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Tuesday, January 31, 2017

Charline

C'est avec grande fierté que je vous annonce être tantine pour la seconde fois! 
Je vous présente Charline. C'est un gros bébé en pleine santé qui ressemble pour l'instant beaucoup à sa soeur, mais nous savons tous très bien que chaque soeur est unique, hein (dit la fille qui a deux soeurs). 

Comme tous les nouveaux-nés, elle ne dort pas forcément aux heures où on voudrait qu'elle dorme, et on ne comprend pas toujours ce qu'elle veut, mais la famille gère beaucoup mieux le reflux et le "non mais là tu vois bien que ce n'est pas un pleur de faim" (enfin c'est mon avis). Il y a eu quelques frayeurs pendant la grossesse par rapport au CMV mais finalement tout va bien, au soulagement de tous...
Sinon, si vous vous le demandez, oui, elle m'a déjà vomi dessus. Un pull que j'aimais bien. Oui, Salami a déjà sauté dans son maxicosy, et cela résultera sans doute en des heures de psychanalyse quand elle sera adulte. Mais à part ça, on s'entend plutôt bien. 
Et matez-moi ces deux jolies robes en Liberty confectionnées par une couturière de renom et de talent...

Friday, August 19, 2016

Quoi de neuf docteur?

Et bien, j'ai deux raisons de sabrer le champagne...
La première, vous vous en doutez, est que Knacki va s'en sortir. Elle a repris du poil de la bête, elle a du chien, enfin vous savez. Sa plaie cicatrise bien, elle arrête les antibiotiques dimanche, on enlève les fils lundi, et mardi elle pourra enlever sa collerette. Je pense qu'elle attend en particulier ce dernier jour, parce que dites donc, la vie n'est pas la même quand on porte un cône de la honte...
Sur le plan psychologique par contre il y a quand même des effets à plus long terme. Elle est devenue hyper intense envers la nourriture. Il n'y en a jamais assez, et ce n'est jamais mangé assez vite, au point qu'elle s'en rend malade (et je vous épargne le détail de quand elle remange son vomi avec le même appétit que si c'était un menu cinq étoiles). Et puis elle commence à être un peu nerveuse de rester chez moi à zoner sur le canapé sans lapin à chasser... Sur le long terme je ne vais pas pouvoir éternellement éviter la chose, et donc quelle est la solution? Puce GPS? Est-ce efficace? Comment discerner les arnaques? Enfin il y a encore des choses à régler.
Mais allons donc! Me direz-vous, n'avais-je pas mentionné une seconde bonne nouvelle? Et bien oui, car figurez-vous que j'ai trouvé un travail! Ah bon Bibil, mais tu ne dis rien, mais vas-y, balance? Et bien, comme il n'est jamais très bon d'être trop explicite à ce sujet sur internet (ne me virez pas! je n'ai même pas encore commencé!), disons juste que c'est un poste chez un gros employeur dans un domaine qui n'a absolument rien à voir avec ma thèse. Je suis très enthousiaste, car je vais beaucoup apprendre, et apprendre des choses qui servent à faire avancer l'économie et la société (non pas que ma thèse n'était pas..., enfin, bon un peu quand même). J'avais postulé à ce poste en me disant que je visais peut-être un peu trop haut, un peu trop loin de mes compétences, mais qui ne tente rien n'a rien, et je vous avoue que je suis surprise, mais en même temps très heureuse d'avoir été sélectionnée! Je commence le 1er septembre. Une vraie rentrée, donc... Et un vrai soulagement!
Je ne vais pas mentir, trouver un travail après sa thèse est particulièrement dur, surtout après une thèse en sciences sociales, qui ne crie pas vraiment "expérience professionnelle" sur le CV. J'ai beaucoup de chance d'avoir eu un gap post-défense de seulement 4 mois, car on dit toujours que cela prend au moins un an, voire plus... La perspective de la recherche d'emploi me faisait très peur. Je vois à quel point mes collègues se démènent, avec des contrats d'un ou deux ans qui s'overlappent puis ne se suivent plus, des postes à un dixième temps, compléments de chômage à mi-temps, et qui ne s'en sortent pas financièrement alors qu'elles triment et qu'elles triment et qu'elles doivent postuler comme des dingues en même temps... C'est épuisant, dévalorisant, et les conséquences psychologiques sont souvent pires que celles d'une fin de thèse! Y a-t-il une vie après la thèse? est une vraie question parfois. Pour celles qui se décident à quitter l'académique, ce qui implique parfois une reconversion complète, avec ou sans nouvelles études à la clé, c'est un retour au niveau "sortie de master", ce qui impliquer d'entrer en compétition avec des jeunes qui ont dix ans de moins... Je vous jure que j'avais vraiment peur d'en arriver là, j'avais même déjà planifié ma reconversion: j'avais sélectionné les études qui me permettraient de quitter ma spécialisation, et il y avait eu ces six mois de cours de néerlandais intensifs alors que j'étais toujours en train de finir ma thèse, tout ça pour prendre un peu d'avance... 
Heureusement, j'ai eu de la chance, et je m'en tire avec 4 mois de limbes post-thèse. Mais ce n'était pas facile: décrocher un entretien était déjà un défi en soi, et quand j'y parvenais, ce n'était jamais juste pour venir montrer ma tête pour voir si j'étais sympathique. Il y avait des tests éliminatoires pour tout: tests techniques, tests prométriques, tests de langue, tests de connaissances générales... Pour le job que je vais commencer, j'ai eu cinq tests en tout (trois à la première étape, un à la seconde, un à la dernière), culminant avec un entretien d'embauche qui a duré deux heures. Je n'en reviens toujours pas d'à quel point les choses se dénouent en une fois, et du stress qui est tombé d'un seul coup. Et surtout, d'avoir été acceptée à un poste qui me faisait vraiment envie, que ce soit un vrai choix et pas du "par défaut"... 
Enfin, l'année deux mille thèse aura finalement vu son lot de péripéties, et je vous tiendrai informés pour la suite! Ne m'en voulez pas si je ne parle pas trop de mon nouveau travail, contrairement à la thèse où je n'étais pas tenue à une discrétion professionnelle, et où de toutes façons on ne pouvait pas me virer puisque je n'avais plus de contrat. La thèse c'était particulier, et j'avais besoin de ce blog pour décompresser et me plaindre... Mais rassurez-vous, si le sujet "thèse" va sans doute se clôturer définitivement, il restera néanmoins les sujets récurrents "chiens" et "couture"! A bientôt!

