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Thursday, January 03, 2013

Bonne année deux mille thèse!

(Copyright de l'Assistant pour ce bon jeu de mot)
Depuis mon bureau, le ciel est totalement laiteux, on n'y voit pas la fin du campus. C'est le premier jour où je retourne travailler depuis les fêtes, et en ce jeudi 3 janvier, vers environ 10h14 ce matin, je me suis attaquée à une de mes bonnes résolutions de l'année deux mille thèse: j'ai entamé la rédaction. Mes premiers mots ont été "Chapter (2? Numérotation à voir): European Union. 1. Generalities.". Un début prometteur ma foi, mais après cela ça a été un peu plus compliqué. J'ai tellement d'informations éparpillées dans tous les sens, et l'impression en même temps de tellement peu connaitre mon sujet, puis quand je récupère des bouts de textes déjà rédigés je me rends compte que tout est tellement incomplet... Bref, c'est un boulot de dingue qui s'annonce.
A la maison (de mes parents, donc) il y a six cousins bloqueurs. Mes parents sont en vacances, donc je m'occupe de l'intendance, un peu comme à un camp de redressement, mais version volontaire. Les étudiants évidemment ce n'est pas totalement comme nous, même si ça a été nous, dans une version plus jeune et plus naïve et moins soucieuse de ses capitons graisseux. Et c'est très dérangeant, parce que tous ces bloqueurs qui viennent depuis des années connaissent en fait mieux la maison que moi. Mais aussi, ils me donnent l'impression d'être ultra-ringarde, parce que j'ai un PC qui a l'apparence d'un PC, et non un Mac Book ou un PC qui donne l'impression d'être un Mac Book. Ou parce que je ne suis pas sur Reddit. Ou parce que je ne regarde pas Norman fait des vidéos.

Et ça me regarde bizarrement quand j'ai une commande amazon qui arrive avec un cadeau pour un anniversaire ("hein? Mais tu amènes déjà une boisson, tu vas en plus amener un cadeau si?"). Ca regarde les cartes de voeux que je reçois et ça me dit, "ouah c'est trop le bad, tous tes potes sont déjà chauves, ça craint blindé d'avoir 30 ans". 
Un étudiant en blocus, aussi, il faut savoir que ça bouffe sévère, et quand ça ne bouffe pas, ça boit des litres de Coca, et malgré cela ça ne stocke rien comme graisse. Je peux faire un lot de 36 muffins, en 48 heures ils sont exterminés (parce qu'ils sont trop "swag"). Un étudiant, ça te rajoute sur la liste de courses des aliments bizarres, comme du Nalu (?), ou qui ont disparu depuis belle lurette, comme le nutella ou la mayonnaise ou de la salade de poulet andalouse, "mais prends bien celle qui piquouze hein Sybille, celle du Colruyt elle ne piquouze pas assez". Et puis tout à coup il y a un examen le lendemain, et là soudainement ça ne mange plus du tout. Mais plus rien. Ça chipote avec sa fourchette en récitant son cours et en disant que c'est trop "badant" et comment est-ce que je peux faire une thèse.
Bref.
A ma maison à moi, celle dont vous n'entendez plus parler depuis décembre 2011 et pour cause il ne s'y passe rien depuis, j'arrive péniblement au bout d'un long processus administratif. J'ai obtenu un permis de rénover qui en fait ne me permet pas de rénover comme je l'entends, donc j'ai fait une demande de modification du permis de rénover, mais qui me permet quand même de commencer à rénover malgré tout, si vous suivez. J'ai deux entrepreneurs qui sont sur le point de me rendre leur devis (ça fait un mois que c'est le cas, mais maintenant apparemment c'est la bonne, enfin peut-être). J'ai choisi ma cuisine, mais je ne l'ai pas commandée parce que tout le plan va changer après la visite de l'ingénieur en stabilité. Ce mois-ci je vais choisir des parquets et des carrelages, le mois suivant je vais choisir des salles de bain, et quelqu'un quelque part a émis la date du 1er février pour le potentiel début des travaux (traduire: mi-mars). 
A part ça, la commune m'a aussi refusé mon introduction de dossier pour un remboursement partiel des centimes additionnels communaux au précompte immobilier (hein?), parce qu'en fait je devais l'introduire avant l'anniversaire de mon acte de vente, mais aussi après avoir reçu mon premier précompte immobilier, soit dans une fenêtre de deux semaines entre fin novembre et début décembre, ce qu'évidemment je n'avais pas suivi. Donc du coup on ne me rembourse rien, alors qu'il n'y avait pas plus éligible que moi pour cette affaire. Je râle blindé, c'est pas du tout swag.
Évidemment quand j'explique tout ça aux étudiants bloqueurs, ils me regardent avec de grands yeux, et ils me disent, "en fait 30 ans c'est tellement le bad, je comprends maintenant pourquoi tu fais du point de croix".
Norman n'a pas encore fait de vidéo sur le point de croix, donc ce n'est pas encore swag, mais vous allez voir petits bloqueurs, ça va venir...

Friday, September 14, 2012

Vous êtes-vous jamais demandé ce que devenait l'encre du papier recyclé?

Hein? Dites? Moi en tous cas je me suis déjà plusieurs fois posé la question, et afin de franchir le cap de mon ignorance j'ai posé la question à une femme de science. La réponse est ici, sur Science is So Sexy.
Oh! Mais quel nom accrocheur!
Pour votre bonne information, Science is So Sexy est un blog de vulgarisation scientifique pour rendre ces petits mystères du quotidien accessibles à vous et moi (particulièrement à moi, le seul truc que j'ai pu retenir de mes cours de sciences est que ma prof lavait les dents de son cheval).
Si vous aussi vous avez une requête, n'hésitez pas, Esmé est là pour vous répondre!

Wednesday, July 11, 2012

La Vie des Autres - Ophélie

Cette semaine nous avons le plaisir d'accueillir Ophélie, 23 ans, petite soeur d'un ami de mon frère, ancienne guide de ma soeur, amie proche des Merri et retranscriveuse d'entretiens pour la gloire de ma thèse (le monde est ainsi interconnecté, ou autrement dit, la Belgique est un petit pays). Elle entre dans cette phase douloureuse que nous avons tous connue (ou devrons tous connaitre, pour mes plus jeunes lecteurs), certains pour une période plus longue que d'autre - sauf quand on a la chance d'etre ma soeur et que son employeur vient la recruter à la sortie de l'auditoire, mais enfin je me perds - j'ai nommé: trouver son premier job. Je lui cède la parole...

