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Friday, July 17, 2015

Londres

Cette année, j'ai dû refréner sec mes velléités de me rendre sur le sol londonien... Car un voyage à Londres, aussi court soit-il, ne fait pas exactement partie d'un plan repos, relaxation et nourriture équilibrée. Enfin, pour certaines personnes, peut-être. Mais pas pour moi... Car une fois sur place je mobilise tout ce que j'ai en muscles, en système nerveux et en capacité digestive car oui, je suis à Londres!!!! Yeaaah Baby! Mais je m'emballe. Bref, après avoir postposé et postposé la chose, quand Maman m'a annoncé qu'elle était parvenue à avoir deux tickets pour Wimbledon et qu'elle en profiterait bien pour rester quelques jours sur place... Vous devinez la suite. En plus, cela m'a permis de voir de la famille sur place, et de faire un peu les soldes, même si là-bas c'est déjà la fin et il faut bien fouiller pour trouver quelque chose (Maman n'a acheté que du Baby Gap nouvelle collection). 
Mais je vais vous illustrer cela en images, si vous le permettez.
Ci-dessous, vous avez un bel exemple de mobilisation de capacités digestives, avec le traditionnel tea time.
On a vu aussi du beau tennis... Les huitièmes de finale, où on a pu voir notre compatriote Goffin affronter Wawrinka (qui ne portait pas de short de pyjama cette fois, uniforme oblige). Pendant ce temps, sur le Centre Court (vous savez, celui pour lequel on n'avait pas de billets), Murray était en train de jouer et que ça gueulait ferme, ambiance maximale. Mais du coup on a pu aller boire notre Pimm's et manger nos fraises à la crème à l'aise. Et for the record, Goffin méritait vraiment de gagner quelques sets, les deux joueurs avaient un niveau égal et ça s'est joué au tie break... Ceci dit je suis secrètement aussi pour Wawrinka, parce qu'il joue dans un sport où les gens terminent leur carrière à son âge, et qu'il tient bon malgré, un peu comme moi et ma thèse, sauf que je n'ai pas son niveau. Mais soit.
J'ai aussi craqué pour un petit peu de soldes (pas très avantageuses, mais il ne m'en fallait pas plus): je vais pouvoir faire du patchwork avec des tissus Cath Kidston!!! Oh yeah! Mais il faudrait que je trouve quelqu'un qui soit aussi fan que moi de la marque - en gros, ce sera sans doute pour moi. Pour aller avec les bols, le sac, et même le jouet pour chien pour lesquels j'ai craqué. 
Et puis, on a trouvé ce joyau (qu'on a laissé sur place au vu de son prix, mais je salue l'idée, d'autant plus que c'est tout à fait les couleurs de chez moi). (Chez John Lewis, au cas où vous voulez me faire plaisir - mais il ne faut pas se sentir obligé).
Bref, c'était bien. Et j'ai bien fait de ne pas y aller plus tôt, car j'ai fait une rechute de gastrite bien serrée par après, comme quoi cette année je n'irai peut-être pas quatre fois Outre-Manche comme l'année passée...

Thursday, December 04, 2014

Londres! (Ben oui que voulez-vous)

Une fois n'est pas coutume... Ce weekend, j'étais à Londres! Pour la quatrième fois de l'année, mais il faut bien saisir les opportunités quand elles se présentent n'est-ce pas... J'ai fait du shopping de Noël, mais pas tellement comparé aux autres années, puisque ma brodeuse couvre déjà beaucoup le territoire, on va dire. Mais comme à chaque fois que je fais à Londres, j'ai, comme qui dirait, marché d'un endroit de bouffe à un autre, parfois en faisant des trucs, comme du shopping ou du sightseeing ou même visiter une expo (Polke à la Tate Modern)... mais on en revient toujours à la bouffe.
Comme ici avec un afternoon tea (checkez le scone)
Un autre afternoon tea (checkez les autres scones)
Et des burgers! (checkez la salade de chou rouge - fromage bleu - piments. Un mix pas évident mais qui marche bien!)
Et puis bon, évidemment... Ho ho ho! Mettons-nous dans l'ambiance comme il faut!
J'en profite par ailleurs pour répondre à la question de M-A, qui me demande:

"Je vois que tu vas régulièrement faire du shopping à Londres. J'y vais ce we pour, entre autres, faire mes courses de Noël. As-tu quelques adresses sympa à conseiller? En tout cas, très chouette blog que je suis surtout pour tes projets de couture (mais c'est vrai je ne laisse pas beaucoup de commentaires)"

Et bien pour le coup voici un commentaire qui a gagné en visibilité, car 1. j'aime toujours qu'on me pose des questions, et 2. j'aime toujours qu'on commente mes projets de couture. Voici donc ma réponse:

1. Je fais toujours un tour au shopping center de Stratford, c'est le plus grand et tous les magasins y sont concentrés, donc possibilité de faire tout son shopping en une journée! (Oui, évidemment, on y passe souvent une journée entière). Avec en bonus un resto Jamie Oliver et un Bumpkin à l'extérieur. Mais si on ne veut pas aller jusque là, la plupart des enseignes qui s'y trouvent sont disponibles partout à Londres!