Wednesday, August 10, 2016

Knackivresse

Tout d'abord, rassurons-nous: KNACKI A ÉTÉ RETROUVÉE!

Bien, et maintenant que cela est établi, commençons ce long récit par le commencement. 
(J'ai dit que ce serait long)
(Perso je me suis fait une théière)
(C'est à vous de voir).

Vendredi 5 août, le week-end s'annonçait prometteur, et pour cause: en fin d'après-midi, je prenais l'Eurostar avec Isa et Isa pour aller voir Isa (heu non, Dgé) à Londres. Knacki était tout naturellement restée chez mes parents. Tout se passait bien, jusqu'à ce que vers 22h (23h heure belge), je reçoive un SMS de Maman me disant que Salami était rentré tout seul, sans Knacki. Connaissant Knacki, cela ne voulait dire qu'une chose: c'était mauvais signe. 
Alors, pour l'historique, il n'est arrivé qu'une seule fois que Knacki ne rentre pas le soir. Malgré son tempérament fugueur et son instinct de chasse surprononcé, elle aime trop le confort de son panier et a toujours su retrouver son chemin. Sauf ce soir-là, il y a un an, où elle était partie avec Chica, et où Chica était revenue toute seule en pleurant (sur ce point-là elle était plus intelligente que Salami qui s'est bêtement contenté de rentrer, mais soit). Nous avions fait un tour du jardin, qui est parsemé de terriers de lapin comme du gruyère, et étions sur le point d'abandonner, lorsque sur la terrasse j'ai entendu comme un semi-chouinement. Knacki était coincée dans un terrier, à côté de la porte d'entrée, juste sous nos yeux, et elle n'appelait pas au secours. Elle restait complètement silencieuse! Quelle chance de l'avoir retrouvée! 
Pourtant ce n'est pas que Knacki n'ait jamais fugué, un teckel ça se faufile sous toutes les barrières, et de temps en temps il est arrivé qu'un brave voisin nous la ramène. Knacki est ultra sociable. Dès qu'elle est perdue, elle va trouver un inconnu. Dès le début donc, son absence était inquiétante. Mes parents ont fait des tours et des tours jusque tard le soir et il était clair que Knacki n'était dans aucun des terriers du jardin. Ils ont dû abandonner. La nuit a été très mauvaise pour tout le monde.
Le lendemain, je suis rentrée dare dare par le premier Eurostar disponible (et entre parenthèse, les billets "échangeables" c'est une grosse arnaque, le "supplément de frais éventuel" correspond au prix d'un nouveau billet, mais soit). Ma famille s'était déjà largement mobilisée pour chercher Knacki dans le jardin et chez nos voisins immédiats. Il fallait viser plus large. Dans le train, j'ai bidouillé en vitesse un avis de disparition, inspiré du post facebook que j'avais rédigé la veille, et avec Kev et Eliane on a organisé une campagne de mobilisation du quartier. C'était difficile, car la plupart des gens étaient en vacances, ou bien voyant un jeune une affiche à la main sonner chez eux ne voulaient nous ouvrir. Kev m'a avoué comprendre le vécu d'un témoin de Jehovah... Mais les voisins qui ont pu être contactés ont été très gentils, j'ai appris plus tard qu'ils avaient recherché Knacki et qu'ils venaient régulièrement aux nouvelles chez mes parents. Mais Knacki n'était pas chez eux.
De son côté, la campagne facebook prenait son essor, les partages se comptaient par centaine désormais. Vers 18h30, un homme m'a contactée: il avait lu l'avis de disparition sur facebook, et il en est certain: il avait vu Knacki à Overijse! Mais elle était paniquée et ne se laissait pas attraper. Il était sûr que c'était le même chien. Cependant, outre la distance parcourue, j'étais assez désemparée face au comportement de Knacki: d'habitude si sociable, pourquoi s'était-elle mise à craindre les gens? Mais pleine d'espoir, j'ai abandonné les fouilles dans le quartier pour aller à Overijse. La soirée a passé, je distribuais des affiches dans des boites aux lettres, j'en placardais d'autres, je parlais aux gens, mais personne ne l'avait vue. J'aurais été rassurée de trouver un second témoin! "Il reste demain", me suis-je dit en rentrant à la nuit tombée, pensant à Knacki passant sa seconde nuit dehors. J'avais de la chance. Quand Chica avait disparu, les appels n'avaient commencé que vers le troisième jour; ici, j'en avais un directement. De plus, la météo était clémente. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'un second appel n'arrive.
Mais le lendemain, pas d'appel. Je suis retournée à Overijse mettre des affiches, puis vu le manque de succès de ma démarche, j'ai commencé à douter. Je suis rentrée placarder tout Wezembeek avec ma mère, au delà du quartier immédiat, au cas où. Je voulais surtout une confirmation que mon chien était bien en vie. Le doute s'insinuant, le soir, j'ai fait le tour du jardin, puis des jardins des voisins, en appelant Knacki, en écoutant chaque terrier; démarche qui avait déjà été faite par ma famille, mais le souvenir de son silence lors de son dernier emprisonnement sous terre me glaçait le sang. Ma tante Marino, qui nous a rejoint pour les recherches, nous a informés qu'il y avait un bois pas très loin de chez nous, chose que nous ne savions pas, mais que Knacki savait très bien au vu du nombre de riverains qui l'y voyaient régulièrement. J'avais presque l'impression de fouiller dans la vie de Knacki: des voisins inattendus me disaient avoir très fréquemment Knacki chez eux; j'ai découvert le barbelé où elle s'était faite sa vilaine entaille, le terrier qui avait cette terre si jaune dont elle rentrait parfois couverte. Mais il n'y avait de trace de Knacki nulle part. Je m'en suis voulue: cela faisait plus de deux jours. J'ai trop vite assumé que sa recherche se déroulerait comme celle de Chica, comme une course poursuite où il fallait anticiper les appels suivants. Je m'en voulais de ne pas avoir suivi ma première intuition, celle du terrier. Si Knacki était coincée, déshydratée, blessée, elle avait sans doute déjà perdu connaissance. 
