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Wednesday, September 05, 2012

La Vie des Autres - Adrien

Aujourd'hui, pour notre dernière édition de "la Vie des Autres", Adrien va nous parler du Palais de Justice... Pour les non-Belges d'entre nous, sachez que le Palais de Justice c'est ceci:


Construit à la fin du 19e siècle sous le règne de Léopold II, le Palais de Justice a été construit par l'architecte Joseph Poelaert (à qui nous devons notamment notre Colonne du Congrès) et est plus grand que la basilique Saint Pierre de Rome. La légende dit d'ailleurs que les habitants du coin, aux capacités linguistiques limitées, ont littéralement interprété le titre de "Chief Architect" des architectes anglais travaillant sur le chantier comme "schieven architek"; les amis non-belges d'entre nous apprendront que "schieve" veut dire "de travers". Et de fait, son architecture parfois absurde lui vaut d'abriter de temps à autres des représentations théatrales du Procès de Kafka. Mis à part ca, le Palais de Justice est très souvent dans l'actualité belge en raison de son état de délabrement et son besoin d'une rénovation couteuse.
Adrien c'est à toi.

***

Quand j’ai commencé à travailler au Ministère de la Justice, il y a déjà trois ans, on m’a alloué un bureau au cinquième étage avec une vue agréable sur Saint-Gilles, et quelques manifestations syndicales. Puis, ayant changé d’affectation, j’ai été relocalisé au sixième, qui a des fenêtres plus petites et placées plus haut: j’imagine, le grenier quand le bâtiment était encore un hôpital. Pourtant, je ne me suis pas plaint. 

Et pour cause, quand je me lève de ma chaise de bureau et que je regarde par la fenêtre, je vois le Palais de justice. Un petit bout. Le plus impressionnant bâtiment de Bruxelles, et à mon sens le plus beau. Il est chargé d’Histoire et d’histoires, il est un symbole, il est détesté, il est photographié. 

Il y a un mois, je suis passé dans un greffe en face du Palais. L’un des bureaux, en coin, avait une fenêtre donnant sur la ville – la vue porte de l’Eglise des Minimes jusqu’à l’Atomium – et l’autre sur le Palais. Horreur ! L’occupant, sympathique toutefois, n’avait rien trouvé de mieux que de monopoliser les tablettes pour des plantes, style école primaire, qui cachaient ces merveilles ! 

Le Palais me rappelle une certaine jeunesse, jeunesse où je rêvais être parmi les gens illustres. De grands noms y sont associés ou gravés, d’autres y sont gardés précieusement, sur des stèles, aucun dont je n’ai finalement pris la peine de me souvenir. Sauf deux, Poelaert et Schuiten, bien sûr. Adolescent, j’y rejoignais des fois mon père dans son bureau. J’adorais me balader dans les couloirs immenses aux plafonds hauts comme des maisons. Quelques fois, nous restions un peu plus tard et nous visitions les coins les plus reclus. D’une salle d’audience austère à une rampe d’escalier quelconque, puis d’une porte simple à des archives moites, puis à la chaufferie, où des dossiers du siècle passé (le 19ème donc) étaient abandonnés, pour terminer sur les rampes macadamisées. Un parking avec une vue imprenable sur tout Bruxelles, apparemment suffisament romantique pour certains. Un jour, un escalier, que je ne retrouve plus, nous a amené au Saint des Saints : le couloir situé dans la coupole de la Salle des Pas Perdus. Waw ! 



Aujourd’hui, le Palais ne m’impressionne plus de la même façon, mais je l’adore toujours autant. Il me semble plus triste qu’avant, et moins énigmatique. Non pas tant parce qu’il nécessite des travaux plus criants qu’il y a une douzaine d’années (la coupole resplendit d’ailleurs à nouveau), mais surtout parce que la sécurité a changé. Avant, il représentait une certaine nonchalance, toutes portes ouvertes (cellules mis à part, ouf !), labyrinthique, délabré, avec des aménagements absurdes et des bureaux décalés et vieillis. Pour moi, l’Etat et le droit c’était un peu comme ça, et cela m’attirait. Ca sentait le vieux livre, l’autorité, la tradition et surtout l’absurde. Un peu aussi le symbole d’une Belgique unie, précoloniale et riche. 

En peu de temps, tout a changé. Certes, des travaux sont toujours nécessaires, mais plus aucune porte n’est ouverte. Je ne peux plus m’y perdre comme avant. Pourtant, je sais qu’il regorge encore de secrets inconnus. Très peu sont relatés toutefois, et quand ils le sont, je suis tiraillé entre la joie et la déception : je ne puis les découvrir par moi-même. J’ai imaginé beaucoup de plans chancelants pour le faire, mais hélas ! 

L’ancien Ministre avait lancé un appel à projet pour son affectation dans le futur. L’utilisation du Palais m’a toujours semblée alambiquée. Intéressé, j’ai visité l’exposition qui en avait été faite, et j’en suis ressorti, hum, pas trop rassuré. Si j’appréciais l’initiative, l’idée de voir « le complexe » transformé en hôtel ou en centre commercial était horrifiante. Heureusement, tous les projets n’étaient pas imaginaires. Quelques voix se sont levées pour redorer le bâtiment, mais, à mon étonnement, pas tant que ça… Il est pourtant évident que ce bâtiment est une merveille en tant que telle, une pyramide du Galgenberg, qui mériterait d’être classée au patrimoine de l’UNESCO (il parait que c’est en projet). Et que l’on pende par les pieds quiconque oserait dire le contraire ! ‘’Philistines’’, comme disent les anglais, ou iconoclastes plus près de nous. Résultat de l’appel à projet : rien n’est projeté. Ouf ! Il reste le Palais de Justice. Zut ! Tiraillé, par les contraintes budgétaires et communautaires, il va s’écrouler. (Pour la pétition, voici le chemin). 

Pour l’instant, heureusement, il reste encore une part d’énigme et d’absurde. Par exemple, personne ne veut y travailler car peu confortable mais personne ne veut s’en défaire. Et d’ailleurs personne ne veut payer pour le moderniser. Pourtant, il faut être honnête, c’est tout à fait faisable. La poussière des couloirs, l’immensité de la tâche et ses portes gigantesques survivent. Illustre, il le reste. Il tient debout, grandiose, sans pour autant être arrogant, le gris prévalant. 

Non définitivement, il existe une certaine étonnante humilité dans ce bâtiment. Mais il a longtemps glissé dans la désinvolture de ceux qui l’entretiennent. Des jours chantants sont toutefois à l’horizon. La conscience de perdre une telle perle tant architecturale qu’administrative a touché certaines consciences. Oui, je l’aime ce le Palais de Justice. Et si lui et moi on a des traits communs, ce serait quand-même chouette de le voir entrer le XXIème siècle…. 

P.S. : Dès lors, si vous avez trouvez des informations très intéressantes sur le bâtiment, je suis preneur. 

P.P.S. : A propos de machins classés Unesco, il existe une initiative pour classer la culture du carillon à l’UNESCO. Ca n’a rien à voir, mais j’avais envie de vous le dire ! D’ailleurs, voici une photo de votre humble serviteur fondant une cloche.