2. Les enseignes que j'affectionne particulièrement sont (je fais de la pub et j'assume, mais en même temps ils n'auront pas particulièrement besoin de vous pour boucler leur fin de mois donc n'y allez pas pour me faire plaisir):
- Primark pour les cadeaux kitchs et pas cher, surtout ceux sur le thème de Noël. Depuis l'année passée ils ont des unijamas pour adultes qui donnent la possibilité de se déguiser en panda, crocodile ou renne à petit budget.
- John Lewis et Next Home pour tout ce qui est déco intérieure. J'avoue que cette année j'ai fait un gros cracking sur John Lewis, dont la moitié pour moi-même, mais que voulez-vous. On n'a que le bien qu'on se fait.
- Mark & Spencer et Waitrose pour tout ce qui est nourriture, y compris thé et café, mais que tu peux aussi trouver (pour plus cher) chez Fortnum and Mason. Chez Mark & Spencer je vais souvent dans les marinades et sauces toutes faites et je fais mon stock de celles qui vont avec du poisson et du poulet; comme ça quand on a des amis en last minute, hop hop hop on sort une petite marinade de derrière les fagots et ça fait comme si on était un grand chef. Les Christmas puddings et autres spécialités de Noël sont pas mal, aussi...
- Je fais toujours un tour au tout grand Waterstones de Picadilly. Tout. ce. choix. de. livres! Oh my God! En plus il y a toujours des discounts sur les nouveaux livres de cuisine en vogue, du genre Nigella Lawson ou Jamie Oliver... Et comme j'y passe beaucoup de temps, je fais une pause en prenant un thé à l'étage avec la vue, j'adore...
- Gap pour les vêtements, adultes comme enfants. Mais bon, on aurait Gap en Belgique que ça perdrait son intérêt... En tous cas les promos de Londres sont toujours plus avantageuses que celles de Paris ou d'internet. J'y vais souvent pour les caleçons hommes, aussi, je les offre à mon frère, qui les use jusqu'à ce qu'on ne puisse plus rien en faire, sauf quand je les recycle dans des projets de couture... pour mon frère.
- Paperchase pour tout ce qui est papeterie et déco de Noël. J'achète souvent des cahiers pour mes cours d'écriture créative là-bas. Et plein de petits brols. C'est toujours drôle à voir!
- Cath Kidston pour les produits Cath Kidston (duh!). Si vous ne connaissez pas les produits Cath Kidston, vous ne connaissez pas Londres.
-  Les magasins pour hommes à Jermyn Street et alentours; quand la collection de caleçons de chez Gap m'a déçue... (Ca arrive!)

Bisous à tous!

Wednesday, October 08, 2014

Londres!

Mais oui, cela faisait longtemps! L'excuse, cette fois-ci - non pas que j'aie réellement besoin d'une excuse pour aller à Londres, mais c'est toujours mieux - l'excuse, donc, était la conjonction de deux facteurs favorables: 1. une promotion Eurostar, et 2. mon frère y était. Mon frère, donc, qui s'appelle William, comme vous pouvez le voir ci-dessous (Et moi je m'appelle Sybine) (Vous verrez au passage un cendrier réalisé par Eliane et qui a, ma foi, aussi dû servir de repose-sachet de thé).
Et avec qui j'ai pu manger un fabuleux Sunday Roast, avec yorkshire pudding et sauce à la menthe et tout le classique.
Et puis, bon, puisque j'étais là... Autant en profiter pour voir les autres, hein.

Admirez le beau ventre de Dgé!
Cette fois-ci, j'ai été relativement sage en shopping... J'ai trouvé quelques livres, dont quelques livres de couture (oh yeah baby); des vêtements pour bébé (ah bon, mais quelle surprise, mais pour qui?); quelques trucs un peu kitsch quand même pour ma collection personnelle; et puis, surtout, des denrées alimentaires, du style:


Du thé.
Pas encore le shopping de Noël, en somme. Mais c'est parce que j'ai compensé par l'aspect culturel de la ville: expositions, musées, galeries d'art, etc, etc...Oui bon en vrai il faisait beau, et je crois qu'on peut résumer mon weekend par des grandes promenades intercalées de repas! (Les promenades n'ayant pas comme but de me déplacer d'un lieu de repas à un autre, mais c'était pas loin).
Et mon frère a goûté un pumpkin spice latte et a déclaré: "en fait, ce truc, c'est juste du jus de cannelle avec du sucre."