Le dimanche soir, troisième soir, toujours pas d'appel. Mais les commissariats et les refuges étaient fermés le week-end; si quelqu'un avait vu ou même recueilli Knacki, il les contacterait peut-être lundi. Sauf que lundi a passé et mon téléphone ne sonnait pas. J'ai contacté tous les commissariats de police, de Woluwé à Chaumont-Gistoux; tous les refuges et cliniques vétérinaires de Bruxelles et des deux Brabants; Alex, Virginie et Maman m'ont aidée à contacter les vétérinaires sur Wezembeek, Kraainem, Tervuren, Overijse, Huldenberg, Hoeilaart et la Hulpe. La mobilisation facebook battait son plein: plus de 500 partages. Claire avait posté mon annonce sur tous les sites de disparition de chiens, en français comme en néerlandais. Mon messenger affluait de messages de sympathie, mais aucune indication sur l'endroit où on aurait vu mon chien. Je suis même allée à la police de Wezembeek pour connaitre les démarches à faire en cas de suspicion de vol, car c'était cela mon espoir maintenant, pour expliquer le silence de mon téléphone. (Pour votre information, il faut appeler la société qui a émis le chip de votre chien et le signaler comme volé ou perdu). Mais moi-même je n'y croyais pas trop. Un officier de police m'a dit fermement, "tant qu'on ne l'a pas retrouvé mort, vous devez vous dire que votre chien est vivant". J'ai essayé de tenir à cette phrase. 
Puis je suis retournée imprimer 250 affiches, et avec Steph on a placardé toute la soirée et une partie de la nuit: Overijse, Hoeilaart, Maleizen, Genval, la Mazerine, la Hulpe. C'était une belle fin de journée: un coucher de soleil rose et orange comme il y en a peu. Ce soir-là, j'ai eu la certitude que Knacki ne vivrait pas pour voir le lendemain. J'ai espéré que cette paisible image l'emmène sans souffrance, et que la psychologie canine différait suffisamment de la nôtre pour ne pas qu'elle réalise l'ampleur de sa solitude. Elle me manquait terriblement. J'étais désemparée. Le lendemain, je pouvais encore placarder du côté de Tombeek et Huldenberg, mais après? Refaire une affiche uniquement néerlandophone plutôt que bilingue pour être certaine que les commerçants d'Overijse l'acceptent? (Vous seriez étonnés de voir à quel point les querelles linguistiques tiennent dans les petites choses). Et après, si je n'avais toujours pas été appelée? Tant qu'il y a encore quelque chose à faire, tant qu'on peut être actif on tient le coup. Mais le mardi matin, au bout d'une quatrième nuit sans elle, j'avais presque épuisé tous mes recours, et mon téléphone ne sonnait toujours pas. J'ai pris une résolution: le soir je devrais commencer à faire mon deuil. 
Alors j'ai refait un tour du fameux bois en vain. Puis Lio a proposé de venir fouiller des terriers avec une caméra thermique. Pourquoi pas, au point où on en était. En fait, cela faisait surtout passer le temps, pour donner l'impression de ne pas abandonner, pour prolonger le plus possible cet instant où l'espoir était encore permis. Pour la première fois depuis quatre jours, j'ai oublié mon téléphone à l'intérieur - je n'attendais plus d'appel. Nous étions en train de chercher le dernier terrier - tous vides - quand j'ai entendu ma mère crier. 
"On t'a rapporté ton chien!"
Et là, dans le jardin, un jardinier tenait Knacki dans ses bras. Il avait appelé sur mon téléphone, on avait décroché et on lui avait donné l'adresse, mais c'était maintenant moi qu'il fallait trouver dans ce fameux dédale de terriers. Quelle joie! Knacki était là, vivante! Elle était consciente mais très peu réactive, et surtout elle avait une horrible blessure qui lui traversait l'abdomen et qui saignait abondamment. Le jardinier a expliqué qu'il allait travailler dans le jardin d'une maison du quartier à Tervuren, comme tous les mardis. C'était une maison qui se trouvait dans la zone couverte par Eliane le premier jour des fouilles et dont le propriétaire était en vacances; et comme attendu Knacki n'avait pas appelé à l'aide en entendant crier son nom. Le jardinier a trouvé Knacki coincée dans un grillage; la pauvre s'était si bien emmêlée dedans qu'elle ne pouvait plus faire un mouvement sans se blesser davantage. Elle avait passé ces quatre jours coincée, blessée, sans eau ni nourriture, à attendre. Si le jardinier n'était pas passé ce jour-là, on n'aurait eu que l'image de sa lente agonie pour nous hanter. 
Le plus ironique dans tout cela, c'est que ni la campagne facebook massive, ni les affiches, ni les appels n'ont aidé à la retrouver. Nous devons tout au hasard, à la chance, à la bonne étoile. Quand nous avons vu Knacki dans les bras du jardinier, toutes les émotions se sont chamboulées. Pour moi, c'était l'incrédulité. Je ne pouvais pas croire qu'en un instant, le voile avait été levé, et nos inquiétude avec lui. Maman a d'abord pris Knacki dans ses bras, lui cherchant un essuie propre pour presser la plaie, pendant que je contactais les urgences vétérinaires. Pour info, elle pleurait plus qu'à n'importe quelle défense de thèse. Puis nous avons filé. Sévèrement déshydratée et avec une vilaine blessure, Knacki a immédiatement été prise en charge. Cela fait maintenant deux jours qu'elle est à la clinique vétérinaire. Elle a 17 points de suture et une plaie horrible. Mais elle est très en forme, réagit positivement, et ses fonctions rénales n'ont pas été affectées par la déshydratation. Quand je suis là, elle mange, boit, se promène, fait ses besoins, et essaie de butter les chats dans la salle d'attente. Quand je pars, qu'est-ce qu'elle pleure... Elle hurle... Elle veut rentrer à la maison! Mais bientôt tout cela est fini, je la récupère demain logiquement.
En attendant je souhaite remercier tout le monde pour l'énorme mobilisation dont vous avez fait preuve: les personnes mentionnées sur ce post, les 550 qui ont partagé le post facebook, et tous les inconnus qui ont ouvert l'oeil. Même si au final personne n'aurait pu la trouver, cet élan m'a permis de tenir le coup, de me sentir soutenue, de rester forte et de garder espoir. C'est touchant de voir le nombre de personnes que la disparition de Knacki avait touché, ainsi que leur soulagement de la voir revenir. Je reçois un tas de messages. Quand les gens me voient enlever les affiches, ils me posent des tas de questions et sont visiblement soulagés. C'est comme la fin d'un mauvais rêve. Le post-op s'annonce folklorique, connaissant la nature peu tranquille de Knacki, son aversion du cône et ma tendance à tourner de l'oeil à la vue du sang. Mais en même temps je me rappellerai longtemps de l'inquiétude face à l'alternative... 
Pour les plus curieux, voici quelques photos:
Inspection des terriers
Une bonne frite boulette à Maleizen pour nous récompenser des 100 premières affiches collées