Wednesday, August 29, 2012

La vie des autres - Line

Il était une fois dans l’Ouest 

Copyright Line

Un jeune couple de Belges avec un petit bonhomme de 15 mois… un circuit somme toute classique : San Francisco, Yosemite National Park, Death Valley, Las Vegas, Bryce Canyon, Capitol Reef, Monument Valley, Grand Canyon, Los Angeles… Des étapes, des villes, des lieux qui évoquent des images à presque tout le monde, des endroits qui nous semblent familiers alors qu’on y a encore jamais mis les pieds… Je n’ai donc pas choisi de vous dépeindre ce que tout le monde connait déjà. Et puis il m’en faudrait des pages pour décrire mes impressions, ces paysages, cette immensité. Alors j’ai épinglé pour vous quelques anecdotes, quelques conseils… si un jour vous passez par là ou que vous vous retrouvez dans une situation similaire vous penserez peut-être à moi. 

Louer une voiture aux Etats-Unis quoi de plus facile ! On se retrouve en deux coups de cuillères à pot au volant d’une énorme jeep… automatique ! Et dans les rues sinueuses de San Francisco, les habitudes et réflexes qui vous font confondre le frein avec un embrayage qui n’existe pas, rendent la conduite plus que périlleuse ! Mais rassurez-vous les américains ont la conduite cool et ne klaxonnent pour ainsi dire jamais. Veillez à visser votre pied gauche au sol de la voiture et tout ira bien !

Copyright encore Line
Les américains aiment la cuisine italienne ! On peut trouver partout pizzas et pâtes à prix plus que démocratique ! Cependant méfiance, les pâtes se voient de manière systématique associées à du pain à l’ail et dans certains endroits l’ail a même pris une place de choix dans le plat. Si vous commandez un gratin de macaronis aux trois fromages dans un pizza hut vous risquez de vous retrouver avec une assiette de sauce goutant l’ail dans laquelle baignent quelques pâtes. Pour rester dans le domaine gastronomique, si vous affectionnez les potages de légumes, vous serez certainement tentés de tester la soupe aux brocolis de l’un ou l’autre « dinner ». Contre toute attente cette soupe ne sera pas verte mais orange et goutera le cheddar ! Si par mégarde vous y trouvez un morceau de brocoli c’est que vous aurez eu beaucoup de chance !

Copyright toujours Line
Dans les parcs nationaux il y a toujours un visitor center et son lot de rangers prêts à vous aider. Une petite boutique vous permettant d’acheter un joli t-shirt souvenir (j’ai ainsi fait l’acquisition d’un très beau polo où l’on peut lire « Utah Rocks » que je ne suis pas sure de remettre un jour) ou une marmotte en peluche… Une slice de pizza ou un thé glacé pourra même vous être servi dans la majorité des parcs mais pas dans tous. Sachez qu’à Capitol Reef il n’y a RIEN pour manger! Et qu’il n’y a rien non plus dans les deux villes qui sont mentionnées sur la carte quand vous traversez le parc pour vous rendre à Moab. Si malgré la désolation des lieux la faim vous pousse, comme nous, à entrer dans le supermarché d’Hanksville, n’ayez pas peur, malgré son air revêche la caissière ne dégaine pas sa carabine dès qu’un étranger passe la porte de son établissement et il y a bel et bien de la nourriture qui n’est pas périmée dans certains rayons ! 

Au Grand Canyon comme dans de nombreux autres parcs on vous invitera à ne pas nourrir les animaux sauvages. S’il est tentant de tendre un morceau de pain ou une noisette à un joli petit écureuil, vous aurez certainement beaucoup moins envie de tendre un morceau de fromage à maitre corbeau. Cependant ces énormes oiseaux noirs risquent fort de s’inviter à votre table si vous étalez la nourriture de manière un peu trop ostensible ! A moins d’être fan d’Hitchcock, la situation peut vite devenir flippante ! Et en plus vous risquez de vous faire enguirlander par un ranger de passage ! Cette remarque est également valable avec les nombreuses mouettes qui peuplent les côtes californiennes (mais aucun ranger ne s’inquiétera de leur régime et les lifeguards ont autre chose à faire…) 

Oh, incroyable: copyright Line
Pour finir, si au fil des miles passés sur une longue route sinueuse perdue dans le désert vous pensez plusieurs fois que si vous croisiez un tueur en série là, maintenant, au beau milieu de nulle part, on ne retrouverait pas vos corps avant des années… c’est que vous regardez trop les experts !

Wednesday, August 22, 2012

La vie des autres - Laura

ou 

Laura, moi l’expatriée parmi tant d’autres 


Bonjour à tous, fidèles lecteurs et lectrices du Bibilblog, 

Pour les présentations, j’ai 28 ans, je suis plus ou moins un mélange des deux cotés de la Manche, et vis à Bruxelles depuis 2007. Je connais Sybille depuis nos études en Angleterre, dans cette prestigieuse école qui a accueilli en son sein John F Kennedy, Friederich von Hayek, Amartya Sen, Mick Jagger, le fils Kadhafi, Monica Lewinsky, et tant d’autres illustres personnages (à se demander ce que Sybille et moi y faisions). 

Je fais partie de cette masse opaque et peut-être un peu clichée qu’est la communauté expatriée de jeunes européens installés à Bruxelles pour travailler dans les « affaires européennes ». Je tiens à préciser que notre vie ne se résume pas aux conférences au PE (parlement européen), aux lunchs chez Exki, aux after-work à Place Lux, et aux passages par l’aéroport de Zaventem (avec un peu de chance, en évitant celui de Charleroi). Il nous arrive d’aller aussi loin que Place de Londres! Blague à part, je travaille principalement avec des Belges, des vrais, de ceux qui parlent même flamand, voire qui le sont à moitié pour certains (c’est fou, de nos jours). Ce que j’aime depuis que je suis en Belgique, c’est de découvrir de nouveaux belgicismes, encore 4 ans et demi depuis mon arrivée. Pas plus tard qu’hier, mon collègue me disait qu’ici on disait « dia » et non pas « diapo » pour parler des diapositives. C’est juste génial. 

Ce qui m’amène au cœur de ce post : ce que j’aime en Belgique/à Bruxelles et qui lui est plus ou moins unique : 

Apprendre à aimer la bière (sans encore bien réussir à les distinguer…); Pure FM, Vanessa Klak ; (déesse des médias), sa complicité avec Sébastien Ministru; le spéculoos ou le chocolat avec le café (ça compense le fait qu’on n’ait pas le droit à l’eau du robinet au restaurant); Cinquante Degrés Nord; Hep Taxi; Victoire Mag; Place Lux quand il fait beau; écouter les conversations du bus 12 pour l’aéroport et sortir en se disant qu’on a absorbé l’équivalent d’une conférence sur la réglementation européenne dans l’agroalimentaire; Hugues Dayez (le meilleur critique cinéma au monde); le Musée royal de l'Afrique centrale (parce que j’ai l’impression de me retrouver dans l’ambiance de Tintin et les 7 boules de Crystal); les bars flamands à Bruxelles; la coolitude et l’humour des Belges (ouf, par rapport à certains voisins); le fait de toujours tomber sur une tête familière quand on se balade en ville; pouvoir sortir du boulot et enchainer une soirée dans plusieurs lieux différents car les distances sont gérables et l’offre est importante; les festivals de musique l’été; les concerts du Botanique; les films en noir et blanc de la Cinématek; les soirées éléctro au Bozar; parler politique belge avec des Belges (parce qu’il faut bien compter 6 mois d’acclimatisation pour que l’expatrié y comprenne quelque chose et se fasse ses propres opinions); l’importance du scoutisme (très formateur, si si); le folklore estudiantin (les cercles, les costumes, les chansons); la cohésion sociale en Belgique (comparé aux autres pays où j’ai vécu); l’accessibilité de la culture; les événements un peu barrés tels que le picnic sur le boulevard Anspach; le Red Bull Soapboxes Race au Mont des Arts; et j’en passe et des meilleures, puisque cette liste a vocation à être complétée. Bref, Belges, Belges, vous avez de quoi être fiers ! 
PS : Si vous voulez en savoir un peu plus sur la vie dans la nébuleuse communauté des jeunes européens expatriés, en ce en vous bidonnant sec, je vous recommande la lecture de l’excellent blog suivant, où quasi-tout y est véridique!

