Friday, May 29, 2015

J'ai fait un plaid! (ah bon, cela vous surprend?)

Les dernières semaines ont été pour le moins particulières, ponctuées de visites chez des médecins ou chez des kinés, de recherches culinaires créatives pour sublimer le fameux riz-légumes, et surtout d'une grosse diminution de mes activités sociales... En clair j'ai l'impression de ne voir presque plus personne, au vu de la fatigue, des douleurs, des réactions bizarres aux médicaments, et du fait que globalement si j'ai tous ces problèmes c'est à cause d'un surmenage et excès de stress que j'ai trop longtemps ignoré. Quand on y pense, combiner une fin de thèse, une fin de travaux, un déménagement, s'habituer à habiter seule, etc, avec mon planning déjà bien chargé, à savoir: la piscine du lundi, les cours de couture du mardi, l'écriture créative du mercredi, et les activités sociales des jeudis, vendredis et samedi... Et s'occuper d'un chien et d'une maison en plus... Comment dire... Il y a forcément un moment où cela devait me tomber dessus. C'est même presque une surprise que je n'ai pas craqué plus tôt. Et pourtant les signes avant-coureurs étaient déjà là dès le mois d'août de l'année passée, mais je me suis entêtée, parce que d'un côté je fonctionne au stress et aux to-do lists sinon j'ai l'impression de faire du sur-place (et quand on est célibataire et sans boulot à 32 ans le sur-place apparaît comme un luxe); et d'un autre côté parce que je suis hyper perfectionniste et que quand j'ai décidé de faire quelque chose, j'y vais à fond et jusqu'au bout. Il y a un moment on ne se rend même plus compte qu'on en a tellement sur la patate, et on s'auto-blâme de ne pas être plus résistante, on se force et on tourne dans le vide. Bref, la situation n'a fait que s'empirer, des maux de dos par-ci, des soucis digestifs par-là, des grippes et des pharyngites et des sciatiques et des tendinites et des petits tracas jusqu'à ce que bon, voilà, mon corps se rebelle pour de vrai et je me choppe une véritable tuile. 
Le truc avec les maladies de stress, c'est que tant que le stress est toujours là, la maladie va revenir. Donc pour le moment j'ai tout laissé tomber (sauf la thèse mais avec un horaire light), en espérant qu'en me soignant bien mes problèmes disparaissent bien, et en espérant que je ne me sois pas créé un problème à vie (parce que prendre de l'oméprazole et me restreindre de bouffe pour toujours, ce serait les boules). Certains diront que j'ai juste remplacé les to-do list maison et vie sociale par des to-do list médicales, ce qui n'est pas totalement faux, mais il me faut une raison de me lever le matin, sinon je trouve cela juste extrêmement dur de traîner sans objectif... Les jours où je vais bien (cad où mon estomac va bien et où l'oméprazole n'a pas trop d'effets secondaires), je vais à l'ULB, et le weekend je revois la famille et les amis proches, surtout autour de promenades et activités non liées à la bouffe (il faut être créatif, parce que tout est toujours lié à la bouffe!). Et sinon, j'ai beaucoup de temps devant moi pour me "reposer", et les activités ultimes du repos pour moi... Ce sont le point de croix, les promenades, le jardinage, et surtout la couture.
En clair vous allez être servis dans les prochains jours: j'ai fait un super rattrapage de mes cadeaux de naissance, spécial baby boom du printemps 2015 (j'en ai fait cinq dans les sept "en retard" - et s'il n'y en a que sept c'est parce que j'ai été à temps pour les quatre autres). On pourra aussi dire que je n'ai enterré des to-do list que pour en ressortir d'autres, et que contrairement à mes bonnes résolutions je n'ai rien cousu pour moi. Mais soit.
Enfin voilà, ceci étant dit, tout cela pour arriver au sujet principal de ce post, à savoir: j'ai encore fait un plaid. Cette fois il est pour Alexiane, née en mars.
Il est fait dans une seule pièce de tissu, mais je me suis bien donnée sur le ouatinage (pour les néophytes ça veut dire que c'est moi qui ai cousu les zig-zags ci-dessous)

Et comme d'habitude à chaque fois que je fais un plaid, Knacki le veut. Et pour votre info, non, je n'ai pas lavé le plaid avant de le donner, et oui, il est possible que Knacki se soit roulée dans des substances douteuses dans les jours qui ont précédé. Mais c'est un bébé qui est habitué aux chiens, alors ça va...
Félicitations aux heureux parents!