***

Dimanche 17 juin 2012, 8h35, le soleil brille (pas pour longtemps, il ne faut pas rêver) et me voilà assise à la table de mon bureau, petit-déjeuner et café engloutis, cheveux à peine essorés, fin prête à enfin commencer la rédaction de mon mémoire de fin d’études. Je regarde désespérément cette monstrueuse farde de documents, que je me suis attachée à remplir soigneusement durant les deux dernières semaines à force d’impressions, de photocopies et d’aller-retours dans toutes les bibliothèques de Louvain. Et dire qu’il y a trois semaines à peine j’étais encore dans le pays de Galles, à Aberystwyth (Aber – ouist – with) en train de profiter de la plage et du soleil (et oui, il y a aussi du soleil au pays de Galles) et surtout de mes derniers jours d’insouciance en Erasmus. 4 mois d’insouciance, le pied, et pourtant, à peine arrivée gare du midi, la réalité me rattrapait déjà : je m’appelle Ophélie, je suis en dernière année de droit à l’UCL, je rêve d’acquérir mon entière indépendance l’année prochaine donc je dois me trouver un bon job, et pour ça je dois cartonner ma dernière année et donc cartonner mon mémoire… Good luck with that…

La plage d'Aber-ouist-with


Nous voilà donc 3 semaines plus tard, et à l’heure où je devrais être en train de taper dans le document intitulé « Mémoire sur le contrat de franchise », je me sens plutôt d’humeur à faire le bilan de ces trois dernières semaines.

Au moment où j’arrivais en Belgique, je comptais déjà 9 candidatures dans mes « sent messages » de gmail. 4 d’entre elles étaient toujours sans réponse, 2 ont directement conduit à des refus, 2 autres ont conduit à des interviews qui se sont également terminées sur des refus, quant à la dernière, l’interview était programmée 3 jours plus tard. Jour de l’interview, la routine s’installe déjà, dodo à Bruxelles, pep talks des proches et pep talk personnel bien sûr devant le miroir, pages internet du cabinet bien imprimées dans ma mémoire. Je pénètre dans le bâtiment, attente interminable dans la salle de réunion, et puis les voilà, on peut commencer. Une trentaine de minutes plus tard, les jeux sont faits, je reçois un « on vous écrira la semaine prochaine », aïe, c’est pas bon ça. 3 jours plus tard, le temps de m’organiser, de m’acheter un beau, rutilant, nouveau classeur, j’entame mes recherches de mémorante, bien décidée à aborder la chose de façon positive, sans prise de tête : tout le monde est passé par là, y a pas de raison que je n’y arrive pas ! En attendant, une autre de mes candidatures restées sans réponse vient d’aboutir sur un refus, en même temps, je m’étais trompée de nom de firme dans le mail… la tarte

Le nouveau classeur
Début de la deuxième semaine, la réponse fatidique arrive, il me faut une matinée pour trouver le courage d’ouvrir le mail dont je connais déjà le contenu, et… c’est le coup dur il faut bien l’admettre. Je m’accorde une aprem déprime en bonne et due forme, chocolat et séries au programme ! 3 jours plus tard, c’est reparti ! 2/3 de mon classeur rempli, je jongle entre lecture des différents documents sur la franchise, rédaction de nouvelles lettres de motivation, optimisation de mon CV, et sms d’encouragement au Jules lancé dans une session d’exam au rythme effréné. Entre temps, 2 de mes candidatures aboutissent sur des non, je me réjouis d’avoir au moins obtenu une réponse.


Dimanche 17 juin 2012, 11h11, le soleil est toujours là, mon classeur déborde, 6 nouvelles candidatures dans mes « sent messages » et déjà une interview programmée pour vendredi prochain, ainsi qu’un nouveau refus (au moins c’était rapide).

C’est l’époque la plus difficile de votre vie nous dit-on, et bien c’est pas peu dire, si j’avais su que ce serait la croix et la bannière rien que pour ne fut-ce qu’obtenir une interview… En fait je ne sais même pas si j’aurais fait les choses différemment ! Période difficile, certainement, mais loin d’être impossible, tant qu’on garde le moral et la confiance en soi (I think I can, I think I can, I think I can…) et qu’on profite de moments privilégiés d’évasion avec ceux qui nous soutiennent coûte que coûte… Vérone, nous voilà !

***

Et voilà! Bon, évidemment, amis lecteurs recruteurs dans des cabinets d'avocats, si jamais vous avez une vacance, vous pouvez toujours transmettre... La semaine prochaine nous aurons Audrey!

Tuesday, May 24, 2011

Meine Deutsche Prüfung c'est tout à l'heure

Et après cela plus de cours jusqu'en septembre. Imaginez cela seulement. Trois mois de vacances! (oui bon j'ai de quoi m'occuper avec ma thèse, ne nous faisons pas d'illusions). En attendant profitons un instant du confort que procurent ces tasses Starbucks devenues à présent collector, étant donné que le logo a changé...
Oui bon j'admets que j'espère que ce sera la même prof qui nous donnera cours en septembre parce qu'elle était quand même très motivante!

Tuesday, May 25, 2010

Quel long week-end de folie, les amis.

Le 19 juin 2007 à 13h02 environ, je me suis dit ceci.
PLUS JAMAIS plusjamaisplusjamaisplusjamais d'EXAMENS de ma VIE, mais ENTIERE, mais PLUS JAMAIS quoi, UNE VIE DE LIBERTE et sans PLUS JAMAIS ETUDIER, genre plus du tout. Je ne vous dis pas comme j'avais eu bon à l'époque, un sentiment d'euphorie infinie que rien n'aurait jamais pu entraver, enfin bref.
Illusion de jeunesse que tout cela.
Ce week-end, alors que tout-le-monde semblait profiter du grand beau temps près de la mer, et bien moi, j'étudiais mon examen d'allemand. Ich habe studiert, hé oui, et on ne dit pas gestudiert parce que les participes passés des verbes en -ieren ne prennent pas de ge-, il paraît, enfin vous voyez le trip.
Que du fun, que du fun.
Et là quand je rentre de mon examen en me disant, ouf, plus jamais, enfin jusqu'en juin 2011 (trop impatiente! j'vous jure!), j'allume mon facebook et qu'est-ce que je vois? Des gens qui ont nagé dans la mer en Normandie, qui ont fait des siestes sous des cerisiers, qui ont rencontré des célébrités sur la côte belge, qui boivent des bières fraîches, L'EXIL, vous méritez L'EXIL je vous dis, en Terre de Feu et rien d'autre.
Mais ne nous emballons pas.
Je vais juste vous montrer l'étendue du désastre.
Scandale.
Ici, auparavant, gisait un bureau.
(Petit bonus, ami lecteur: parviendras-tu à retrouver le string du Pabo subrepticement caché parmi mes affaires?)