***

Merci Laura! Si je puis préciser que quand je suis à l'étranger, j'écoute Pure FM en webradio et que je me sens un tout petit plus à la maison? (surtout quand j'entends parler des embouteillages sur le ring et de la météo)...
Petite note additionnelle: tu n'ajouterais pas les 20km de Bruxelles sur ta liste, par hasard? Une fois? Dis?

Wednesday, August 15, 2012

La Vie des Autres - Bérénice

Quand j'ai rencontré Sybille à Berlin, je n'imaginais pas avoir devant moi une tête pleine de cette imagination! Imagination dans la cuisine, dans ses choix au supermarché (après deux jours à Berlin elle avait déjà testé la plupart des spécialités allemandes), dans son écriture… J'ai d'ailleurs dévoré son blog quand je l'ai découvert! 
Sybille et moi nous sommes rencontrées à Berlin, parce que c'est bien connu, les Belges se rencontrent toujours entre eux quand ils sont loin de leur Belgique natale. 
Je suis restée dans la capitale allemande trois mois, en stage à l'ambassade de Belgique. Un stage au service du pays, cela implique un lever dès l'aube, l'apprentissage (forcé) de l'allemand et l'amélioration de la langue française. Tout ça pour une revue de presse matinale devant l'ambassadeur et les diplomates, une présence à toutes sortes de conférences données en allemand et des rédactions de documents officiels. 
Nous étions deux stagiaires à la même période, bien nécessaires à la représentation belge en Allemagne. Il faut savoir que l'ambassade belge en Allemagne ne compte que trois diplomates en plus de l'ambassadeur, et est considérée comme l'une des plus grosses ambassades de Belgique à l'étranger. Les grandes nations, elles, ont une pléthore de diplomates qui se spécialisent dans un domaine particulier. Autant dire que nos trois diplomates ne pouvant pas se dédoubler, les petites stagiaires étaient envoyées là où ils ne pouvaient pas être. Tout bénéf pour nous, notre expérience, notre networking et notre langue allemande. Un stage enrichissant et tellement intéressant! 
Revers de la médaille: la solitude en rentrant du boulot. Trouver une colocation à Berlin, surtout à distance, relève presque du miracle. En effet, cela s'apparente à une recherche de travail: sollicitation et entretien sont d'application. Et comme les Berlinois ont en général des exigences assez particulières, et bien, on se retrouve la plupart du temps dans un studio, seul. Heureusement, des expatriés, ce n'est pas ça qui manque dans les capitales: je me suis alors inscrite dans des groupes de rencontres pour expats, pas pour rencontrer l'âme sœur, mais bien des francophones! Sinon, je pouvais toujours compter sur Astrid et Fred, à Berlin à long terme, et enthousiastes organisateurs de petits dîners belgo-belges (où j'ai rencontré Sybille)… Le bonheur!
Bref... J'ai fait un stage dans une ambassade et j'ai vécu la vie d'expat.

***

Merci Bérénice! La semaine prochaine nous aurons Laura qui nous parlera de son expérience d'expat (justement), mais à Bruxelles cette fois!

Wednesday, August 08, 2012

La Vie des Autres - Eliane

Ma grande sœur que j’admire, que je vénère et que j’aspire à dépasser m’a octroyé un guest post pour vous parler de ma récente activité. Depuis près de huit mois, j’ai commencé à exploiter mes talents de dessinatrice en tant que peintre sur porcelaine. Tout a commencé lorsque quelqu'un m’a parlé des stages organisés aux ateliers Schleiper. Cette personne a réussi à me transmettre son enthousiasme et je me suis inscrite pour une session de 10 cours. Très vite, ce fut le déclic. Je maîtrisais déjà bien le dessin et la peinture, mais ces nouvelles techniques m’ouvraient des possibilités infinies. Le plus grand avantage de travailler sur cette surface, est que, contrairement au dessin sur papier, l’aquarelle ou encore la peinture à l’huile, lorsque je ne suis pas satisfaite du résultat, je peux effacer mon travail et le recommencer. Je peux ainsi améliorer mon travail encore et encore… 
Mes frères et sœurs, enthousiastes de mon travail, ont décidé de m’offrir un blog pour que je puisse parler de cette passion. Sur ce blog, je parle essentiellement de mes travaux artistiques. J’ai également pris l’habitude de prendre des photos de mes peintures à différents stades de leur création et de les exposer sur le site. Comme par exemple ici avec cette imitation de marbre.
Phase un

Phase deux

Phase trois

Phase quatre

Depuis peu, je pense à développer un service de commandes et j’espère développer ma nouvelle passion en un travail prospère. Mais pour cela, j’ai encore du progrès à faire. J’ai d’abord besoin de matériel approprié : plus de pigments pour faire ma peinture, les différents pinceaux, etc… mais j’ai aussi besoin de modèles. Je sais qu’avec internet, je peux avoir accès à de nombreux modèles, et je dessine suffisamment bien pour ne pas avoir besoin de décalquer quoique ce soit, mais à mon sens, rien ne vaux les bons vieux livres compilant les espèces d’animaux, d’oiseaux ou de plantes, surtout que dernièrement, mes lecteurs se montrent plutôt intéressés par les motifs floraux et ornithologiques. Cette quête de motifs est encore une occasion pour moi d’approfondir mes connaissances et d’en apprendre toujours plus sur la richesse du monde qui m’entoure...

***

Merci Eliane! Meme si Eliane n'a pas encore transformé sa peinture sur porcelaine en un vrai business, elle développe sa propre collection et commence meme à prendre des commandes... Si cela marche bien vous commencerez à voir son nom partout! N'hésitez pas à faire un tour sur son blog, www.elianeregout.be, elle y explique son apprentissage et ses sources d'inspiration!
La semaine prochaine nous aurons Bérénice, qui nous parlera de son stage à l'ambassade de Belgique à Berlin!

Thursday, August 02, 2012

(oufti, j'ai les clés du blog!)

Ami de Sybille,

J'aurais pu te raconter l'histoire du type qui fait des travaux dans son appart ou l'histoire du type qui travaille à La Louvière (min wèèèèè?) voire l'histoire du type qui revient d'un dîner sous une pluie battante et se rend compte qu'il a oublié sa lessive en train de sécher sur la terrasse, mais je préfère te raconter l'histoire du type qui a rencontré un dieu vivant un peu à côté de ses pompes.

Ces 28 et 29 juillet, à Spa-Francorchamps se tenaient les "TOTAL 24 HOURS OF SPA". Il s'agit d'une des plus belles course automobile organisée dans notre petit pays (la Belgique pour ceux qui nous lisent de l'autre côté du monde) et qui dure 24h comme son nom l'indique. 24h avec des voitures qui tournent en rond et font un bruit de fou, comme c'est passionnant, me diras-tu (sans sarcasme)! Je ne doute pas un seul instant que tu rêves d'y assister (et je te comprends!)... En réalité, on ne fait pas que regarder des voitures qui tournent sur la piste, on profite aussi de l'animation qu'il y a autour (et pour les plus chanceux dont j'ai fait partie, des paddocks et des verres offerts par les écuries).

