Wednesday, May 03, 2017

Salami est allé au dog show

Comme je vous le dis.
Pourquoi? Me demanderez-vous. Et bien parce qu'il ne suffit pas que votre chien ait un pedigree pour que sa progéniture en ait un. Et dans la mesure où j'aime beaucoup les chiots, et que Salami est totalement consentant dans cette affaire, et bien... J'ai fait les démarches pour que Salami soit, comme on le dit dans le jargon, "admis à l'élevage".
Je suis donc allée à une compétition internationale et de prestige à Anvers, et c'était un événement important à en juger par les voitures de sponsors aux décorations parfois relativement douteuses. Je peux vous dire que les éleveurs qui vont là, ce sont des professionnels. On voit qu'ils ont l'habitude. Ils viennent avec leur matériel: chaises pliables, valises contenant les affaires de toilettage, cages pour les multiples chiens de compétition. Et ça, ça s'applique pour les teckels comme pour les bouviers bernois, le ring à côté. Trois cages pour bouvier bernois par éleveur, ce n'est pas une mince affaire, je vous le dis. 
Puis il y a moi, qui arrive avec un Salami totalement terrorisé au bout de sa laisse, avec rien d'autre qu'une enveloppe contenant les documents de la compétition et une boite contenant l'arme suprême - un reste de pain de viande. La compétition durait de 10h à 17h. Comme j'ai galéré pour trouver un parking, je suis arrivée à 10h05. Salami passait à 10h03. Pas de bol, Salami-Paul. Du coup, le pauvre, il avait été jugé absent, et ça s'arrêtait là. Je pouvais rentrer chez moi. 
Bon.
Je suis allée trouver le responsable en lui disant, en substance, qu'avec tout le respect que j'avais pour sa compétition de prestige, en fait le classement ne m'intéressait pas, je voulais juste faire une admission à l'élevage. Au bout de quelques négociations dans mon plus beau néerlandais, la juge a quand même accepté de prendre mon chien pour voir s'il était apte à propager ses gênes. Ce qui s'annonçait relativement bien, jusqu'à ce qu'elle demande à Salami de défiler.
Alors, ce qu'il faut savoir, c'est que les autres chiens, ceux des pros, ils n'ont pas le trac. Ils se baladent totalement à leur aise autour du ring, ils marchent au pied, ils courent, ils s'assoient, ils se tiennent parfaitement droit quand on leur demande. Ils ont la classe. Salami, lui, il était mort de trouille. La juge m'a demandé de marcher avec lui. Il se baladait la queue entre les jambes, le pet vers le sol, les pattes en canard, en vrai il rampait. Et encore, il n'avançait que parce que j'avais sorti l'arme suprême - que je devais tenir juste devant son nez. Mais parfois il se laissait distraire. Il s'est secoué au moins deux fois, puis quand il est arrivé au niveau des autres chiens, il a commencé à paniquer, à faire marche arrière, à se rebiffer, et là on va dire que le public se marrait franchement. La juge ne m'a pas demandé de courir ni de le faire s’asseoir. Elle l'a directement mis sur une petite table et l'a mesuré. 
Elle a dit quelque chose en russe à son interprète, dans lequel j'ai compris le mot "standard", puis en substance on m'a expliqué, avec des mots simples, que Salami n'était pas un teckel nain, contrairement à ce que disait son pedigree, qu'il était trop grand, et qu'il fallait changer son pedigree pour qu'il soit un teckel standard. Jugement: "non recevable". 
Tout ça pour ça.
En plus, la juge, qui est une juge internationale et de prestige, m'a envoyé paître en disant qu'il fallait que je me trouve un juge belge pour faire les démarches. J'ai dû ressortir mon plus beau néerlandais au secrétariat pour qu'on me trouve un juge belge qui écrive une petite lettre afin que je puisse faire les démarches. C'était compliqué. J'avais un Salami totalement traumatisé dans les bras qui me rentrait toutes ses griffes dans le cou. J'ai failli abandonner, je suis relativement fière d'être allée jusqu'au bout de ce truc. Il y a plutôt intérêt à ce qu'il y ait des chiots à la clé après tout ça.
Enfin, une fois que ça, c'était fait, je suis allée voir ce que c'était, en vrai, un dog show.
Et bien, c'est beaucoup d'autres chiens qui ressemblent au tien. C'est un peu perturbant. Salami a fini par un peu se décoincer et a essayé de propager ses gênes chez une de ses congénères qui lui semblait relativement jolie - sauf que c'était un mâle. Puis il a été agressif avec tous les autres.
Un dog show, c'est aussi des gens qui sont très intenses sur le toilettage. Ils sortent les bigoudis, font de la microchirurgie sur la chevelure abondante de leurs bêtes de compétition, et soignent avec attention ces espèces de coucougnettes inversées sur le dos de leur caniche. 
Mais c'est aussi du spectacle! Il faut bien divertir les enfants. Parce qu'il n'y a pas que la beauté dans la vie, il y a aussi le dressage...
Enfin, au final, j'étais quand même contente de ne pas avoir dû attendre la fin de la compétition, et je suis rentrée chez moi avec un Salami qui a été malade pendant tout le trajet, et qui n'a bouffé que de l'herbe pendant les jours qui ont suivi.
Mais il me remerciera plus tard.
Enfin je crois.

