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Monday, December 15, 2014

Le salon

Ca vous dirait une petite séance d'avant-pendant-après? Oui? Alors allons-y!
Avant



Pendant

Après



Si certains d'entre vous ont des doutes, il s'agit bien de la même pièce... A l'endroit de la colonne se trouvaient des murs et des portes, j'ai tout ouvert pour agrandir l'espace! J'ai déplacé la cuisine, j'ai viré la cheminée, puis j'ai ajouté un ensemble bibliothèque-cassette le long du mur... Mais j'ai quand même tenté d'ajouter une petite ambiance Expo 58, puisqu'il s'agit d'une des maisons témoins de l'expo!
Bonne journée à tous, que vous fassiez ou ne fassiez pas grève (perso j'ai procrastiné la thèse en faisant des broderies jusqu'à présent, donc du coup je ne sais pas trop dans quelle catégorie j'appartiens).

Thursday, November 13, 2014

La to-do list

Je suis dans ma chambre. Je regarde autour de moi, et ce que je vois, ce ne sont pas les murs joliment peints, ni les abats-jours dans les tissus des rideaux, ni la commode repeinte dans la même peinture que les plinthes. Pourtant c'est ça que remarquent les gens quand ils viennent visiter chez moi: que c'est fini, que je suis "installée". Mais non. C'est loin d'être fini, et je suis loin d'être installée. Moi ce que je vois dans cette pièce, ce sont les trois araignées dans un des coins, et ma procrastination du moment où je vais devoir les gérer, car de toutes façons ne nous faisons pas d'illusions, ce sera pour moi. Je vois aussi qu'il manque une ampoule à une lampe. Sur ma commode se trouvent en vrac des affaires de la salle de bain, et planqué entre le mur et l'armoire, les paniers dans lesquels je suis supposée les trier. Ils sont à la même place depuis juillet. A côté j'ai une caisse avec mes bas-collants et mes ceintures, et sans doute d'autres choses; à jeter? Entre mon lit et mon mur, d'autres caisses débordent. Je n'ai aucune idée de ce qu'il y a dedans, j'ai des peluches qui semblent sortir des unes, du matériel de bureau d'une autre. Sans doute du courrier, encore et toujours, éternellement, tout ce courrier que j'ai empilé en vrac depuis 2007 sans aucun tri. En face de moi, sur le mur, la peinture se fissure là où se fait le raccord entre la colonne porteuse et le mur. Ce mur est vide. Je voudrais y mettre des cadres, mais il faut que je choisisse les photos que je devrais développer. Ces photos que je dois récupérer à gauche et à droite, que je dois centraliser. Un jour. Et ça, c'est juste pour cette pièce.
En fait, tout dans cette maison est une to-do list. 
Parfois, j'ai l'impression d'avancer. Je travaille au jardin. Je fixe un cadre. Je trie du courrier. Je vide une caisse, la déplie et la met à côté des autres dans le garage. Mais la tâche est tellement énorme et semble tellement vaine, en fait je n'avance pas. Pour chaque morceau de caisse vidée en haut, il y a en bas de la vaisselle qui s'accumule, de la lessive qui n'est pas faite, ou du matériel de couture qui se retrouve mal placé. Dans mon salon, j'ai planqué du désordre derrière les rideaux, derrière des chaises. Il y a des affaires partout, de l'inclassable qui déborde, de l'inachevé à chaque coin. C'est comme si le désordre avait une vie indépendante et venait s'immiscer par tous les interstices, un peu comme le froid dans une maison sans chauffage. D'ailleurs il fait froid ici. J'allumerais bien un feu, mais j'ai tenté cette semaine de relire le mode d'emploi de ma cassette, et non seulement je ne comprends toujours pas le mécanisme, mais j'ai réveillé une guêpe en hibernation, et vous savez tous combien j'aime ces bêtes... 
Et je sais bien que je pourrais prendre mon courage à deux mains et faire une grande action, au lieu de toujours faire des petits trucs qui m'épuisent à chaque fois un petit peu. Mais c'est comme la thèse. Là aussi, je devrais faire une grande action. Mais c'est trop à gérer de front, à gérer toute seule. Alors entre temps, le temporaire devient permanent. 
Je me demande si l'année prochaine à cette période-ci, mes affaires de salle de bain ne seront pas toujours au même endroit sur la commode...

Tuesday, September 02, 2014

Travaux, encore et toujours

Conversation avec mon frère.
Moi: J'ai un service à te demander.
Lui: Vas-y, dis-moi.
Moi: Je sais que tu sais ce que je vais te demander.
Lui: Porter des trucs?
Moi: Non.
Lui: Creuser des tranchées?
Moi: Oui.
...
Si on voit ça d'un angle positif, la liste de corvées à encore faire pour terminer ma maison se réduit tellement que mes demandes en deviennent prévisibles.
En gros, personne ne veut m'aider à bêcher le jardin, et je les comprends.
In other news, mon bureau, aka le no man's land des caisses, est passé de ceci:
 A ceci:
(Photo floue prise dimanche soir à 23h).
Vous ne le voyez pas mais sur la gauche se trouve un petit bureau et sur la droite, un mastodonte de meuble Ikea qui se monte en 54 + 26 étapes et demande d'être fixé au mur... Rien que pour lui je vais demander à quelqu'un de faire des photos artistiques de ma maison une fois le tout terminé.
Tout ceci a eu lieu grâce à l'aide précieuse et déterminante d'Isa et de Soph, que je remercie amplement et publiquement sur ce blog, et qui ont passé tout leur dimanche à monter des meubles Ikea. Et l'autre Soph est allée avec moi chercher lesdits meubles le samedi, qui pesaient environ trois tonnes, étaient répartis en sept paquets et devaient être montés au deuxième étage.
Bon, ça a l'air rangé comme ça, mais les caisses ont juste été déplacées dans la salle de bain, ce qui fait que je ne suis pas au bout de mes efforts. Mais le plus important c'est que le tapis semble beaucoup convenir à Knacki et Fourchette...