Team WRT - Les meilleurs!
De l'animation? Mais quelle animation? Par exemple du concert organisé à côté du circuit avec un artiste de renommée internationale... Cette année, c'était un petit britannique, un certain Faithless qui était programmé. Ami de Sybille, arrête toi un instant et crie ta jalousie: "Comment que ça se fait? il n’est pas censé être à la retraite ce monsieur, nom d'un pipe en bois?" Eh bien, visiblement, sa pension d'artiste ne doit pas lui suffire car il est venu en guest-star nous chanter quelques chansons (I can't get no sleep, tududududududududududududu) en concert public et enflammer par après le dance-floor dans la soirée privée qui a suivi dans la loge Smirnoff.

Les bracelets qui permettent d'aller un peu partout sur le circuit - ça t'intéresse, hein, ami de Sybille?
20 minutes avant le départ de la course, j'ai rencontré  "dieu vivant" (qui est tout petit, by the way) sur la piste, au moment où les voitures y étaient amenées. Le père de A. qui avait eu l'occasion de discuter avec lui auparavant m'a dit "il est très sympa le disc-jockey! Il paraît qu'il est connu dans le monde entier. Je l'ai invité à boire une bière dans la loge de mon organisation". Je crois qu'il n'aurait pas du le faire : Faithless (enfin, Maxi Jazz, parce qu'en réalité, Faithless, c'est un groupe) a mis un pied à l'étrier!

La course démarre... et la météo change! Pluie, pluie, pluie... Mes amis et moi nous nous réfugions dans une loge pour y manger (et boire un coup). Faithless et ses potes en ont fait autant (pas dans notre loge). Visiblement, ils n'ont pas beaucoup mangé mais plutôt bien bu et fumé des trucs qui font rigoler parce qu'au moment du concert public (enfin, 1h30 plus tard que prévu sur le programme), Maxi Jazz est arrivé bourré comme un camion pour entamer son tube "Insomnia". Après 45 secondes, il s'est mis derrière les platines. Après 60 secondes, la moitié de l'esplanade partait tant son set était affligeant de nullité. 15 minutes plus tard, il s'arrêtait. Déception totale. Pleurs, chouinements, cornet de frites de consolation (3,72€ le cornet. C’est quoi ce prix idiot ?) .

T et F, V, S et A quittent le circuit pour se diriger vers le B&B réservé à 15' de là. Moi, je reste avec B. mon beau-frère. C'est là que tout a dérapé. Après un tour dans les paddocks pour encore voir des voitures qui changent de roues et font le plein d'essence en quelques secondes (oui, c’est passionnant, tu peux garder tes sarcasmes, je t’em***), nous décidons de monter dans la loge Smirnoff; loge à laquelle nous pouvions accéder grâce au bracelet argenté que nous avions reçu lors de notre arrivée sur le circuit. Mine de rien, assister à une course, c'est fatiguant : on marche des kilomètres et tout et tout donc arrivés dans cette loge, B. et moi ne cherchons qu'une seule chose : un endroit où s'assoir, pas trop loin de la piste de danse pour mater les mannequins qui se trémoussent pour bien profiter de la musique. Bon, y'a qu'un seul endroit, c'est la loge VIP: on passe au culot. Bon, dans la loge VIP, y'a qu'un seul endroit de libre, à côté de Faithless. On s'y assied. C’est pas parce qu’il est connu qu’il va prendre toute la place non ?

Maxi Jazz était en train de boire du champagne/rouler un joint/boire une bière/allumer son joint/ inhaler un coup de Ventolin/boire du champagne quand il nous a vu. Pas de stress, welcome les gars, "mettez-vous" comme on dit, prenez à boire. Ca c'est dit, B. et moi avons entamé la vodka et le champagne (LP), ses potes aussi (sa pouf' du jour a adoré le mix vodka-champagne (« but you guys are crazy, I'm driving! »), elle ne connaissait pas le mélange, cette connasse m'a piqué mon verre).

La bibine de "l'animateur de la soirée" - encore plus intéressant, hein, ami de Sybille?
 C'est pas tout ça, mais y'a un moment dieu vivant s'est dit: "tiens, si j'allais mixer". Aussitôt dit, aussitôt fait (enfin, le temps d'arriver à la table de mixage parce que bon, chargé comme il était, il lui a fallu 15 minutes pour faire 15 mètres). Il a commencé. 100 personnes devant la table faisaient des wouhous, hip hip hip, bref, public VIP en délire, on ne se tenait plus, on s'arrachait les chemises Ralph et les polos d'écuries. B. et moi nous étions donné une consigne : on ne bouge pas, on finit les bouteilles. Ben, c'était tellement nul son truc (aucun enchaînement, même S de C faisait mieux à 18 ans avec son lecteur CD et son 4.86) que quand on est parti (et donc, ami de Sybille, tu as deviné, quand les bouteilles étaient vides) qu'il ne restait que 3 fans, avec leur iPhone en train de filmer un vieux déchet décharné passant de la musique, j'ai nommé : Faithless. Grandeur et décadence.

Faithless dans ses oeuvres - La photo est floue, je sais ami de Sybille, mais si tu lis bien le texte tu auras deviné que le premier moustique qui me piquait faisait un coma éthylique.
Déception. I can't get no sleep.

Le team WRT s'est classé 2ème à la fin de la course, c'est très bien. Moi, le lendemain matin, j'avais mal à la tête.

S.

Wednesday, August 01, 2012

La Vie des Autres - Emilie

Aujourd'hui notre guest posteuse est ma cousine Emilie, qui a récemment déménagé à Hong Kong avec son Gonzi et qui s'apprete à y avoir leur premier enfant... Un peu plus dépaysant qu'un weekend à Durbuis évidemment! Je lui laisse la parole.

Nǐ hǎo a tous, bienvenu(e) a Hong Kong ! 

L’été est à son comble actuellement. Le climat reste très doux avec un grand soleil la journée, une température clémente de 33 degrés celsius et 90% d’humidité (on pense aux gens qui sont au Qatar), avec quelques orages et grosses pluies le soir. 

J’ai eu la bonne idée de tomber enceinte en janvier de cette année. Je suis donc à mon 7ème mois de grossesse. Disons que l’aircon est devenu mon meilleur ami ces temps-ci dans les deux sens du terme, car dans la piscine, j’ai plus un statut de baleine échouée que de Laure Manaudou. Merci a celles qui compatissent ! 



Si vous venez faire un tour par ici, je vous conseille d’apporter un parapluie. Il est hautement recommandé surtout pour se protéger du soleil la journée. J’adore voir toutes ces Philippines et Chinoises avec leurs parapluies de couleurs, elles sont excellentes ! 

Les chaussures légères, du style havaianas, sont également indispensables si on ne veut pas bousiller sa nouvelle paire de Louboutin (très belles et pas chères, seul problème : fausses) dans les flaques d’eau le matin ou si on ne veut pas tomber dans les fameux escalators a mid-levels, bien entendu devant tout le monde. Ca m’est déjà arrivé 2 fois et mon mari aussi, peut être sommes-nous contre toute attente simplement pas doués ;-) 

Je dois aussi vous parler de notre visite hebdomadaire de nos charmants amis : les cafards. Dès qu’on ouvre la fenêtre, il y en a bien un qui décide que d’arriver au 30ème étage par l’extérieur n’est finalement pas si difficile. Heureusement ma maid (femme de ménage) est là et leur rend l’hommage qui leur est du, a bon entendeur !!