Thursday, March 30, 2017

Et les vacances, ça se passe?


 Et bien, deux choses.
1. Prendre des vacances quand on n'est plus en thèse, c'est pas mal, en fait. On ne devrait pas être en train de rédiger, on ne se sent pas coupable, on profite pleinement du fait que quand on glande, on ne devra pas le payer plus tard. Oui, vraiment, c'est pas mal.
2. Tous ces gens qui disent de faire attention au troisième jour du ski parce qu'on est fatigués, de faire attention au relâchement du stress, etc, et bien je les comprends. Le stress que j'ai au travail est différent que celui de la thèse car il est beaucoup plus "immédiat", et on ne s'en rend pas vraiment compte sur le moment-même, mais c'est quand on s'arrête que la fatigue tombe. Le premier jour je me suis fait une petite conjonctivite derrière les fagots, sexy et pratique. Les autres se sont fait de sympathiques tendinites ou autres chutes, des angines, et pour ma part j'ai eu un reflux de malade pendant tout le séjour. C'est gai, dites, les vacances. 

Non mais pour de vrai, c'est gai, les vacances. Je ne vous poste pas de photo de groupe car certains sont réfractaires au fait d'avoir leur image sur internet, mais pour ceux qui reconnaissent le fond, j'étais aux Menuires. Il y avait encore de la neige et du soleil par intermittence. Quand il n'y avait plus de neige on avait des terrasses. Et on a carrément bien mangé, les bonnes résolutions de perte de poids sont postposées aux 20km de Bruxelles. Ah oui le masque en plein soleil c'est à cause de la conjonctivite, et j'ai mes lunettes de soleil en dessous. Je vous ai dit, sexy et pratique.
Sinon j'ai fini une pieuvre dont je suis particulièrement fière...
Allez à bientôt depuis Bruxelles où il fait beau aussi, en fait...