Evidemment, la photo du retour!!!

Et le soir même, après une première intervention
La poubelle papier après avoir récupéré toutes les affiches

Knacki veut rentrer!

Il me reste à conclure par un message caritatif à l'intention des propriétaires de chiens: savez-vous que votre protégé canin est peut-être un donneur de sang potentiel? S'il pèse plus de 25 kg, qu'il a moins de 7 ans et qu'il a ses vaccins, il peut peut-être sauver une vie... Pensez-y et parlez-en à votre vétérinaire ou à une clinique vétérinaire! Cela peut être combiné avec une simple opération de détartrage par exemple, et sauver des petits chiens fugueurs qui se prennent dans des grillages... 
A une prochaine fois pour un Knackupdate plus calme!

Monday, May 09, 2016

Un peu de homemade

Et oui! Cela faisait longtemps! Mais j'ai quand même tenu à terminer ma thèse sur une touche créative faite main...
Tout d'abord, j'ai brodé trente essuies pour mes collègues (on dit des serviettes en France, je sais). J'ai un peu personnalisé la chose sur le thème de la thèse, avec par exemple:
En somme, des phrases que les doctorants ont entendu au moins une fois dans leur thèse! (et parfois beaucoup plus). Avec en plus: "tu cherches... et tu trouves?" ou encore "et ton mémoire, là... Bientôt fini?" Ou davantage: "mais qu'est-ce qui te prend tellement de temps?" Pour que mes collègues puissent se culpabiliser de procrastiner l'écriture de leur thèse en faisant la vaisselle.
Puis, comme il s'agissait d'une naissance, j'ai fait des dragées... Théo a eu la gentillesse de mettre à ma disposition sa scancut pro pour couper des centaines de petits teckels, et de m'aider pendant la confection des boites!



A a fête de fin de thèse, les invités ont pu repartir avec leur petite boite de dragées... 
Bref, une naissance dans les règles de l'art! Mais j'admire beaucoup les jeunes parents au bout de leur vie qui se retrouvent à faire des collages et à répartir des dragées dans des boites pendant des heures. Enfin au moins il n'en restait plus après la fête, il y a eu quelques dizaines d'heureux qui ont récupéré les teckels et les ont recollés quelque part dans leur maison...

Thursday, May 05, 2016

Les photos officieuses

Et enfin, voici quelques photos un petit peu plus officieuses de la défense... Qui vous montre les coulisses de ces longues deux heures où certains sont restés concentrés, et certains un peu moins... Pour vous déculpabiliser, sachez qu'il s'agit de la première défense de thèse que je parviens à suivre jusqu'au bout, et encore, parfois c'était difficile!
Pour commencer, un petit aperçu du Powerpoint, pour remercier Alice qui a fait ce beau smartart, Guillaume qui a fait le layout, et Valentine qui s'est assurée de la cohérence graphique.
 Ici, quelques amis docteurs et doctorants qui écoutent avec attention...
 Et des moins docteurs qui se prennent des fous rires
 Illustration: remarquez donc sur cette photo les deux amis docteurs et les deux autres...

Pour leur défense, il y avait un groupe What's App créé pour l'occasion qui a donné l'occasion au public de commenter en live l'événement, et heureusement que je n'ai pas regardé mon smartphone car sinon je ne serais pas parvenue à terminer le show tout en gardant mon sérieux!
Car je vous le dis, oui, un smartphone est nécessaire pour assister à une défense de thèse. Regardez Delphine qui n'avait pas de smartphone, et qui a pris des photos de ceci:
 Pendant que d'autres, et bien...




De temps en temps, il y avait des questions vaches qui étaient posées, il y en avait qui n'auraient pas voulu être à ma place...
 Oh! Une retardataire... C'était discret.
 Et une soeur qui est super fière et qui filme! (La vidéo du post précédent, je pense)
 Puisque voilà la fin du combat et la consécration tant attendue!
Ensuite, il y a eu un buffet. Mmmmmh, buffet. Mon père avait brassé une bière artisanale qu'il avait appelée la Fräulein Doktor, et ma mère s'était chargée de toutes ces petites choses...



