La dernière ligne droite
Dans une semaine, jour pour jour, j'en aurai fini avec mon master à la LSE. Je pense avec bonheur au sentiment de liberté que j'éprouverai quand ma magnifique petite dissertation, un peu baclée et évitant de façon très bizarre toute référence à l'Europe, se retrouvera entre les mains de la secrétaire de mon département.
En attendant je lis, j'écris, je relis, je checke la législation online, je dérive mystérieusement sur facebook et perds une demie-heure, puis je relis. Nous avons formé un study group et nous squattons la Shaw Library, que vous pouvez voir sur les photos ci-dessous.
J'ai l'impression de me retrouver dans un film américain.
Voici une photo de notre study group. Vous pouvez admirer dans le fond un vitrail antique qui en réalité n'en est pas un, il a été construit en 2005, et d'ailleurs ce n'est même pas une vraie fenêtre parce qu'il est contruit sur un mur (y a une lumière derrière). Il doit avoir une importance quelconque parce qu'il a été 'dévoilé' par Tony Blair en personne, vous vous imaginez le truc.

Ce vitrail est la mocheté incarnée.
Mais je me perds.
Nous sommes quatre. Nous étudions dans le même programme mais ça ne nous empêche pas d'avoir des thèmes de dissertation radicalement différents. Je fais la mienne sur l'intégration des communautés immigrantes, Bénédicte (Norvège) écrit sur un truc vaguement lié à 'energy policy', Ardian (Kosovo) sur la Christianisation des Albanais, et Kathryn (USA) sur la peine capitale aux USA.
La voici avec sa nouvelle Bible (elle est contre la peine de mort si vous aviez des doutes):

La Shaw library est réputée pour son calme et pour ses canapés conforts; résultat, c'est là où tous les étudiants en rade de sommeil vont dormir. Depuis le début de la semaine il y a là une Japonaise qui dort de 8AM à 8PM, on se demande si en fait elle a vraiment un lit chez elle. J'ai judicieusement émis l'hypothèse qu'il devait y avoir un quota de ronflements par jour dans cette bibliothèque, parce que c'est vrai: ces gens RONFLENT, pire qu'un Eurostar à 6 heures du matin.
La photo ci-dessous a été prise dans une tentative ratée de photographier un étudiant qui ronflait bruyamment bouche grande ouverte.

Et après en général on va manger un truc au resto, bien que récemment je sois rentrée chez moi pour manger des pâtes en tentant d'écrire un truc sur l'Europe.
Petite exception à ce programme, un verre bien sympathique avec les gens de Voice of a City au vodka bar polonais pas loin de la LSE; je crois que maintenant j'y suis allée tellement de fois que j'ai testé toutes les vodkas de la carte. Pour le coup m'a dernière ligne droite a été plutôt zigzagante.
Un article bien choisi du Guardian ce jour-là:

Sinon, c'est marrant mais je me suis récemment mise à penser à Noël. Après mûre réflection je me suis dit que c'était probablement le temps, on a vraiment l'impression d'être déjà au mois de novembre. Dire que je me plaignais de la heatwave l'année passée... On a dû dépasser les quotas de soleil et on n'en a plus cette année, c'est la seule explication. Je demande un passage à un forfait plus adapté à nos besoins.