Wednesday, March 08, 2017

Productivité

Je me suis remise à coudre pour le Fil de Bibil... Et bien, cela fait du bien! Mon salon est une scène de chaos post-apocalyptique, j'ai du tissu partout, je ne trouve plus mes ciseaux dans tout ce désordre, et parfois je ne suis pas même sûre d'où se trouve mon chien... Mais cela découpe, brode et coud et je peux vraiment partir dans tous les sens, cela fait du bien... 
Ces derniers mois je m'étais forcée à me restreindre un peu du côté créatif. J'ai remarqué qu'à la fin de ma thèse, j'étais obsédée par l'idée de la productivité. Chaque minute devait être passée à produire quelque chose. Je ne pouvais plus simplement passer une soirée à me détendre devant la télévision, il fallait faire de la couture, du point de croix ou autre, et ma détente c'était ça. Au fond cela ne me détendait pas, parce que je me rendais compte que je produisais pour produire. Je m'engageais dans tout et me mettais des échéances. Comme pour ma thèse, je ne prenais plus de plaisir à le faire, je vomissais des pages de la même manière que j'empilais des bavoirs. A l'époque, je me sentais tellement nulle part et en retard dans tout qu'il fallait que j'aie du rendement. 
J'ai finalement eu assez peu de temps entre la fin de ma thèse et le début de mon nouveau travail. Quand j'ai commencé en temps plein dans un secteur totalement différent de ma thèse, cela m'a demandé beaucoup d'énergie pour m'adapter, et la couture avait un peu la même sensation que sur la fin de ma thèse. Passion au départ, obligation à la fin. Bref, ces derniers mois, j'ai pris un break avec la couture, et je me suis obligée à faire d'autres choses à la place, comme lire des livres, jouer à des jeux de société, faire du sport, voir des amis. 
Et maintenant, six mois après avoir commencé mon nouveau travail, je commence à me stabiliser. J'ai enfin l'énergie nécessaire pour pousser le Fil de Bibil dans la direction voulue. Je vous prépare un site web, nouveau logo, nouvelle collection de tissus, et en attendant j'ai produit des bavoirs à la pelle pour épuiser tous mes "anciens" tissus. Car je sais que si je ne fais rien, ils vont rester languir dans un coin de mon stock. C'est une sorte de nettoyage de printemps en somme...
Qu'est-ce que cela fait du bien de s'y remettre! J'avais oublié ce que cela donnait, de s'investir complètement dans un projet créatif d'envergure. 44 bavoirs sont en production et je pourrais continuer si je le souhaitais... 
Et sinon, j'ai fait des pieuvres. 

Vous avez vu l'amélioration par rapport à la dernière fois? Hein? 
A très bientôt!

Tuesday, March 07, 2017

Et sinon, quoi de neuf docteur?

Si, j'ai le droit de faire ce jeu de mot pourri, parce que je l'ai bien mérité mon titre de docteur, d'abord.
(S'il me sert au quotidien? Mais je vous en pose des questions, aussi)
Bref. Voici un petit update en vrac de mon début d'année 2017... On est déjà en mars, je veux toujours écrire 2016, que le temps passe vite dites donc!

1. Mon père a une nouvelle obsession.


Il a ramené un appeau grenouille de Birmanie et il s'évertue à essayer de la reproduire, avec des bois et des formes différentes. Elles ne sont pas toutes concluantes, mais c'est comme la couture ou le crochet, il faut beaucoup de ratés avant de commencer à réussir...

2. En parlant de pieuvres...

J'ai craqué. J'ai trouvé un site aux Pays-Bas qui faisait les cotons moins chers qu'en Belgique et qui avait toutes les couleurs possibles et imaginables. Je ne les ai pas toutes prises. Presque, mais pas toutes. Tu en as pour un an, me direz-vous, mais j'ai déjà donné pas mal de ces pelotes à des amies pieuvreuses, donc on verra bien combien de temps ça tient... Bon je n'ai pas vraiment fait d'effort pour cacher la marque (et ce n'est pas une pub cachée), mais si vous souhaitez contribuer au projet, au moins vous pourrez reconnaître le coton conforme parmi les autres. 

3. Et comment vont les chiens? Mais ils vont bien, merci! 
Danio a 12 ans 1/2 et est en pleine forme. Bon, elle bouge un peu moins facilement, prend plus vite du poids, et ses petites problèmes comportementaux (angoisses, aboiements, etc) commencent à devenir de plus en plus gros, mais so far so good.