Friday, June 20, 2014

Coussin Union Jack

Quand s'appelle Bibil, qu'on a des tissus un peu kitschounes British sous la main, et qu'on veut faire des coussins, qu'est-ce qui se passe?

Oh oui! Des coussins Union Jack! Son jumeau aux couleurs inversées arrivera bientôt. C'est un peu expérimental mais c'est un des premiers projets que je fais juste pour moi...

Tuesday, September 18, 2012

Le résultat du shopping à Londres

Vous avez peur? C'est normal, car voici devant vous l'instant ultime de vérité, à savoir celui où je vous révèle le contenu de ma valise quand je rentre d'une virée shopping à Londres... Attention, placez vos jeux, voici la première catégorie:
1. La bouffe.
Weekend à Londres
Ce qui, vous l'admettrez, ne vous surprendra pas. Notez néanmoins la présence d'une butternut squash, d'un morceau de stilton d'1,8kg et d'un fridge pack de beans (qui n'a pas encore été ouvert, curieusement).
2. Des vêtements pour bébés.
Weekend à Londres
Alors non, je n'ai rien de particulier à vous annoncer, par contre c'est peut-être votre cas, si vous faites partie des dix personnes pour qui j'ai prévu un cadeau de naissance personnalisé d'ici mars 2013? (Les bodys cupcakes iront à ceux qui appelleront leur enfant "Sybille").
3. Des essuies de vaisselle. 
Weekend à Londres
Parce que je m'attends à quelques pendaisons de crémaillères dans les mois à venir, et qu'on n'a jamais assez d'essuies de toutes façons.
(Les Français d'entre vous comprendront peut-être mieux cette phrase avec l'usage du mot "torchon". Mais je n'ai pas osé parce qu'en Belgique, "torchon" veut dire "serpillère".)
4. Des chemises pour mon frère.
Weekend à Londres
Commande spéciale faite lorsque j'ai mentionné la promo "3 pour le prix de 1" chez Sacoor Brothers.
5. Et enfin, deux ou trois choses pour moi...
Weekend à Londres
Papa a déjà cassé mon enthousiasme quand il m'a demandé si j'avais acheté une chemise de pyjama.
Habituellement j'aurais ajouté à cela quelques caleçons de chez GAP, mais que voulez-vous, à un certain moment il faut imposer une limite.

Saturday, September 15, 2012

Un long weekend à Londres

Je vais tellement souvent à Londres que j'ai atteint un stade où j'ai déjà fait tout ce qui était culturel. Tout, oui tout, je me laisse parfois tenter par les expositions temporaires ou par les marchés hebdomadaires, mais sinon je peux officiellement me considérer comme blasée.
Ce qui veut dire que quand je vais à Londres je peux me consacrer sans remord à trois choses:
1. Revoir des amis
2. Manger
3. Faire du shopping.
Et parfois les trois ensemble.
Alors oui, il y a toujours des petites choses qui changent d'une fois à l'autre, comme cette ambiance de jeux olympiques, là, ou alors cette horrible nouvelle construction à London Bridge.
Weekend à Londres
(Ca va mal vieillir cette affaire, c'est moi qui vous le dis).
Ou alors cette nouveauté chez Tesco, qui devrait ravir les Merri (ou pas)
Weekend à Londres
Mais, pour en revenir au point numéro un, "revoir des amis"
Weekend à Londres
Oh mais, à quel point sommes-nous rapidement tombés au point numéro deux, dites donc!
Enfin, sachez que tout le monde va très bien, Esmé est très proche de sa due date, Nico a eu son anniversaire, M&G sont rentrés de voyage de noces, et PandaMan trouvait les gens quand même beaucoup plus sympas à Paris (attends, répètes pour voir? Si, c'est bien ce que j'ai entendu).
Bref. J'ai trouvé ceci:
Weekend à Londres
Et celà:
Weekend à Londres: pretzel
(Si les Allemands savaient que les Brezeln étaient faits avec de la pâte à donuts et enrobés de sucre et de cannelle, ça leur ferait bien mal)
Et, pour en arriver au point 3 (le shopping), je me dois en mon âme et conscience de vous parler de ceci:
Weekend à Londres
D'ailleurs, amis lecteurs, attendez-vous à une révélation au post de mardi: je vais révéler pour vous l'intérieur de mes sacs de shopping... Attendez-vous au pire! Vous pouvez déjà essayer de deviner, par proposition correcte, je vous dessinerai un cupcake de plus sur la dédicace de ma nouvelle..