 Qui ont été très appréciées!
Et enfin, mes collègues m'ont offert un t-shirt de circonstance, et surtout un très beau mannequin de couture! Dont vous entendrez encore parler à mon avis...
Et bien voici qui clôture ce reportage photographique sur ma défense de thèse... Mais je vous réserve un post qui clôturera adéquatement cette période de ma vie! En attendant profitez bien de votre long week-end! Pour ma part il sera passé à ne pas travailler à ma thèse, dites donc ça change pour une fois... (Et ça ne me manque pas vraiment, pour tout vous avouer)

Tuesday, May 03, 2016

Remerciements

Comme il l'est de coutume, j'ai effectué quelques remerciements à la fin de ma défense de thèse... J'ai fait bref, prévoyant quelques défaillances émotionnelles (qui finalement ne sont pas venues, n'en déplaise à mes collègues qui avaient fait des paris sur à quel moment je craquerais). Mais voici, en résumé, ce que j'ai dit... J'ai abrégé ou enlevé des noms pour respecter quand même un semblant d'anonymat mais les personnes intéressées se reconnaîtront!
Ceci fera donc taire les rumeurs selon lesquelles j'allais remercier mes chiens, ma machine à coudre et mon four à vapeur, qui m'ont été utiles dans la procrastination, mais qui hélas sont peu réceptifs aux compliments...

"Je suis assez contente de voir la fin de six ans et demi de travail. Je m’étais engagée peut-être un peu naïvement dans cette thèse, sur base du fait que j’avais déjà écrit trois mémoires, et qu’est-ce qu’une thèse sinon un très gros mémoire…
Heureusement mon promoteur A. était un petit peu plus réaliste que moi et m’a permis de recadrer mes ambitions. Je pense qu’il a parfois été un peu désespéré par ma propension à écrire des tartines, surtout des tartines en anglais, et à ma résistance aux théories des politiques publiques qu’il affectionne tellement et que j’affectionne tellement peu. Mais au final, nous y sommes parvenus, et c’est grâce à ses questions répétées sur « c’est quoi ta thèse », « quelle est ton analyse » et « quel est le lien avec ton cadre théorique ».
Je remercie également [mon jury]. Je suis très reconnaissante du temps qu’ils m’ont donné et de leur disponibilité et ce dès le début de la thèse.
Je voudrais aussi mentionner mes généreux bienfaiteurs, [organismes financiers], pour avoir financé ma recherche.
Comme je l’ai dit, cette thèse était basée sur 105 entretiens, et ces entretiens il a fallu les retranscrire. Je remercie tous ceux qui m’ont aidés dans cette tâche, souvent bénévolement, spécialement Line, Chantal, et [quelques Merris]. Je remercie aussi ceux qui ont relu cette thèse, de nouveau les Merriman, mais aussi Yi-Pei et Andrew. Enfin, je suis reconnaissante du soutien que j’ai reçu dans l’organisation de ma défense de thèse, spécialement de la part de ma famille pour le powerpoint que vous avez vu, et pour le buffet que vous allez voir.
Viennent mes remerciements à mes collègues et amis du [centre de recherche]. Comme je suis restée au Germe presque huit ans, j’ai pu voir beaucoup de monde passer et donc il serait trop long de tous les citer.
Pour finir, je voudrais remercier mes parents, qui m’ont toujours soutenue dans la rédaction de cette thèse, ainsi que dans mes études en général. Il est vrai que j’ai joué les prolongations. Ils étaient sur le point d'appeler Super Nanny sur le thème, "Ma fille adulte est retournée en adolescence, qui puis-je faire?".
Mais la thèse c’est maintenant terminé. Je vais regretter les moments où je pouvais encore utiliser l'excuse « je ne peux pas, j’ai thèse ». Mais il parait que oui, il existe une vie après la thèse, et je propose que nous la commencions par un buffet célébratoire [et autres informations pratiques]. Vous pourrez entre autres y goûter à la bière artisanale de mon père qu’il a appelée la Fräulein Doktor pour l’occasion.
Il me reste à vous remercier tous pour votre présence ici et pour votre attention soutenue."

Au regard du post qui va suivre, vous verrez que l'attention n'a pas toujours été soutenue... Hum hum.

Sunday, May 01, 2016

Les photos, les photos!

Oh mais oui, il vous faut les photos!
Tout d'abord, un tout grand merci à Isabelle Delvaux d'être venue avec son appareil. Elle a pu ainsi rendre un peu plus sexy cet auditoire malgré tout relativement glauque, et laisser ma mère se concentrer pleinement sur ses émotions... 
Alors, d'emblée, ambiance sur la piste:

Mmmmmh, du fun au programme.
Mais en réalité j'ai toujours secrètement rêvé d'occuper cette place, sur un podium face à un auditoire vieillot de 200 places, en train de me faire griller à petit feu tel un cochon à la broche pour faire culminer toutes ces années de travail par un instant de gloire... Et en pratique, cela ressemblait à ceci: des questions, des notes, et des réponses.
 Et au bout de deux heures, et bien, j'étais quand même très soulagée.
C'est quoi, ce truc qui dégouline des briques, derrière moi?
Et bon, mon auditoire était aussi très content!
Me voici qui signe mon diplôme, hé oui, mon diplôme de Docteur en Sciences Politiques et Sociales, rock&roll baby!
 Et ma mère qui pleure, bien sûr.

Et enfin, rien que pour vous, une vidéo de la consécration!
Dans quelques jours, vous aurez les photos un peu plus officieuses de Delphine, qui vous montreront les coulisses...