Friday, November 21, 2008

Hourra.

Je viens de me sauver des forces du Mal, de la dépression nerveuse, de l'anihilation totale, du jugement dernier. Je viens de donner naissance à un draft.
Oui, un draft, vous ne rêvez pas, un brouillon, une ébauche, un texte, l'antithèse de la page blanche, avec des mots et des phrases et des conjonctions de coordination.
Demain je le relirai, je trouverai ça nul, et je recommencerai tout à zéro. Mon nouveau draft rejoindra les archives désormais obsolètes de draft octobre, draft novembre 1, draft novembre 2, draft novembre 2.0. Je l'ai appelé draft décembre, comme ça j'ai l'impression de progresser.
Cette thèse aura ma peau.
En attendant je déclare officiellement ouvert mon week-end. Oh oui, le week-end, joie, exhubérance!
Ne pensons pas trop au fait que demain, je travaille.

Wednesday, November 12, 2008

Stress

Cette nuit, j'ai rêvé que tous mes meubles en bois portaient une marque bizarre: un demi-cercle de petits trous à intervalles réguliers. Je me suis rendue compte, ce sont des traces de dents. Quelqu'un a mordu dans mes meubles en bois.
Et je me suis rendue compte que c'était peut-être moi. La veille, en effet, j'ai dégommé un crayon Ikéa en mordant dessus pour calmer mon stress.
Car oui, je suis stressée, because:
1. Mon projet de thèse est une catastrophe, je regarde le truc et je désespère en me disant que je n'en suis pas capable. Et si je n'en suis pas capable ce sont tous mes plans d'avenir qui passent dans un sac poubelle, le blanc avec "Kraainem" écrit en orange, celui qui ne se recycle pas.
2. J'ai un entretien d'embauche cet après-midi.
3. J'ai des prises de sang annoncées la semaine prochaine.
Et je suis aussi pas mal en colère, car:
1. Toute la semaine j'ai reçu des annonces de fiançailles et de bébés. OK je suis contente pour vous mais bon, si on pouvait ne pas accompagner cela de "mais toi aussi tu trouveras un jour" d'un air condescendant, ça m'arrangerait.
2. Mes colocs n'ont jamais autant fait la fête, dans le kot ou ailleurs, et dans les deux cas le résultat est similaire: soit je suis toute seule chez moi à bosser, soit il y a plein de gens et je suis toute seule à essayer de dormir, le son passant à travers mes boules quiès.
3. Hier soir, alors que mon niveau de stress culminait, que j'étais allée à la salle de sport pour rien car c'était fermé, que j'avais lu des articles pour rien et qu'au final je n'avais fait que perdre mon temps, je me suis dit: je vais cuisiner, ça me calmera. Et j'ai vu que ma partie du frigo avait été dévalisée.
4. Le kot est crade.
5. J'ai pris deux kilos en deux semaines.
Ceux qui me connaissent bien savent que chez moi, le stress et la colère mélangés, ajoutés à un manque de sommeil dû aux festivités de ceux qui sont en vacances, et bien, ce n'est pas bon du tout. Je tourne en rond en regardant l'horloge, capable de rien sauf de me disputer avec les gens, complètement désemparée devant la feuille blanche, à effacer directement tout ce que j'écris, puis à me dire que je suis nulle. Puis à relire les lettres et les photos de mariage, fiançailles, bébés, et de me demander si j'ai vraiment choisi la bonne voie, si je n'aurais pas été plus heureuse si j'avais été comme tout le monde.
Bref, c'est difficile.
Si j'avais été une fumeuse, je crois que j'en serais à un paquet par jour. A la place j'ai du sucre. Et du café. (Booohooo j'ai honte, oui je sais, j'avais arrêté).
(Pour le café, je tiens à vous le dire, j'en ai pris une tasse puis j'ai été malade, et j'ai tremblé comme une névrosée pendant toute la soirée. Je ne le ferai plus, promis)

Thursday, January 17, 2008

Allez, courage aux étudiants
Ils sont là, dans le couloir, en train de stresser comme des gorets, silencieux, le regard fixé sur leur cours, un petit rixus d'anxiété au coin des lèvres. Certains se sont isolés (devant ma porte, merci, mais je travaille) pour pouvoir chuchoter au sujet des questions qui pourraient tomber. Ils sont en examens. Ils attendent devant le bureau de mon promoteur.
Nom d'un muffin, que je suis heureuse d'être de ce côté-ci de la porte.
De quel côté? Brûlez-vous de me demander. Pas dans les couloirs à attendre qu'une porte s'ouvre, non non, mais derrière la porte qui ne s'ouvre pas. Je travaille sur ma thèse, et pour ce faire, je squatte un bureau à l'université. Littéralement d'ailleurs, car j'y ai amené un survival pack composé de chocolat et de thé et je ne compte bouger d'ici que quand la propriétaire des lieux se rendra compte que je suis là.
Le bureau a un charme fou. La doctorante à qui il appartient est de toute évidence polonaise: des dictionnaires polonais-français traînent un peu partout, à proximité d'un calendrier représentant Cracovie et de quelques petits objets kitschs. Je suis au 14e étage d'une tour qui en fait 15 et j'ai une vue incroyable sur Bruxelles. Je vois aussi beaucoup de ciel, de façon curieuse: c'est-à-dire pour le moment des nuages à perte de vue et avec un peu de pluie au loin. J'apperçois aussi la Bibil mobile que j'ai garée juste en dessous de mon bureau (14 étages plus bas) et que je regarde laconiquement de temps à autre, même si ces derniers temps elle me fait des sautes d'humeur.
C'est fou comme cela me change de pouvoir faire mes recherches entourée de chercheurs. L'ambiance est bonne, tous les gens ont plus ou moins mon âge et recherchent sur des sujets similaires au mien. Cela fait du bien aussi de revenir à un sujet qui me passionne après avoir collectionné des stages relativement rébarbatifs (certains plus que d'autres - les habitués du blog savent duquel je parle). Enfin, maintenant que j'ai internet, je commence à glander grave. Il ne faut pas. C'est le Mal. Arrête, Bibil, arrête, publie ce post et éteinds ce PC sans aller sur facebook.
La morale de ce post: courage à ceux qui sont en examen. 1. C'est presque fini, 2. Qu'est-ce que vous glandez sur ce blog si vous êtes en examens, 3. Quand vous serez devant le bureau de vos profs, ayez un peu de considération pour les gens qui travaillent de l'autre côté de la porte devant laquelle vous pensez échanger des ragots sans être entendu.