Monday, July 28, 2014

C'est fatigant de déménager, en fait

Le changement, ce n'est pas une mauvaise chose. Mais nom d'une boite en carton, qu'est-ce que ça peut être épuisant... Ces trois dernières semaines, je n'ai fait que vider des boites, nettoyer la maison, aller chez Ikea, faire des listes, harceler des corps de métier réticents et inviter des gens à venir voir le résultat. C'était hyper intense, et en même temps, j'ai vraiment l'impression de n'avoir rien fait... Il y a toujours des montagnes de caisses, ma bibliothèque est loin d'être peinte, mon jardin est un terrain vague, ma buanderie une zone de guerre, et ne parlons surtout pas de la pièce dans laquelle je suis supposée me créer une atmosphère de travail sereine et détendue pour conclure cette thèse et qui contient à la place toutes les caisses que je n'arrive pas à gérer pour l'instant... Sans parler de l'état de cette thèse qui ne s'écrit pas toute seule. En plus il fait super chaud dans cette maison pleine de baies vitrées. J'admets avoir eu un low point lorsqu'il faisait 32 degrés dans mon salon, et que j'ai dû monter mon ventilateur en kit dont chaque pièce pesait des tonnes avec des mains glissantes de transpiration. Ou quand deux renards se sont disputés sous ma fenêtre à 2 heures du matin en faisant un bruit sorti de l'enfer et que j'étais toute seule dans ma chambre à me faire des films. Ou quand je constate que tel mur est humide, tel joint s'est désolidarisé, telle porte ne ferme plus, et que bon, il faudrait faire une liste, oui, il faudrait. Je l'admets, j'ai été totalement dépassée.
Mais bon, petit à petit, la situation s'améliore.
D'abord, je commence à être un peu moins parano d'être seule. Au début je remplissais ma maison de monde tous les soirs pour ne pas y faire face, mais cela me rattrapait quand les invités partaient et que ma maison se plongeait progressivement dans le noir. Comme je le disais dans un autre post, ce n'est pas la perspective de la solitude qui me fait peur, mais plutôt la vulnérabilité qui l'accompagne... Si jamais quelqu'un s'introduit chez moi alors que je suis dans la maison, je suis sans défense. Il y a une partie de mythe urbain là dedans (avoir lu la presse anglaise avec toutes ses histoires traumatisantes de homejacking n'a clairement pas aidé), mais aussi une partie de vécu. Il y a quelques années, mes grands-parents ont eu un homejacking chez eux. C'était en pleine journée, deux voleurs se sont introduits dans leur maison et ont vraiment pris leur temps pour les dépouiller de tout ce qu'ils avaient, tout en étant inutilement menaçants et brutalisants alors qu'ils s'en prenaient à deux octogénaires... A l'époque, ma famille habitait en face, et nous n'avions rien vu. Aujourd'hui, j'ai beau avoir une alarme, des clés sécurisées, des systèmes d'appels de panique et un chien, si un jour quelqu'un se retrouve face à moi dans ma cuisine avec un couteau, tous ces mécanismes de défense ne me serviront pas à grand chose. Bref, je n'ai pas peur de vivre seule, d'être face à moi-même les soirs où je n'ai rien prévu. Mais dans cette maison, la fragilité qui accompagne la solitude, c'est difficile. Pendant deux semaines Knacki a dormi dans ma chambre, et je me réveillais au moindre bruit, mon téléphone allumé à côté de moi. En journée, je m'enfermais chez moi et jonglais entre les différentes zones de l'alarme en fonction des pièces dans lesquelles je me trouvais. J'allumais et éteignais des lampes lors de tous mes déplacements pour faire croire à une occupation intensive de la maison. Enfin, glauque, quoi. Mais comme je le disais, ça commence à aller mieux. Je me rassure en écoutant les histoires de cambriolages de mes voisins, qui même si elles ne sont pas très drôles, se sont toutes passées alors qu'ils étaient absents. Et puis, je commence à accepter la part d'irrationnel là-dedans. Paradoxalement, je n'ai jamais eu peur pour ma sécurité lorsque j'habitais seule à l'étranger, je n'avais peur que de l'ennui. C'est bizarre comment l'esprit fonctionne, parfois...
Ensuite, je commence à me créer des routines. Les choses commencent à prendre moins de temps, ou me semblent commencer à prendre moins de temps. Suivre le même parcours pour la promenade de Knacki. Suivre le même enchainement d'actions avant de quitter la maison, avant d'aller dormir. Au début, il me fallait près de deux heures avant de pouvoir quitter la maison, entre localiser mes vêtements, prendre une douche puis tout éponger parce que le joint fuit, prendre mon petit déjeuner, faire manger Knacki, promener Knacki, vider un lave-vaisselle, nettoyer les surfaces des tables et plan de travail, etc etc etc. Je n'avais aucun automatisme. Maintenant j'ai l'impression que ça prend toujours du temps, mais réfléchir à l'enchainement de mes actions me fatigue déjà moins.
Puis, j'ai commencé à créer des souvenirs autres que les souvenirs peu glorieux des premiers jours. Je commence à inviter la famille, les amis qui n'ont pas pu venir à la pendaison, les voisins que je ne connais pas encore... J'ai ressorti les livres de cuisine, j'ai testé de nouvelles recettes, j'ai reçu des gens le soir, puis encore le lendemain midi pour finir les restes. J'ai fait un peu de couture (mais pas beaucoup, je ne suis pas encore bien installée à ce niveau-là). J'ai regardé la télé en pyjamas jusque midi un dimanche. J'ai repris un vieux projet de point de croix. J'ai reçu quasiment tous les potes chiens de Knacki (il manque juste Sushi). Je commence à penser à des plantes et à mettre des cadres.
Et puis enfin, j'ai un peu honte de l'avouer, mais j'ai fini par céder et par déléguer le nettoyage... Je passais entre 7 et 9 heures par semaine à nettoyer ma maison et même comme ça, ce n'était jamais propre! Ca me rendait dingue, tout ce temps perdu à nettoyer des sols et des escaliers, pour que ce soit tout de suite sale après... 
Enfin voilà, ça prend du temps de s'installer, ça fatigue, c'est stressant, on ne se sent pas immédiatement chez soi, mais ça s'améliore petit à petit!