Sunday, May 24, 2015

Aaaaaaargh

J'ai maaaaaaaaal, achevez-moi tout de suite! 
Non mais sérieusement, on aurait dû me prévenir, qu'on pouvait avoir aussi mal encore deux jours après une gastroscopie... J'en ai téléphoné aux urgences au milieu de la nuit, figurez-vous, pour savoir si je devais venir, ou si c'était normal d'avoir super super super mal. Là on m'a dit que ben oui, en effet, c'était possible d'avoir mal, que je devais savoir qu'on avait touché à mon estomac (ah ben ça j'avais bien remarqué, oui), et que si j'ai une gastrite ben forcément ça ne fait pas du bien (oui, ça aussi j'avais remarqué), et que je devais prendre du dafalgan (du... hein?). Si jamais je vomissais du sang, je pouvais venir, sinon si j'étais "inquiète" de mes douleurs (je ne suis pas inquiète, j'ai juste mal, je vous dis), je pouvais aussi téléphoner à SOS médecin pour faire venir un généraliste de garde. Sauf que j'en ai déjà vu, des généralistes quand j'étais en situation de crise, et que je reçois déjà de la sérieuse came, donc je ne sais pas trop ce qu'ils pourraient me dire de plus que de mordre sur ma chique et attendre que l'oméprazole fasse de nouveau effet. Parce que là, ça ne fait que deux jours que j'ai repris mon traitement. Or je me souviens bien la dernière fois que j'ai repris le traitement, au bout de combien de temps ça avait réellement fait effet. On m'avait dit 4 jours. Ben je peux vous dire que 10 jours plus tard, j'y étais encore.
Purée.
Que les femmes qui me disent que tant qu'on n'a pas accouché, on ne connait pas la douleur, se ravisent sur le champ.

Saturday, May 23, 2015

Alors, les détails gores?

Les plus perspicaces d'entre vous remarquerons que je blogge à 5 heures du matin - hé oui, no limit. (No, no limit, we'll reach for the sky! No valley too deep, no mountain too high)
Oui, soit.
Pourquoi 5 heures? Parce que cela fait une heure que j'ai mal à l'estomac. Je me suis médicamentée, j'ai mangé de la purée de noix de cajou, j'ai ramené Knacki dans mon lit, et avec tout ça je n'arrive toujours pas à dormir, donc autant updater le blog, puisqu'hier j'étais trop dans le cake pour le faire...
Tout d'abord, je dois remercier ma mère, qui a eu la tâche relativement ingrate de m'amener au coeur des embouteillages en pleine heure de pointe, lire un livre qu'elle n'aimait pas dans une salle d'attente au look un peu vieillot, puis a eu le plaisir de mon absence de conversation quand j'étais complètement stone pendant le trajet du retour...
Mais entrons dans le vif (c'est le cas de le dire) du sujet, voulez-vous.
Pour ceux qui n'ont pas suivi le blog ce dernier mois, je suis donc allée faire une gastroscopie hier dans une clinique privée, parce que les premières dates disponibles dans les hôpitaux c'était fin juillet/début août. Mais comme on ne choisit pas forcément ses horaires, j'ai eu le dernier créneau de la journée, à 17h, et quand je dis ça, comprenez 17h30-18h. J'étais à jeun depuis 11h, j'ai bu mon dernier verre d'eau à 13h, j'ai fait de la couture toute l'après-midi pour me détendre mais malgré cela j'avais relativement les crocs quand je suis arrivée. Pendant toute la journée, je me suis rabâchée, "mais pourquoi tu stresses Bibil? Tu ne sentiras rien puisqu'on t'endors complètement".
Je n'avais pas calculé que pour qu'on m'endorme, il fallait me faire une piqûre, mais c'est une autre question.
J'arrive dans cette salle, et pour répondre à la question de S., non je n'ai pas dû me déshabiller, et donc oui ça veut sans doute dire que j'ai dû baver sur mes vêtements pendant mon sommeil. Bref, pour me détendre, l'anesthésiste m'a fait parler de ma thèse (ah quelle bonne idée, c'est toujours très convivial), d'autant plus qu'en fait ma thèse touche indirectement le secteur de la santé, et qu'en fait ça l'intéressait vraiment. Mais j'ai pas eu le temps d'aller jusqu'au bout parce qu'à un moment je me suis endormie au milieu d'une phrase, en faisant semblant de ne pas remarquer l'espèce d'écarteur de mâchoire que l'infirmière était en train de me mettre dans la bouche et la taille de la sonde que le docteur préparait. 
Et puis, quand je me suis réveillée, c'était fait. C'est pratique, quand même.
Le verdict (attention retenez votre souffle): c'est une belle gastrite, mais qui n'est pas allée trop loin. Pas d'ulcère, pas de dommage à l’œsophage, pas de dommage au duodénum, bref, c'est tout ce que je pouvais espérer de mieux. Si ce n'est que je suis condamnée à continuer à dire que "j'ai une gastrite", et en voyant les gens reculer, préciser, "non mais ce n'est pas une gastro". Dans huit jours j'aurai les résultats de la biopsie pour voir si la gastrite est causée par une bactérie, et tant qu'à faire si je suis intolérante au gluten, dans la foulée, comme ça. 
Quelque part dans le processus l'anesthésiste m'a demandé mon numéro. J'étais tellement dans le gaz que je ne me souviens plus à quoi il ressemble, et à bien y réfléchir je n'avais pas mes lunettes. Et ce mec connait mon âge, mon poids, mon historique médical, et a pu voir ce que ça donnait une vraie phobie des piqûres, et je pense a même sorti, "mais il y a un âge où on parvient à surmonter ça non?". Enfin soit.
Je suis revenue chez Maman complètement dans le cake, essayant de négocier ma marche pour ne pas me prendre des chambranles de porte, et très contente d'avoir reçu un papier où tout avait été mis par écrit. Puis Maman m'a ramenée à la maison familiale, où j'avais préalablement amené toutes mes petites affaires et celles de Knacki, j'ai mangé (manger! MANGER!), j'ai fait un pain (oui, ne me demandez pas), j'ai vaguement regardé la télé sans trop comprendre ce qui s'y disait, puis je suis allée dormir en me disant, "ah ben ça va, ça ne fait pas trop mal".
TU. PARLES.
Et le mieux dans tout ça c'est que je suis de nouveau autorisée à prendre de l'oméprazole, mais que je l'ai oublié chez moi. "Et tu ne crois pas que tu parviendrais à tenir sans oméprazole?" m'a dit Maman.
Heu, comment dire.
Ce qui est bien, c'est qu'il est maintenant 5h30, dans précisément 1h Knacki va me sauter dessus parce qu'il faudra absolument qu'elle aille dans le jardin pour renifler des trucs et ne pas faire pipi.
Un très bon long week-end à vous aussi!