Tuesday, October 23, 2007

Bibil a un Merit
Voilà c'est dit, j'ai reçu mes résultats provisoires de la LSE et ma foi, c'est fort bon. 66% de moyenne, et aucune note en dessous de 64%. Bon ça surprend quand on lit ça comme ça, mais quand on sait qu'on passe à 40% et que très peu de gens font au dessus de 65%... Personnellement je visais 63%.
Ma grand-mère était décédée le week-end avant ma semaine d'examens et je m'étais décidée à faire tout mon possible en souvenir d'elle...
Et puis vous vous souvenez cet examen qui n'avait pas été? Celui où j'avais répondu à une question dont je n'avais pas compris le sens (celle du "real estate"), que j'avais foiré et qui allait descendre toute ma moyenne? Et bien je n'y comprend rien... J'ai une distinction. Au dessus de la note maximale.
Mon hypothèse est que la prof nous a rajouté des points parce qu'on était tous trop mauvais.

Wednesday, August 29, 2007

Kill Bibil
Je ne résiste pas à vous sortir ce titre vanneux pour vous annoncer la nouvelle.
C'est fait.
J'ai achevé le monstre.
A coups de 9933 mots.
Je ne suis plus étudiante. Je suis libre. Libre! Liiiiiiiibre!
Enfin façon de parler puisque j'ai toujours mon stage de 9 à 5 tous les jours.
Si vous me cherchez, je serai cette chose ronflante en dessous de la couette pour les prochaines heures.

Tuesday, August 28, 2007

xxkldjgndk
Gné. J'ai vraiment du mal à émerger aujourd'hui. Dernier jour avant la deadline.
Je suis en train de considérer l'option de bosser à ma bibliographie au boulot. Peut-être si je suis très efficiente?
Murf.
OK ben je ne suis pas sortie de l'auberge quoi.

Bon en attendant je vous laisse avec cette vidéo pour que vous passiez une bonne journée.

PS: Volontaires pour relire mon mémoire, manifestez-vous, ne soyez pas timides!

Thursday, August 23, 2007

La dernière ligne droite
Dans une semaine, jour pour jour, j'en aurai fini avec mon master à la LSE. Je pense avec bonheur au sentiment de liberté que j'éprouverai quand ma magnifique petite dissertation, un peu baclée et évitant de façon très bizarre toute référence à l'Europe, se retrouvera entre les mains de la secrétaire de mon département.
En attendant je lis, j'écris, je relis, je checke la législation online, je dérive mystérieusement sur facebook et perds une demie-heure, puis je relis. Nous avons formé un study group et nous squattons la Shaw Library, que vous pouvez voir sur les photos ci-dessous.
J'ai l'impression de me retrouver dans un film américain.
Voici une photo de notre study group. Vous pouvez admirer dans le fond un vitrail antique qui en réalité n'en est pas un, il a été construit en 2005, et d'ailleurs ce n'est même pas une vraie fenêtre parce qu'il est contruit sur un mur (y a une lumière derrière). Il doit avoir une importance quelconque parce qu'il a été 'dévoilé' par Tony Blair en personne, vous vous imaginez le truc.

Our study group

Ce vitrail est la mocheté incarnée.
Mais je me perds.
Nous sommes quatre. Nous étudions dans le même programme mais ça ne nous empêche pas d'avoir des thèmes de dissertation radicalement différents. Je fais la mienne sur l'intégration des communautés immigrantes, Bénédicte (Norvège) écrit sur un truc vaguement lié à 'energy policy', Ardian (Kosovo) sur la Christianisation des Albanais, et Kathryn (USA) sur la peine capitale aux USA.
La voici avec sa nouvelle Bible (elle est contre la peine de mort si vous aviez des doutes):

Ô joie

La Shaw library est réputée pour son calme et pour ses canapés conforts; résultat, c'est là où tous les étudiants en rade de sommeil vont dormir. Depuis le début de la semaine il y a là une Japonaise qui dort de 8AM à 8PM, on se demande si en fait elle a vraiment un lit chez elle. J'ai judicieusement émis l'hypothèse qu'il devait y avoir un quota de ronflements par jour dans cette bibliothèque, parce que c'est vrai: ces gens RONFLENT, pire qu'un Eurostar à 6 heures du matin.
La photo ci-dessous a été prise dans une tentative ratée de photographier un étudiant qui ronflait bruyamment bouche grande ouverte.

Shaw library

Et après en général on va manger un truc au resto, bien que récemment je sois rentrée chez moi pour manger des pâtes en tentant d'écrire un truc sur l'Europe.
Petite exception à ce programme, un verre bien sympathique avec les gens de Voice of a City au vodka bar polonais pas loin de la LSE; je crois que maintenant j'y suis allée tellement de fois que j'ai testé toutes les vodkas de la carte. Pour le coup m'a dernière ligne droite a été plutôt zigzagante.
Un article bien choisi du Guardian ce jour-là:

Livers at risk

Sinon, c'est marrant mais je me suis récemment mise à penser à Noël. Après mûre réflection je me suis dit que c'était probablement le temps, on a vraiment l'impression d'être déjà au mois de novembre. Dire que je me plaignais de la heatwave l'année passée... On a dû dépasser les quotas de soleil et on n'en a plus cette année, c'est la seule explication. Je demande un passage à un forfait plus adapté à nos besoins.

Sunday, August 19, 2007

Courge Forest, courge!

