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Wednesday, October 12, 2011

Je suis célèbre.

En atteste ce passage éclair à la radio ce matin à 8h40 dans Snooze (PureFM). Dans le cadre de la semaine de l'emploi, PureFM cherchait des anecdotes de nos pires souvenirs de stages, premiers emplois, entretiens d'embauche. Bref, j'ai raconté ceci. Attention à vous, c'est de l'inédit, jamais publié sur ce blog!
C'est repassé à 16h15 sur PureFM, avec les conseils avisés d'une spécialiste du Forem qui a décrit ma situation comme un remake de "Stupeur et Tremblement", mais en ayant l'impression aussi que j'y étais restée six mois (plutôt deux semaines, en fait).  
Bon ceci dit l'experte du Forem n'avait pas l'air de full croire à mon histoire mais je vous assure que tout ce que j'ai raconté est véridique! En même temps, il faut savoir qu'on m'avait donné mon évaluation le premier jour et qu'on avait rendu clair qu'on n'allait pas m'engager, donc je n'avais plus grand chose à perdre.
Et puis soyez tous très jaloux parce que 1. j'ai pu parler à Vanessa qui a recueilli mon précieux témoignage, et 2. elle m'a envoyé un t-shirt. Yeah Baby Yeah.

Thursday, July 31, 2008

La fin du stage

Et voilà. Le stage à la Commission, c'est fini.

J'ai passé en revue tous les emails que j'ai reçu pendant ces cinq derniers mois et j'ai commencé à devenir hyper nostalgique. Je ne suis pas de celles qui pleurent en prenant tout le monde dans ses bras et en disant "on ne se reverra jamaaais". Mais toutes les bonnes choses ont une fin et celle-ci se finit dans 10 minutes.

J'ai passé la journée à dire au revoir, ranger mon bureau, dire au revoir, classer mes dossiers, dire au revoir, et maintenant je m'apprête à aller dire au revoir à une tonne de gens et je vais pèter un cable.

Pour votre enrichissement personnel, voici une vidéo réalisée par un des membres de notre groupe d'écriture créative.


Et maintenant? Bien. Je vais faire face à un grand vide.
Quiconque possède une série télé que je n'ai pas encore vue aura ma gratitude. Ce sera facile puisque je n'ai vu que Desperate Housewives, Friends, Heroes et les 4400. (Je cherche spécialement Sex & the City).
Je suis à Paris jusque mardi! Profitez bien du retour du mauvais temps!

Thursday, July 24, 2008

Gauffres!

Vous vous demandez sans doute ce qu'il en a été de la fête Belgo-Grecque dont je vous ai parlé. Si si, je le sais que vous vous le demandez. Parce que je n'ai pas fait que regarder Heroes 2 ce week-end, faut pas croire, y a quand même eu un peu d'action.
Laissez-moi vous résumer la chose avec quelques chiffres.
18/07, 6h: heure de lever pour chercher une machine à gauffre en location pour la journée. Poids: 30 kg. En addition, j'ai acheté l'équivalent de 260 gaufres en petites boules surgelées.
Taille de mes muscles de bras, avant: 2 nanocentimètres. Après: 2 décimètres (au moins).
A 8 heures j'ai déposé le tout chez Diane où j'ai étalé les boules de pâte pour l'autoriser à dégeler et la levure à prendre.
Quand je suis revenue 12 heures plus tard, le volume de la pâte avait doublé. Plus rien ne rentrait dans les caisses. Joie. Nous avons cuit quelques gauffres pour dédommager Diane de l'odeur de levure qu'avait pris son appart, puis direction la soirée.
Je vais passer l'épisode lyrique du transport de la chose jusqu'au lieu de la fête, une péniche le long du canal.
Je le passerai parce que c'est un des videurs qui est venu nous aider, nous faibles gonzesses, à transporter la machine, et qu'il a soulevé ça comme s'il s'agissait d'une balle de tennis, nous exposant ainsi à une abjecte humiliation publique.
Nous étions trois à tenir le stand de gauffres, et mine de rien on a beau dire mais quand les gens font la fête, ils sont plus intéressés à boire qu'à manger. Nous avons rapidement compris que nous n'arriverions pas à liquider notre stock. Pis encore: que nous n'arriverions pas à cuire tout notre stock, vu que 260 gaufres sur une machine de deux, et bien, ça prend du temps.


Et indeed. Jusque 5 heures du matin nous avons cuit ces gauffres sans relâche. Ce fut fun, très fun, et nous avons mangé de façon gargantuesque jusqu'à épuisement des stocks. Le moment fut au networking. Nous sommes soudain devenues les meilleures amies des gens qui tentaient de recevoir des gauffres gratos. Nous avons déjoué les plans machiavéliques des bourrés qui tentaient de nous les voler. Bref.
Vers 5 heures, nous avons atteint une limite physique, parce que faut pas croire mais cuire des gauffres c'est physique. C'est avec déchirement que nous pris la décision jeter l'équivalent de 100 boules de pâte pour gauffre non-cuites. Je regrette encore. Non mais je vous assure que nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour les sauver, mais on n'allait pas les manger crues non plus, quoi. Et moi je n'allais pas cuire 100 gauffres le lendemain pour les voir pourrir sur la table de ma cuisine.

Mais je le regrette encore. Vraiment. Tout ce gâchis. Toutes ces gauffres en devenir à qui on a refusé un futur. Que de tristesse dans ce bas monde.

Toujours est-il que j'étais dans mon lit à 6h30, le jour était levé, les oiseaux chantaient, et limite je savais que si j'attendais encore une demi-heure j'aurais pu prendre le petit dej avec mes colocs. J'étais debout à 10h30 pour nettoyer et rendre l'appareil. Puis pour me diriger vers la mer où j'ai accompagné Gaëlle, Alexis et Strepy dans une énorme balade à vélo de quelques heures.

Ce fut épique aussi. Le reste des passagers du train vous confirmeront que j'ai un très joli ronflement.

Mais pourquoi a-t-il fallu jeter tant de pâte à gauffre?

Tuesday, July 15, 2008

Creative Writing

Je ne vous ai pas encore parlé d'un des aspects les plus importants de mon stage. Ah bon, mon boulot au quotidien, celui que je fais 38h/semaine? Heu, non, toujours pas.
Je parle de mon groupe d'écriture créative. Répétez après moi: écriture créative (creative writing en anglais, création littéraire en québecois - comme ça vous ne vous endormirez pas idiots). Si vous ne savez pas de quoi je parle je vous conseille wikipedia.
J'avais rejoint le groupe plus par curiosité qu'autre chose. Après tout, j'avais aussi rejoint un cours de néerlandais, alors... J'aime écrire, ce n'est un secret pour personne, quoique je doute qu'on sache vraiment le temps réel que j'y dédie. Je n'étais pas vraiment familière avec le concept: un groupe où on discute de ce qu'on a écrit? Ah bon? J'avais toujours écrit de façon solitaire, ne connaissant personne partageant mon hobby. Je ne montrais ce que j'écrivais à personne: c'était beaucoup trop privé.
Puis là je me suis retrouvée autour de gens que je ne connaissais pas mais réunis par notre passion commune. Nous écoutions nos textes avec une oreille neutre, ne sachant rien de nos vies privées respectives, et apprenant à nous découvrir par les produits de nos imaginations. Notre règle était que l'auteur lisait son exercice puis ne pouvait pas parler avant que les autres n'aient terminé d'en débattre. Entendre d'autres personnes discuter de mes textes, analyser mes personnages et mon style et me donner des conseils d'écriture a complètement changé ma perception des choses. Avant, j'écrivais occasionnellement, cherchant surtout à exprimer une vie intérieure, quand ma tête avait un trop plein. Maintenant j'écris de façon compulsive: je fais des exercices, je lis des livres pour améliorer mon style, je développe des scénarios sur des sujets non-familiers.
Un sketch réalisé pendant une de nos sessions. Je suis représentée sur l'image, à vous de voir où.
La fin du stage signifiera sans doute la fin du groupe, car chacun rentrera chez soi. C'est ça que je regretterai le plus. J'aimais beaucoup nos sessions du mardi. L'année prochaine je suivrai des cours d'écriture créative, histoire d'améliorer les nombreuses choses qui doivent encore l'être.
Si cela vous intéresse je vais mettre en ligne quelques unes de mes nouvelles. Le lien est accessible via ma sidebar "liens personnels" (Creative Mishmash est son nom). Je ne publierai que celles qui ne sont pas basées sur ma vie personnelle, ce n'est donc pas la peine de chercher à vous reconnaître. N'hésitez pas à laisser vos commentaires.
Rassurez-vous, il y aura aussi des textes en français avec le temps.