Knacki n'a pas fait de fugue déterminante ni de blessure extraordinaire... Il y a bien un soir où sa balise gps a arrêté de fonctionner alors qu'il était 22h et qu'il gelait, on n'était pas super à l'aise quand même, on l'a retrouvée 3 voisins plus loin sur base de ses destinations favorites du moment (le gps c'est sympa quand même, au fond).


Et Salami est fidèle à lui-même... 

4. Et en parlant de teckels, vous avez vu mes cartes de voeux? C'est Still on Paper qui me les a faites, je vous la recommande fortement!  

 5. Et enfin, vous aurez bientôt des nouvelles du Fil de Bibil... Vous verrez :-)


Saturday, March 04, 2017

Une petite robe de marquise

C'était l'anniversaire d'une de mes filleules il y a peu... Et comme elle a déjà deux ans, elle a été gâtée! Sa grande soeur avait reçu du grand Saint une robe de marquise, et comme j'avais un patron de robe qui était très similaire dans mes trésors, je me suis lancée. Pas évident, d'autant plus que c'est le type de livre aux photos très belles mais aux instructions seulement à moitié complètes, donc il faut savoir lire entre les lignes (et combler ce qui n'y figure pas). Enfin j'ai pris quelques libertés avec le patron en essayant de faire un modèle "évolutif", qui couvre du 2 ans au 6 ans... A savoir j'ai ajouté une frange bleu roi que l'on peut rentrer, afin de donner un peu de longueur ou au contraire d'en retirer un peu en fonction de la taille de l'enfant... Et de larges bandes de velcro sur le dos pour bien pouvoir serrer.
Sur la photo on voit bien que c'est un peu grand (les manches sont supposées être 3/4) mais je suis contente car c'est une robe qui pourra être portée longtemps!

Wednesday, March 01, 2017

Blouses!

J'ai cousu un cadeau de Noël pour mes deux filleules qui ont toutes les deux plus ou moins la même taille... Et je peux enfin le poster, car une des blouses a mis longtemps à atteindre sa destinataire, merci la poste internationale :-) Enfin plus de peur que de mal, car le colis est arrivé à bon port, c'est ce qui compte.
J'avais trouvé ce tissu avec des teckels dessus (chez Stragier, si vous vous demandez), en plusieurs tons différents, et je me suis dit, ben... C'était sans doute ma chance! Je l'ai pris en bleu et en rose, et pendant les vacances de Noël je me suis attelée à l'ouvrage. C'était drôle, tous ces teckels partout... Et assez agréable aussi, car le tissu était de qualité, c'est toujours un plaisir! Bref, voici ce que cela donnait pendant:
Et après! Ce sont les tuniques à encolure du livre des intemporels pour enfants. Le seul reproche que leur fait est d'être très court. J'ai rallongé le patron et pourtant ça reste encore très court... Mais bon, c'est encore à leur taille, ça ne durera juste pas très longtemps.


Et la touche finale: des boutons cupcakes qui m'ont été offerts par Claire et Léo! Ils ne sont pas faciles à fermer mais je sais de source sûre qu'ils ont été très appréciés par les destinataires...



A bientôt!

Monday, February 13, 2017

Tournée minérale!