Thursday, May 21, 2015

Sevrage d'oméprazole - Jour 9

Là, ça commence vraiment à être dur. Plus que 26 heures à tenir... Limite si demain je me mets dans mon pieux toute la journée en espérant que siester me fera passer le temps (et le fait d'être à jeun), je n'aurai pas de honte...
Je ne peux pas m'empêcher de penser à toutes les morts médiévales atroces qui ont dû avoir eu lieu dans ces circonstances (mais après beaucoup, beaucoup de temps à souffrir comme maintenant).
Purée, le temps passe lentement, quand même!

Monday, May 18, 2015

Une petite dose d'adrénaline

Tout d'abord, une petite information de service: Jour 6 sans oméprazole, et jusque là ça va toujours, ce qui est une bonne nouvelle. Avant, j'avais imaginé cette période comme une phase où on est bien content que les fenêtre du bâtiment où j'écris ma thèse ne s'ouvrent pas complètement - suffisamment pour jeter un ordinateur en cas de frustration de fin de thèse, mais pas assez pour jeter sa propre personne. Bon, j'ai plein de reflux, et encore 4 jours à tenir, mais comparé à ce que ça pourrait être, ça va encore. 
Mais venons-en aux faits.
Vendredi, je reviens chez moi tranquillement pour trouver ceci.
Deux trous dans ma porte, au niveau de la serrure. Depuis quand est-ce que c'est là, je ne sais pas trop, mais la police m'a confirmé qu'il s'agissait bien d'une tentative de cambriolage. D'ailleurs, vous-même, soyez vigilants: les longs weekend de mai, c'est la haute saison du vol! Les cambrioleurs ne sont pas parvenus à entrer, ma maison est bien protégée, rien n'a été volé, ma machine à broder est toujours là où elle est, Knacki n'a pas foutu le camp par la porte ouverte et personne n'est blessé (sauf ma porte d'entrée - mais son système nerveux est relativement inexistant donc elle n'a pas eu mal). Donc juste un peu de stress...
Samedi, je m'en vais faire une grande promenade avec les chiens histoire de décompresser un peu. Je me suis promenée pendant deux heures. Ca a fait beaucoup de bien, sauf quand je suis rentrée et que j'ai senti un petit chatouillement sur ma jambe... Une tique. Et je dis "une" parce que c'était une femelle, vous savez, le modèle adulte très grand qui devient super huge par la suite. La seule fois où je me suis fait piquer par un tique c'était un mâle, c'était moins impressionnant... Mais soit. Je l'ai virée, j'ai fait un full check tiques de mes vêtements, chiens, voiture, et tous les endroits fréquentés par les chiens et moi-même après la promenade. Un peu de stress aussi, donc, rappelant vaguement l'épisode des puces. Mais soit.