Friday, July 11, 2008

Oh, une banane.

Une chose dont je dois vous parler également, c'est le killer des stagiaires.
Oui, un killer, comme à Louvain-la-Neuve, mais entre stagiaires de la Commission.
Deux conditions: un, tuer la victime avec une banane, et deux, EN DEHORS des bâtiments de la Commission. Mais à part ça tous les coups sont permis.
Sauf que c'est ce "en dehors" qui a rendu les choses tellement corsées, car si il est facile de savoir quand la victime se trouve dans le bâtiment, il est difficile de savoir quand elle en sort.
J'ai tué ma première victime au bout de deux jours. Facebook a été mon allié secret. Hop, je tape le nom. Hop, je regarde "Friends in common". Hop, je contacte ces amis. Parfois ça marche, parfois ça ne marche pas. Alors j'ai aussi contacté les stagiaires de sa DG. Bref. Au bout de maintes recherches je me suis rendue au dîner où elle devait se rendre. Sauf qu'elle n'y est pas allée. Je l'ai donc tuée par défaut et j'ai pris sa place au dîner. On m'a donné une nouvelle cible.
Pour corser un peu le jeu je lui ai envoyé une lettre de menaces anonyme, que voici ci-dessous: Ca a mis le temps. La cible en question a été surnommée "The man with the invisible agenda". Jusqu'à ce beau mardi avant mon départ en Italie où je suis allée le surprendre à son entrainement de foot. Le pauvre, il était déjà en train de perdre, et en plus il s'est fait tuer. J'en connais un qui aurait mieux fait de lire son horoscope avant de sortir.
Puis je suis partie en Italie, donc j'ai été mise hors compétition par défaut. J'étais triste. Très triste. Tellement inconsolable qu'on m'a donné une seconde chance: deux jours après mon retour, j'avais une nouvelle cible.
Ce qui veut aussi dire que deux jours après mon retour j'étais à nouveau la cible de quelqu'un.
Un malheureux concours de circonstances a voulu que ce quelqu'un soit la stagiaire qui partage mon bureau. J'aurais dû m'en douter. J'aurais dû trouver ça un peu louche qu'elle me suive aux WC puis fasse demi-tour en se rendant compte que je ne me dirigeais pas vers la sortie. Enfin, à la fin de la journée, après m'avoir suivie un peu partout dans le bâtiment sans éveiller ma suspicion, elle est sortie du bâtiment avec moi. Elle a ouvert son sac, a sorti une banane, m'a tuée, et je l'ai regardée avec de grands yeux incrédules puis je me suis dit: "Sybille, tu es une quiche".
Et voilà, je suis morte. Triste destinée que la mienne.
Par contre je me suis vraiment bien marrée...

Monday, July 07, 2008

Mmmmm... Manger

Stand belge
Voici la raison pour laquelle j'ai trimballé de la bouffe pendant toute la journée de vendredi:
Un concours de cuisine entre stagiaires de la Commission.
Au menu du stand belge:
- Tarte aux fraises de Wépion (en réalité les numéro 1 Carrefour mais ça personne n'a besoin de le savoir)
- Crèmes au chocolat (à la base des mousses, mais dû à un malheureux concours de circonstances les blancs d'oeufs n'ont jamais pris)
- Gaufres de Bruxelles (pâte allégée à la bière)
Je tiens par la présente à remercier Line pour ses recettes multiples ainsi que bon nombre de lecteurs de ce blog pour le généreux cadeau commun d'un appareil à gaufres pour mon anniversaire.
Finalement nous nous sommes arrangées pour tout transporter sans voiture, mais cela a été épique: nous avons tout mis sur une caisse que nous avons mise sur le porte bagage d'un vélo. Sophie (sur la photo) dirigeait le vélo tandis que je tenais la caisse en essayant de ne faire déborder ni les crèmes, ni le pot géant de pâte à gaufres... Les gens nous ont regardé bizarrement.
Sur place nous avons dû faire face à la rude concurrence d'un stand chinois, qui offrait une nourriture succulente et pleine d'ail, résultant en une magnifique haleine influançant le goût de tout ce qu'on a pu manger par la suite, et pleine d'un je-ne-sais quoi qui m'a infligé une poussée d'acné monstrueuse après près de 8 ans d'inactivité de ce côté-là.
Il y avait aussi un stand français qui offrait quiches, tartiflettes, ainsi qu'un bon fromage bien puant faisant compétition à l'ail chinois. Le stand britannique offrait du Pimm's et des scones, le stand italien une salade de pâtes et du tiramisu, et il y a aussi eu moultes victuailles non-identifiables en provenance des stands néerlandais et roumains.
Nous avons terminé avec sept assiettes différentes échangées contre des gaufres et nous avons mangé comme des porcs boulimiques.
Nous avons fait tellement de gaufres qu'à la fin nous avons écoulé notre stock chez les gardes de sécurité qui étaient bien contents, car les pauvres, non seulement ils étaient de garde un vendredi soir, mais en plus les Roumains étaient venus leur proposer une petite dégustation...
Par contre j'ai regretté ma voiture sur le trajet du retour. 20 minutes de marche avec une caisse faisant au moins la moitié de mon poids, je l'ai senti passer. Heureusement que ma mère, de façon fort généreuse, est venue me chercher à mi-chemin.
Je ne sais pas DU TOUT pourquoi, mais ce week-end, sexy coach a remarqué que j'avais pris du poids. Je me demande bien comment.
***
La petite vidéo de la fin. On me voit faire des gaufres (la preuve en images que cette machine a bien servi). On me voit aussi jouer avec un dauphin géant avec Liesbeth. Si, si.