La courge

Je l'admets, ce jeu de mot était un petit peu pathétique, mais que voulez-vous je suis en phase de dissertation intensive et ce genre de vanne est essentielle à ma survie mentale.
Même pas honte d'abord.
Bref, tout ça pour dire que mes parents ont décidé de planter leur propre potager, et ils ont laissé pousser une courgette trop longtemps, et maintenant c'est devenu une courge. Mine de rien c'est sérieusement lourd ces petites choses, et on ne sait pas trop comment on va la cuisiner.
Oui je sais je suis à Londres et cette photo a été prise le week-end passé, mais c'est pour vous faire patienter en attendant de vous donner plus de nouvelles. J'ai quelques petits malheurs conséquents à ma sous-location et j'attends d'avoir le fin mot de l'histoire avant de déverser mon fiel.
Sinon pour rester dans le registre de la bouffe, voici une photo d'une petite pause biscuit à mon stage (la semaine passée, aussi je recycle):

Damier

Ils sont mignons comme tout ces petits damiers (mais pas très bons par contre)! Et derrière si vous vous demandez, tout le rouge, c'est du track changes. J'édite des rapports écrit en Français par des non-francophones et c'est costaud. Mais ça aussi ça attendra que j'ai le fin mot de l'histoire.
En attendant je voudrais bien avoir le fin mot de ma dissertation, mais ça n'avance pas! Je suis allée bosser dans le labo d'Esmé aujourd'hui, enfin dans un des bureaux attenant à son labo, et c'était assez dépaysant ma foi (on a nourrit des cellules, c'était fun).
(Encore de la bouffe, décidément).
Merci pour tous vos commentaires d'encouragement! Je dois être plus ou moins à mi-chemin et si je mets les bouchées doubles je terminerai dans les temps. Enfin, pas le choix quoi.

Wednesday, August 15, 2007

Quinze jours
C'est le temps qu'il me reste avant la deadline. Ooooouh j'ai comme une montée d'adrénaline rien qu'à vous dire ça. De ma vie je n'ai jamais été aussi en retard. C'est d'un pénible cette dissertation, mais il faut que je la termine dans les temps sinon... Ben sinon je peux repasser mon année. C'est-à-dire, avec les examens et tout.
Au secours.
Reeeeeespire. Touuuut va bien se passer. Ne panique pas.
Non mais qu'est-ce que je viens de dire, arrête de paniquer.
Ou est ma peluche anti-stress?

Saturday, August 11, 2007

Que voici le week-end.
Il me fallait un titre. Ca, c'est fait.
Je sais que j'ai un peu tendance à sombrer dans l'oubli (ais-je dit "ennui") ces derniers temps, mais c'est normal. Il y a une explication très simple: j'ai développé une allergie très prononcée aux écrans d'ordinateur. Des mesures radicales s'imposaient, et c'est pourquoi j'ai réduit mon temps devant un PC à son strict minimum: 8 heures au boulot + 3 heures quand je rentre. Pour la dissertation, comprenez bien.
Je veux des yeux de rechange pour quand j'ai trop abîmé ceux que j'ai maintenant.
Plusieurs choses. Tout d'abord, j'ai le plaisir de vous annoncer que mon virulent virus n'est plus. La lutte fut difficile, mais à bout de persévérance mon mal a été expédié aux confins de la civilisation. Je ne sais pas exactement où cela le situe sur une échelle géographique, mais je crois que cela ne doit pas être très loin de mon sens de l'ordre et de mes talents culinaires. Esmé, je ne doute pas que ton otite se terminera de façon similaire, à moins que le virus ne mute dans ton laboratoire radioactif pour commencer une infection mondiale.
Je voulais aussi vous faire part d'une forte cruelle impression que j'ai éprouvée hier, probablement la première d'une longue série: quitter un établissement pour lequel j'aurais vraiment voulu travailler, et me dire, ah ben je n'y remettrai plus les pieds. Expliqué de façon moins imagée: foirer une job interview. Rha. Le stress est mon ennemi. Mon manque de connaissance des institutions européennes, malgré mes études sur le sujet, l'est également. Et puis ma tendance à raconter n'importe quoi pour démontrer mes "interpersonal skills". Tout en voyant très bien que je n'avais pas l'expérience requise pour le poste. "Vous avez déjà travaillé pour un think tank"? "Vous avez de l'expérience en matière d'organisation d'événements?" ou bien même "What do you believe is the biggest achievement of the European Union?" Ou encore des petites questions sympathiques sur ma dissertation, genre: "do you think that the European Union is converging towards a common integration policy?" ou bien "which aspects of immigration policy are currently discussed by the European Commission?" Je suis sortie non seulement en me disant que je ne reviendrai jamais, mais aussi en espérant ne jamais croiser mes interviewers dans la rue de peur qu'ils se souviennent du vent que je me suis prise.
"As you know we have many other candidates for this post. We will keep in touch". Et au revoir.
Bref.
Sinon je ne peux que vous recommander chaudement le Cinquantenaire drive-in movie. Profitez-en, ce n'est là que l'été, et c'est sympa comme tout. C'est un peu cher quand on est en voiture mais c'est gratuit quand on est à pieds. En plus il y a un prix réduit pour ceux qui arrivent avec des voitures de collection, ce qui fait qu'on se balade souvent entre des Cadillacs et des vieilles coccinelles fleurant bon la jeunesse de mes parents. Voici une vidéo d'un concert de klaxons pour réclamer que le film ne commence:


Actuellement, 19 heures et quart en ce samedi 11 juillet, j'effectue quelques fastidieuses recherches sur la législation anglaise, lisant en long et en large tous les Race Relations Acts de 1965 à 1976, ainsi que les British nationality laws de 1919 à 1981. Je me répète que j'ai choisi ces études de façon délibérée, et que j'ai également choisi mon sujet de dissertation, pour lequel j'avais même de la motivation au début.
J'ai vraiment du mal à comprendre ceux pour qui cette dissertation n'est pas une plaie mais au contraire une masterpiece achevant un parcours académique passionant. (Nina c'est toi que je vise).

Thursday, August 02, 2007

Hooooooulala
Un coup d'oeil innocent à mon calendrier, comme ça, parce qu'il faut bien: on est déjà le 2 août.
Aaaaaaak!
Plus que 28 jours avant la deadline de ma dissertation! 4 semaines! Déjà 2 semaines que je suis ici et je n'y ai pas encore touché. C'est bien simple: quand je rentre du boulot, je suis crevée, et je suis incapable de me concentrer. Je m'endors sur mes bouquins et je n'avance pas.
Pour le moment, je suis dans une phase où je me dis que la seule solution est de me lever vers 5 heures, pour pouvoir bosser 3 heures avant d'aller au boulot, parce qu'après je n'y arrive pas.
Seul l'avenir nous dira si je serai poussée à de telles extrémités dans les jours qui vont venir.
En plus de cela, je dois ajouter une recherche de boulot, qu'on me refuse parce qu'il me faut au minimum deux ans d'expérience, une recherche d'appartement, qu'on me refuse parce que je ne suis pas prête à prendre un bail de trois ans. Dans tous les cas on me demande des années en trop ou en trop peu, et en attendant les jours filent et ils ne sont pas consacrés à ma dissertation.
Ah oui, et je dois aussi écouter que si je veux rentrer dans ma robe de témoin il faut que je fasse du sport (quand?) et que je bronze (vacances?).
Nina t'as pas envie de m'écrire un petit chapitre, là? Je sais que tu aimes ça, allez!