Monday, July 21, 2014

Update caisses

Vous en aviez tellement envie, je le sais.
Après beaucoup d'huile de coude sous un temps caniculaire, je suis parvenue à faire diminuer de moitié - DE MOITIE! - le nombre de caisses! Oui! Vous ne rêvez pas Mesdames et Messieurs! Depuis il y a des playlists que je ne peux plus écouter, j'ai vidé tout mon stock de sacs poubelles, et il y a des vêtements que j'ai lavés en mode coton 60° alors que jusqu'à présent c'était réservé aux draps et aux essuies... Mais le résultat est là.
1. Le changement le plus spectaculaire a eu lieu dans le salon, où vous pouvez voir à présent ceci, à savoir mes livres qui doivent être rangés dans le meuble en face, qui lui-même doit encore être peint.

Oui, j'ai tout ça de livres, et je dirais que la répartition est de 50/50 entre les livres de cuisine et le reste.
2. Ici, vous voyez les vêtements, non pas ceux qui ne rentraient pas dans l'armoire... Mais plutôt ceux dans lesquels je ne rentrais plus. Ahlala. La thèse et ses dix kilos de plus, que voulez-vous. J'ai plein de fringues à donner du coup, si ça vous intéresse.
3. Et puis bon, évidemment...
Les inclassables. 
* Désespoir *
(Au fond, les caisses transparentes pleines de tissus, là, j'ai considéré comme rangé.)
Alors, le dilemme: procrastiner la thèse en rangeant des caisses, ou procrastiner les caisses en travaillant à la thèse?
Bonus:
Knacki ça va mieux, si vous vous demandiez... Mais elle passe environ 80% de son temps sur le canapé.
Dans la vie, tout est une question de compromis. 
(Les 20% restants sont consacrés à grogner sur les pigeons depuis le balcon).

Monday, July 14, 2014

Des boites et des meubles

J'avais plein de projets pour ce blog après mon déménagement. Je voulais faire des posts récapitulatifs de mes travaux, des posts avec des photos avant/pendant/après, et puis vous parler de ce que cela faisait d'avoir de nouveau une vie après s'être tellement impliqué dans ce projet, s'il était vrai qu'il existait un travaux-blues... Et puis, à la place, est venu ceci.
 Ou encore ceci

Ou encore, ceci.
Bref, j'ai quand même eu du boulot.
En fait, mon déménagement, ça ne m'a pas vraiment fait l'effet imaginé. Dans ma tête, je pensais qu'après avoir passé tellement de temps sur l'aménagement de cet espace, je me sentirais immédiatement chez moi une fois le déménagement passé. Limite, que je pleurerais de joie quand je recevrais les clés définitives et que je pourrais prendre mon premier bain dans une baignoire enfin propre. Mais je n'en suis pas encore à l'euphorie, ni même au soulagement. 
Quand j'allais vivre dans un pays étranger pour mes terrains, il ne me fallait pas deux jours pour connaitre les lieux. J'arrivais avec une valise, souvent dans un studio, je déballais en une heure, puis je me mettais en quête de la pizzeria la plus proche. Seulement, cette fois-ci, ça ne s'est pas vraiment passé comme ça. En fait, à la place, j'étais complètement perdue. Toutes mes affaires étaient dans des boites qui se ressemblaient toutes, je ne savais rien utiliser dans ma cuisine, Knacki hululait à la mort depuis son panier et refusait de manger, et il pleuvait comme rarement il a plu dans ce pays. Quand est venu le moment où j'étais vraiment en rade de chaussettes, je suis retournée chez mes parents fouiller les malles à linge tellement j'en avais marre de fouiller mes caisses sans rien trouver. J'ai dû faire des tonnes d'aller-retour chez Ikea, aller en urgence m'acheter un aspirateur ou une machine à laver, faire des listes de courses kilométriques pour le supermarché parce que laisse tomber si tu cherches de l'huile d'olive dans tout mon brol, il n'y en a pas... Puis aussi continuer à être là pour ouvrir aux corps de métiers parce qu'en fait tout n'est pas fini, il faut corriger un joint ici, installer un luminaire là, faire une retouche de peinture à un autre endroit, enfin des broutilles qui oscillent dangereusement entre la to-do list et la liste des choses qu'on fera "plus tard" (lire: "jamais").
Finalement c'est un peu la même distinction qu'il existe entre un mémoire et une thèse. Quand on va à l'étranger, on amène une valise. Ici, pour mon déménagement, on a rempli sept coffres entiers de voitures avec mon brol, et depuis, il traine. L'ampleur de la tâche n'est pas du tout la même. Peu importe que je déballe des caisses à longueur de journée, le brol ne diminue pas. Et l'espace qu'on vient de nettoyer devient de nouveau tellement vite sale...