Thursday, June 12, 2008

En avant première

Vous êtes impatients. Cela se comprend. Vous vous morfondez sous la pluie en vous demandant quand je reviendrai du pays du soleil et de la bonne bouffe.
Ben voilà. Je suis là. Il pleut
Ca me fait plaisir, je vous l'assure.
Seulement j'atteris dans une semaine hyper occupée au boulot, je croule sous les requêtes de desk officers désespérés de rencontrer leurs deadlines, on me donne des trucs à faire le matin pour l'après-midi parce que ça devait être fait pour hier. Je cours partout, je fatigue, je me noie. Je me suis trompée trois fois d'étage. J'ai mangé un sandwish au brie. C'est dire.
(Pour ceux qui ne comprennent pas la référence au brie, je vous rappelle que je suis allergique au lactose)
Mais en attendant, je vous dévoile en avant-première une photo de ce pays - toujours mystérieux - où j'ai parfait mon bronzage pour le mariage de Diane, qui je vous l'annonce fièrement, est dans deux jours.
Voici la photo.

Fishing boat


Et puis Diane tu sais ce qu'on dit: mariage pluvieux, mariage heureux.

Friday, May 16, 2008

What comes next?

Je me suis posée beaucoup de questions sur mon avenir récemment. Mon stage à la Commission se termine en juillet, cela fera 5 mois que je serai employée au même endroit, ma plus longue période de boulot full time jusqu'à présent. Oui, ça a l'air un peu abhérent dit comme ça, et croyez-moi ça l'est. Depuis juillet je collectionne des expériences professionnelles sous-payées (voire non payées) d'une période variant de un à trois mois. En additionnant tous ces stages avec ceux que j'ai effectués dans le cadre de mes études de journalisme, j'en suis déjà à mon septième stage, et je n'ai jamais eu de vrai boulot.
Je vous avoue que c'est usant. Au début on me taquinait un peu avec ça mais maintenant ce n'est carrément plus drôle. J'en ai assez de me demander ce que je ferai dans trois mois, ou dans quelle ville je le ferai, si je peux développer des attaches quelque part sans me dire que de toutes façons c'est une affaire de jours pour que tout redevienne différent. J'ai besoin d'un projet à long terme.
"Tu as ton doctorat" me dira-t-on. Oui et non, parce que je n'ai toujours pas de bourse. C'est difficile de se sentir motivée quand on n'a pas de deadline, aucune ligne directrice, et quand au bout de quelques mois à lire et à lire on n'a toujours pas l'impression d'avoir commencé.
En fait, je voudrais pouvoir me lever le matin pour aller à un job que j'ai envie de faire, tout simplement.
Mais rien n'est simple.
Tout d'abord, c'est extrêmement difficile de décrocher un premier boulot, surtout dans le secteur européen, où la compétition est si grande et où l'expérience professionnelle compte plus que les diplômes. En juillet je pourrai ajouter "Commission européenne" à mon CV et logiquement cela m'ouvrira un peu plus de portes que juste "London School of Economics". Ajouter "PhD" à cela et je pourrais presque avoir un job. Tout cela pour décrocher un boulot que j'aurais pu faire sans aucun de ces diplômes et me sentir trop qualifiée en permanence, comme la plupart des gens qui travaillent dans le secteur européen. Mais soit.
L'autre grande question, c'est que c'est extrêmement difficile de savoir ce que je voudrais faire, en fin de compte. J'ai dit non au journalisme parce que je trouvais que c'était trop stressant, des horaires trop contraignants, que cela me drainait de toute ma créativité pour finalement très peu d'épanouissement personnel. J'ai dit non à la communication, pour de multiples raisons, pouvant simplement se résumer à que ce n'est pas fait pour moi. Je suis en train de dire non à l'administration européenne: on n'est qu'un chaînon qui doit suivre une procédure. J'ai une opinion mitigée quant aux ONGs - tout dépend de la mission de l'ONG, de son efficacité et de la motivation de l'équipe. Le secteur des ONG est malheureusement très difficile à percer et cela n'en vaut la peine que lorsqu'on peut voir qu'on a un impact véritable sur la cause qu'on défend. Il me reste encore à tester: les think tanks, les boites de consultance, ou être assistante d'un parlementaire. Seulement j'en ai marre des stages, cette fois je veux un job, je veux pouvoir payer mon loyer à la fin du mois et être mieux traitée que la personne sur qui on se décharge des dossiers dont personne ne veut. Quand j'avais commencé l'université j'avais l'illusion que je pourrais faire carrière, que je pourrais atteindre le top (de quoi? bonne question), qu'on se souviendrait de mon nom même après ma mort. La grosse désillusion, c'est que finalement je suis très petite parmi une foule de gens aux mêmes ambitions.
Alors que faire? Est la grande question.
Depuis environ un mois j'ai l'impression que tous les gens qui m'entourent se posent la même question. Il y a ceux qui veulent changer de job, qui postulent dans tous les secteurs et dans tout pays, sans trop savoir ce qu'ils veulent sauf qu'ils veulent du changement. Il y a ceux qui rompent des relations de quelques années, parce qu'ils ne voient pas de futur commun - c'est triste à dire mais je peux maintenant compter les cas sur les doigts de deux mains. Les "relations confortables" mais "ne menant à rien" qu'on rompt à cause du "temps qu'on ne peut plus se permettre de perdre".
Plus le temps passe, plus la pression semble grande. Je ne compte plus les amis qui étaient traditionnellement connu pour collectionner les petites aventures et qui maintenant cherchent une relation durable, comme si soudainement tout ce qui dure était devenu une nécessité. Se trouver un plan à long terme. Un avenir.
Et la difficile sensation que tous les choix qui seront pris maintenant nous engageront pour le reste de notre vie...
Je vous laisse avec cette photo des stagiaires de ma DG (équivalent de Ministère mais au niveau européen, si vous vous demandez). Le prix de l'excellence géographique à qui reconnait cet endroit.

Wednesday, May 14, 2008

Belfast

Et oui, que voici que revoilà mon glorieux retour, je suis en Belgique depuis près de 38 heures et je n'ai toujours pas bloggé (choc), j'ai honte, c'est affreux.
I am in ze bilouke. (Le prix de l'excellence cinématographique à qui reconnait cette citation).
Sans plus tarder parlons donc de ceci:
My name at the conference
Oui, mon nom sur une table, et un micro à côté.
Nom d'une Guiness que c'était stressant.
Il y avait là 200 personnes spécialistes en mon sujet, me regardant avec intensité comme si j'allais leur révéler que l'hélicoptère du Prince William avait atteri dans mon jardin (le prix de l'excellence journalistique à qui reconnaît ce fait divers). Sauf que quand je dis mon sujet, je veux bien entendu dire le sujet de mon promoteur. Comme il ne voulait pouvait pas venir en personne, il m'a donné son livre et il m'a dit, en substance, "débrouille-toi".
Je me suis donc débrouillée.
"Your topic has got such a boring potential. How did you make it so interesting?" a été le commentaire qui m'a fait le plus plaisir.
Ce commentaire, évidemment, était noyé dans une marée de critiques et questions prononcées avec tous les accents, et par là je veux surtout dire avec l'accent très marqué de Belfast.
Exemple:
Q: Why is your study focusing on the policies only and not on the outcomes?
Q: Don't take it wrong, but I think that what you are doing is pretty useless. Q: How long have you been working on the project? (Ouh, problématique)
Q: Hey, what are your plans for diner tonight?
Voyez-vous venir un petit ragot dans cette dernière question? Et bien détrompez-vous LOURDEMENT. La plupart des conférenciers avaient la cinquantaine célibataire et étaient venus pour faire de nouvelles rencontres. Seulement après une vingtaine d'expérience sur le terrain et aucune touche ils étaient un peu désespérés et se sont sans doute dit que j'étais nouvelle sur le marché - alors qu'eux étaient clairement au rayon des invendus. J'ai fini la première soirée au resto chinois avec tous les conférenciers, la deuxième soirée à un concert de musique malienne et mon dernier petit déjeuner en faisant usage du room service afin de pouvoir manger en paix.
En parlant du room service (vous avez remarqué comme je fais bien la transition?). Voici ma chambre:
My room at the conference
Tous frais payés par l'organisateur, ça, ainsi que mes frais d'avion, de taxi et de nourriture.
Classe.
Riez, riez, mais on se sent quand même spécial.
Je dois vous avouer que j'ai très peu accroché avec Belfast (la ville). Etait-ce ma fatigue, mon envie prononcée d'être en une autre compagnie, le fait qu'il pleuvait (la seule ville européenne où il pleuvait ce week-end, prenez-en bonne note)? J'ai trouvé Belfast très petit, avec un passé très douloureux et des gens peu agréables. En fait, ça casse pas des briques, comme on dit. Après Belfast je suis allée à Londres, mais ça fera l'objet d'un autre post.
PS: Béni soit l'aéroport d'Heathrow et ses distribouffes.