Saturday, August 25, 2012

Weekend getaway 4: Wimbledon

Hé oui, cela devient redondant, puisque l'année passée j'étais aussi allée à Wimbledon. Sauf que je m'étais levée à l'aube pour prendre le premier métro et faire "the Queue" pendant une période de temps très longue, afin d'accéder au sésame, j'ai nommé les matchs sur les courts annexes et l'accès à l'écran géant sur Murray Hill (que les nostalgiques appellent encore Henman Hill). J'avais vu, entre autres, un match de Yanina Wickmayer, et puis d'autres dont j'ai du mal à me souvenir car j'admets m'etre assoupie face à ma relative privation d'heures de sommeil. Pour moi, j'avais atteint le top du top.
Puis ma mère, cette année, nous a annoncés qu'en fait si on aimait tellement Wimbledon, un ancien joueur lui avait proposé de l'accompagner cette année pour les quarts de finale homme. Des places dans le box des anciens joueurs au court central.
Et bon, là, j'ai clairement remarqué que l'année passée j'avais pataugé dans la mare du commun des mortels.
Parce que là, on a pu voir ceci.
Wimbledon 2012 Murray
Murray de coupe
Wimbledon 2012 Federer
Federer de dos
Wimbledon 2012 Djokovic
Djokovic exhibant un short moulant (pour le plaisir d'au moins une lectrice de ce blog dont je tairai le nom)
Wimbledon 2012 Agassi
Agassi dans le public
Wimbledon 2012 Bryan & Bryan
Bryan and Bryan
Wimbledon 2012
Et un peu de pluie.
On a aussi vu des gens très en vogue pour l'instant à l'occasion du match Ferrer-Murray
Wimbledon 2012 Will & Kate
Ce que je ne vous révélerai pas, c'est la puissance de mon zoom
Et puis, folklore oblige:
Wimbledon 2012 strawberries
Mmmh strawberries and cream
Wimbledon 2012 Pimm's
Et mmmh, Pimm's!
A Wimbledon on sert le Pimm's au fut, on ne rigole plus.
Wimbledon 2012 Pimm's au fut
Enfin on remarque qu'il y a du champagne derrière pour ceux qui font la fine bouche
Et enfin, une petite balade culturelle du lendemain:
Le portrait de la reine en Jelly Beans!
Avec le portrait de la reine en Jelly Beans
Londres!
Et une petite visite à un protagoniste bien connu durant mes études

Thursday, August 02, 2012

(oufti, j'ai les clés du blog!)

Ami de Sybille,

J'aurais pu te raconter l'histoire du type qui fait des travaux dans son appart ou l'histoire du type qui travaille à La Louvière (min wèèèèè?) voire l'histoire du type qui revient d'un dîner sous une pluie battante et se rend compte qu'il a oublié sa lessive en train de sécher sur la terrasse, mais je préfère te raconter l'histoire du type qui a rencontré un dieu vivant un peu à côté de ses pompes.

Ces 28 et 29 juillet, à Spa-Francorchamps se tenaient les "TOTAL 24 HOURS OF SPA". Il s'agit d'une des plus belles course automobile organisée dans notre petit pays (la Belgique pour ceux qui nous lisent de l'autre côté du monde) et qui dure 24h comme son nom l'indique. 24h avec des voitures qui tournent en rond et font un bruit de fou, comme c'est passionnant, me diras-tu (sans sarcasme)! Je ne doute pas un seul instant que tu rêves d'y assister (et je te comprends!)... En réalité, on ne fait pas que regarder des voitures qui tournent sur la piste, on profite aussi de l'animation qu'il y a autour (et pour les plus chanceux dont j'ai fait partie, des paddocks et des verres offerts par les écuries).

Team WRT - Les meilleurs!
De l'animation? Mais quelle animation? Par exemple du concert organisé à côté du circuit avec un artiste de renommée internationale... Cette année, c'était un petit britannique, un certain Faithless qui était programmé. Ami de Sybille, arrête toi un instant et crie ta jalousie: "Comment que ça se fait? il n’est pas censé être à la retraite ce monsieur, nom d'un pipe en bois?" Eh bien, visiblement, sa pension d'artiste ne doit pas lui suffire car il est venu en guest-star nous chanter quelques chansons (I can't get no sleep, tududududududududududududu) en concert public et enflammer par après le dance-floor dans la soirée privée qui a suivi dans la loge Smirnoff.

