puces ont eu le temps de pondre. La question est de savoir quand...


Monday, July 28, 2014

C'est fatigant de déménager, en fait

Le changement, ce n'est pas une mauvaise chose. Mais nom d'une boite en carton, qu'est-ce que ça peut être épuisant... Ces trois dernières semaines, je n'ai fait que vider des boites, nettoyer la maison, aller chez Ikea, faire des listes, harceler des corps de métier réticents et inviter des gens à venir voir le résultat. C'était hyper intense, et en même temps, j'ai vraiment l'impression de n'avoir rien fait... Il y a toujours des montagnes de caisses, ma bibliothèque est loin d'être peinte, mon jardin est un terrain vague, ma buanderie une zone de guerre, et ne parlons surtout pas de la pièce dans laquelle je suis supposée me créer une atmosphère de travail sereine et détendue pour conclure cette thèse et qui contient à la place toutes les caisses que je n'arrive pas à gérer pour l'instant... Sans parler de l'état de cette thèse qui ne s'écrit pas toute seule. En plus il fait super chaud dans cette maison pleine de baies vitrées. J'admets avoir eu un low point lorsqu'il faisait 32 degrés dans mon salon, et que j'ai dû monter mon ventilateur en kit dont chaque pièce pesait des tonnes avec des mains glissantes de transpiration. Ou quand deux renards se sont disputés sous ma fenêtre à 2 heures du matin en faisant un bruit sorti de l'enfer et que j'étais toute seule dans ma chambre à me faire des films. Ou quand je constate que tel mur est humide, tel joint s'est désolidarisé, telle porte ne ferme plus, et que bon, il faudrait faire une liste, oui, il faudrait. Je l'admets, j'ai été totalement dépassée.
Mais bon, petit à petit, la situation s'améliore.
D'abord, je commence à être un peu moins parano d'être seule. Au début je remplissais ma maison de monde tous les soirs pour ne pas y faire face, mais cela me rattrapait quand les invités partaient et que ma maison se plongeait progressivement dans le noir. Comme je le disais dans un autre post, ce n'est pas la perspective de la solitude qui me fait peur, mais plutôt la vulnérabilité qui l'accompagne... Si jamais quelqu'un s'introduit chez moi alors que je suis dans la maison, je suis sans défense. Il y a une partie de mythe urbain là dedans (avoir lu la presse anglaise avec toutes ses histoires traumatisantes de homejacking n'a clairement pas aidé), mais aussi une partie de vécu. Il y a quelques années, mes grands-parents ont eu un homejacking chez eux. C'était en pleine journée, deux voleurs se sont introduits dans leur maison et ont vraiment pris leur temps pour les dépouiller de tout ce qu'ils avaient, tout en étant inutilement menaçants et brutalisants alors qu'ils s'en prenaient à deux octogénaires... A l'époque, ma famille habitait en face, et nous n'avions rien vu. Aujourd'hui, j'ai beau avoir une alarme, des clés sécurisées, des systèmes d'appels de panique et un chien, si un jour quelqu'un se retrouve face à moi dans ma cuisine avec un couteau, tous ces mécanismes de défense ne me serviront pas à grand