Ben&Jerry's vending machine

Tuesday, April 29, 2008

Le lundi au soleil, c'est une chose qu'on aura jamais...
Ce week-end, nous étions à Paris, il faisait beau, il faisait chaud, les gens flânaient dans les parcs, les habits d'été étaient ressortis et cela fleurait bon l'insouciance des longs congés...
Quand ont sonné les 17 heures ce vendredi j'ai tout laissé tomber et je suis partie en catimini par les escaliers de secours (ma technique pour ne pas faire remarquer mon départ); et hop, j'étais chez Sophie, et nous téléphonions à Diane pour lui dire qu'elle devait arrêter de bosser elle aussi, que Soph, Cha et moi allions la rejoindre pour lui donner quelques instructions. "Ca pue" a-t-elle répondu et ça l'a tellement perturbée qu'elle a tout laissé en suspens elle aussi.
Le week-end était fabuleux, mais j'ai conscience de l'avoir déjà dit; je raconterai tout en détail en incluant quelques photos sans toutefois enfreindre à la vie privée de la future mariée dont la culotte a été brûlée sous la Tour Eiffel.
Mais ce n'était qu'un week-end.
Et paf, sans prévenir, d'un seul coup ça a été lundi, et il faisait dégueulasse, et j'avais carrément l'impression d'un retour de vacances laborieux. Tout y était, du décallage des heures de sommeil au rattrapage des dossiers laissés en suspens par mon départ précipité.
Parce que, il faut bien que je l'avoue un jour, au quotidien, je fais pas toujours des trucs très passionants. Loin de moi l'idée de critiquer un stage que j'ai eu tellement de mal à obtenir, je suis bien traitée, je m'entends bien avec ma maître de stage et je suis dans une très bonne équipe. Mais il faut se rendre à l'évidence: je travaille dans un département financier. Qui dit département financier dit finance et comptabilité. Voilà. Ca dit tout.
Mon boulot implique de rester 8 heures par jour derrière un PC à travailler sur des tables Excel, et j'estime ma journée comme exceptionnellement intéressante lorsque je peux assister à un meeting ou descendre à la cafétaria avec un collègue. Mais ce n'est pas trop mal, pour le moment j'appartiens à la catégorie neutre des stagiaires.
Parce que j'ai divisé les stagiaires de la Commission en trois catégories.
Catégorie un: les hyper-motivés. Ils aiment ce qu'ils font et surtout, on leur donne des trucs à faire qui ont un potentiel à être aimé. Ils quittent le boulot avec regret en se disant qu'ils auraient bien travaillé davantage sur leurs dossiers. Ils se lèvent le matin heureux d'y retourner.
Très peu de gens appartiennent à la catégorie un.
Catégorie deux: les neutres. C'est la catégorie à laquelle j'appartiens. Le stage c'est relax, on arrive quand on veut, on part quand on veut, personne ne surveille ce qu'on fait. Le boulot n'est pas hyper passionnant mais au moins on passe un bon moment avec les autres stagiaires, parce qu'il faut bien l'avouer, on passe pas mal de temps à glander ensemble.
Catégorie trois: les dépressifs. Leur stage est horrible. Soit on les abandonne sans rien à faire et ils sont seuls toute la journée; soit on les traite comme le bas de l'échelle sociale, alors qu'il faut bien se l'avouer, la plupart des stagiaires de la Commission sont trop qualifiés et souvent mieux qualifiés que leurs patrons; soit le boulot qu'on leur donne est tout simplement chiant.
Tant que je reste dans la catégorie neutre, tout ira bien.
Pourvu que le week-end arrive vite.

Thursday, April 03, 2008

Comment ça, pas frais, mon poisson?
Ah oui. Ben le post précédent, c'était un poisson d'avril. Gaussons-nous ensemble. Huhuhu.
Il y en a eu beaucoup cette année; le lancement de la Guinness blanche, la reconversion de carrière de Gatien dans le edating (pour obtenir son business plan, envoyez-moi un email), la découverte phénoménale d'une colonie de pingouins volants par la BBC (ci-dessous), tout ça en une matinée.
Et puis la Commission a fait sa propre inside joke.
Si si.
Regardez plutôt.

Titre: Message de l’OIB

Dans le cadre de la politique du bien-être au travail, la Commission à demandé à l'OIB de faire construire une piscine dans la cour des bâtiments BREY et BRE2. Cette piscine sera destinée à l'usage du personnel de la Commission uniquement. Des travaux seront donc entrepris à partir de juin 2008. Les
bureaux du 5ème étage (Budg.D5) seront transférés au BREY et seront remplacés par des vestiaires (Femme et Homme) ainsi que des douches, un sauna et un jacuzzi.

Jusque là, c'est normal. Mais regardez la suite:

Le vendredi sera réservé à la DG Budget. De 8h à 9h, la piscine sera exclusivement réservée à l'usage du Directeur Général.
Le personnel de la DG Budget pourra utiliser la piscine sur l'heure du midi et en dehors du "core time". Les collègues ayant choisi le flexitime ne pouront pas compter le temps "Piscine" comme temps de travail. Le personnel soumis à l'horaire fixe devra convenir d'un horaire "Piscine" avec le chef d'unité en respectant les 37h30 hebdomadaires.

Et puis là ça part dans toute les directions:


Afin d'éviter tout risque de noyade, l'usage de la piscine est réservé aux personnes ayant au minimum le niveau 3, ce qui implique une maîtrise correcte d'au moins 3 nages. Des tests d'aptitude basés sur les 6 niveaux seront prochainement organisés par EPSO.

Hu. huhuhu. Non? Bon.
Je vais vous laisser sur cet agréable press release (plein de jeux de mots en anglais pour ceux qui suivent)

ENDS Europe DAILY 2512, 31/03/08
The EU must introduce individual tradable methane permits for personal gas emissions by European citizens if it is serious about curbing global warming, the European parliament will be told on Tuesday.
In an own-initiative report to be presented to the assembly's climate change committee, Austrian MEP Gastrich Ulzer, will say humans must learn from advances made in reducing methane releases from farm animals. "Those who are careful with their diet should not have to bear the climate costs of the
more flatulent members of society," his report says.
Methane is more than ten times as potent as carbon dioxide as a greenhouse gas and is regulated under the Kyoto protocol. As carbon emissions are squeezed in Europe it will become economically attractive to limit personal methane, says Mr Ulzer, an independent who sits well apart from other MEPs in the chamber.
An EU-wide "plug-and-trade" scheme is the most efficient way to do this and could eventually be integrated into the EU's existing scheme for industrial plants, he says. European commission officials sketched internal plans for individual
methane trading last year but have since sat on the idea, he claims.
Mr Ulzer will also urge more research into personal methane collection systems for use in clean power projects set up through the international Methane to Markets initiative. Mr Ulzer told ENDS he plans to raise the issue at a major European
wind energy conference in Brussels this week.