Les bracelets qui permettent d'aller un peu partout sur le circuit - ça t'intéresse, hein, ami de Sybille?
20 minutes avant le départ de la course, j'ai rencontré  "dieu vivant" (qui est tout petit, by the way) sur la piste, au moment où les voitures y étaient amenées. Le père de A. qui avait eu l'occasion de discuter avec lui auparavant m'a dit "il est très sympa le disc-jockey! Il paraît qu'il est connu dans le monde entier. Je l'ai invité à boire une bière dans la loge de mon organisation". Je crois qu'il n'aurait pas du le faire : Faithless (enfin, Maxi Jazz, parce qu'en réalité, Faithless, c'est un groupe) a mis un pied à l'étrier!

La course démarre... et la météo change! Pluie, pluie, pluie... Mes amis et moi nous nous réfugions dans une loge pour y manger (et boire un coup). Faithless et ses potes en ont fait autant (pas dans notre loge). Visiblement, ils n'ont pas beaucoup mangé mais plutôt bien bu et fumé des trucs qui font rigoler parce qu'au moment du concert public (enfin, 1h30 plus tard que prévu sur le programme), Maxi Jazz est arrivé bourré comme un camion pour entamer son tube "Insomnia". Après 45 secondes, il s'est mis derrière les platines. Après 60 secondes, la moitié de l'esplanade partait tant son set était affligeant de nullité. 15 minutes plus tard, il s'arrêtait. Déception totale. Pleurs, chouinements, cornet de frites de consolation (3,72€ le cornet. C’est quoi ce prix idiot ?) .

T et F, V, S et A quittent le circuit pour se diriger vers le B&B réservé à 15' de là. Moi, je reste avec B. mon beau-frère. C'est là que tout a dérapé. Après un tour dans les paddocks pour encore voir des voitures qui changent de roues et font le plein d'essence en quelques secondes (oui, c’est passionnant, tu peux garder tes sarcasmes, je t’em***), nous décidons de monter dans la loge Smirnoff; loge à laquelle nous pouvions accéder grâce au bracelet argenté que nous avions reçu lors de notre arrivée sur le circuit. Mine de rien, assister à une course, c'est fatiguant : on marche des kilomètres et tout et tout donc arrivés dans cette loge, B. et moi ne cherchons qu'une seule chose : un endroit où s'assoir, pas trop loin de la piste de danse pour mater les mannequins qui se trémoussent pour bien profiter de la musique. Bon, y'a qu'un seul endroit, c'est la loge VIP: on passe au culot. Bon, dans la loge VIP, y'a qu'un seul endroit de libre, à côté de Faithless. On s'y assied. C’est pas parce qu’il est connu qu’il va prendre toute la place non ?

Maxi Jazz était en train de boire du champagne/rouler un joint/boire une bière/allumer son joint/ inhaler un coup de Ventolin/boire du champagne quand il nous a vu. Pas de stress, welcome les gars, "mettez-vous" comme on dit, prenez à boire. Ca c'est dit, B. et moi avons entamé la vodka et le champagne (LP), ses potes aussi (sa pouf' du jour a adoré le mix vodka-champagne (« but you guys are crazy, I'm driving! »), elle ne connaissait pas le mélange, cette connasse m'a piqué mon verre).

La bibine de "l'animateur de la soirée" - encore plus intéressant, hein, ami de Sybille?
 C'est pas tout ça, mais y'a un moment dieu vivant s'est dit: "tiens, si j'allais mixer". Aussitôt dit, aussitôt fait (enfin, le temps d'arriver à la table de mixage parce que bon, chargé comme il était, il lui a fallu 15 minutes pour faire 15 mètres). Il a commencé. 100 personnes devant la table faisaient des wouhous, hip hip hip, bref, public VIP en délire, on ne se tenait plus, on s'arrachait les chemises Ralph et les polos d'écuries. B. et moi nous étions donné une consigne : on ne bouge pas, on finit les bouteilles. Ben, c'était tellement nul son truc (aucun enchaînement, même S de C faisait mieux à 18 ans avec son lecteur CD et son 4.86) que quand on est parti (et donc, ami de Sybille, tu as deviné, quand les bouteilles étaient vides) qu'il ne restait que 3 fans, avec leur iPhone en train de filmer un vieux déchet décharné passant de la musique, j'ai nommé : Faithless. Grandeur et décadence.

Faithless dans ses oeuvres - La photo est floue, je sais ami de Sybille, mais si tu lis bien le texte tu auras deviné que le premier moustique qui me piquait faisait un coma éthylique.
Déception. I can't get no sleep.

Le team WRT s'est classé 2ème à la fin de la course, c'est très bien. Moi, le lendemain matin, j'avais mal à la tête.

S.