Enfin au bout d'une semaine, ça va mieux. D'abord, parce qu'il a arrêté de pleuvoir, et ça c'est déjà meilleur pour le moral et pour la boue. Ensuite, parce que j'ai déballé la plupart de mes vêtements, la plupart de mes affaires de cuisine, et ma cave est en ordre... Plus que quelques jours et il ne me restera plus que les livres (à n'installer que quand le meuble que vous voyez ci-dessus sera peint, cad que c'est dans la to-do list, mais si je déballe des trucs dessus, ça passera dans la liste dans laquelle ça ne doit pas passer). Il me restera aussi mes affaires de thèse, et ma collection de tissus (qui n'est pas des moindres), et les fameuses boites inclassables dont on ne sait jamais vraiment quoi faire. Je ne dis pas que cela ressemblera à quelque chose d'ordonné, mais au moins ce sera déjà un peu moins le chaos. 
Pour Knacki, par contre, ça ne se passe pas si bien. Elle est à la fin de sa seconde grossesse nerveuse, et elle est complètement déprimée. Elle ne bouge pas de son panier, elle ne mange pas, elle ne joue pas, elle ne veut pas se promener, elle pleure sans arrêt. Je dois faire des aller-retours chez mes parents pour qu'elle accepte de manger là-bas. Elle est agressive avec les autres chiens, même avec Fourchette. Bref, le début est vraiment difficile. Mais ça se débloque petit à petit. Ce n'est pas gagné pour autant, mais depuis que je lui ai donné accès au canapé, ça a commencé à changer. Oui je sais, je sais, mais bon. Le déclic a été fait, maintenant ça ne peut que s'améliorer. (Et il y a un plaid).
Et bon, pour ma part, je flippe pas mal quand je suis seule dans cette maison... Ce n'est pas tellement que la solitude me dérange, c'est plutôt que je me sens beaucoup plus vulnérable qu'avant. Il y a eu beaucoup de cambriolages dans le quartier, mes quatre voisins directs ont été visités dans les sept derniers mois, et les pics de cambriolages se passent le plus souvent juste après un déménagement... Je m'en fous un peu qu'on me vole des trucs, je n'ai rien de valeur dans cette maison de toutes façons, mis à part mes poutres porteuses qui valent bonbon mais qui sont difficilement transportables. Mais bon, un cambriolage, c'est une intrusion dans son espace privé, et si ça se passe quand je suis là... Il ne faut pas faire beaucoup d'observation pour se rendre compte que je vis seule... Même si j'ai une alarme, je garde malgré tout toujours mon téléphone à proximité au cas où j'aurais besoin d'appeler un numéro d'urgence. Et je ne vous dis pas la flippe la première nuit que j'ai passée seule dans la maison! Tous les bruits me faisaient sursauter, je regrettais amèrement de ne pas avoir pris un appartement comme c'était le plan initial, derrière la protection d'une seconde porte d'entrée et sans accès direct aux fenêtres depuis l'extérieur... Depuis, je me raisonne un peu, je me dis que tous les cambriolages qui ont eu lieu dans le quartier ne se sont jamais fait que quand les gens étaient partis, et que si jamais il y a quelqu'un qui vient quand je suis là, j'ai une alarme qui a été bien conçue, et j'ai un chien.
Oui, enfin bon, ça reste quand même un chien.
Bref, plus de détails pour plus tard... Et je n'oublie pas que j'ai prévu un tas de trucs pour ce blog, ça prendra juste un peu plus de temps que prévu, mais ça viendra!

Tuesday, June 17, 2014

Pendue!

Et oui, vous ne rêvez pas, je vous parle bien de ma Pendaison de Crémaillère! Cela veut-il dire que mes travaux sont terminés? Heu, non, pas tout à fait. C'est juste qu'à un moment donné j'ai décidé de fixer une date de grosse fête en juin pour motiver les travaux à ne pas s'éterniser, parce que le mois de juillet se rapprochant, les congés du bâtiment, tout ça, je ne me sentais pas trop jouer les prolongations.
Bref.
L'intérieur était fini, c'est déjà ça. Mis à part quelques trucs. Plus ou moins gros. Enfin comme je l'a dit, bref.
Le thème? Pantoufle Party.
Pour protéger le parquet qui doit de toutes façons être refait (ironie). Mais au moins ça a donné lieu à de bonnes photos et ça a protégé les murs:



Pour ce qui est de la pendaison, on a eu beaucoup de chance avec le temps! Presque 30 degrés, pas un seul nuage à l'horizon, beaucoup de luminosité, bref les conditions idéales pour que les gens soient relax et que la maison soit présentée sous son meilleur jour. Quelques photos d'ambiance:

Houla dites, ça change de l'ancienne cage d'escalier non? Ah mais c'est la même en fait! Mais si, je vous assure, c'est la même qu'avant!

J'ai reçu un teckel cale-porte (ainsi qu'une multitude d'autres cadeaux non représentés ici, et un cadeau commun qui n'était pas des moindres, dont je vous remercie moultement. Il m'a fort aidée le lendemain et heureusement que le mode d'emploi était relativement intuitif pour l'état d'éveil de mon cerveau frivole)
(Ceux qui ne sont pas au courant vont pouvoir dès maintenant se poser des questions).

Oh! Fourchette a trouvé quelque chose qui l'intéressait.

Strepy aussi a trouvé quelque chose qui l'intéressait.

Julie me fait remarquer que j'ai décidément fait placer ma hotte bien haut (surtout qu'elle fonctionne sans télécommande) (Car au cas où la cuisine rehaussée ne vous vend pas la mèche, je suis en effet très grande) (Et Julie pas particulièrement) (Mais ne chatouillons pas les points sensibles) (elle est belle cette robe, non?).

Ma salle de bain, the place to be
Quelques bouteilles de bière Vedett personnalisées à l'effigie de mes travaux et de Knacki...
Et enfin, l'événement a définitivement été marqué par la présence...

... des croques-monsieurs bio de Keep on Toasting! (Vous vous attendiez à quoi?) 
Si vous me permettez ma minute de pub, il s'agit d'un food truck lancé par le frère d'un ami, le concept est génial et les croques (bio au pain d'épeautre, ce qui a été très apprécié des intolérants du gluten) sont absolument délicieux! Un food truck dans votre place de parking, ça met directement toute une ambiance, ça fait très apéro de ville branché, et ça rend jaloux le glacier du quartier, comme vous pouvez le voir:


Ca a même mis tellement d'ambiance que les flics ont débarqué sur le coup de 22h45, ce qui me fait émettre deux hypothèses (potentiellement cumulables): 1. mes voisins me détestent après un an de marteau piqueur mais n'osent pas me le dire en face et préfèrent appeler la police, et 2. la population du quartier est décidément vieillissante. Mais à que cela ne tienne, la fête a continué à l'intérieur jusqu'aux petites heures! 
Au final, je pense que de toutes les fêtes que j'ai organisées, celle-ci est celle dont j'ai le mieux profité... Déjà, le fait de ne pas devoir s'occuper de la nourriture fait toute la différence! Et puis j'ai pu inviter particulièrement large, avec une météo vraiment clémente, j'ai pu parler à tout le monde, faire visiter la maison, partager mon expérience avec, pour une fois, un appui visuel... Et il y a aussi le soulagement et la fierté de voir malgré tout arriver la fin d'un si grand projet! Bref j'étais vraiment heureuse de cette pendaison, et les gens étaient contents d'être là, tous en tenue d'été, c'était vraiment chouette.
D'ailleurs si vous avez des photos ou des vidéos, n'hésitez pas à me les envoyer pour que je puisse faire un montage... (Mais si, mais si, vous avez envie d'un vidéo montage, c'est moi qui vous le dis).
Au prochain post je vous raconterai les mésaventures de mon remplacement d'égout, tiens, ça vous changera de l'habitude...