Friday, April 22, 2016

Appelez-moi Docteur Bibil

Libérée, délivrée, je ne thèserai plus jamais...
Et oui, unbelievable, unglaublich et incroyable! La thèse, c'est terminé! Mein Gott, mais ce blog sera-t-il jamais le même?
Du haut de mon état de serpillière en fin de vie, je vais vous faire un bref compte-rendu...
Mardi, j'ai eu ma défense privée. Il va de soi que j'ai stressé comme un goret toute la semaine, et que j'ai beau m'être préparée à défendre ce qu'il y avait dans ma thèse, la plupart des critiques portait sur ce qu'il n'y avait pas dans ma thèse... La défense privée a commencé par une critique hyper acerbe de 45 minutes qui m'a complètement déstabilisée, je ne savais pas quoi répondre, puis on a enchaîné avec les critiques du ponte de ma discipline qui avait fait le déplacement depuis l'étranger et dont je n'ai compris qu'un mot sur deux... Et après cette intervention, j'avais vraiment eu l'impression qu'il avait fait le déplacement pour rien. Bref, ce n'était pas glorieux. Pour les quatre autres interventions cela allait, mais commencer par un double foirage, ce n'est pas ce qu'on fait de mieux. Je suis rentrée déprimée en me disant, si c'est comme ça que culminent six ans et demi de travail, c'est un peu décevant. 
Heureusement il y a eu la publique le lendemain pour rattraper la chose, et heureusement je n'ai pas eu le temps de plonger dans le stress abyssal de la perspective d'une humiliation publique, parce qu'il faut dire que j'avais invité large! J'ai rempli un auditoire prévu pour 120 personnes... Entre temps j'ai pu potasser les critiques qui avaient été dites la veille, et y trouver des réponses convenables dans un état qui n'était pas encore celui de la panique complète. La discussion à la défense publique n'a pas fondamentalement divergé de celle de la privée, et cette fois-ci j'ai pu bien répondre. Mais ça a duré longtemps dites donc, deux heures de questions-réponses, et j'admire mon auditoire... Même si ils m'ont dit que c'était très clair et qu'ils avaient tout compris, perso ceci est la seule thèse de doctorat que j'ai suivie jusqu'au bout! Enfin depuis l'invention des smartphones, il existe des possibilités de divertissement conséquentes, et l'attente n'a paru interminable que pour moi. Mais voilà, j'ai défendu, ça a été mon heure de gloire, l'aboutissement d'un travail énorme, travail qui a été bien souligné par mon jury, cela fait plaisir! Et à la grande déception de mes collègues qui avaient pris des paris, je n'ai pas pleuré aux remerciements... 
Le buffet, évidemment, a été a la hauteur de l'événement, remercions bien mes parents qui s'en sont chargés! Mais vous verrez tout cela en reportage photo lorsque j'aurai un peu tout centralisé... En attendant je ne fais que dormir, j'ai une période d'autonomie de deux heures hors de mon lit, c'est fou. Docteur Bibil vous fait de grosses bises et vous dit à la prochaine fois!

Thursday, March 24, 2016

In Brussels

Mon ami Alec, avec qui j'ai étudié le journalisme, m'a demandé si je voulais bien écrire un témoignage des attentats de Bruxelles pour son journal, the Conway Daily Sun. Je me sens un peu coupable de "témoigner" alors que vraiment, tout ce que j'ai fait c'est suivre l'actualité enfermée dans une salle de classe. Je n'ai rien vécu de dramatique si ce n'est par écran interposé. Depuis mardi, je n'arrête pas de me rappeler toutes les fois où je suis passée en métro à Maelbeek, où j'ai enregistré mes bagages à Zaventem, toutes celles où j'y ai conduit des amis - et d'imaginer ce que j'aurais fait si cela avait été moi. Mais ce n'était pas moi. Mon témoignage n'est en rien exceptionnel, mais il reflète le vécu de la majorité des Bruxellois: enfermés en sécurité et impuissants... 

Tuesday, March 22, 2016

Gueule de bois

Que dire? Je n'ai pas pris d'avion ni de métro aujourd'hui. Je n'étais pas dans les attentats. J'ai quelques amis qui y étaient, mais qui ne font pas partie des victimes. La journée se termine sur un soulagement. Une journée très bizarre, inhabituelle, une ville de Bruxelles vide de son monde et abritant à la place un ballet d'ambulances et d'hélicoptères. Sans nul doute, nous avons vécu une des journées les plus marquantes de notre histoire. Aujourd'hui, je me checke 'en sécurité' sur facebook et je regarde les nouvelles de façon obsessionnelle. Demain, nous nous réveillerons avec la gueule de bois: que va-t-il ressortir de ces événements? 

Wednesday, February 10, 2016

Rendue!!!

J'ai l'immense bonheur de vous faire part de la naissance de Thèse, déposée le mardi 9 février à 14h18. Elle fait 374 pages en Calibri 11. La maman se porte bien et est ravie!

Quelle beauté.
Mis à part les jeux de mots évidents sur la durée de la grossesse, la douleur de l'accouchement et la menace du baby blues, qu'est-ce que cela fait de rendre sa thèse?
Et bien, curieusement, ce n'est pas ce qu'on imagine. Moi j'avais en tête la sensation de soulagement instantanée, avec les cieux qui s'ouvrent et la lumière céleste qui éclaire mon oeuvre alors que m'envahit un sentiment de liberté débridée. Et en fait, c'était comme si j'avais rendu un chapitre: c'est clair que c'est cool, mais c'est une étape. Il parait qu'il faut plusieurs jours pour réaliser que non ce n'est pas une étape, en vrai c'est terminé. Et là, devant tout ce temps libre, apparemment on est déchiré entre le baby blues et le syndrome de Stockholm: la thèse nous manque, sans elle on ne sait pas quoi faire, sans elle on n'est rien.
Je ne sais pas si ça va me concerner, ceci dit, j'ai tellement de choses à faire! Je n'ai pas trop l'occasion de ralentir le rythme. J'ai mes cours de néerlandais intensifs, la recherche d'emploi, les travaux que je dois finir (depuis juillet), la rétrospective, sans doute un bon grand rangement de fond de ma maison, et surtout... je vais pouvoir ressortir ma machine à coudre. Et puis je suis tellement contente de ne plus rédiger, je ne vois pas trop comment ça pourrait me manquer, enfin pas tout de suite en tous cas.
Par contre, ce qui va être bizarre, c'est récupérer la notion de weekend. 
Avant, je faisais quoi de mes weekends? (de la couture je crois?)

Tuesday, September 22, 2015

Bon anniversaire, Blog!