chose. Bref, je n'ai pas peur de vivre seule, d'être face à moi-même les soirs où je n'ai rien prévu. Mais dans cette maison, la fragilité qui accompagne la solitude, c'est difficile. Pendant deux semaines Knacki a dormi dans ma chambre, et je me réveillais au moindre bruit, mon téléphone allumé à côté de moi. En journée, je m'enfermais chez moi et jonglais entre les différentes zones de l'alarme en fonction des pièces dans lesquelles je me trouvais. J'allumais et éteignais des lampes lors de tous mes déplacements pour faire croire à une occupation intensive de la maison. Enfin, glauque, quoi. Mais comme je le disais, ça commence à aller mieux. Je me rassure en écoutant les histoires de cambriolages de mes voisins, qui même si elles ne sont pas très drôles, se sont toutes passées alors qu'ils étaient absents. Et puis, je commence à accepter la part d'irrationnel là-dedans. Paradoxalement, je n'ai jamais eu peur pour ma sécurité lorsque j'habitais seule à l'étranger, je n'avais peur que de l'ennui. C'est bizarre comment l'esprit fonctionne, parfois...
Ensuite, je commence à me créer des routines. Les choses commencent à prendre moins de temps, ou me semblent commencer à prendre moins de temps. Suivre le même parcours pour la promenade de Knacki. Suivre le même enchainement d'actions avant de quitter la maison, avant d'aller dormir. Au début, il me fallait près de deux heures avant de pouvoir quitter la maison, entre localiser mes vêtements, prendre une douche puis tout éponger parce que le joint fuit, prendre mon petit déjeuner, faire manger Knacki, promener Knacki, vider un lave-vaisselle, nettoyer les surfaces des tables et plan de travail, etc etc etc. Je n'avais aucun automatisme. Maintenant j'ai l'impression que ça prend toujours du temps, mais réfléchir à l'enchainement de mes actions me fatigue déjà moins.
Puis, j'ai commencé à créer des souvenirs autres que les souvenirs peu glorieux des premiers jours. Je commence à inviter la famille, les amis qui n'ont pas pu venir à la pendaison, les voisins que je ne connais pas encore... J'ai ressorti les livres de cuisine, j'ai testé de nouvelles recettes, j'ai reçu des gens le soir, puis encore le lendemain midi pour finir les restes. J'ai fait un peu de couture (mais pas beaucoup, je ne suis pas encore bien installée à ce niveau-là). J'ai regardé la télé en pyjamas jusque midi un dimanche. J'ai repris un vieux projet de point de croix. J'ai reçu quasiment tous les potes chiens de Knacki (il manque juste Sushi). Je commence à penser à des plantes et à mettre des cadres.
Et puis enfin, j'ai un peu honte de l'avouer, mais j'ai fini par céder et par déléguer le nettoyage... Je passais entre 7 et 9 heures par semaine à nettoyer ma maison et même comme ça, ce n'était jamais propre! Ca me rendait dingue, tout ce temps perdu à nettoyer des sols et des escaliers, pour que ce soit tout de suite sale après... 
Enfin voilà, ça prend du temps de s'installer, ça fatigue, c'est stressant, on ne se sent pas immédiatement chez soi, mais ça s'améliore petit à petit!