Monday, March 31, 2008

The big update
On m'a fait un commentaire comme quoi mon blog était un peu décousu. Que j'y mettais de tout sans vraiment y mettre de la substance. On n'a pas été jusqu'à me dire que c'était du n'importe quoi mais bon, tout est-il que mon lectorat (qui m'aime, je n'en doute pas) semble désorienté.
Il y a surtout une question qui intrigue, que l'on brûle de me poser sans jamais oser la murmurer ne fut-ce que du bout des lèvres.
"Bibil, mais tu fais quoi, au juste?"
Un peu comme Chandler Bing dont la profession reste éternellement inconnue, mes occupations quotidiennes restent un mystère irrésolvable.
Et bien voilà.
Dans la vraie vie, je cuisine des cupcakes et des muffins toute la journée. Je travaille dans une pâtisserie et les clients m'adulent telle une déesse du sucre, tandis que je rajoute des pépites de chocolat sur des glaçages et des framboises sur de la crème.
*soupir*
Non, en réalité, je suis stagiaire. C'est beaucoup moins sexy, directement. Considérons que dans Grey's anatomy, tous ces braves gens sont aussi des stagiaires. Mais non, vous n'y êtes toujours pas, ce n'est pas ce genre de stage.
Retirez tout le glamour et la sexitude. Retirez les beaux acteurs, le soleil qui brille toujours, les aventures sentimentales au bureau, les responsabilités et le challenge intellectuel. Vous obtenez le stage.
Ce qui revient à dire que Chandler Bing travaille dans un bureau, ça ne vous avance à rien. Où? Me demanderez-vous. Et bien, si vous me demandez vraiment du détail, vous en aurez. J'ai cumulé quatre stages depuis le mois de juillet, dont deux ONGs, une agence de communication et la Commission européenne. J'ai commencé un doctorat et je n'en suis nulle part. En gros il vaut mieux penser: stage, thèse. Il faut abstraire la substance herméneutique de la linguistique de ces deux termes, les élever au niveau de l'ontologique, y réfléchir existentiellement à un niveau métaphysique et vous obtiendrez ce qui se passe dans ma tête pour le moment: je réfléchis beaucoup sur le sens de tout cela mais je ne sais pas où ça me mène.
En fait la vie active est un peu décevante. Je ne comprends pas comment on peut appeller ça la vie "active", parce qu'on est derrière un bureau toute la journée, au mieux à taper des rapports, au pire à updater des databases en Tchèque. Je crains un peu le jour où je trouverai "un vrai boulot", c'est-à-dire le moment où je serai enfermée dans de l'administratif pour une durée indéterminée.
Sinon, j'habite Kraainem depuis le mois de juillet. Je me suis donnée pour objectif de rester une année entière en Belgique. J'habite dans une colocation de cinq personnes que je connaissais relativement peu avant d'emménager. C'est une expérience indéniablement plus réussie qu'à Londres - plus de fumeurs de joints, de flatmate dépravée, de forme de vie étrangère dans la vaisselle ou de portes qu'on devait forcer pour voir s'il n'y avait personne mort à l'intérieur.
Parmi les choses que je voudrais faire prochainement: retourner au Japon, écrire un livre, redevenir accroc d'une série télé, cuisiner toutes les recettes de mon livre de cuisine anglais, réussir à courir les 20km de Bruxelles, épouser secrètement le mec qui a joué Peter Petrelli dans Heroes, parvenir à réussir un cheesecake sans lactose, faire un tour de l'Europe.
Voilà voilà.
Maintenant que vous savez tout, je me réaccorde le droit de blogger sur mes orteils de pieds pendant au moins un mois.

Friday, March 14, 2008

iiiii c'est le week-end! Bon allez moi j'emballe mes affaires, ni vu ni connu, je planque mon manteau entre mon sac et mon bras, et je m'en vais comme si de rien n'était en espérant que personne n'en sache rien...
Ouééééé liiiibre je suis liiiibre c'est le week eeeeend!

Sunday, February 03, 2008

Faites la file comme tout le monde, Monsieur
Ce que les clients aiment le moins, c'est faire la file. Ils n'ont pas compris que pour éviter d'attendre il faut prendre rendez-vous. Non, ils aiment voir la banque comme un lieu convivial où l'on peut venir et se faire servir dans la minute comme dans un restaurant. Ils débarquent donc, voient la file au guichet jusque dehors, la file à l'accueil pareil, et une petite dizaine de personne qui attendent pour voir des conseillers. Et ça, ils n'aiment pas. Scandaleux que cela Mademoiselle, faire attendre une personne âgée c'est tout simplement une honte, avant c'était mieux, avant on était mieux servis.
A quoi je réponds: utilisez le Self.
Alors il y en a toujours qui sont plus intelligents que tout le monde et qui croient avoir trouvé la parade pour éviter la file. Ils ne vont pas au guichet, ils ne vont pas à l'accueil, non, ils se postent tout simplement à proximité des bureaux pour choper un conseiller qui aurait le malheur de passer par là.
C'est le cas du Pharmacien. Il est habitué. Il ne fait jamais la file. Il n'aime pas attendre. Il pourrait faire la file au guichet pour indépendents, où il n'y a que quinze minutes d'attente, mais non. Il s'assied près des bureaux et fait le siège, espérant que l'accueil ne remarque pas ses actes.
C'était sans compter sur l'hôtesse.
Une hôtesse c'est mobile, ça n'est pas enfermé derrière un bureau, ça vient demander en quoi elle peut vous aider. Ce à quoi le Pharmacien répond gentillement qu'il va être reçu par un conseiller. "Vous avez rendez-vous?" Je lui demande. Il n'a pas rendez-vous. "Vous vous êtes présentés au guichet?" Il ne s'est pas présenté, il y a trop de file. "C'est à quel sujet?" C'est confidentiel. Bon. Je vois bien qu'il ne veut pas me le dire parce que nous savons tous les deux que je vais l'envoyer au guichet. Je lui fais poliment remarquer qu'il y a plusieurs personnes avant lui, ce qui lui fait environ 30 à 40 minutes de file. Il râle. Il tient un commerce, il ne peut pas attendre. Je lui demande si c'est une opération qu'il peut faire au guichet. Je lui fais remarquer qu'il y a moins de file au guichet pour indépendents, 15 minutes, versus 40 minutes chez le conseiller. Il râle. Il ne veut toujours pas me dire pourquoi il est là. Je lui demande si c'est une opération qu'il peut faire au Self. Là il s'emporte carrément, disant que je suis folle à lier, que le Self je ne me rends pas compte, mais c'est hyper dangereux Mademoiselle, il ne faut jamais faire confiance au Self, les gens volent votre code, les machines falsifient votre carte, elles ne comptent pas juste et la banque prend un dividende caché qui n'apparaît pas sur les extraits de compte.
Gros blanc. Je suis un peu interloquée.
Un conseiller, attiré par le bruit, arrive, voit le Pharmacien, le reconnaît (il vient toutes les semaines il paraît), et le Pharmacien en profite pour lui foncer dessus en espérant couper la file. Comme chaque semaine il est là pour un dépôt d'argent. Comme chaque semaine le conseiller lui répond qu'on ne peut pas faire de dépôt d'argent en dehors des guichets, ce sont des normes de sécurité qui ont été imposées il y a quelques mois mais que le Pharmacien essaie néanmoins de contourner de façon hebdomadaire.
Si vous voulez, lui dit le conseiller, vous pouvez le faire via le Self.
Et là c'était la phrase qu'il ne fallait pas dire.
Il voyait clair dans notre jeu, le Pharmacien, on voulait lui faire utiliser le Self pour l'arnaquer, on allait lui voler son argent, ces machines n'étaient pas du tout fiables en plus, il y a des gens qui allaient lui copier sa carte, des bandits qui allaient la lui voler, on avait mis des caméras cachées pour vérifier son code secret, bref. En plus moi il ne me connaissait pas et il refusait que je le lui explique le Self, parce que vous savez ces jeunes ça croit tout savoir et ça ne sait rien, c'est d'une impertinence monstrueuse.
Un autre conseiller passe, même cinéma, même refus, même proposition d'utiliser le Self, même scandale. Finalement il se retrouve à faire la file au guichet des indépendents. Il a perdu 20 minutes à argumenter avec les conseillers et maintenant c'est la guichetière qui commence à paniquer, parce qu'elle connaît bien le client, elle a affaire à lui toutes les semaines.
Et c'est là qu'une fois au guichet, il le monopolise pendant 40 minutes.
40 minutes entières.
J'observe un petit peu et je remarque qu'il cherche partout dans ses vêtements des mini-trucs hyper pliés et que c'est là qui lui prend un temps dingue.
La guichetière m'expliquera plus tard qu'il a caché des billets partout dans ses vêtements, qu'il les a chiffonnés et dissimulés dans, par exemple, des papiers de bonbon ou des pochettes à CD.
Parce qu'il n'y a pas qu'au Self qu'on peut lui voler son argent. Quand il marche dans la rue, les gens le connaissent, c'est le Pharmacien, il tient un commerce, tout le monde sait que quand il va à la banque c'est pour un dépôt, alors il a peur.
En attendant: dépôt de billets au Self = 3 minutes. Au guichet pour indépendents = 15 minutes. Chez un conseiller = interdit, temps d'argumentation variable. Le Pharmacien a réussi à rester à la banque plus d'une heure pour une opération qui, montre en main, prend trois minutes au Self.
Alors je vous en supplie, la prochaine fois que vous irez dans une banque, amis lecteurs, posez-vous bien attentivement la question: est-ce une opération que je peux faire au Self? Vous vous épargnerez bien des souffrances...