Dites donc, le blog a dix ans...
DIX ANS!!!
Cela ne rajeunit personne. Moi-même, j'ai eu du mal à y croire, il me semblait qu'hier encore on fêtait ses 5 ans... Et bien non, voilà, le temps passe à une vitesse... Demain il aura 15 ans. Et un jour les blogs seront aussi vintage qu'une cassette VHS. Nos enfants se moqueront de nous et on passera pour des ploucs. Mais soit.
Il y a dix ans, j'avais 22 ans. J'allais passer une année à Londres pour faire un master. Ma vision de l'avenir se définissait en terme d'années académiques. En 2005, facebook n'existait pas, on n'avait pas de smartphones, et le web 2.0 était un concept novateur et encore peu maîtrisé. En clair, la technologie ne nous proposait pas grand chose. On avait MSN, skype avec des connexions pourries, des cartes prépayées pour appeler à l'étranger, et depuis quelques mois, les blogs. Et les blogs, c'était neuf, mais alors là super neuf. Peut-être que c'est à cela que celui-ci doit le jour: c'était la bonne plateforme qui est arrivée au bon moment.
Et le blog est né, donc. 
Je peux vous dire qu'à l'époque, j'étais une pionnière.
Si on m'avait dit, il y a dix ans, que je continuerais à blogger, je ne l'aurais pas cru. Je pensais que le blog s'arrêterait quand je rentrerais à Bruxelles. Puis quand facebook a débarqué, j'ai pensé que le blog allait naturellement lui céder sa place. Mais non, il est toujours là. Comme quoi. En même temps, si on m'avait dit il y a dix ans qu'en 2015 je serais toujours à l'université, puis que je m'étais mise à la cuisine, à la couture, que j'avais des teckels, que j'avais fait près de 3 ans de travaux de rénovation, et que non je n'avais toujours pas écrit mon roman, je ne l'aurais pas cru non plus. Mais là n'est pas la question.
En dix ans, le blog a beaucoup changé. Il fut un temps où il servait de forum à mes amis: les posts avaient pour vertu de les faire réagir, et c'étaient les commentaires qu'il fallait suivre plus que les posts en eux-même. D'ailleurs je n'étais pas la seule à avoir un blog, c'était un vrai phénomène. A l'époque des écrivains naissaient grâce à cela, et la tendance était au blog-to-book. Puis la mode est passée. La plupart des blogs de l'époque ont fermé. La célébrité sur internet se trouve ailleurs à présent. Mais moi, je suis toujours là. 
Maintenant je n'écris plus pour les autres. Certes, il y a quelques très fidèles qui lisent encore mon blog régulièrement et qui se plaignent que je ne le mette pas assez à jour. Il y a aussi ceux qui m'avouent, pleins de remords, qu'ils n'y sont plus allés depuis des mois. Et ceux qui me demandent, "ah bon, ton blog, il existe toujours?" Mais ce n'est pas grave, ce n'est pas le but du blog, parce que maintenant si je veux une gratification narcissique immédiate me permettant accessoirement de procrastiner ma vie, je vais sur facebook.
Alors pourquoi le blog? Me demanderez-vous. La réponse est simple. je tiens ce blog parce que j'aime écrire. J'aime pouvoir me mettre derrière mon ordinateur, prendre un peu de recul, réfléchir, et rédiger. J'aime documenter ma vie, créer des archives personnelles dans lesquelles je puisse replonger. J'aime aussi laisser une trace de mon passage. Un beau jour, une bonne dizaine d'années pré-blog, j'ai réalisé qu'on pouvait disparaitre à tout moment. J'ai réalisé que la mémoire était une faible chose, que les souvenirs s'effaçaient, et que si on ne laissait rien derrière soi on allait progressivement être oubliés. Cela m'avait dévastée à l'époque, et cela me frappe encore, de temps en temps.
Mais le blog, lui, il est là, et il peut témoigner de tous ces souvenirs. Et il a 10 ans. 
Bon anniversaire, blog. 
Puisses-tu être encore là dans dix ans. 
Contrairement à MSN. 
Paix à son âme.

Wednesday, June 17, 2015

Il est né!

Ce lundi, Knacki a donné naissance à un chiot. Un mâle, teckel nain roux arlequin, comme ce que j'avais prédit, ce qui m'étonne parce que j'ai toujours tort là dessus... Je suis très contente d'un roux arlequin, c'était cela mon but en choisissant un père roux!
Comme vous avez pu le constater, Knacki était très en retard dans sa gestation, le chiot était prévu pour le mercredi 10 et finalement elle a mis bas le lundi 15... 5 jours en retard, ce qui équivaut à presque un mois en termes de gestation chien. (Imaginez ça pour vous-mêmes et frissonnez un peu). J'avoue que je suis soulagée, parce qu'une césarienne était prévue quelques heures plus tard, donc c'était vraiment tout juste!
Mais soit. Sans plus tarder, je vous présente son chiot:

... Qui n'a pas encore de nom. Techniquement, c'est l'année des O pour le pedigree. Mais bon, je peux choisir un nom pour le pedigree et l'appeler autrement... Knacki a bien un nom officiel qui commence en W! Les deux noms sur la shortlist sont Salami et Bifi.
Salami était le nom que je voulais lui donner à la base. Cela fait plus d'un an que je dis que le chiot que je garderais s'appellerait Salami, mais on m'a récemment argumenté que trois syllabes c'était trop long pour un chien, qu'il faut un nom à deux syllabes pour le rappeler facilement.
Bifi, par contre, a deux syllabes, et Knacki et Bifi ça donne bien... Mais je trouve que le marketing autour de la marque n'est pas top, avec un personnage moche et agressif et une campagne qui cherche à être drôle sans l'être. Et puis donner tout le temps des noms de marques, à la fin... 
Il y a aussi le danger que Knacki et Bifi soient trop proches phonétiquement et qu'ils ne parviennent pas à faire la différence. Quoique si je shortcute Salami pour Sami au final la confusion peut être pire... Enfin la question n'est donc pas encore tranchée.