Thursday, January 12, 2012

Ah ben le voilà le jus d'orange...

(La palme de l'excellence cinématographique à qui sait me reconnaitre ce titre).
Bon, les entretiens, là, c'est parti. Autant décembre était défavorable à l'obtention d'un quelconque rendez-vous, même téléphonique, autant janvier s'y montre propice. Là j'en ai tous les jours, même parfois plusieurs par jour, au point que je suis en train d'embaucher mes colocs de la Maison des Belges pour me retranscrire le tout. Ces derniers jours j'ai l'impression d'être un démarcheur publicitaire: je me présente, je me vends, j'emaile, j'appelle, je rencontre, je pose des questions, j'investigue, je me prends quelques claques, c'est normal on est en France, et je continue. C'est différent, et en même temps parfois similaire à mon terrain anglais du printemps 2011. Et je ne peux m'empêcher de faire quelques comparaisons.
- En Angleterre, on répond à mes emails dans un délai de trois jours. Je pense que ça doit être inscrit quelque part dans leurs indicateurs de performance. Du coup les secrétaires ont la plupart du temps accès aux emails du boss, pour être bien certaine que tous les emails soient traités rapidement. En Angleterre on peut tout résoudre par écrit. En France... Haha, ben, en France, quoi. Mes emails arrivent dans un grand endroit flou entre la corbeille et les emails non-lus, donc il faut téléphoner. Et bizarrement, autant les Français n'ont pas le temps de répondre à mon email, autant passer 45 minutes au téléphone, là, comme ça, quand je les ai en ligne, ce n'est pas un problème.
- Paradoxalement, en Angleterre on a fait grand cas de me donner accès à un téléphone fixe. En France, apparemment, je n'avais qu'à choisir un forfait gsm pour appeler des fixes.
- En France, quand ton interlocuteur estime que tu as mal formulé ta question (lire: que tu l'as formulée d'une manière à ce qu'il n'ait pas envie d'y répondre), il va te le dire cash. "Votre question est mal formulée". Blam. En Angleterre on va tergiverser. "Interesting question indeed", ou bien on va essayer de détourner l'affaire, en prenant prétexte de la langue: "perhaps you meant to ask..."
- En Angleterre, on me demande d'envoyer des questions à l'avance, histoire que mon interlocuteur/sa secrétaire/le malheureux stagiaire puisse faire un minimum de recherche avant l'entretien. En France, on commence par me dire qu'on ne sait pas si on peut m'aider, que c'était il y a longtemps, et qu'on n'est pas la personne la plus appropriée pour me répondre. Tu parles. On est exactement la personne la plus appropriée pour me répondre.
- En France, si on pense qu'on n'est pas la personne la plus appropriée pour me répondre, c'est parce qu'en fait on ne sait pas qui était approprié. En Angleterre, la question a été traitée de façon structurée: il y a un responsable au niveau sous-fifre, un autre au niveau fifre, et un au niveau boss; puis ça va au cabinet, et c'est le Premier Ministre qui prend la décision finale. En France, tout le monde et personne s'est occupé du truc, dans tous les ministères et sans vraiment de préférence hiérarchique. Et au final, c'est le Président qui décide, donc le résultat est le même. 
- Tout comme, en Angleterre, il y a une rhétorique officielle pour justifier la décision qui a été prise à l'époque que j'étudie, que tous mes répondants me citent avant qu'on ne puisse aller au fond du débat. En France: "heeeeu je pense qu'on avait voulu faire comme [insérer ici le nom d'un pays voisin], non?"
- En France, la moitié de mes entretiens non-téléphoniques se font dans des cafés. Sinon, c'est dans un bureau, et on m'offre un café. On laisse la porte ouverte d'ailleurs, histoire de bien montrer qu'on ne fait pas comme un homologue qui a eu quelques problèmes récents avec une journaliste dans un appartement dont il avait fermé la porte (hum). En Angleterre, c'est dans des salles de réunion, où on m'offre un thé, et où à la moindre distraction de ma part, on m'y rajoute du lait.
- En France, mes interlocuteurs font face à un éternel dilemme entre le tutoiement et le vouvoiement, entre le Mademoiselle et le Madame ("On nous a dit qu'on ne pouvait plus dire Mademoiselle, mais ne serait-ce pas impoli de vous appeler Madame?"). Les Anglais n'ont pas ce problème: ils utilisent le "you" et m'appellent par mon prénom. Par contre ils ont un peu du mal avec la prononciation, malgré le fait que mon prénom existe aussi en langue anglaise.
- En France, on insiste à fond pour me laisser m'assoir sur la banquette. En Angleterre il n'y a pas de banquette.
- Et puis, finalement, à chaque entretien en France j'attends le moment où on me dit, "enfin vous ne vous en souvenez sans doute pas, vous êtes d'une autre génération". Non mais c'est quoi leur problème avec le mot "génération." Y a un complexe là-derrière ou quoi?