Dimanche, jamais deux sans trois... Knacki part à l'aventure avec Chica dans le jardin de mes parents. Une heure après, Chica revient toute seule en pleurant... "Sans vouloir être alarmiste", me dit ma mère, enfin bref on a fouillé, fouillé et fouillé. Knacki n'était nulle part, on s'était dit qu'on allait abandonner et attendre qu'un voisin appelle, elle avait sûrement fugué... Puis en rentrant à la maison on entend comme un vague couinement sous la terrasse... Elle était coincée là! Un mini-trou entre deux canalisations, vous voyez un peu le genre d'espace... Elle a commencé à paniquer, à s'exciter et à se coincer encore plus, à hululer à la mort, c'était relativement déchirant. Mais mon père a pris une bonne bêche et l'a sortie de là. Mon pull et mon pantalon ne s'en remettront sans doute jamais, par contre.
Bref, au final, un peu de stress, mais rien de trop grave.
Sinon, le programme spécial mauvais karma pour les jours qui suivent, si vous voulez tout savoir: mon ordi a planté ce matin. Mais bon, il a fonctionné après, donc ce n'est pas vraiment la poisse, on va voir ce que je retrouve chez moi en rentrant tout à l'heure... Knacki boite après cet épisode malheureux, pour l'instant je mets ça sur le compte de la douleur musculaire, mais on ne sait jamais que je puisse caler ça dans le stress d'un jour de cette semaine... Mercredi on fait un test dans mes égouts, pour voir comment ça se fait que ça pue la m, enfin, le reflux d'égout, histoire de régler ça avant la réception définitive. Je ne sais pas si je peux caler un dégât des eaux ou un départ de feu ou un chien qui avale du verre ou autre truc du genre dans le planning, mais en tous cas vendredi c'est ma gastroscopie, et je peux vous dire que ça va être cher les places! Bonne semaine à tous, hein, et à fort bientôt...

Wednesday, May 13, 2015

Sevrage d'oméprazole - Jour 1

Jusqu'à présent, ça va. Mais je préviens, juste au cas où, que la zone de risque a commencé; je décline l'entière responsabilité de tout propos ou toute décision prise entre maintenant et le 22. Sauf si ça concerne un achat compulsif de tissus, dans lequel cas je ne pourrai pas nier. Mais pour l'instant, ça se limite à l'achat compulsif de farines bio pour faire ses propres pains sans gluten. Et les pains sans gluten, je vous le dis tout de suite, c'est un peu triste. Mais soit.
On m'a toujours dit qu'après une longue période de conversion alimentaire, on n'a même plus envie des mauvaises habitudes d'avant. Genre, si on avait l'habitude de prendre un croissant tous les matins, et bien au bout d'un certain temps à s'en passer, ce n'est plus le même plaisir qu'avant. Je pense que je pourrai dire ça pour certaines choses; par exemple, quand je vais manger chez des gens, les desserts ne me font plus spécialement envie, et je ne souffre pas particulièrement de ne plus prendre d'alcool. Par contre, vous n'imaginez pas comme j'ai envie de pouvoir de nouveau manger (par ordre d'importance):
1. des frites, avec plein de sel et de la mayonnaise
2. des chips, surtout ceux avec du vinaigre
3. un bon spaghetti avec de la sauce tomate et une pointe de ricotta (combo de trucs interdis: gluten, tomate et lactose, olé!)
4. du café
5. des sandwichs pleins de gluten avec des trucs interdits dedans et qui débordent potentiellement de sauces très crasses.
Rhaaaaaaaaaa! Vous n'avez même pas idée de tout ce que je fantasme là dessus. Même. Pas. Idée. Pire qu'une femme enceinte qui rêve d'un tartare de boeuf. 
Vivement que ce soit fini, cette blague. 
Heureusement, il me reste les sushis...

Friday, May 08, 2015

What Bibil ate...