Ce matin, je devais aller à Wanchai, quartier très populaire pour ses bars, ses vitrines roses et les bâtiments de l’administration hongkongaise. Bref, le moyen de transportation le plus rapide pour y arriver de chez moi est le minibus. Il n’y a pas vraiment d’arrêts définis pour prendre ces minibus, on se met a n’importe quel endroit de la rue et des qu’il passe, on l’arrête comme un taxi. Lorsqu’on veut descendre, on crie un grand « STOP » sauf si vous parlez cantonais et le minibus s’arrête ! Parfait, non ? Ce que je préfère est l'écriteau avec leur vitesse maximale, si ils allaient vraiment à 80 km/h je crois qu'ils se renverseraient tout de suite.

Ceci dit, mes endroits de prédilection sont la piscine pour mes 10 minutes de sport quotidiennes, les shoppings malls pour leurs températures ambiantes frôlant les 18 degrés et mon cher appartement où la température n’est pas loin de celle des shoppings malls. D’ailleurs, je pense que je vais aller faire un tour dans la piscine ! 

Bonne fin de semaine à tous et Joyeuse Fête Nationale pour les Suisses qui lisent le blog !

***

Merci Emilie! La semaine prochaine nous avons Eliane qui, elle, est en Belgique, et qui va nous parler de peinture sur céramique.

Wednesday, July 25, 2012

La vie des autres - Caroline

Cette semaine nous avons un post de Caroline, auteur du site handilien.eu. Caroline est mon ancienne colocataire. Elle a eu un accident vasculaire cérébral en janvier 2010 qui l’a laissée lourdement paralysée, dans une condition appelée le « locked-in syndrom » ou syndrome d’enfermement. Grâce à ses efforts et à sa volonté de vivre, elle est parvenue à regagner la mobilité d’une partie de son corps (principalement son visage, son cou et son bras gauche), à manger, et par le biais de la technologie parvient à communiquer avec son entourage. Une nouvelle installation domotique lui permet également de manier certains éléments de son domicile, comme l’ouverture des portes ou la télévision. Suite à son expérience, elle a été frappée par le manque d’informations disponibles aux personnes se trouvant dans sa situation, et a donc lancé un site regroupant des renseignements sur la technologie et les associations disponibles aux personnes handicapées, ainsi qu’une série d’articles témoignant de son quotidien. Aujourd’hui, elle accepte de nous partager, dans la lignée de ses précédents témoignages, ce qui a changé par rapport à sa vie d’avant.  



Ce qui a changé 

Suite à mon accident beaucoup de choses ont changé : parce que je ne sais pas parler, parce que ma langue bouge peu, parce que j'ai besoin de rééducation, parce que je suis devenue ultra dépendante, parce que je suis en fauteuil roulant, ma vie n'est plus comme avant. Elle est devenue hors du commun ou dans le premier sens du terme extraordinaire. 

Je ne sais pas parler. Ce fut le sujet de mon article précédent. Bien que très handicapant, cela débouche parfois sur des situations comiques telles que des gens qui tentent d’avoir un entretien téléphonique avec moi. Ne sachant presque pas bouger, la langue des signes ne m'est pas inaccessible. Je communique donc avec un petit ordinateur qui dit et affiche ce je tape. Ce n'est pas mal mais c'est extrêmement lent. Ayant des difficultés à parler, je me contente d'écouter. A un dîner, être en bout de table est très désagréable car tout le monde a le réflexe de tôt ou tard tourner le dos à la personne qui ne dit rien. Manger parmi des gens qui ne prêtent pas attention à vous est franchement ennuyeux. Pour bien me donner à manger, il faut être concentré, ce qui n'est pas évident dans ces conversations de bout de table. Même s'il est souvent plus facile d'accès, je redoute cet endroit! 

Je ne sais pas bien bouger la langue, du coup il m'est difficile d'amener les aliments sous les dents et de mâcher convenablement. J'arrive quand même à presque tout manger, ce qui fut socialement une avancée considérable, car juste après mon accident j'étais nourrie par sonde et les restos et petits soupers étaient rendus inutiles. À présent seuls les biscuits, pommes et Chokotoffs que j'adore sont trop difficiles à manger. Mon médicament principal donne aussi un sale goût à l'alcool, et le pétillant me fait tousser, ce qui fait que je bois essentiellement de l'eau ou du jus de fruit. 

Suite à mon accident, je suis devenue très dépendante et je suis retournée vivre chez mes parents. Sans colocataire, loin de Bruxelles, mon copain évanoui dans la nature, entourée de couples démarrant leur vie de famille, et privée de beaucoup d'activités de par mon handicap, je peine à occuper mes journées. Grâce à beaucoup d'amis, à mes parents qui me laissent inviter souvent et à mon énergie, je trouve des activités à faire presque chaque week-end. Sans quoi je serais vite devenue une ermite! 

Mes activités ont elles aussi fort changé. Mon boulot est devenu la rééducation. La kinésithérapie et la logopédie me prennent du temps, et rendent la pratique d’un travail adapté difficile. Limitée dans mes mouvements, je suis beaucoup sur mon ordinateur. Je me suis d'ailleurs lancée dans la création d'un site internet suite à mon expérience. Sur www.handilien.eu vous pouvez voir ce qu'il existe pour handicapés mais aussi mes articles précédents. 

Enfin, être réduite à un fauteuil roulant me confronte au problème de l'accessibilité. Légalement, les lieux publics doivent être devenus accessibles d’ici 2015. Magasins, bibliothèques, hôtels de ville, endroits de réception, restaurants, trottoirs… La liste est longue, et tous ont encore du chemin à faire. Rendre un lieu accessible est déjà bien, mais l'indiquer clairement est mieux. Se renseigner à chaque fois est pénible. Je rêverais que chaque invitation soit munie d'un logo accessible ou non. En plus d'être utile à toute personne à mobilité réduite, il sensibiliserait un public plus large à la question de l'accessibilité... 

Mon accident est encore relativement récent et vu d'où je viens [NDLR du locked-in syndrom qui a suivi son accident], il n'est pas toujours aisé de savoir ce dont je suis capable. Que ce soit pour les sorties, la nourriture ou ma communication, mon entourage s'adapte. Depuis six mois j'ai un nouveau fauteuil électrique qui requiert une accessibilité des lieux quasi totale. Je préfère de loin ce fauteuil électrique, même si ma chaise manuelle est très maniable. Souvent, par peur de me retrouver coincée, je choisis ma chaise manuelle, plus légère à porter. Voilà une nouvelle situation à laquelle doit aussi s'adapter mon entourage ! 

*** 

Merci beaucoup Caroline pour cette description de ton nouveau quotidien ! Handilien est aussi sur facebook. Personnellement je pense toujours à Caroline quand je prends un métro et que je constate le manque d’accessibilité aux fauteuils roulants… A Londres, les bus ont été adaptés pour permettre aux fauteuils d’y entrer, ce qui est pas mal, et à Berlin beaucoup de stations de métro ont été équipées d’un ascenseur (qui sont overmonopolisés par les vélos), mais à Paris la situation est presque grotesque, et j’attends de voir ce qui va être fait avec le RER à Bruxelles… 

La semaine prochaine nous aurons Emilie qui nous écrit de Hong Kong !