Wednesday, December 14, 2011

Le pinard, c'est bonnard

Certains d'entre vous se souviendront sans doute de mes amis Audrey et Dan, couple franco-britannique que j'ai rencontré à Londres et qui habitent maintenant Bordeaux. En déménageant, ils m'avaient fait une invitation ouverte. Il faut toujours se méfier de ce genre d'invitations. Le trajet Bruxelles-Bordeaux c'est la galère. Mais dès le moment où je suis arrivée à Paris...
En clair, j'ai débarqué chez eux.
Alors, pour vous présenter un peu Audrey et Dan.
Oh, du nutella.
Audrey est bordelaise, elle travaille dans le vin, son expression favorite est "le pinard c'est bonnard"; elle appelle Dan "Petit Chou" et le chat "Petit Chat". Dan est anglais, il est prof d'anglais, et il a plein de bonnes choses anglaises dans les placards (quoique pour le cas de la Marmite, je soupçonne Audrey quand même). Ils ont des statues animées en bois de Jeff Soan, une collection de musique impressionnante, un service complet de tasses Edward Monkton, un canapé-lit très confortable et un livre de Jamie Oliver dédicacé. (Pour info, Jamie, quand il dédicace, il écrit juste Jamie xoxo) (en grand sur toute la page).
Gaspar et Myuki
Et ils ont deux chats, un mâle anglais et une femelle française. L'entente cordiale, apparemment, ce n'est pas trop leur truc. Ca ne peut pas marcher avec tout le monde.
Bon, et sinon concrètement, qu'avons-nous fait?
Des tasses Edward Monkton et un cannelé
Nous avons commencé en force avec un petit déjeuner tardif au cannelé de Bordeaux (forcément). Trois choses à dire sur ce cannelé: 1. C'est le seul gâteau que je connaisse qui soit réussi lorsqu'il est brûlé à l'extérieur et pas cuit à l'intérieur, 2. il possède une très haute teneur en rhum, et 3. C'est drôlement bon. Pourquoi on n'en a pas en Belgique, je me le demande. En tous cas c'est mon prochain challenge culinaire, et cela tombe bien parce qu'Audrey m'a offert les moules adéquats.
Ensuite, nous avons visité Bordeaux (quelle surprise, Bibil, dis donc!). C'est une très jolie ville anciennement connue pour ses bâtiments sombres, mais ayant été récemment nettoyée et étant du coup à présent connue pour ses bâtiments propres. Bordeaux, située dans le plus grand estuaire d'Europe, possède le meilleur vin d'Europe, la plus grande place d'Europe, et la plus grande rue piétonne d'Europe.
Shopping de Noël
Gamla Stan, à côté de ça, c'est du beaujolais nouveau.
En brocante nous avons trouvé moultes trésors, malheureusement pas le service à verres de Dgé mais bien ceci:
Prosit!
Un. Vinyl. de Yodel. Véritable. Le groupe s'appelle Prosit! (le point d'exclamation est important). Les amis, ces gens ont même un site web. Enfin, ce ne sont sans doute pas les mêmes Prosit!, mais je trouvais quand même cette découverte digne d'être partagée.
Puis Dan m'a fait découvrir cette merveille de cuisine française qu'est le camembert rôti au miel.
Camembert rôti au miel
Oh. My. God, je me pâme rien qu'à y penser. (Je teste ça chez moi avec qui veut, l'offre est lancée).
Le lendemain, nous sommes allés visiter Saint-Emilion, où nous avons découvert le véritable macaron de Saint-Emilion, ressemblant étrangement au véritable macaron de Beaumont en Belgique. Soit-disant à Saint-Emilion le macaron date de 1620. A Beaumont, on dit juste laconiquement "XVIIe siècle". Certaines légendes s'accordent à dire que le véritable macaron de Beaumont vient de France, mais apparemment ceci est un haut sujet de controverse dans lequel je ne vais pas me lancer.
Mais soit. Saint-Emilion a aussi du vin, beaucoup de vin.
Un petit bout de cave
Elle a aussi une église monolithe (et non monolithique), un saint fondateur qui sait transformer le pain en bois (alors ça, c'est utile), et un siège de la fécondité (multiples possibilités de blagues grivoises sur ce sujet).
Et voilà, c'était déjà fini! Le temps est trop court, et trop rapidement après j'échangeais le pinard bonnard contre le Picard bonnard.
(Grosse blague. Je n'ai pas de surgélateur).
De nostalgie, j'ai mangé un cannelé de Bordeaux le lendemain au bureau, mais ce n'était pas pareil.
Merci beaucoup Audrey & Dan pour cette hospitalité! Sans doute la plus grande hospitalité d'Europe, soit dit en passant.

