Une chose dont je dois vous parler également, c'est le killer des stagiaires.
Oui, un killer, comme à Louvain-la-Neuve, mais entre stagiaires de la Commission.
Deux conditions: un, tuer la victime avec une banane, et deux, EN DEHORS des bâtiments de la Commission. Mais à part ça tous les coups sont permis.
Sauf que c'est ce "en dehors" qui a rendu les choses tellement corsées, car si il est facile de savoir quand la victime se trouve dans le bâtiment, il est difficile de savoir quand elle en sort.
J'ai tué ma première victime au bout de deux jours. Facebook a été mon allié secret. Hop, je tape le nom. Hop, je regarde "Friends in common". Hop, je contacte ces amis. Parfois ça marche, parfois ça ne marche pas. Alors j'ai aussi contacté les stagiaires de sa DG. Bref. Au bout de maintes recherches je me suis rendue au dîner où elle devait se rendre. Sauf qu'elle n'y est pas allée. Je l'ai donc tuée par défaut et j'ai pris sa place au dîner. On m'a donné une nouvelle cible.
Pour corser un peu le jeu je lui ai envoyé une lettre de menaces anonyme, que voici ci-dessous:
Ca a mis le temps. La cible en question a été surnommée "The man with the invisible agenda". Jusqu'à ce beau mardi avant mon départ en Italie où je suis allée le surprendre à son entrainement de foot. Le pauvre, il était déjà en train de perdre, et en plus il s'est fait tuer. J'en connais un qui aurait mieux fait de lire son horoscope avant de sortir.
Puis je suis partie en Italie, donc j'ai été mise hors compétition par défaut. J'étais triste. Très triste. Tellement inconsolable qu'on m'a donné une seconde chance: deux jours après mon retour, j'avais une nouvelle cible.
Ca a mis le temps. La cible en question a été surnommée "The man with the invisible agenda". Jusqu'à ce beau mardi avant mon départ en Italie où je suis allée le surprendre à son entrainement de foot. Le pauvre, il était déjà en train de perdre, et en plus il s'est fait tuer. J'en connais un qui aurait mieux fait de lire son horoscope avant de sortir.
Puis je suis partie en Italie, donc j'ai été mise hors compétition par défaut. J'étais triste. Très triste. Tellement inconsolable qu'on m'a donné une seconde chance: deux jours après mon retour, j'avais une nouvelle cible.Ce qui veut aussi dire que deux jours après mon retour j'étais à nouveau la cible de quelqu'un.
Un malheureux concours de circonstances a voulu que ce quelqu'un soit la stagiaire qui partage mon bureau. J'aurais dû m'en douter. J'aurais dû trouver ça un peu louche qu'elle me suive aux WC puis fasse demi-tour en se rendant compte que je ne me dirigeais pas vers la sortie. Enfin, à la fin de la journée, après m'avoir suivie un peu partout dans le bâtiment sans éveiller ma suspicion, elle est sortie du bâtiment avec moi. Elle a ouvert son sac, a sorti une banane, m'a tuée, et je l'ai regardée avec de grands yeux incrédules puis je me suis dit: "Sybille, tu es une quiche".
Et voilà, je suis morte. Triste destinée que la mienne.Par contre je me suis vraiment bien marrée...
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