Thursday, June 05, 2014

Et sinon, une sneak preview de la façade arrière...

J'ai osé la couleur. Rouge brique, tendance vers l'orange, disons Roland-Garros en période de sécheresse.
Que c'est beau les amis, que c'est beau.

Monday, June 02, 2014

Touchons du bois

Et sinon, ça avance les travaux chez toi, Bibil? Me demanderez-vous.
Et bien figurez-vous que je n'ai pas trop à me plaindre, parce que depuis peu, j'ai un parquet! Collé et cloué à l'ancienne, anti-moderne, grand-mamy style. Voici les différentes étapes du processus:
1. Mettre un sous-parquet

2. On dessine le motif

C'est un motif Point de Hongrie, ou encore Chevrons, apparemment un grand classique des appartements bourgeois haussmanniens, mais que j'ai surtout vu à foison lors de mon séjour à Londres. Je sais, je vais à contre-courant de la mode, mais que voulez-vous. Quand j'ai une idée fixe, la mode est secondaire.
3. On pose

4. Tadaaam! Bon après il y a moultes couches de primer et de vernis qui suivent la pose du parquet. A vue de nez, la photo ci-dessus, c'était juste avec le primer.

Et ici c'est fini.

Quand je dis "fini", il y a quelques taches dans le vernis qui me travaillent un petit peu, mais mes ouvriers et même ma propre soeur me disent qu'il n'y a que moi qui le vois. Affaire à suivre, ce n'est pas tout-à-fait terminé donc... Presque mais pas encore. Comme le reste de mes travaux, globalement. Il n'y a plus grand chose à faire, mais quand même encore un petit peu...

Monday, May 12, 2014

Faire partie du club

Une de mes plus grandes surprises du passage de la trentaine, c'est qu'à l'âge où nous sommes sensés avoir vécu de belles et nombreuses expériences, et bien étonnamment les conversations deviennent très limitées. Les enfants, la conjugaison du travail et des enfants, les allergies des enfants, les crèches des enfants, ce qu'on ne peut plus manger quand on attend des enfants, ou la répartition des tâches ménagères quand on a des enfants. Bref, toutes des choses que je peux m'imaginer, mais sur lesquelles il n'y a pas beaucoup d'échange possible quand on n'a pas, justement, des enfants. Au point que parfois j'ai l'impression que tous les parents font partie d'un club, dont j'ai non seulement raté la deadline d'inscription mais apparemment aussi le concours d'entrée. La plupart du temps, quand je vais quelque part, je suis en minorité totale, la seule à venir seule. D'ailleurs il y a certaines personnes que je ne vois plus. Cela devient pénible parce que quand on se voit, on ne sait parler que de bébés. De leurs bébés.
Donc ça m'a bien surpris quand j'ai entendu dire, "avec Bibil ça devient pénible parce que quand on se voit, on ne sait parler que de travaux". Je réalise qu'en fait, je fais exactement pareil. C'est juste une question de sujets d'obsession. 
Je m'explique.
Quand je vais chez des gens, j'attends presque avec enthousiasme qu'on me pose la question. Vous savez. "Comment vont tes travaux". Les travaux, le planning des travaux, les choses qui ne se passent pas comme prévu dans les travaux, les corps de métier qui réalisent les travaux, les relations de voisinage à cause des travaux... Il y a toujours quelque chose de neuf à dire, un nouveau développement. Quand on me lance, je suis intarissable. J'ai besoin de partager, de libérer et d'évacuer toute la pression, mais aussi toute la fierté qui se construit autour de la chose. A présent j'évalue le succès de ma progression personnelle par rapport à la progression des travaux. Ma projection dans l'avenir ne se fait que dans les futures pièces de ma maison. Toutes les nuits je fais au moins un rêve sur le sujet. Mes travaux me stressent et me boostent en même temps, me dépriment puis me font vibrer. Le temps passe à une vitesse incroyable depuis qu'ils sont là. A chaque étape du planning se succède une autre, quand ce ne sont pas les rideaux c'est la peinture, ou ce sont la dimension des plinthes. Je suis tout le temps à cocher une case à ma to-do list, mais à en rajouter deux par la suite. Et ce n'est pas juste que ça prend du temps. C'est que je suis totalement et irrévocablement obsédée par la chose. Je suis accroc, totalement dépendante. Il n'y a plus rien d'autre qui m'intéresse; la thèse, la vie sociale, la famille, le blog, et même Knacki, tout ça, ça passe après.
Et le pire c'est qu'il y a pas mal de gens qui sont aussi accrocs que moi. Et je le vois bien, ceux qui font partie du club; ceux qui font des travaux, ceux qui en ont fait, ceux qui me demandent des photos "parce que ça a dû avancer depuis", puis qui me montrent les leurs "parce que ça a avancé depuis". Ceux qui connaissent mes horaires de réunion de chantier, ceux à qui je peux demander des échantillons de peinture et des adresses de parqueteurs ou des conseils de vis à gyproc. Ceux qui sont dans la même galère que moi, mais une galère qu'on vit comme un certain épanouissement quand même, et qui nous manquera quand elle ne sera plus là.
Et puis, il y a ceux qui ne font pas partie du club. Ceux que cela n'intéresse pas. Ceux qui viennent visiter mon chantier comme s'ils me faisaient une faveur, et qui baillent aux corneilles dès que je m'emballe sur la nuance de mes carrelages. Et puis ceux qui m'écoutent avec envie, pour ajouter ensuite que j'ai trop de chance, qu'eux ne parviennent pas à obtenir de prêt, ou ne savent pas se projeter dans l'avenir. Ou ceux qui complexent parce que vraiment, tout le monde s'y met, il serait temps qu'eux aussi. Ceux à qui mon chantier leur rappelle la pression sociale, que la vie est une compétition à qui réussit le mieux et que dans cette course, ils ont une case qui n'est pas cochée. 
Alors s'il y en a parmi vous qui rentrent chez eux tout déprimés en se disant qu'ils n'en sont nulle part, alors que tellement d'autres personnes y sont... Tout est relatif, finalement. Ce qui convient à l'un ne convient pas forcément à l'autre, le tout est de trouver vos propres sujets d'obsession.
Et puis vraiment, savoir si je trouve ça normal qu'un pédiatre refuse de prescrire autre chose que de l'homéopathie à votre enfant... C'est vraiment aussi fascinant que quand je vous parle de mes poutrelles HEA.