Thursday, June 21, 2007

Libre!
Liiiiibre! Liiiiiiiiiibre! Je suis libre!
Joie intense, bonheur suprême, félicité divine, extase surnaturelle!
Bon d'accord, c'était il y a deux jours, ce post sent un peu le réchauffé, mais c'est que j'ai été assez occupée entre temps.
A la sortie de l'examen, comme prévu dans mes rêves les plus fous, il faisait grand soleil, je me sentais toute légère, laissant un grand poids derrière moi (ah oui, ma valise, j'avais oublié)... Et là, j'ai vu Nina, qui m'attendais avec un grand sourire, une bouteille de champagne et des McVities à la main.
Merci, merci, merci Nina!
J'ai vite constaté que j'étais la seule à ne pas avoir prévu mon champagne post-examens, parce que les bouteilles sont sorties de nulle part, les bouchons ont sauté, c'était grandiose. Nous étions tous à jeun, nous avions tous été sobres depuis quelques mois, ce qui fait que ces modestes verres (servis dans des verres en plastiques volés au café) nous sont directement montés à la tête.
Aaaaaaah j'ai cru que ce moment n'arriverait jamais.

Freeeeeeee!


Tesco Champaign


Que ferions-nous sans Tesco.
Ceci dit pour prendre l'Eurostar (direct après le pub) cela a été plus chaud. Mon voisin de voyage n'est pas resté très longtemps à côté de moi, je crois qu'il a été incommodé par mon odeur de vieille alcoolique.
J'ai tenté de lire Cosmo mais c'était un peu trop intellectuel pour moi.
Je suis liiiiiiiiibre!
(Et je compatis néanmoins avec ceux qui ne le sont pas encore)

Monday, June 18, 2007

Examens (suite et fin)
(Enfin pas tout de suite la fin)
Aujourd'hui était vraiment une journée pourrie, mais alors là, de quoi entrer dans la compétition de la palme des plus mauvais jours de ma vie.
J'avais super bien étudié mon examen, et donc je me suis dit que comme je connaissais tout très bien, que mon examen était l'après-midi et que j'avais besoin de maximum deux heures pour tout revoir, j'allais pouvoir dormir le matin...
... Ben non, deux camions poubelles différents sont venus aux petites heures et sont restés chacun 1/2 heure en faisant un boucan dingue. J'ai essayé les boules quiès mais c'était trop tard, le mal était fait, je ne savais plus me rendormir.
Fort déconfite de ce sommeil perdu, j'allume mon ordinateur, pour voir un charmant petit email de la Commission me disant que le stage, je l'avais dans le pet, de façon définitive.
Bref.
Je revois encore et encore mon examen, je me fais chier parce que je connais tout super bien, je commence à lire pour les sujets que je n'ai pas étudié, c'est dire.
Puis arrive l'examen en question. Ce qui demande une introduction par un nouveau titre, nouveau paragraphe:
Lundi 18 juin: Examen: Ethnic Diversity and International Society
Et ces questions... Nom d'un marteau piqueur (c'est à prendre comme une insulte)... C'était vraiment tordu, mais alors là, impossible de répondre.
1. "For indigenous peoples, the term self-determination generally does NOT imply secession from the state" Discuss
Olé. Ben me voilà à discuter de sécession en droit international, du principe du uti possidetis iuris, de l'incapacité des institutions politiques des indigènes à former un international state, et puis à parler des demandes spécifiques des indigènes, incluant tout ce qui se retrouve dans l'ILO Convention de 1957, updatée faut-il le rappeller en 1989.
2. ...
Ah.
Haha.
Ahahaha.
Meeeeeerde.
Mais c'est que je ne sais répondre à rien d'autre.
Pourtant je reconnais vaguement derrière leur formulation des questions qui porteraient sur 4 autres sujets que j'ai étudiés.
Finalement je choisis:
2. Why is international society frequently described as a "real estate model"?
Mais le problème c'est que je ne sais pas trop ce que ça veut dire "real estate", je demande à la surveillante, elle essaie de m'expliquer, mais je vois toujours pas ce que c'est. Elle me dit "propriété privée", "controle du territoire", et là je me dis banco, je dois parler de territorial integrity, state sovereignty, inviolability, et tant pis si je sais pas justifier dans mon intro en quoi ça se rapporte au real estate parce que bon, faut rappeller que je ne sais pas ce que c'est.
Alors j'ai parlé du principe de territorial integrity, de state sovereignty, de inviolability, tout ça très bien, malheureusement ne faisant proportionnellement que 1/5 de ma réponse.
Et puis je me suis perdue dans une considération sur les frontières internationales. Oui. De comment c'était défini territorialement (oh moi je dis que je vois le rapport. Personne d'autre que moi peut-être, et probablement pas la prof). Et là j'ai commencé à tergiverser sur la frontière comme juridique et pas sociologique et plus j'y repense, plus je me dis: QU'EST-CE QUE T'AS FOUTU BIBIL! J'avais ma réponse, là, dans les quelques petits paragraphes de mon intro, comment ça se fait que mon argument est parti aussi loin?
Voilà.
J'ai checké en rentrant. "Real estate" ça veut dire immobilier.
Donc, Journée Pourrie avec des majuscules parce que, 1. Sommeil perdu, 2. Job perdu, 3. Espoir de merit perdu pour un examen qui était sensé être mon plus facile.
Et en sortant de l'examen, je me suis rendue compte que tout le monde était en vacances sauf moi. Il y avait des cris de joie, des bières qui sont arrivées de nulle part, et même une bouteille de champagne qui a débarqué. Photos, rires, acclamations de bonheur intense, soleil, des gens qui me disent: "Et bien vas-y maintenant cours toute nue"... Et non, pas encore. Là aussi je l'ai dans le pet.
Je leur souhaite tous un coma éthilique associé à un empoisonnement alimentaire.
***
Mardi 19 juin.
Je n'ai pas encore eu l'examen mais je tenais simplement à vous dire que d'ici 4 heures, je serai libre. Je pense que c'est une nouvelle suffisamment importante que pour mériter une update de blog.
J'essaie de me stresser un peu histoire de me donner bonne conscience. Oh! Bibil! C'est quand 1/8 de tes points que tu joues aujourd'hui! Ouais ouais ouais. Motivons-nous, motivons-nous.
Plus tard.
Examen: The Second Europe
1. 'Gerschenkron's explanation of the economic modernisation of the European semi-periphery is flawed'. Discuss
Heureusement que j'avais Saskia derrière moi, j'ai lu la question à travers la page blanche de couverture et j'ai pu lui demander: ça veut dire quoi, flawed?
2. Account for the greater strength of sub-state nationalism in the semi-periphery than in the core of Europe.
J'ai accounté. (C'est parce que le process of nation-state building est incomplete j'ai dit). J'avais du mal à cacher ma joie au fur et à mesure que la fin approchait. 16h30, on nous demande d'arrêter d'écrire, je sors avec ma valise (de linge sale à apporter à ma mère) et là... Je me suis sentie...
... Ca en mérite un nouveau post, ça!