Friday, July 25, 2014

J'ai fait du point de croix..

... Avant mon déménagement, cela va sans dire. Maintenant je ne sais même plus où se trouve mon stock de bavoirs à broder.
C'est pour ma filleule Salomé qui, vous l'aurez compris, bave un peu - Mais elle est à un âge où c'est socialement accepté, donc ça va.
Et un petit craquage au cadeau de naissance pour la route...
Ca, c'est fait.

Monday, July 21, 2014

Update caisses

Vous en aviez tellement envie, je le sais.
Après beaucoup d'huile de coude sous un temps caniculaire, je suis parvenue à faire diminuer de moitié - DE MOITIE! - le nombre de caisses! Oui! Vous ne rêvez pas Mesdames et Messieurs! Depuis il y a des playlists que je ne peux plus écouter, j'ai vidé tout mon stock de sacs poubelles, et il y a des vêtements que j'ai lavés en mode coton 60° alors que jusqu'à présent c'était réservé aux draps et aux essuies... Mais le résultat est là.
1. Le changement le plus spectaculaire a eu lieu dans le salon, où vous pouvez voir à présent ceci, à savoir mes livres qui doivent être rangés dans le meuble en face, qui lui-même doit encore être peint.

Oui, j'ai tout ça de livres, et je dirais que la répartition est de 50/50 entre les livres de cuisine et le reste.
2. Ici, vous voyez les vêtements, non pas ceux qui ne rentraient pas dans l'armoire... Mais plutôt ceux dans lesquels je ne rentrais plus. Ahlala. La thèse et ses dix kilos de plus, que voulez-vous. J'ai plein de fringues à donner du coup, si ça vous intéresse.
3. Et puis bon, évidemment...
Les inclassables. 
* Désespoir *
(Au fond, les caisses transparentes pleines de tissus, là, j'ai considéré comme rangé.)
Alors, le dilemme: procrastiner la thèse en rangeant des caisses, ou procrastiner les caisses en travaillant à la thèse?
Bonus:
Knacki ça va mieux, si vous vous demandiez... Mais elle passe environ 80% de son temps sur le canapé.
Dans la vie, tout est une question de compromis. 
(Les 20% restants sont consacrés à grogner sur les pigeons depuis le balcon).

Monday, July 14, 2014

Des boites et des meubles

J'avais plein de projets pour ce blog après mon déménagement. Je voulais faire des posts récapitulatifs de mes travaux, des posts avec des photos avant/pendant/après, et puis vous parler de ce que cela faisait d'avoir de nouveau une vie après s'être tellement impliqué dans ce projet, s'il était vrai qu'il existait un travaux-blues... Et puis, à la place, est venu ceci.
 Ou encore ceci

Ou encore, ceci.
Bref, j'ai quand même eu du boulot.
En fait, mon déménagement, ça ne m'a pas vraiment fait l'effet imaginé. Dans ma tête, je pensais qu'après avoir passé tellement de temps sur l'aménagement de cet espace, je me sentirais immédiatement chez moi une fois le déménagement passé. Limite, que je pleurerais de joie quand je recevrais les clés définitives et que je pourrais prendre mon premier bain dans une baignoire enfin propre. Mais je n'en suis pas encore à l'euphorie, ni même au soulagement. 
Quand j'allais vivre dans un pays étranger pour mes terrains, il ne me fallait pas deux jours pour connaitre les lieux. J'arrivais avec une valise, souvent dans un studio, je déballais en une heure, puis je me mettais en quête de la pizzeria la plus proche. Seulement, cette fois-ci, ça ne s'est pas vraiment passé comme ça. En fait, à la place, j'étais complètement perdue. Toutes mes affaires étaient dans des boites qui se ressemblaient toutes, je ne savais rien utiliser dans ma cuisine, Knacki hululait à la mort depuis son panier et refusait de manger, et il pleuvait comme rarement il a plu dans ce pays. Quand est venu le moment où j'étais vraiment en rade de chaussettes, je suis retournée chez mes parents fouiller les malles à linge tellement j'en avais marre de fouiller mes caisses sans rien trouver. J'ai dû faire des tonnes d'aller-retour chez Ikea, aller en urgence m'acheter un aspirateur ou une machine à laver, faire des listes de courses kilométriques pour le supermarché parce que laisse tomber si tu cherches de l'huile d'olive dans tout mon brol, il n'y en a pas... Puis aussi continuer à être là pour ouvrir aux corps de métiers parce qu'en fait tout n'est pas fini, il faut corriger un joint ici, installer un luminaire là, faire une retouche de peinture à un autre endroit, enfin des broutilles qui oscillent dangereusement entre la to-do list et la liste des choses qu'on fera "plus tard" (lire: "jamais").
Finalement c'est un peu la même distinction qu'il existe entre un mémoire et une thèse. Quand on va à l'étranger, on amène une valise. Ici, pour mon déménagement, on a rempli sept coffres entiers de voitures avec mon brol, et depuis, il traine. L'ampleur de la tâche n'est pas du tout la même. Peu importe que je déballe des caisses à longueur de journée, le brol ne diminue pas. Et l'espace qu'on vient de nettoyer devient de nouveau tellement vite sale...