Sunday, January 27, 2008

Bonjour Monsieur, comment puis-je vous aider?
Quand on fusionne deux banques, pas mal de confusion s'ensuit. On ne sait pas qui est où, où est quoi, ni depuis quand et pour combien de temps. D'un seul coup 5000 clients s'ajoutent et tout ce qu'on a fait pour y subvenir c'est ajouter un deuxième guichet et un accueil. Cela donne beaucoup de clients désorientés et pleins de questions, faisant la file pendant des heures et forcément mécontents. Un mini-chaos de confusion.
Qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là?
On engage une hôtesse.
Cette hôtesse c'est moi.
On ne le dirait pas, mais mine de rien, c'est un job à responsabilités.
Mon rôle principal est d'expliquer aux gens comment fonctionne le Self Bank afin de désengorger les guichets. Très rapidement, mes fonctions se sont étendues à: chercher les cartes de banque, accompagner les clients au coffre, diriger les clients vers les conseillers disponibles, répondre au téléphone, m'occuper des objets perdus, et surtout, surtout, recevoir le mécontentement des clients.
Parce qu'ils sont mécontents, mes chers clients.
Tout d'abord il y a les personnes âgées. Leur petite agence locale, qui pendant des années avait été leur principal lieu de socialisation (surtout le mercredi à cause du marché), leur a été soudainement retirée, et sans avertissement. "Nous vous avons envoyé un courrier pour vous en informer, Madame". "Oh mais vous savez, moi, le courrier qui vient de la banque, je ne le lis pas. Pouvez-vous m'expliquer où je peux prendre mes extraits de compte?"
Plus de la moitié de notre clientèle se compose de personnes âgées qui viennent là quotidiennement, et parfois plusieurs fois par jour. Ils sont là dès l'ouverture de l'agence, regardant d'un air furieux le personnel de l'autre côté de la vitre alors qu'ils doivent attendre l'ouverture des portes. Parfois ils n'ont qu'un virement à déposer, mais ils s'assoient dans la salle d'attente pendant une demie-heure et discutent. Au début, il a surtout été question de leur montrer où était quoi, qui était où, ce qui avait changé et ce qui était resté le même. Ils sont avides de savoir ce qu'est devenue leur agence locale, mais refusent catégoriquement que je leur explique comment fonctionne le Self. "Ah non hein Mademoiselle, moi toutes ces machines c'est de la technologie, je n'y comprends rien. C'est quand même incroyable ça. Je refuse qu'on laisse une machine remplacer le service clientèle." Et puis de se plaindre qu'elles attendent pendant 45 minutes pour une opération qu'elles auraient pu faire en trois minutes au Self. A tel point que pour désengorger la foule, on a interdit les retraits d'argent inférieurs à 600 euros au guichet: une hôtesse vous montrera comment utiliser le Self. Alors ils ont trouvé la parade: ils oublient leur carte à la maison. Comme ça ils sont obligés d'aller au guichet. "C'est quand même incroyable ça Monsieur, vous vous rendez compte, ils font attendre une personne âgée pendant presque une heure debout devant un guichet. Le service n'est plus ce qu'il était. C'était mieux avant". Ah oui mais c'est bien pour ça qu'on m'a engagée, Madame. Et quand les extraits de compte sont tous imprimés, que tous les virements et retraits sont faits, qu'il n'y a plus aucune raison de rester à la banque, et bien ils arrivent chez moi. "Dites-moi, Mademoiselle, je n'arrive pas à comprendre ceci sur mes extraits de compte. Pourriez-vous me prendre rendez-vous avec un conseiller?"
Catégorie de client numéro deux: les femmes carriéristes. Celles-là ce sont les seules qui soient réellement difficiles à gérer. Elles n'ont le temps pour rien, sont exigeantes envers tout, arrivent à l'agence avec un air pincé et demandent à voir quelqu'un maintenant, tout de suite, et quelqu'un de compétent je vous prie, parce que je n'ai pas le temps, j'ai un travail important, moi. Evidemment elles n'ont pas pris rendez-vous, évidemment tous nos conseillers sont occupés, parce qu'il y a une horde de personnes âgées qui ne comprennent pas leurs extraits de compte, alors elles s'énnervent. C'est scandaleux la façon dont on vous traite ici, avec ce qu'on paie on pourrait au moins être reçus avec un minimum de décence, cela va s'entendre vous savez, j'ai des amis hauts placés. Les hommes carriéristes réagissent de la même façon mais avec un minimum de retenue, parce que bon gueuler sur des petites jeunettes c'est mal vu. Les femmes, elles, ne se retiennent pas.
Catégorie numéro trois: les jeunes parents. Ils arrivent avec une ribambelle d'enfants qui hurlent et qui souvent déclarent d'un air confus qu'ils doivent faire/ont fait pipi (une gentille hôtesse les accompagne alors aux toilettes du personnel, avec un parent hyper gêné qui espère qu'un des conseillers ne le reconnaîtra pas). Heureusement nous avons dans le hall une magnifique petite maison fluo avec des jeux de construction, ce qui permet aux parents de faire la file et aux personnes âgées de parler petits enfants, mais ce qui agace au plus haut point les femmes carriéristes. "A-t-on idée d'emmener des enfants dans des lieux pareils", "Aucune considération" et "quel manque d'éducation".
Catégorie quatre: le jeune couple. Ils sont généralement là pour une question de prêt ou d'assurance, se tiennent la main et se regardent amoureusement mais avec un peu d'inquiétude quand même, c'est-à-dire: quand allons-nous parvenir à rembourser? Ils sont mignons tout plein et ne se plaignent jamais. Oui, vous avez bien entendu: JAMAIS. Le jeune couple défie toutes mes attentes: il a pris rendez-vous, attend son conseiller et est content d'être à deux.
Catégorie cinq: la mère et la fille, ou le père et le fils. Ils sont généralement là pour ouvrir un compte jeune. Ils sont venus à deux parce que le jeune en question doit apprendre et que le parent doit signer. En général ils ne se plaignent pas non plus. Quand je leur montre comment fonctionne le Self, c'est: Mon Dieu, mais c'est merveilleux tout ce qu'on arrive à faire avec la technologie de nos jours. Où va s'arrêter l'innovation?
Catégorie numéro six: les adolescents rebelles. Ils arrivent toujours par groupe de trois ou quatre, pour une seule opération, et une opération minime. Mettre un billet de cinq euros sur son compte d'épargne. Faire un virement à "Zazou" ou à "Thor le terrible" pour rembourser "tu sais quoi". Je commence par leur expliquer comment fonctionne le Self Bank puis je m'en vais rapidement en sachant qu'ils sont en train de se foutre de ma gueule. Parfois, ils n'osent même pas venir me demander conseil.
"Ouais regarde t'as vu, izont foutus une meuf au Self"
"Kesselle fout là, elle sert à rien"
"Ouais mais zyva, va lui parler hein"
"T'es un bouffon toi, tu me parles pas comme ça d'abord"
"Ouais t'as pas de c*uilles ou quoi, zyva comment t'es pas capable de parler à une meuf"
"Nan mais c'est bon, chte la laisse, huhuhuhuhu (rire gras)"
(C'est là que j'interviens) "En quoi puis-je vous aider, Messieurs?"
"Ouais heu on vient pour aller au guichet Mamzelle" et ils se cassent en ricanant par petits soubressauts, entravés dans leur route par leur pantalon qui leur descend jusqu'aux genoux, laissant entrevoir l'entièreté de leur caleçon et parfois même un petit bout de fesse.
Si vous voulez que je vous explique comment fonctionne le Self, je pense me spécialiser dans des cours particuliers...