Wednesday, July 18, 2012

La vie des autres: Audrey

Salut à toi, internaute de passage ou lecteur friand du BibilBlog !
Le plat du jour se compose d’une tranche de vie d’Audrey, de 25 ans d’âge et appellation bruxelloise contrôlée, marinée depuis deux ans dans un jus de consultance en optimisation et servie avec le menu familial à cinq plats. Puisqu’une illustration en dis plus que mille mots (bien que je me méfie des restaurants où la carte contient des photos, ce n’est généralement pas indicateur de haute gastronomie), me voici :
Mon premier contact intime avec Bibil remonte à l’université, époque où, ayant repris une chambre dans son ancienne colocation, j’avais l’immense bonheur de profiter de ses illustrations humoristiques chaque fois qu’un besoin pressant m’emmenait dans la pièce qui avait le plus bénéficié de ses talents de décoratrice. Un prélude à ce que serait plus tard le BibilBlog, j’imagine. 
Depuis lors, j’ai déménagé. J’habite maintenant une maison bruxelloise « typique » à Woluwé-Saint-Lambert. Entendez : quatre fois plus haute que large et coincée entre des voisines dont la largeur n’excède pas non plus la taille d’une place de parking, raison pour laquelle le quartier sature de véhicules en stationnement… A moins que ce ne soit parce que de si paisibles jardinets se cachent derrière ces façades que le tout Bruxelles s’y retrouve pour d’agréables soirées entre amis. 
Entassement urbain oblige, je loge sous le toit. Non, pas dans une sordide mansarde, mais bien dans une spacieuse chambre avec mezzanine. Et c’est juste sous le Velux que j’ai placé mon lit, d’où je contemple chaque matin la couleur sans cesse renouvelée de l’azur. Enfin, façon de parler, puisqu’en Belgique on parlerait plus souvent de grisaille, la preuve par l’exemple :
Qu’importe, ce petit coin de ciel a l’immense privilège de se pencher par-dessus mon épaule à mes trop rares heures gagnées : celles où je m’absorbe, entre chien et loup, dans quelque lecture. En ce moment, je passe le plus sombre de mes soirées en la charmante compagnie de Gatsby le Magnifique, amant éconduit de la bibliothèque de Bibil. 
Outre la lecture, j’ajoute volontiers mon grain de sel dans une casserole en ébullition. Le temps manquant pour faire de bons diners, je concocte néanmoins des plats tout simples pour mes déjeuners au boulot. Le dernier en date fut un tian provençal : coupez des tomates et courgettes en rondelles, alternez-les dans un plat à gratin, saupoudrez de sel, poivre, thym et chapelure, enfournez 20-25 minutes à 240°C et le tour est joué ! Remarquez, au passage, que cela fait déjà deux légumes sur la journée. 
Voici, donc, cher lecteur, le plat du jour. Je pourrais encore assaisonner cette tranche de vie de mille épices savoureuses, mais je ne voudrais pas te causer une indigestion. Je te laisse à présent l’occasion de déguster d’autres récits du Bibilblog et, qui sait, peut-être ma vie sera-t-elle à nouveau au menu d’un autre post ? D’ici là, je te souhaite de goûter à tous les bonheurs qui surviendront dans ton propre quotidien ! 

***

Merci Audrey! Tout ceci m'a remémoré de bons souvenirs pré-Bibilblog de ce fameux kot à Louvain-la-Neuve à la décoration, comment dire, assez unique. Je suis allée fouiller des dossiers et j'ai trouvé ceci.
Décembre 2004, les amis, c'était pas y a huit ans, on n'a pas vieilli depuis.

Souvenir kot Louvain-la-Neuve from Bibil on Vimeo.
La semaine prochaine nous accueillerons Caroline!

Wednesday, July 11, 2012

La Vie des Autres - Ophélie

Cette semaine nous avons le plaisir d'accueillir Ophélie, 23 ans, petite soeur d'un ami de mon frère, ancienne guide de ma soeur, amie proche des Merri et retranscriveuse d'entretiens pour la gloire de ma thèse (le monde est ainsi interconnecté, ou autrement dit, la Belgique est un petit pays). Elle entre dans cette phase douloureuse que nous avons tous connue (ou devrons tous connaitre, pour mes plus jeunes lecteurs), certains pour une période plus longue que d'autre - sauf quand on a la chance d'etre ma soeur et que son employeur vient la recruter à la sortie de l'auditoire, mais enfin je me perds - j'ai nommé: trouver son premier job. Je lui cède la parole...

***

Dimanche 17 juin 2012, 8h35, le soleil brille (pas pour longtemps, il ne faut pas rêver) et me voilà assise à la table de mon bureau, petit-déjeuner et café engloutis, cheveux à peine essorés, fin prête à enfin commencer la rédaction de mon mémoire de fin d’études. Je regarde désespérément cette monstrueuse farde de documents, que je me suis attachée à remplir soigneusement durant les deux dernières semaines à force d’impressions, de photocopies et d’aller-retours dans toutes les bibliothèques de Louvain. Et dire qu’il y a trois semaines à peine j’étais encore dans le pays de Galles, à Aberystwyth (Aber – ouist – with) en train de profiter de la plage et du soleil (et oui, il y a aussi du soleil au pays de Galles) et surtout de mes derniers jours d’insouciance en Erasmus. 4 mois d’insouciance, le pied, et pourtant, à peine arrivée gare du midi, la réalité me rattrapait déjà : je m’appelle Ophélie, je suis en dernière année de droit à l’UCL, je rêve d’acquérir mon entière indépendance l’année prochaine donc je dois me trouver un bon job, et pour ça je dois cartonner ma dernière année et donc cartonner mon mémoire… Good luck with that…

La plage d'Aber-ouist-with


Nous voilà donc 3 semaines plus tard, et à l’heure où je devrais être en train de taper dans le document intitulé « Mémoire sur le contrat de franchise », je me sens plutôt d’humeur à faire le bilan de ces trois dernières semaines.

Au moment où j’arrivais en Belgique, je comptais déjà 9 candidatures dans mes « sent messages » de gmail. 4 d’entre elles étaient toujours sans réponse, 2 ont directement conduit à des refus, 2 autres ont conduit à des interviews qui se sont également terminées sur des refus, quant à la dernière, l’interview était programmée 3 jours plus tard. Jour de l’interview, la routine s’installe déjà, dodo à Bruxelles, pep talks des proches et pep talk personnel bien sûr devant le miroir, pages internet du cabinet bien imprimées dans ma mémoire. Je pénètre dans le bâtiment, attente interminable dans la salle de réunion, et puis les voilà, on peut commencer. Une trentaine de minutes plus tard, les jeux sont faits, je reçois un « on vous écrira la semaine prochaine », aïe, c’est pas bon ça. 3 jours plus tard, le temps de m’organiser, de m’acheter un beau, rutilant, nouveau classeur, j’entame mes recherches de mémorante, bien décidée à aborder la chose de façon positive, sans prise de tête : tout le monde est passé par là, y a pas de raison que je n’y arrive pas ! En attendant, une autre de mes candidatures restées sans réponse vient d’aboutir sur un refus, en même temps, je m’étais trompée de nom de firme dans le mail… la tarte

Le nouveau classeur
Début de la deuxième semaine, la réponse fatidique arrive, il me faut une matinée pour trouver le courage d’ouvrir le mail dont je connais déjà le contenu, et… c’est le coup dur il faut bien l’admettre. Je m’accorde une aprem déprime en bonne et due forme, chocolat et séries au programme ! 3 jours plus tard, c’est reparti ! 2/3 de mon classeur rempli, je jongle entre lecture des différents documents sur la franchise, rédaction de nouvelles lettres de motivation, optimisation de mon CV, et sms d’encouragement au Jules lancé dans une session d’exam au rythme effréné. Entre temps, 2 de mes candidatures aboutissent sur des non, je me réjouis d’avoir au moins obtenu une réponse.