Wednesday, April 23, 2014

Bref. J'ai monté un meuble Ikea.

Cette semaine, je suis allée chez Ikea. J'ai demandé un meuble à la vendeuse. Elle m'a dit, "il est de stock". Je me suis dit, "super, il est de stock". Je suis allée au stock. J'ai vu une boite en carton. Elle n'avait pas la forme du meuble. Je me suis dit, "ah." Il n'était pas cher. Alors je l'ai pris.
J'ai regardé les instructions. Il y avait des images, et les images disaient, "construire le meuble sur un tapis". Je suis allée sur un tapis. Les chiens sont venus.

J'ai regardé les vis. Je n'ai pas compris. J'ai comparé les vis au manuel, et là j'ai compris.

C'est ça. C'est du bois, en fait.
J'ai placé les premières vis. J'ai vu qu'il me fallait un tournevis. Je suis allée chercher un tournevis. Quand je suis revenue, Knacki avait mangé des morceaux de bois. Elle a beaucoup aimé.

J'ai demandé à mon père de m'aider. Il m'a dit "tout de suite". Comme il n'était toujours pas là, j'ai commencé sans lui. Deux heures après, mon père n'était toujours pas là. J'avais monté tout le meuble.
Puis j'ai pris la porte, et j'ai vu, elle était abîmée. Je suis allée au service après-vente. Comme j'étais fière de moi, j'ai pris tout le meuble avec. La dame a dit, "vous voulez échanger le meuble". J'ai dit, "je veux échanger la porte". Elle me dit, "pourtant vous avez le meuble." J'ai dit, "oui mais je veux juste la porte". Elle est allée me chercher un nouveau meuble. J'ai pris juste la porte. Je me suis sentie coupable pour l'environnement. Je suis rentrée.
Et là, mon père était venu m'aider, mais je n'étais plus là.

Puis je me suis dit qu'Ikea c'était facile. Je me suis dit que monter des meubles c'était facile. Je me suis dit que je pouvais peut-être faire mes propres meubles. Puis j'ai vu une vis en trop.

Et là j'ai commencé à paniquer.
Entretemps Knacki avait mangé le carton de l'emballage.

Elle a été malade toute la nuit.
Bref, j'ai monté un meuble Ikea. 

Tuesday, March 25, 2014

Oh! La varicelle

C'est marrant, l'enduit sur gyproc, quand même. Vous ne trouvez pas?
 
Et puis, sachez que je regarde à présent les rideaux. 
Quelques échantillons: Pour le dressing? (aka mon bureau aka mon atelier couture aka la pièce à brols)
  
Pour le salon? (Peint en gris-bleu, à priori)
  
Et puis finalement... Pour la cuisine?
  
Hein? Dites?
  
Non? 
Et puis vous avez envie de voir une cage d'escalier. Mais si. Vous voulez voir.
  
Voilà, vous avez vu.

Thursday, February 20, 2014

Bibil a-t-elle bon goût? Seconde édition

Une des salles de bain est carrelée! Youhoouuu. Tout le monde était un peu sceptique au début sauf moi, parce que j'avais ma vision. Et maintenant que ma vision est 'réalisée', tout le monde agit de façon très convaincue, sauf moi qui devient un peu sceptique. Ce n'est pas l'effet que j'imaginais, mais en même temps c'est peut-être mieux comme ça, parce que l'effet recherché était sans doute un peu trop, comment dire... Un peu trop ma vision. Mais c'est un general disclaimer pour que vous ne me jugiez pas au cas où vous n'aimez pas, parce que en fait je trouve ça pas mal.
In the making
Terminé
Oui, c'est bien une imitation bois que vous voyez au mur. Détail:
Cette partie-ci des travaux est définitivement sympa parce que cela devient très final et je commence à pouvoir m'y projeter. Mais c'est aussi stressant parce que du coup je me demande si j'ai vraiment bien fait de choisir ce carrelage et si c'est pas trop un effet de mode qui passera dans quelques années, et si ce parquet va avec l'ensemble, et ne clash pas avec le bois du châssis, et d'ailleurs cette frise que j'ai prévue dans la salle de bain, on ne la découperait pas en plus petit, ah c'est pas possible de découper en plus petit? si vous voyez ce que je veux dire. C'est prise de tête. D'autant plus que la moindre erreur se voit, maintenant. 
Et sinon vous vous souvenez du schéma bizarre et inexpliqué? Et bien, c'est ceci.
Un éclairage indirect le long des structures porteuses. Là aussi c'était ma vision, et là aussi tout le monde était un peu sceptique. Mais je suis contente d'avoir insisté...

Tuesday, February 11, 2014

Oh ben dites! On aurait presque envie de s'y baigner

Amis lecteurs! Pendant longtemps je n'ai pu partager avec vous d'updates sur mes travaux, car il n'y a pas à dire, un fil électrique ou une canalisation c'est pas hyper photogénique... Même si on en a un peu plus chaque jour. Mais maintenant que les électriciens, plombiers et chauffagistes ont fait leur travail (enfin à l'étage des chambres), d'un seul coup le carreleur est arrivé, tel Apollon sur son Char de Feu... Et là ça a commencé à être vraiment cool.
La preuve!