Wednesday, November 21, 2007

Life goes on
Ces derniers jours, j'ai eu successivement envie:
- d'une pizza
- d'un caramel Machiato de chez Starbucks
- de cookies
- d'adopter un canard et un poussin
- de mettre un poussin dans un magnétoscope
- d'hypnotiser mes amis pour qu'ils me fassent des sandwishes
En gros, j'étais malade et je me suis autorisée à me mater une saison entière de Friends en trois jours.
Petit jeu pour le lecteur averti: au vu des indices précédemment cités, de quelle saison de Friends suis-je en train de parler?
J'ai aussi rechuté dans mon angine, perdu ma voix pendant un petit temps, bu des litres de thé et de jus de citron, et passé des nuits sans sommeil à me concentrer sur ma douleur. Enfin je vais mieux maintenant, je serai rétablie pour ce week-end où je retournerai à Londres (histoire de me choper un autre virus au détour d'un métro).
Mes autres activités depuis vendredi passé incluent:
- Une traque quelque part dans la Wallonie profonde, où j'ai eu l'occasion de voir bondir librement quantités de chevreuils et d'éviter de justesse des sangliers chargeant à travers tout, espérant à chaque fois qu'ils s'en sortent, pleurant presque à chaque fois que j'entendais un coup de feu ("Noooon pas la Maman de Bambi!").
- La rédaction de mon projet de thèse, que j'ai rendu hier pour qu'un jury puisse en discuter amplement et déterminer quel sera mon programme pour l'année à venir. Petite phrase par laquelle je confirme mon inscription à un doctorat en sciences politiques et sociales, spécialisation en politiques migratoires.
- Un email m'informant que j'étais de nouveau pré-sélectionnée pour le stage de la Commission. Aaaah le stage de la Commission, celui que je n'ai pas eu la dernière fois. La compétition est, pour changer, très forte, et j'ai pour changer postulé pour les DG les plus populaires, tout en sachant très bien que la préférence ira à des candidats des nouveaux pays membres, parce que des Belges, la Commission en a déjà une ch*ée. Je suis en train de faire jouer tous les pistons dont je dispose et ne dispose pas, j'harcèle les boites à emails et téléphones de bureaux multiples, et je stresse malgré tout devant l'arbitraire de la procédure. Si jamais je dois encore faire face à la déception de ne pas avoir une place, puis aux questions étonnées des gens me disant "et quoi on ne t'a pas proposé ailleurs" ou bien "un tel a eu le stage, c'est étonnant que toi tu ne l'ais pas eu"... Mais mes qualifications ne correspondent pas (i.e. je n'ai pas fait de sciences économiques ni de sciences politiques, et je n'ai pas fait le Collège d'Europe), ou bien il n'y a simplement pas de place, ou bien on gardera contact, et bien entendu tout le monde est sûr que j'aurai plus de chance une autre fois ou bien que je trouverai le boulot de mes rêves à la place. Enfin ne partons pas perdante. Mais n'y plaçons pas tous mes espoirs non plus.
Voilà comme ça vous savez tout de ma vie.
Allez je m'en retourne envoyer mes CV.

Thursday, November 08, 2007

Quelque chose de fun pour mon dernier jour
J'ai pris ma décision et... aujourd'hui est mon dernier jour pour mon stage actuel. Je commence demain cet autre stage mais en temps partiel, deux jours par semaine, ce qui me donnera le champ libre pour mon doctorat.
Pour mon dernier jour ici on m'a laissé faire quelque chose de fun et de complètement pointless.
J'introduis l'histoire. Un de mes collègues est un fumeur de pipe. Cet homme est une légende dans la boite, il y a plus d'ancienneté qu'un dinosaure. Tout le monde l'aime bien.
Sauf qu'hier, il a oublié une de ses mythiques pipes dans la copy room.
L'occasion était trop belle, on la lui a prise et on a commencé à faire des photos avec un peu partout dans le bureau (ici à son bureau à lui).

Et ma dernière tâche? J'en ai fait un blog. Allez-voir, je me suis bien marrée! Ce qui me permettra de partir d'ici avec un bon souvenir...