Dimanche 17 juin 2012, 11h11, le soleil est toujours là, mon classeur déborde, 6 nouvelles candidatures dans mes « sent messages » et déjà une interview programmée pour vendredi prochain, ainsi qu’un nouveau refus (au moins c’était rapide).

C’est l’époque la plus difficile de votre vie nous dit-on, et bien c’est pas peu dire, si j’avais su que ce serait la croix et la bannière rien que pour ne fut-ce qu’obtenir une interview… En fait je ne sais même pas si j’aurais fait les choses différemment ! Période difficile, certainement, mais loin d’être impossible, tant qu’on garde le moral et la confiance en soi (I think I can, I think I can, I think I can…) et qu’on profite de moments privilégiés d’évasion avec ceux qui nous soutiennent coûte que coûte… Vérone, nous voilà !

***

Et voilà! Bon, évidemment, amis lecteurs recruteurs dans des cabinets d'avocats, si jamais vous avez une vacance, vous pouvez toujours transmettre... La semaine prochaine nous aurons Audrey!

Wednesday, July 04, 2012

La Vie des Autres - Victoria

Cette semaine, dans cette fabuleuse saga de l'été du blog, c'est Victoria qui s'y colle! Victoria est française, mais je l'ai rencontrée à Londres mon premier jour de cours, elle était en Angleterre depuis plus longtemps que moi et y est restée plus longtemps aussi. Au cours de nos conversations multiples il est apparu que la Belgique avait l'air de singulièrement la fasciner, mais malgré cela curieusement elle habite à présent au Qatar... Elle avait envie de vous partager son impression de la Belgique comme moi j'avais partagé mon impression de la France! Désolée pour vous si vous n'êtes pas Belges, ce n'est pas votre faute, ne blâmez pas vos parents surtout...

***

Mes très Chers Belges. 

Vous ne me connaissez pas. Moi non plus, mais je vous devine un peu travers ce blog. J’avoue, je suis un peu intimidée. Je sais bien que vous avez vos petites habitudes quand vous venez par ici. C’est le soir, vous avez attendu ce moment avec impatience. Vous êtes tous derrière votre petit écran d’ordinateur en robe de chambre, les pieds dans vos charentaises, touillant délicatement votre thé et ricanant à chaque trait sybillien. Mais ce soir, pas de Sybille, pas de photo de bouffe. A la place une usurpatrice vaguement légitimée par une histoire de guest post. C’est que Sybille elle a tellement de talent, elle est tellement drôle et intelligente et pleine de créativité, en plus on la connait… qu’est-ce qu’elle vient nous saouler avec ces guest posts… La prochaine fois je ramènerais le journal. Vous imaginez la pression pour ceux qui se coltinent le dit guest-post. C’est bien simple, je ne dors plus depuis trois semaines. En plus je suis même pas belge, bonjour le décalage culturel ! 

Sybille avait des instructions bien précises pour ce billet: elle souhaitait que je parlasse de mon quotidien. Mon quotidien le voilà : j’habite au Qatar. En ce moment il fait près de 50C et nous ne mettons presque plus le pied dehors la journée (juste pour aller jusqu’à la voiture). C’est pas pour dire mais c’est la déprime, je vais jamais réussir à vous divertir avec ca. 

Mais revenons à nos chameaux Pluto. 

J’ai pris une décision. Cette année j’ai pu suivre avec un brin de tristesse le désarroi de Sybille à Paris. Je me souviens d’un des premiers posts sur cette étape parisienne où je m’étais fendue la poire. Cela peut-être aussi un peu déstabilisant de découvrir les observations relativement détaillées, qui plus est dans sa langue maternelle, d’un étranger sur son pays d’origine. Je me demande comment vous réagiriez si je vous parlais un peu de la Belgique. Je connais très mal votre pays malheureusement mais j’aimerais vous en parler un peu. En fait c’est Sybille qui m’a fait découvrir le plus de choses sur la Belgique même si ce ne sont que de petites choses du quotidien : genre c’est elle qui m’a parlé des « Kots », des « kokoteurs » et des « kokoteuses ». Extraordinaire terminologie. 

 Au début je voulais vous raconter l’histoire du Belge qui prend un taxi à Paris et qui tue un passant mais je me suis rappelée du précieux conseil de mon père. Le moment était grave – je le revois encore. Nous étions dans notre domicile parisien. Il a rabaissé son journal et incliné sa tête pour mieux me voir derrière ses lunettes de presbyte. Très sérieux, il m’a dit que « quand tu racontes une histoire belge à un Belge, c’est mieux de transformer les Belges de l’histoire en Suisses ». Ca m’avait fait réfléchir : « Et pour l’histoire des trous du cul qui font du ski ? Je dis que c’est des Belges et pas des Suisses ? ». Mon père a eu un temps de réflexion mais avait finalement l’air assez sur de lui: « Non, l’expression ‘trou du cul’ n’est pas utilisée en Belgique, tu es donc coincée avec les Suisses ». Moment de bonding intense entre un père et sa fille. 

Mon père sait très bien de quoi il parle car il avait eu le temps de visiter la Belgique étant jeune homme. Un jour quand il avait 20 ans il a voulu aller passer des vacances en Grèce et comme ses parents l’avaient envoyé se faire cuire un œuf, il avait fait du stop. Sauf que : le chauffeur de camion s’était bien fichu de lui et il s’était retrouvé à Bruxelles. Si vous n’étiez pas tous Belges je vous dirais bien que mon père c’était lui le Belge de l’histoire mais malheureusement dans ce cas de figure très précis, je ne peux pas appliquer la règle citée plus haut et traiter de Suisse mon Marseillais de père qui se retrouvait en Belgique. Franchement, c’est tordu. 

J’ai été deux fois en Belgique. La première fois, c’était en 1999 pour le weekend de Pâques. J’avais quinze ans. J’allais avec une copine qui connaissait des vrais Belges (moi je connaissais que des doubles nationalités qui habitaient hors de Belgique). Je me suis retrouvée dans un endroit étrange qui s’appelait le Whos-Whos. Je n’oublierai JA-MAIS. J’avais tiré cinq enseignements de ce séjour (non pas au Whos Whos mais bien en Belgique) : 
1. Les Belges prononcent « ui » inversement de nous les Français. Par exemple, le « ui » de Quick se prononce comme celui de notre « huit » et vice versa. A l’époque je m’étais demandé comment vous vous sentez, vous, les Belges, quand un Français vous donne rendez-vous chez Quick à huit heures. Je n’avais pas osé poser la question, mais ce soir j’ose tout: Alors, c’est comment ? Dieu Merci, on se rejoint sur le « Oui » . 
2. Les Belges éclairent leurs autoroutes, eux. 
 3. PERSONNE ne ponctue ses phrases d’un « une fois ». 
4. Les Belges sont accueillants, sympas et joyeux. Évidemment c’est stupide de généraliser mais vous savez dans mon pays, on est tous un peu comme ça. 
5. Les Belges pensent que nous sommes belges et se prennent pour des Français : ils nous regardent bizarrement parfois et parlent lentement. 