Wednesday, November 30, 2011

Shopping spreeeeee!

Au cas où cela ne se serait pas ressenti au vu de mon post précédent, je suis allée à Londres le weekend passé. Aaaah, rien de mieux que de faire un petit tour à Londres quand Noël approche, et ça tombe bien parce qu'à Londres il approche à partir du 2 novembre (une fois Halloween terminé, en clair). Amis lecteurs, si d'aventure vous voudriez faire du shopping de Noël là-bas au moins une fois dans votre vie, mon conseil est de partir le dernier weekend de novembre: toutes les activités et offres de Noël sont déjà là, mais les touristes ne l'ont pas encore réalisé, donc vous êtes relativement moins oppressés par la foule. Certaines années il fait même suffisamment froid que pour vous donner l'illusion d'être fin décembre. Et là vous commencez à boire du vin chaud et à manger des mince pies et c'en est terminé de vos bonnes résolutions. (Que vous n'avez respectées que jusqu'au 15 janvier de toutes façons).
Bon, cette année, évidemment, il faisait assez doux, et je n'ai pas fait de marché de Noël, d'ice-skating ou autre activité à haute teneur touristique. Non, je suis essentiellement restée dans l'Est, et plus précisément autour de Stratford. C'est fou comme cet endroit s'est développé en quelques années; quand je suis arrivée pour la première fois à Londres c'était la zone, puis on a annoncé les jeux olympiques 2012 et bam! A présent tout s'y trouve. De belles maisons, de beaux restaurants, un des plus grands shopping centres que je connaisse, et même un nouveau terminal Eurostar. On voit Canary Wharf comme si c'était à côté, et en fait on y est en dix minutes avec le nouveau DLR. Ou à l'autre bout de Londres en un rien de temps avec le nouveau Overground. Bref, c'est une ville dans la ville. Il y aurait moyen d'habiter là et de ne plus jamais aller dans le centre. Et quand je vous dis ça, je pèse mes mots.
Sinon, j'ai un peu d'auto-justification à faire. Que voulez-vous, Noël approche, j'ai une famille nombreuse, tout ça. Ca résulte en beaucoup de cadeaux, certains étant volumineux.
Et puis il y avait aussi des mid-season sales pour les vêtements, tout à -20%, -30% voire même - 40% pour ce weekend dans quasiment tous les magasins. Pour vous donner un exemple très concret: j'avais repéré un pantalon à 70€ chez GAP Paris. Je me suis dit que j'allais attendre d'aller à Londres pour l'acheter car les équivalences euros-pounds sont très clairement au désavantage de l'euro. A Londres, en effet, ce même pantalon était à £45. Mais il se trouvait aussi dans la section -50%. Avec en addition -30% sur le total de l'addition. Au final, il m'est revenu à £15. C'était beau, les amis, c'était très beau. J'en ressens encore un peu d'émotion.
Et pour compléter ma défense, j'ai aussi acheté un sac entier de nourriture festive pour le très prochain Noël cacahouète. 
Bref.
Tout cela pour vous introduire à la photo suivante:
Le désastre.
A la base, je ne suis venue qu'avec la valise à main, à moitié vide, et mon sac à main. La veste et le pull ont été achetés sur place. Ca a été folklo dans le métro, je ne vous raconte pas. Mais j'avais trop de fierté que pour appeler un taxi.
(Je remercie d'ailleurs moultement Dgé pour avoir ramené tout cela en Belgique.)
(Enfin, une partie.)
Le reste de mon weekend a impliqué full activités avec Esmé et Nico, activités principalement gustatives je dirais.
Chocolate cheesecake
Par exemple, ici vous pouvez voir un chocolate cheesecake. Une expérience que je ne suis pas prête d'oublier, croyez moi. Dès que j'ai accès à un four, je vous compose ma propre recette. Tenez, avec une base où j'insérerais des pépites de chocolat, et je saupoudrerais le tout avec du cacao super intense. Mais je m'emballe un peu.
Ceci dit, pour rester dans notre exploration de l'Est de Londres, nous avons aussi testé le nouveau Jamie's Italian de Stratford (ah ben tant qu'à découvrir un nouvel endroit, autant y aller à fond).
Jamie's Italian Stratford
Ca, c'est un simple bellini.
Jamie's Italian Stratford
Et ça, c'est une simple bruscetta.
Bref. Je suis allée à Londres.