Hé oui, moi aussi j'ai été gagnée par la contagion de la Tournée Minérale... Je ne voulais pas passer à côté du move, du hype, du trendy et du chic. Je me suis laissée embarquer dans l'aventure...
Alors, qu'on se le dise tout de suite, un dîner avec des amis au jus de fruit et à l'eau plate, alors que saute le champagne et décante le vieux bourgogne, ça change. Cela me fait réaliser le sacrifice qu'effectuent les femmes qui procréent, entre s'arrêter de boire, les remontées acides, l'accouchement sans péridurale, les crevasses, les vergetures, les jambes-saucisson et autres joyeusetés. Mais soit. Pendant un mois, donc, je ne bois plus d'alcool.
Un court mois.
Même pas bissextile.
Et bien mine de rien ce n'est pas si simple que ça...
A la base, je me suis toujours considérée comme une petite consommatrice en la matière: un ou deux verre par soirée, seulement chez des amis quand on m'en propose. Au restaurant, je suis souvent à l'eau. Si c'est en semaine, c'est généralement non. Les bières qui traînent dans mon frigo en cas de visite impromptue dépassent joyeusement leur date de péremption sans que cela ne se remarque. Tournée minérale, donc, je partais gagnante. Easy game, finger in the nose.
Ben en fait, pas trop. Quand on y pense, on n'est que le 13 février, et j'ai déjà refusé six occasions de boire. Ca fait un jour sur deux, en considérant que les activités couture et crochet n'impliquent pas de boisson alcoolisée. C'est vrai, je ne suis tentée que lorsque je ne suis pas chez moi. Mais le truc, c'est que je ne suis jamais chez moi. Il y a des jours où je fais tourner des lave-vaisselles remplis de 10 bols de petit déjeuner et 10 verres d'eau, et où je m'auto-juge. J'ai trop d'amis, que voulez-vous, c'est cela mon drame. Pfu.
Ce que je réalise aussi, c'est que heureusement, dans ce cas-ci il y a un mouvement de groupe socialement accepté qui s'appelle la Tournée Minérale qui rend acceptable le refus de boisson alcoolisée. En fait, on réalise qu'il faut souvent une justification pour refuser de l'alcool. "Tu ne bois pas Sybille?" "Non mais on peut te servir autre chose si tu veux, on a du vin et des bières et du porto et du champagne". J'avoue parfois sortir la carte de l'estomac sensible pour les occasions où je n'ai pas envie de boire. Ou le fameux "je vais commencer à l'eau" qui déroute toujours un peu.
Mais soit, Sybille, tu as tenu 15 jours, bravo, proficiat. Dis-nous, à nous qui n'avons jamais tenu aussi longtemps, quels sont les effets?
Ben...
Heu...
Bon allez, on peut quand même voir quelques effets immédiats. On m'avait promis que je digérerais mieux, et en effet, mon estomac est déjà beaucoup moins en crise (mais il y a un contexte dans mon cas). Et je fatigue beaucoup moins, aussi: je ne suis plus parmi les premières à partir, et je me sens en forme le lendemain. Sinon, la jolie peau, la perte de poids, l'amélioration du sommeil, tout ça, j'attends encore de voir. Mais bon, il faudrait sans doute faire plus qu'un mois pour vérifier.
Challenge, Bibil?
Heu, à voir.

Tuesday, January 31, 2017

Charline

C'est avec grande fierté que je vous annonce être tantine pour la seconde fois! 
Je vous présente Charline. C'est un gros bébé en pleine santé qui ressemble pour l'instant beaucoup à sa soeur, mais nous savons tous très bien que chaque soeur est unique, hein (dit la fille qui a deux soeurs). 

Comme tous les nouveaux-nés, elle ne dort pas forcément aux heures où on voudrait qu'elle dorme, et on ne comprend pas toujours ce qu'elle veut, mais la famille gère beaucoup mieux le reflux et le "non mais là tu vois bien que ce n'est pas un pleur de faim" (enfin c'est mon avis). Il y a eu quelques frayeurs pendant la grossesse par rapport au CMV mais finalement tout va bien, au soulagement de tous...
Sinon, si vous vous le demandez, oui, elle m'a déjà vomi dessus. Un pull que j'aimais bien. Oui, Salami a déjà sauté dans son maxicosy, et cela résultera sans doute en des heures de psychanalyse quand elle sera adulte. Mais à part ça, on s'entend plutôt bien. 
Et matez-moi ces deux jolies robes en Liberty confectionnées par une couturière de renom et de talent...