Je ne m’étendrai pas sur ma deuxième visite en Belgique – un échec cuisant puisque je me rendais à Charleroi depuis Paris pour aller chercher mon amoureux anglais de l’époque sans portable et que cet idiot avait raté son avion et s’était rabattu sur un Londres/Paris… C’est pour vous dire que dans notre famille il y a une malédiction qui traine : on est happés par la Belgique. Cela se confirme avec ma sœur qui part s’installer à Bruxelles en juillet, également sur un quiproquo puisqu’au fond elle me le disait encore hier « je ne sais pas ce que je fiche en droit européen ». 

Avec tout ca, vous ne savez pas beaucoup de choses de moi et vous êtes rongés par la curiosité, c’est certain. « C’est qui cette folle qui s’est foutu de notre prononciation des « ui » sur ton blog Sybille ? ». Et moi qui essayais d’être drôle… J’ai même réussi à ne pas vous raconter de blague… jusque là… En fait il y en une que j’ai sur le bout de la langue et qui doit sortir. C’est une blague qui se raconte chez moi au Pays Basque. 
 - Qu’est-ce qu’un Basque ? 
- Un Belge qui n’a pas trouvé l’Espagne. 

Hahaha.

***

Victoria me précise qu'elle espère que mes lecteurs ont de l'humour au premier degré... Je l'ai rassurée en lui disant que vous étiez bon public (hein, dites?)
La semaine prochaine, nous avons Ophélie qui parle de son mémoire et de sa recherche d'emploi!

Wednesday, June 27, 2012

La vie des autres: Sabine

Mais! Vous avez remarqué? Les examens sont finis, les soirées sont plus longues, les administrations commencent à etre inatteignables... Il y a dans l'air comme une petite impression de vacances d'été! (A défaut de pouvoir parler d'été tout court - il va falloir user de la métaphore cette année). Et qui dit été, dit saga de l'été! J'ai le plaisir de vous annoncer que pendant les trois prochains mois, le blog va accueillir une quinzaine de posts hebdomadaires sur le thème "la vie des autres", où de fidèles lecteurs vous racontent des scènes de leur quotidien... A vous de voir si cela ressemble au votre! 

Cette semaine nous commencons avec Sabine, qui en vrai ne s'appelle pas comme ca, et qui fut ma colocataire du glorieux temps de ma colocation. Elle a emménagé dans un appartement à Bruxelles il y a quatre mois, et elle nous raconte quelques anecdotes de son nouveau quotidien...

Sabine, est-ce que tu as fait un voyage récemment ? 

Oui, un voyage dans le temps ! Ayant récemment aménagé dans un très mignon petit appart dans une rue au nom d’un illustre écrivain, dans une partie de la capitale un peu moins illustre (tout dépend du côté où on se trouve)… Bref, je me suis fait recommander par mes parents de ‘vider’ ma chambre dans la maison familiale, histoire de récupérer de la place (pour eux) mais d’en perdre pour moi. (Enfin, de nouveau, tout dépend de la manière dont on interprète le mot ‘vider’). Là, j’ai rempli 4 sacs poubelles et 5 caisses pour poubelles ‘papier’... c’est dire. 
Donc oui, j’ai voyagé vachement loin : les stickers des chewing-gums de quand on avait 6 ans, qu’on pouvait aller acheter uniquement en vacances chez nos grands-parents qui nous donnaient 5 francs, les papiers à lettres à fleurs de première communion (c’est dire si ça fait longtemps, les lettres en papier avec enveloppes customisées), les gadgets et autres zips pour faire tenir son skipass (maintenant aussi dépassés par les pass magnétiques, ça date !) et finalement, une trace d’un mémoire sur l’étude des profils de vitesse en écoulement permanent et transitoire (ça date un peu moins) mais c’est tout aussi loin (dans ma tête).

Qu’as-tu mangé hier soir ? 

Alors hier soir, j’ai mangé un truc beaucoup trop bon, c’était un essai pour des amis (qui étaient là aussi, donc essai en live on va dire). Il s’agit d’un crumble au saumon sur son lit de courgettes ! Hum, il faut savoir que ce plat est le résultat de conseils cohérents et moins cohérents… 
La naissance d’une recette : 
Etape 1 : au cours d’un brunch pour l'anniversaire d’une personne dont je ne citerai pas le nom mais qui vieillit chaque année un peu plus durant le mois de juin, je me vois proposer une recette sympa : crumble de poissons (poisson blanc ou saumon) sur lit d’épinards frais ou courgettes… l’idée germe… (le crumble aux poires chocolat étant une référence dans le domaine du crumble tout court, ça ne peut qu’être bon… !)   
Etape 2 : discuter avec mon collègue de bureau sur l’éventuelle idée de faire un crumble au saumon, il me recommande de le cuire 15min max, de mettre de l’aneth entre le poisson et le crumble et de l’huile d’olive (et éventuellement une tranche de citron). 
Etape 3 : pour la pâte du crumble, j’ai une recette de crumble au poireau, d’où je tire la composition de la pâte : Farine, beurre, parmesan, flocons d’avoine. Internet me conseille de la chapelure et n’ayant pas de parmesan en poudre, j’en mets des morceaux. Puis huile d’olive (encore) et poivre et sel… 
Etape 4 : faire le lit de courgettes (précuites), de saumon, et de crumble 
Etape 5 : cuisson à 20 min, ayant une femme enceinte dans l’assemblée, je ne prends pas le risque d’un poisson pas assez cuit (et les courgettes sont aussi pelées, hé hé) 
Oui, j’aurai pu prendre une photo... mais il est parti tellement vite et le plat était tellement vide à la fin… j’en ai encore le ventre qui gargouille ! Comme quoi, le talent culinaire peut naitre chez n’importe qui (mais vraiment n'importe qui) et surtout, n’importe quand (il n’y a pas d’âge) 


Merci Sabine pour ce petit message d'espoir, et pour ceux qui seraient intéressés par cette recette, voici, avec des proportions approximatives:
Crumble de saumon aux courgettes de Sabine:
Pour 4 personnes:
- 2 à 3 courgettes
- 4 pavés de saumon (remplacable par tout autre poisson)
- Quelques brins d'aneth
- 100 g de beurre mou
- 100 g de farine
- une poignée de flocons d'avoine
- une ou deux poignées de parmesan rapé
- 30 gr de chapelure (optionnel)
- 1 cuillerée à soupe d'huile 
- Un peu de jus de citron (optionnel)
- sel et poivre

Lien photo: http://bookworm.canalblog.com/
Comment faire?
- Coupez les courgettes en rondelles et précuisez-les afin d'en évacuer le jus.
- Si votre saumon est surgelé, mieux vaut s'assurer qu'il soit dégelé, voire légèrement précuit.
- Préparez la pate du crumble en mélangeant le beurre, la farine, le parmesan, les flocons d'avoine et l'huile d'olive (personnellement j'utilise une version utilisant juste chapelure, parmesan et huile d'olive, c'est à vous de voir). Salez et poivrez.
- Dans un plat allant au four, disposez une couche de rondelles de courgettes précuites (cela vous permettra de dire "sur son lit de courgette" par la suite), puis une couche de saumon, puis de l'aneth, arrosez éventuellement de jus de citron, puis le crumble par dessus.
- Faites cuire pendant 15-20 minutes au four à 180 degrés.
- Et voilà! Vous pouvez servir le plat d'un air pompeux en l'introduisant comme "crumble de saumon sur son lit de courgette", parce que c'est ce que ce sera, et si jamais vous l'avez raté, rajouter, "c'est une recette de Sabine, hein, je n'ai fait que suivre ce qu'elle a dit".

La semaine prochaine, nous écouterons Victoria parler de la Belgique!