Disclaimer: Le paragraphe suivant va vous raconter la mise à bas, donc si vous êtes un peu des phobiques des récits d'accouchement je vous conseille de skipper directement à la photo suivante. Car la grande question que tout le monde se pose, est évidemment: mais Bibil, tu as géré ça toute seule? La réponse est que c'est surtout Knacki qui a géré ça toute seule. Moi j'étais en back up avec mon véto au téléphone pour intervenir si besoin, et à part des interventions mineures (que je ne vous raconterai pas car on a tous envie d'avoir encore faim au moment de passer à table), tout s'est passé comme sur des roulettes. Knacki a commencé les contractions vers 4 heures du matin et a eu son chiot à 6 heures, sans aucune complication. Elle a directement su ce qu'il fallait faire quand il est né. Par contre, l'instinct maternel a mis un peu de temps à venir, donc heureusement que j'étais là pour la suite. J'ai dû la forcer à accepter son chiot et à l'allaiter, mais au final elle est maintenant très protectrice et l'accepte totalement.
Un petit peu d'ingénierie autour de la puppy box que vous voyez ci-dessus... J'ai commis l'erreur de laisser Knacki dormir et accoucher dans sa petite niche qu'elle aime tellement, sans vraiment réaliser qu'après, elle me ferait vivre l'enfer jusqu'à ce que la niche entre dans la puppy box. Or, ce que Knacki aime par dessus tout, c'est se coller le long des parois de sa niche, et de s'y appuyer de tout son poids, au risque d'écraser son chiot. Ce qui, convenons-en, serait fort triste après s'être donné tellement de mal... Donc, big bricolage, j'ai ouvert la niche sur l'arrière, et j'ai ajouté des petits rebords en carton épais à l'intérieur (la boite de mes stores s'en est trouvée sacrifiée). Dans la puppy box en elle-même, j'ai full couches: une protection plastique pour mettre sous les chaises de bureau, puis des cartons, puis un drap, et tout autour j'ai sacrifié des caisses de déménagement pour faire un pourtour que le chiot ne pourra pas franchir, mais Knacki bien. L'étape suivante, m'a rappelé Sophie, sera de sécuriser la cage d'escalier et la rambarde de mon balcon: Knacki ne passe pas entre les barreaux, mais un chiot bien... 

Sinon, depuis lundi, cela va relativement bien. Bien, parce que tout se passe selon l'ordre des choses: le chiot tète bien, grandit bien, Knacki n'est pas malade et ne le rejette pas. Mais relativement, parce que tous les mauvais comportements de la grossesse nerveuse ont refait surface version fois dix. Knacki est très anxieuse, et elle a mal pendant les montées de lait. Elle pleure, elle gratte son panier, elle repleure, elle vient me chercher en tremblant ou en haletant, elle pleure encore un coup, puis le chiot pleure, et là elle panique, et je ne sais rien faire pour elle. Elle n'accepte de manger que quand on lui amène une cuillère, et elle ne boit qu'à la seringue; pratique et économe en temps. Elle refuse de quitter sa niche, et quand je n'ai pas le réflexe de la forcer à la mettre dehors, il y a des accidents... Mais le plus ennuyeux c'est qu'elle me réveille la nuit. Elle hurle à la mort et est toute paniquée quand j'arrive, sans raison véritable, et plusieurs fois par nuit. Bref, elle n'est pas au top de sa forme. D'après le vétérinaire c'est normal et ça peut encore durer un petit temps, tant qu'elle mange, qu'elle boit et qu'elle n'a pas de température il y ne faut pas s'en faire; mais la bonne nouvelle c'est que "ça ne peut qu'aller mieux". (Ah ben j'ai déjà entendu ça pour ma thèse, tiens).
En théorie, les visites se feront à partir de la cinquième semaine, quand le chiot aura eu sa première vague de vaccins et que Knacki sera un peu plus cool. Si on la stresse trop elle risque de rejeter son chiot, voire de lui faire du mal... Donc avant cela ce ne sont que les gens qu'elle connait très bien, et sans chiens ni enfants. Mais prévoyez donc cela dans vos agendas: à 5 semaines le chiot sera en plein dans sa phase de sociabilisation, donc il faudra le laisser se faire traumatiser par un maximum d'enfants et de chiens pour qu'il n'en ait pas peur après...
Bon et sinon, Bifi ou Salami? Qui en pense quoi?

Monday, September 29, 2014

Eléonore

C'est avec beaucoup de fierté que je vous annonce la naissance de ma nièce Eléonore! Elle a maintenant trois semaines, et je suspecte que cette année la photo de famille envoyée à Noël ne comportera qu'elle... (Et peut-être Danio). Pour répondre aux questions que vous avez envie de poser à ma soeur et à mon beau-frère:
- Tout s'est bien passé
- Tout le monde est en bonne santé
- Tout le monde s'accorde à dire qu'elle ressemble à Cédric
- Cédric pense qu'elle est blonde, comme lui
- Les autres s'accordent à dire qu'elle n'a pas encore vraiment de cheveux
- Mais par contre personne ne dort. (et ça, c'est rude).
Sans plus attendre, voici les photos officielles (les officieuses viendront dans un autre post). (Lien vers la photographe ici).
Mais qu'ils sont beaux, qu'ils sont fringants, qu'on a bien gommé les cernes sous leurs yeux...
Oh, un baillement! (A moins qu'il ne s'agisse d'une instruction plus ou moins claire de l'ordre de FEED ME NOW)
Je vous l'avais dit qu'elle ressemblait à son père.
Et voilà, en close up artistique! 
Il va de soi que nous sommes tous très fans. Difficile de déterminer des traits de personnalité particuliers pour l'instant, mis à part qu'elle montre une détermination très forte à réclamer à manger, même quand elle ne veut pas vraiment manger en fait, et même quand elle a trop mangé et qu'elle a juste mal au ventre, et même quand elle essaie de s'endormir et que ça ne vient pas, ce qui fait qu'en somme personne ne sait jamais vraiment ce qu'elle veut... Sauf, bien entendu, "oh mais elle veut aller chez Grand-Papa. Viens donc chez Grand-Papa, Petit Être. Oh mais oui, on est bien chez Grand-Papa. Guili Guili Guili."