Friday, June 15, 2007

Fatigue
C'était l'enterrement de Bonne-Maman aujourd'hui.
J'avais un examen.
Encore un.
Je me suis sentie vraiment déconnectée cette semaine. Le matin, je mettais mon réveil à 7h30; mais dès 6 heures, je me réveillais à cause du stress. Je révisais parfois, mais en général je me mettais en simulation d'examen: deux heures, deux questions, une montre. Puis je prenais le bus beaucoup, beaucoup trop tôt.
J'étais sur le campus à 9h30. Je retrouvais mes classmates dans le Garrick, la cafétaria nouvelle génération, au style épuré et musique classique pour aider à la concentration. Mais au lieu de se concentrer on tentait de calmer les stress réciproques.
Au début de la semaine c'était mon stress qu'il fallait calmer. Plus les jours passaient, plus j'étais fatiguée; trop fatiguée que pour me sentir stressée; l'adrénaline se perdait quelque part entre mes cernes et les brumes de mon cerveau.
9h50. Nous sommes tous installés à nos sièges. Un surveillant nous édicte les règles de conduite, précise qui peut sortir quand, relit des instructions en cas d'incendie. Il y a deux énormes horloges de chaque côté de la pièce. Le temps s'écoule. Nous tentons de lire les questions à travers la feuille blanche. Nous regardons l'aiguille des minutes. Puis l'aiguille des secondes. Se rapprocher de l'heure pile.
9h59, 59 secondes. Nous pouvons commencer. Tout le monde tourne la page en même temps. La course commence.
5 minutes pour choisir mes questions. 8 questions, je dois en choisir deux; en général elles sont radicalement différentes de ce à quoi je m'attendais. 5-7 minutes pour le brouillon de la question un. 40-45 minutes pour l'écrire. Puis je passe à la question deux. 5-7 minutes pour le brouillon, 40-45 minutes pour l'écrire. En général il me reste 15 minutes pour me relire. Tout est une question de gérer son temps. J'observe la classe, je vois ceux qui ont fini d'écrire, et je sais que ceux-là ont bien réussi. Je vois ceux qui écrivent frénétiquement jusqu'à la dernière seconde, et je les plains.
J'arrête de regarder l'aiguille des minutes de la grande montre. Je regarde les secondes. 11h59, 59 secondes. "EU448, stop writing". Et je me dis, je l'ai fait, je l'ai fini, et j'imagine ce que cela aurait été si j'avais paniqué, si j'avais mis trop de temps à écrire mon brouillon - parce que dans cette course contre la montre, chaque minute compte, et le temps passe très vite.
Après l'examen, je vais généralement manger avec mes classmates. Au début de la semaine cela parlait de l'examen, mais maintenant, on est juste tellement fatigués, on ne demande même plus "quelle question tu as choisie". On se plaint d'avoir mal aux mains, on montre les bleus qu'on a développés sur nos doigts à force d'écrire contre la montre.
Et puis je rentre. J'écris les questions que j'ai eues sur mon blog. Je fais une petite sieste. Je me force à me réveiller au maximum une heure trente plus tard; et je commence à étudier mon examen du lendemain. A minuit j'arrête, je vais dormir, mes heures de sommeil sont plus importantes que toute étude de dernière minutes.
Et là, j'ai mon flatmate qui vit la nuit qui parle dans le couloir, tous les soirs, entre minuit et une heure. Il a une voix qui porte très fort. Et des sujets de conversation particulièrement inintéressants. Il périra en enfer, j'ai déjà condamné son karma.
Avec la fatigue, la tension, l'isolement, c'est vraiment une semaine à part, comme une parenthèse hors d'un autre monde. Ma vie est une horloge. Il s'agit de gérer mon temps, de contrôler les heures, les minutes, les secondes. Mon vrai stress n'est pas l'examen en lui-même; c'est le temps, ce sont ces minutes qui fuient.
Cet après-midi j'ai décidé de ne pas étudier. Je suis sortie de mon examen, je suis allée manger au parc avec des classmates. J'avais du mal à formuler des mots, même en français. "You look so out of phase", me disaient les gens que je croisais.
J'ai décidé de rentrer à pied, et en passant devant la cathédrale Saint-Paul, je suis entrée pour brûler une bougie pour Bonne-Maman. En pensant qu'en Belgique c'était son enterrement. Pendant la semaine, j'ai suivi la rédaction des textes, des intentions, chronométrant le temps que je passais sur l'ordinateur. Je n'ai pas vraiment pu réaliser.
Neuf heures ont passé depuis que je suis sortie de mon examen; cet après-midi j'ai dormi trois heures, et j'ai passé deux autres heures à me sentir malade comme jamais. C'est le relâchement du stress et la fatigue. Il me reste deux examens, un lundi et un mardi.
En discutant avec une classmate ce midi, on s'est rendues compte qu'on en avait vraiment bavé cette année, travaillant tous les jours, parfois tous les soirs, et récemment aussi les nuits. On a tout donné. Elle avait développé des horaires fous, travaillant tous les soirs jusque 5 heures du matin, ayant pris l'habitude de ne dormir que 5 heures par nuit. Moi je suis devenue une obsédée de la montre, du contrôle de mes heures. Toute la vie sociale qu'on a raté. Toutes les soirées écourtées, les lunchs refusés, les repas devant les cours, les journées en bibliothèque. Tout ça pour probablement obtenir entre 60 et 65%, la moyenne de la LSE. Parce que les statistiques le montrent: sur vingt personnes, 7 obtiennent entre 50 et 60, 12 entre 60 et 70, et une personne fait une distinction. Ou pas. La distinction, le mérite absolu, la reconnaissance suprême du cerveau surdoué. Jusqu'à présent je n'ai croisé qu'une ou deux personnes qui pourraient en faire une.
Mardi prochain, j'aurai terminé douze semaines de blocus. Elles-même concluant deux fois dix semaines de cours. On peut dire que j'en aurais bavé.
Et là je peux vous dire que j'apprécierai pleinement une vraie nuit de sommeil.