Soudain, des bains ont surgi de nulle part sans qu'on ne sache comment. Et du carrelage a suivi de façon simultanée.
Alors, Bibil a-t-elle bon goût? Cela vaut-il la peine de se lancer dans de grands travaux pour en arriver à choisir ça? Cela va être à vous de juger...
Vous avez ici ce que j'ai nommé la "grande salle de bain" (oh ça va, chacun sa notion des dimensions). Vous y voyez un bain, une douche, un charmant muret et du carrelage couleur ocre (enfin ivoire, quoi). Et un petit rayon de soleil, pour vous montrer que j'ai des fenêtres et pour faire genre 'beau temps pour la saison'. (not).

En dessous du papier de protection du sol, c'est la même couleur que sur la baignoire, si vous vous demandez.
Puis vous avez ici la "petite salle de bain", où vous voyez un futur bain-douche et du carrelage en imitation pierre de Bourgogne (je suis tellement in love de ce carrelage que je le mettrai aussi dans ma cuisine).

Et voilà! On n'en voit presque plus l'amiante en dessous!
In other news, si vous vous demandez à quoi ça ressemble quand on refait une chape... Et bien, c'est à ça. Enfin, au début. C'est bien du sable. La preuve, j'ai eu une pulsion de faire un château fort.

Sinon, ce truc crayonné sur le plafonnage frais, là, je vous laisse deviner ce que c'est.

A bientôt pour de nouvelles péripéties!

Saturday, December 28, 2013

La nuit, tous les châssis gris

Je termine cette année sur une note d'optimisme en vous annonçant que mon bâtiment est officiellement fermé! Les murs sont faits, le toit est fait, les châssis sont placés, la façade avant a même été isolée de l'intérieur et repeinte de l'extérieur, et on a même commencé l'électricité. Bref, ça avance.
Voici quelques photos:
Ma pièce du rez-de-chaussée, ancienne zone sinistrée où s'étalaient auparavant des miettes de béton pourri venant de la chape en décomposition juste au dessus.
Travaux de rénovation
Ma cuisine (oui bon on n'a pas osé commander le châssis prématurément mais remarquez la future hauteur de celui-ci - big love! Vaisselle with a view!)
Travaux de rénovation
Ma pièce du premier étage, futur salon/bibliothèque
Travaux de rénovation
Ma salle de bain (avec de grands châssis pour montrer mon anatomie aux paparazzis)
Travaux de rénovation
Et enfin, une coupole! On ne le dirait pas comme ça mais elle est gi-gan-tesque. Et vous pouvez pas la même occasion constater que le voisin a été autorisé par l'urbanisme à avoir un troisième étage sous un toit en pente, mais moi pas. En même temps j'avais déjà assez agrandi comme ça...
Après il parait qu'on entre dans la partie un peu plus technique où on a l'impression que rien n'a été fait mais en fait si, c'est juste que les changements sont moins spectaculaires... A ce rythme-là c'est fini en avril!
(Pour ma thèse, par contre, il va falloir attendre encore un peu).

Friday, November 22, 2013

Le grand jeu de l'amiante avec Bibil

Oh oui, un jeu! Le principe est simple: je vous demande "amiante" ou "pas amiante" et vous me répondez. Je ne vous donne pas tout de suite les réponses, ce serait trop facile - soyez patients, elles arriveront bien assez vite.
Vous êtes prêts? Je commence par une image relativement explicite:
1. Amiante ou pas amiante?
Ha ha! Vous aurez bien entendu reconnu mon calorifuge! Objet vintage datant des années 50 et auquel personne n'a osé toucher, malgré les changements successifs de chaudières et de canalisations, à croire que... Mais soit.
* Réponse *: amiante, évidemment. 
Allez, continuons.
2. Amiante ou pas amiante? 
Vous avez dans cette photo deux éléments: du vinyle sur carrelage, et de la colle (couleur noire) pour fixer ce vinyle sur le carrelage...
* Réponse *: amiante! Le vinyle, mais aussi la colle sous le vinyle.
3. Amiante ou pas amiante?
Je vous parle des gaines autour des fils électriques. Mais libre à vous de regarder aussi les appuis de fenêtre à l'arrière.
* Réponse *: non, c'est du PVC. Ne soyons pas paranos non plus. (Tout le noir que vous voyez sur le sol, par contre, c'est de l'amiante, voir point numéro deux).
4. Amiante ou pas amiante?
Attention, vous pensez que vous regardez juste de nouveau des conduits électriques, mais vous avez aussi des plaques en métal, là, derrière les plombs et le compteur...
* Réponse *: amiante! Dans la partie appartenant à mon distributeur d'électricité, pas dans la mienne, sinon ce serait trop facile. Et ledit distributeur veut bien désamianter mais seulement si je paie pour. Un nombre à trois chiffres. Pour dévisser une plaque en métal. 
5. Amiante ou pas amiante?
Tout ce toit qui a l'air si bien entretenu...
* Réponse *: il y a beaucoup de trucs dans ce toit, mais pas d'amiante. Par contre il y a des champignons. Pas la mérule. Pas la mérule. Allez, répétez après moi. Pas la mérule, s'il-vous-plait, Grand Saint-Patron du Bâtiment.
6. Amiante ou pas amiante?
A priori on dirait juste une cage d'escaliers (la photo date un peu mais comme ça on distingue encore les différents éléments), mais si vous regardez de plus près vous avez du linoléum, et de la colle sous ce linoléum. Le reste, je l'espère, est en bois, mais qui sait.
* Réponse *: pas d'amiante. Ouf. Parce que bon.
7. Amiante ou pas amiante?
Une photo qui date, de nouveau, pour vous montrer plein de types de carrelages différents, tous d'époque, évidemment, sinon ce ne serait pas drôle.
* Réponse *: On ne le saura jamais. Mon précédent entrepreneur a tout fait évacuer. A priori sur base de photo ils devraient être ok, mais j'aurais aimé faire tester par précaution.
Alors, ami lecteur, as-tu pu déceler l'amianté du non-amianté?