Tuesday, November 06, 2007

Dilemne moral
Nous étions 200 candidats. Il y a eu une préselection qui a restreint la liste à vingt. J'étais dedans. On m'a recontactée pour un test écrit d'une heure. Puis la liste a été restreinte à six candidats. J'étais dedans aussi. On m'a recontactée pour une interview de groupe.
Le poste? Online fundraising assistant pour une ONG promouvant la résolution de conflits par la non-violence.
Nous étions six à cette interview. Après un bref tour de table, où il apparaît clairement que je suis la moins bien habillée de tous, et pour compléter le tout la seule en retard, nous avons: une Allemande, avocate, deux ans d'expérience. Une Belge, doctorat en résolution de conflit, connait quatre langues. Un Français d'origine nigérienne, un doctorat à Stockolm, deux livres publiés. Une Vietnamienne, doctorat à l'UCL, expérience sur le terrain. Un Américain, a travaillé pour la Commission. Et moi.
Mon selling point?
Mes connaissances IT.
Après une discussion de groupe d'à peu près une heure, nous passons aux interviews individuelles.
"Comment définiriez-vous le web 2.0?" "Êtes-vous familière avec le Content Management System?" "Aaaah vous utilisez Dreamweaver, c'est bien..."
Aujourd'hui, nous avons eu les résultats de la sélection finale. C'est moi qui suit prise.
Oui mais mais MAIS ça ne m'arrange PAS DU TOUT ça!
Arguments contre:
1. "Online", "Web 2.0", "Content Management System", "Dreamweaver", ceci ne me rappelle-t-il pas furieusement une autre interview? Voyons voir, pour le stage que je déteste et que je suis en train de quitter?
2. Non rémunéré. Que dalle, rien, niet, nada, survie sur emprunt à mes généreux parents, impliquant un séjour prolongé sous leur toit, et une sensation constante de vivre à leurs dépends car étant incapable de trouver un job où on voudrait bien me payer.
3. Mes disponibilités. Mon plan initial, c'était de finir mon stage actuel fin novembre, me la jouer peinard en décembre, commencer un doctorat, travailler un peu dessus, partir en vacances en février, et commencer le stage de la Commission en mars.
Argument "mais enfin Bibil ça ne tient pas ce que tu dis":
Je fais mes plans sur un stage que je n'ai pas encore obtenu et que je ne suis pas garantie d'avoir, car après tout on m'y a déjà refusée une fois...
Arguments pour:
1. J'aime travailler pour les ONG. J'aime me lever le matin et me dire: "je vais travailler pour une cause", "aujourd'hui je vais rendre ce monde meilleur", au lieu de me dire: "je vais faire de l'IT toute la journée pour qu'une agence de communication économise des frais, parce qu'il faut bien dire que maintenant qu'elle ne gagne plus de projets, la boite a besoin de restreindre son budget".
2. Rhaaaa mais on ne refuse pas un job pour lequel il y avait 200 candidats nom d'un sandwish boulette! Quand aurais-je de nouveau une occasion comme celle-ci?
3. La joie intense que cela me procurera quand j'annoncerai à mon boss actuel: "Je pars demain. Démerde-toi avec ce site web que tu voulais me faire créer pour économiser les 2000 euros que tu n'as pas voulu payer pour engager un vrai professionnel".
Je ne sais, je confuse, je pèsoie le pour et le contraire.
Simplifions cela de la sorte: j'ai très envie de prendre ce stage, mais ce serait de la folie. Je cumule les stages depuis août, je me suis à peine reposée, et je sais très bien que si je continue comme ça je vais de nouveau me retrouver dans une situation de fatigue extrême comme l'année passée. En même temps si je refuse ce stage je vais le regretter... Un stage pour lequel je vais me mettre dans la m*rde au niveau financier et pour lequel je vais probablement faire de l'IT. Oui mais un stage pour lequel j'ai été sélectionnée parmi 200 candidats.
Et voilà, maintenant je me sens super coupable par rapport aux 199 autres candidats qui voulaient tous ce poste plus que moi.
POURQUOI n'ais-je pas choisi une voie me menant vers un job simple, à horaires fixes et à salaire garanti?

Friday, October 26, 2007

Le stage c'est la santé.
Aujourd'hui on m'a assignée une tâche particulièrement passionnante. Je dois aller trouver de la data qui n'a pas été publiée sur la database online, checker pourquoi elle n'a pas été publiée et fixer le problème. Problème qui, bien souvent, se résume au fait que la data avait été publiée ailleurs. Et une fois que ça c'est fait, je dois proofreader le truc avant de le publier.
Voilà.
Le problème c'est que c'est pour une database qui parle de TRANSPORT.
Et dans une database qui parle de transport, on trouve des trucs comme ça:

As far as the aircraft wing is concerned, testing at the flight Reynolds number provides the opportunity to reduce the weight of the wing as the profile thickness can be increased at the rear spar position, due to the thinner boundary layer and its high potential to act against adverse pressure gradients. The profiles can be optimised and tested in the Re-range occurring for the aircraft. There is no need to design wings for lower Reynolds numbers because of the constraints of conventional wind tunnels.

Et nom d'un a href j'en ai rien à battre de savoir quel type d'hélice utiliser dans quel type d'avion ou en quel polymère on va faire les hublots!!!!!

Mais avant cela on m'avait assigné une autre tâche passionnante. On m'a fait uploader de l'information sur un site web en TCHEQUE.

Et un site web en tchèque ça ressemble à ceci:
Další informace o projektech a strategiích
Projekty dopravního výzkumu hrají důležitou roli v podpoře rozvoje strategií.
Výsledky výzkumných projektů jsou analyzovány podle 30 dopravních témat. Dopady strategií projektů jsou analyzovány a shrnuty do tematických výzkumných přehledů. Jakmile jsou výsledky ukončených evropských i národních výzkumných projektů k dispozici, jsou tyto přehledy aktualizovány.
J'ai entendu par des bruits de couloirs que mon maître de stage, un hongrois chétif à l'humour douteux, est en train d'ourdir le projet de se débarrasser via ma personne de l'update d'un site web en PORTUGAIS.
Je ne tiens plus. Je relis dans mon contrat cette petite clause intitulée:
"Le stage doit permettre au stagiaire d'acquérir certaines connaissances et aptitudes" et je me dis... La démission n'est pas loin.
Elle est même assez proche du moment où je toucherai mon premier salaire.
Et ça, Dieu seul sait quand ça sera.

Tuesday, October 23, 2007

La vie est un long flux RSS tranquille
Le stage. Il y a des stages qui ressemblent à des vrais jobs, avec des responsabilités et tout, et des stages qui ressemblent à du boulot étudiant d'été. Mon stage avec l'ONG anti-raciste était de la première catégorie. Ce stage-ci est définitivement de la deuxième.
On me donne des petits trucs à faire, qui ne durent jamais plus qu'une journée, et ces petits trucs sont en général chiants et n'ont rien à voir avec mes qualifications.
Mais c'est ça, le stage, aussi.
Pourquoi je trouve pas un vrai job? Me dit-on. Haha. Le doux monde de la compétition européenne. Voici un email que j'ai reçu aujourd'hui, par exemple:

Dear Sybille,Thank you for your interest in ******* Internship
position. We received over 300 applications for the position. I am sorry to
advise that your application was unsuccessful. ******* wishes you all the best in
your future career.

Aujourd'hui, mon maître de stage m'a donné du boulot en me disant: "C'est ce que la stagiaire précédente a refusé de faire".
Aaaah je vous jure.
Y a des jours où je préférerais être chômeuse (en tous cas j'y serais mieux payée).