Monday, June 11, 2007

Les ex-à-main (oooh mais quel bon jeu de mot Bibil)
Voici le seul et unique post que je vais écrire sur mes examens. Oui, parce que je vous préviens que ça risque d'être un peu chiant, alors je vais limiter les dégats à un post que je vais éditer et rééditer perpétuellement, téléologiquement, ontologiquement et herméneutiquement (et tous les autres adverbes dont je comprends à peine le sens peuvent s'inscrire dans la lignée de ceux que je viens d'énumérer).
***
Lundi 11 juin. Examen: the Idea of Europe.
C'était moins terrifiant que je ne le pensais... Je stressais à mort avant d'entrer dans la salle, j'étais surtout très fatiguée parce que je m'étais levée super tôt pour faire une petite simulation d'examen pré-examen, avec le stress et l'adrénaline en plus. Super-tôt = 7h30. J'appelle ça tôt si je veux, d'abord.
Contrairement à ce que j'avais craint, je n'ai pas paniqué, j'ai écrit relativement vite et de façon cohérente, et j'ai même terminé 1/4 d'heure plus tôt pour pouvoir me relire. Donc ça a bien été, quoi. Enfin je crois.
Les questions auxquelles j'ai répondu:
1. Does the very idea of European identity depend on a contrast to an inferior non-European 'Other'?
(J'ai répondu Oui)
2. Can Europeans be defined as those people who inhabit geographical Europe?
(J'ai répondu Non)
La question à laquelle je n'aurais pour rien au monde voulu répondre:
- Is it helpful to conceive Europe in terms of a 'non-empirical site of a movement' (a 'life-world')? Discuss with reference to the work of at least one philosopher.
(Et là je ne sais pas ce que j'aurais répondu. Quelque chose me dit que j'aurais dû parler de Heidegger. Peut-être. Mais heureusement c'est un questionnaire à choix multiples, on n'est pas obligé de répondre à tout).
14h30. J'ai un examen demain.
Vous m'entendrez dire cette phrase encore quelques fois avant la fin de la session.
***
Mardi 12 juin. Examen: Identity, Community and the Problem of Minorities
Ce fut une très courte nuit. Une nuit de 7 heures, donc, mais j'appelle ça une courte nuit parce que vu mon état de fatigue le réveil est très difficile.
Les questions étaient radicalement différentes de ce à quoi je m'attendais. Mais après un petit cinq minutes de réflection, à me dire "ne pas paniquer ne pas paniquer ne pas paniquer", j'ai choisi:
1. Is there any merit to the suggestion that "ethnicity is about how we see ourselves, and race is about how other people see us"?
(J'ai répondu oui)
2. Do affirmative action policies perpetuate separate rights for different groups?
(J'ai répondu oui mais que c'était pour la bonne cause)
Et puis je suis rentrée, je me suis dit que j'allais faire une petite sieste pour me remettre en forme. La sieste a duré 4 heures. L'alarme incendie aurait sonné que je ne l'aurais pas entendue.
Demain, pas d'examen, trop la fête! Je me permets carrément 1/2 heure de pause de plus sur mon programme pour glander sur facebook.
Un peu pathétique mais bon.
Allez j'y retourne.
***
Jeudi 14 juin. Examen: Minorities and Migration
Autrement formulé, mon examen le plus difficile. Déjà pendant le trimestre où j'ai suivi le cours, je terminais chaque séminaire par un bref moment de panique en pensant "et dire que j'aurai un examen sur ça en juin". Dès le mois d'avril j'ai commencé à stresser à mort à l'idée de ce qui allait me tomber dessus, et hier j'en était presque malade...
Moi, hier, à Nina: "Les questions de révision sont vraiment très difficiles. J'espère que celles de l'examen seront plus simples..."
Nina, pour me rassurer: "Ah non, en général, les questions que cette prof donne sont assez difficiles".
Blanc.
Et je recommence pour tenter de calmer mon stress: "Oui mais, elle va coter de façon généreuse non?"
Nina: "Ah, non, elle est très perfectionniste. On n'a jamais beaucoup de points avec elle".
Re-blanc.
Heureusement les questions qui sont tombées n'étaient pas si traumatisantes que ça, enfin comparé à ce à quoi je m'attendais.
1. How useful, conceptually and empirically, is the distinction between 'old minorites' and 'new minorities'?
(Pas très useful indeed)
2. "Immigration undermines the welfare state". Discuss
(Peut-être bien que oui, peut-être bien que non, on ne sait pas le prouver. Mais tiens, en parlant de welfare state, ceci ne vous rappelle-t-il pas un post plaintif?)
Sur ce, j'ai un examen demain. Hééé oui je ne connais pas le repos.
***
Vendredi 15 juin. Examen: Politics and Government of Eastern Europe
Je suis complètement déclassée. Fatiguée. Crevée. Comme vous voulez. J'ai du mal à écrire, là, je crois que je vais aller dormir. Encore.
Au moins j'ai très bien réussi mon examen aujourd'hui, et j'ai un week-end avant mes deux derniers.
1. Account for the failure of the attempts to reform the economic and political system of communism
(Peut-être une distinction pour celui-là)
2. Why was a negotiated transition to democracy possible in some Eastern European countries, but not in others?
(Ca me rappelle vaguement quelque chose. Mais oui, une discussion avec mon prof pendant les révisions...)
(Si vous voulez tout savoir il n'y a qu'en Pologne et en Hongrie que cela a été possible, j'ai la flemme de vous expliquer pourquoi).
Dormiiiiiiiiiir.