En fait, ce régime anti-acide me permet de découvrir des nouveautés. Bon, j'admets que de moi-même, comme ça, je ne me serais pas prise un trip bio-bobo-thermomix, mais en fait j'aime assez bien... Sneak preview:
1. Un mix de farines sans gluten pour faire du pain tout compact qui ne lève jamais, en dépit de la fonction "levage de pâte" hyper élaborée du four vapeur.
2. Je fais tremper des trucs et j'aime ça... Du quinoa, des lentilles et des algues (ci-dessous), mais aussi du riz, des amandes, il parait que ça les rend alcalins, moi je suis prête à le croire parce que ça passe très bien dans la crise.
3. Ca donne des repas un peu... Disons... Ici, vous voyez (de gauche à droite) de l'agneau en hypocuisson avec des pois chiches, de la mousseline de chou-fleur avec de la pâte d'amandes, et les fameuses algues pour donner du goût.
A venir: une photo de ma lunch box, riz et betterave! Dites donc, on est loin des muffins... Ca me manque un peu je vous avoue...
Bon allez si. J'ai fait des muffins à la banane, chocolat et pâte d'amandes. Mais je l'ai regretté...

Wednesday, May 06, 2015

Bon, j'ai toujours mal...

... médy.
(Malmédy).
(Oui, bon.)
Malgré mon orthorexie stricte, mon heure de marche quotidienne, mon oméprazole, mon syngel, et parfois même mon jus de pomme de terre, j'ai toujours mal. Heureusement, la plupart du temps c'est tolérable. Sauf qu'il y a certains jours où c'est l'horreur, je brûle de l'intérieur, je pète un câble et je pleure au téléphone en harcelant tous les médecins que je connais, même s'ils sont dermatos. L'évidence est devant nous: si c'était juste une gastrite, je n'aurais pas mal à ce point. Les options qui sont sur la table sont donc soit un ulcère de l'estomac (causé par le stress ou par une bactérie), soit un ulcère du duodénum, soit une hernie hiatale. 
Au risque de sombrer dans le TMI, l'étape suivante du diagnostic est la gastroscopie, un excellent moment de détente et de convivialité qui aurait fait un post lyrico-gore; mais comme j'ai choisi l'anesthésie complète, je ne pourrai pas vous raconter le détail. Faut pas déconner hein, jouer les super-héros à ce stade-ci de la douleur juste pour le bénéfice de dire "je me la suis joué hardcore et j'en suis fière", je dis non. Et tant que j'y suis, si un jour je dois accoucher, clairement je demande la péridurale, mais c'est une autre histoire. Pour votre bonne information, l'examen aura lieu le vendredi 22 mai en fin d'après-midi.
Ceux qui ont déjà pu vivre cette expérience savent ce que cela signifie: dès le mercredi 13, j'arrête l'oméprazole, parce que cela peut fausser les résultats des prélèvements sinon. Oui oui, c'est bien mercredi prochain. Donc, entre le mercredi 13 et le vendredi 22, vous aller commencer à recevoir des insultes, du hate mail, des larmes et des menaces de suicide. En clair, je vais vivre l'enfer, et je vais vous l'imposer. D'autant plus que mon médecin a tenté de me prescrire un anti-anxiolitique sédatif pour tenir ces dix jours et que j'ai fait une très mauvaise réaction, donc tout cela sera sans aide médicale. Enfin si. Avec du gaviscon. Ha. Haha. Purée. Je looke forward.
Vous pouvez lancer les paris:
- Combien de posts sous la catégorie "ô rage ô désespoir" dans ce blog?
- Combien d'assiettes de riz au fenouil et aux artichauts sans assaisonnement?
- Combien de visites aux urgences juste parce que j'aurai envie de gueuler sur un médecin?
- Et par conséquent, combien d'amis médecin qui vont bloquer mon numéro?
- Combien de kilos perdus? (J'en ai déjà perdu 5, pour votre bonne information, détestez-moi si vous voulez mais je vous assure qu'ils ont été perdus dans la souffrance)
- Vais-je parvenir à écrire une seule page de thèse dans cette partie-là?
- Knacki va-t-elle manger à la demande, se gaver de friandises pour chien, aboyer sur chaque piéton, dormir dans mon lit et piquer les affaires de Fourchette sans rencontrer aucune résistance de ma part?
- Vais-je aller jusqu'à prendre un rendez-vous d’acupuncture malgré ma phobie des aiguilles?
- Et surtout... Vais-je parvenir à maintenir une certaine dignité malgré cela (quoique c'est déjà mal parti)?
Bref, ça va faire mal. Et je le dis littéralement. 
Mais ne soyons pas pessimistes, il me reste encore une semaine avant d'expier tous les péchés que j'ai déjà pu commettre sur cette Terre, et d'expier ceux des autres si jamais il n'y en a pas assez. Relaxons-nous, voulez-vous. 
Je crois que c'est le bon moment pour commencer à rédiger mes remerciements de thèse.