Enfin au bout d'une semaine, ça va mieux. D'abord, parce qu'il a arrêté de pleuvoir, et ça c'est déjà meilleur pour le moral et pour la boue. Ensuite, parce que j'ai déballé la plupart de mes vêtements, la plupart de mes affaires de cuisine, et ma cave est en ordre... Plus que quelques jours et il ne me restera plus que les livres (à n'installer que quand le meuble que vous voyez ci-dessus sera peint, cad que c'est dans la to-do list, mais si je déballe des trucs dessus, ça passera dans la liste dans laquelle ça ne doit pas passer). Il me restera aussi mes affaires de thèse, et ma collection de tissus (qui n'est pas des moindres), et les fameuses boites inclassables dont on ne sait jamais vraiment quoi faire. Je ne dis pas que cela ressemblera à quelque chose d'ordonné, mais au moins ce sera déjà un peu moins le chaos. 
Pour Knacki, par contre, ça ne se passe pas si bien. Elle est à la fin de sa seconde grossesse nerveuse, et elle est complètement déprimée. Elle ne bouge pas de son panier, elle ne mange pas, elle ne joue pas, elle ne veut pas se promener, elle pleure sans arrêt. Je dois faire des aller-retours chez mes parents pour qu'elle accepte de manger là-bas. Elle est agressive avec les autres chiens, même avec Fourchette. Bref, le début est vraiment difficile. Mais ça se débloque petit à petit. Ce n'est pas gagné pour autant, mais depuis que je lui ai donné accès au canapé, ça a commencé à changer. Oui je sais, je sais, mais bon. Le déclic a été fait, maintenant ça ne peut que s'améliorer. (Et il y a un plaid).
Et bon, pour ma part, je flippe pas mal quand je suis seule dans cette maison... Ce n'est pas tellement que la solitude me dérange, c'est plutôt que je me sens beaucoup plus vulnérable qu'avant. Il y a eu beaucoup de cambriolages dans le quartier, mes quatre voisins directs ont été visités dans les sept derniers mois, et les pics de cambriolages se passent le plus souvent juste après un déménagement... Je m'en fous un peu qu'on me vole des trucs, je n'ai rien de valeur dans cette maison de toutes façons, mis à part mes poutres porteuses qui valent bonbon mais qui sont difficilement transportables. Mais bon, un cambriolage, c'est une intrusion dans son espace privé, et si ça se passe quand je suis là... Il ne faut pas faire beaucoup d'observation pour se rendre compte que je vis seule... Même si j'ai une alarme, je garde malgré tout toujours mon téléphone à proximité au cas où j'aurais besoin d'appeler un numéro d'urgence. Et je ne vous dis pas la flippe la première nuit que j'ai passée seule dans la maison! Tous les bruits me faisaient sursauter, je regrettais amèrement de ne pas avoir pris un appartement comme c'était le plan initial, derrière la protection d'une seconde porte d'entrée et sans accès direct aux fenêtres depuis l'extérieur... Depuis, je me raisonne un peu, je me dis que tous les cambriolages qui ont eu lieu dans le quartier ne se sont jamais fait que quand les gens étaient partis, et que si jamais il y a quelqu'un qui vient quand je suis là, j'ai une alarme qui a été bien conçue, et j'ai un chien.
Oui, enfin bon, ça reste quand même un chien.
Bref, plus de détails pour plus tard... Et je n'oublie pas que j'ai prévu un tas de trucs pour ce blog, ça prendra juste un peu plus de temps que prévu, mais ça viendra!

Friday, June 27, 2014

Quelques photos en vrac

Mais oui! Il est temps de faire une note fourre-tout dans laquelle je case tout ce que je n'ai pas pu caser ce mois-ci!
1. Les abeilles de Papa ont fait du miel.

2. J'ai pendu la sculpture qu'a réalisée ma tante pour mes 30 ans (il était temps!)

3. Guillaume a craqué, il a déjà offert un body à sa future filleule

4. J'ai trouvé un livre de point de croix! iiiiii! Point de croix!

5. Je pense que pour ce coup-là, je vais perdre une vie, rien ne va me sauver.

(Oufti il était chaud cet épisode!)
Bon weekend et à bientôt pour des nouvelles du chantier! Qu'on va pouvoir arrêter d'appeler "chantier" maintenant... Enfin après le déménagement, j'imagine... C'est une étape psychologique importante dites donc!

Wednesday, June 25, 2014

La phase biscuit n'est pas terminée

5 fruits et légumes par jour



Et aussi, Baby Boom!

La phase biscuit n'est jamais finie finalement!