Tuesday, November 19, 2013

Murs, mûrs, mûres.

Dites-moi, il me semblerait bien que tout ceci commence à prendre forme... Le moment est à l'installation de la structure bois de mon extension!
Travaux de rénovation
Ouh, dites, on a déjà atteint les limites du recul de mon appareil photo, c'est dire si je n'ai pas laissé beaucoup de jardin dans cette affaire.
Voici, devant vos yeux ébahis, un futur salon/bibliothèque.
Travaux de rénovation
Une future salle de douche (et actuellement les WC du chantier, par la porte blanche)
Travaux de rénovation
Travaux de rénovation
Et Knacki qui défie le terrain de la commune depuis la limite de mon terrain personnel.
Travaux de rénovation
La suite des festivités, c'est de mettre de l'isolant, fermer les murs, puis mettre les châssis et faire le toit, et hop! Fermé pour "l'hiver". Sauf que dans ce plan l'hiver arrivait en décembre. Ha. Haha. Hu. Hum.

Thursday, October 31, 2013

De la poutre aux yeux

Évidemment, après les fondations qui ont avancé très vite et de façon impressionnante, tout ce qui se passe après cela semble, comment dire, un peu moins extravagant. Mais il n'en ressort pas moins que le chantier avance quand même.
Travaux de rénovation
Il y a eu quelques travaux de maçonnerie, avec le construction d'un mur mitoyen (j'espère que les voisins aiment la couleur parce que là je leur prend toute leur vue)
Travaux de rénovation
Mais surtout, avec quelques travaux visant à renforcer la stabilité de la maison! Car bon, au bout de 60 ans, avec du béton qui pourrit sur une structure qui n'avait pas été pensée de façon hyper approfondie à la base, il faut bien dire que la stabilité du bâtiment était devenue un peu rocambolesque. Cette semaine, le gros du travail a donc été de mettre des poutres en acier un peu partout.
Travaux de rénovation
On ne le dirait pas mais il en faut de la force et de la technique pour placer ces grandes bêtes! Il y a trois autres poutres ailleurs et il faut encore en placer au quatrième.
Maintenant que ça c'est fait, nous allons pouvoir entamer la partie la plus impressionnante de la phase de construction, c'est à dire le placement de la structure bois... Ici vous avez une sneak preview de ce qui vous attend:
Travaux de rénovation
Oh oui!
Et en attendant je suis dans un dilemme par rapport au choix de mon plancher. Voyez-vous, j'ai rétréci mes options entre:
- un plancher standard chêne français stabilisé sur multiplex en bouleau, largeur 125mm, longueur ce que je veux jusqu'à 2000mm, qualité Chêne rustique A (avec des petits noeuds). Ce qui est une belle offre pour un plancher standard mais peu original, prix raisonnable.
- un superbe plancher en point de Hongrie (oh my God je bave), chêne extra, pose clouée et posée sur sous-parquet mosaïque, en gros c'est un vrai travail d'artisan avec des mecs qui viennent composer le motif sur place, au lieu d'assembler des pièces déjà préfabriquées. Sauf que bon, le prix, vous prenez la première proposition de plancher chêne français, et vous faites fois deux.
Ca ressemblerait à ça (avec un chien différent).
Bref, je ne sais que choisir, tout est une question de budget évidemment. 
En faveur du plancher point de Hongrie, on peut dire que si c'est cher il y a moyen de faire nettement plus extravagant. On peut aussi argumenter qu'au point où j'en suis, je ne verrai même pas la différence dans le budget final... Et comme le salon sera la pièce principale de la maison où tout ce qui est intéressant va se passer, avec tous mes moments avec ma famille, mes amis, mon chien, et toutes les photos prises pour la postérité, et bon aussi tous les moments où je serai seule à glander de façon confortable, et bien, peut-être que pour cette pièce-là je peux mettre un budget plus conséquent que pour les autres.
Mais d'un autre côté, du côté contre donc, c'est un parquet que je compte faire vitrifier et non huiler. C'est assez obligatoire quand on fait plein de fêtes et qu'on a un chien et qu'on ne sait jamais où ira le prochain verre de vin ou le prochain chien mouillé. Ce serait peut-être du gâchis d'avoir un si beau parquet si c'est pour lui offrir une finition peu classe... Et puis bon, mes perspectives d'avenir post-thèse sont un peu hasardeuses, je ne sais pas si je devrai m'expatrier ou pas, donc à quoi ça sert de faire un super plancher bien coûteux si c'est pour ensuite le mettre en location...
Bref, j'hésite. 
En tous cas j'ai fait construire la chape de façon à pouvoir accommoder ces deux propositions, reste à choisir maintenant.

Thursday, October 17, 2013

Habemus des fondations

Cela vous en bouche un coin, non? On aurait bien cru que ce jour n'arriverait jamais? Et bien si. La preuve en images:
Cela a commencé par beaucoup d'huile de coude, j'ai nommé par des travaux de terrassement
Travaux
Houhou, ça creuse, ça creuse
Travaux
Depuis l'extérieur, cela ressemble à ça
Travaux
Et oh! Dites donc, on dirait bien que les fondations de la voisine sont super pourries... Décidément ce chantier n'a pas fini de nous apporter des surprises.
Travaux
Ensuite, on a fait les égouts. (Et quand j'utilise le "on", il va de soi que je n'ai fait que superviser la chose d'un oeil bienveillant et apporter des muffins tous les dix jours). Et ensuite, on a coulé un peu de béton, pour rire.
Travaux
Et on a mis des armatures
Travaux
Puis il a plu! Alors pour s'occuper, pourquoi ne pas décaper?
Travaux
Wiiiiiii!
Et bon, quand il s'est arrêté de pleuvoir, on a mis de l'isolant et un radier
Travaux
Hopla! Le radier
Travaux
Et le lendemain est arrivé ceci.
Travaux

Quelle affaire les amis, car 1. ça a bloqué tout le trafic, 2. ça a créé un attroupement de badauds, et 3. je connais des personnes âgées qui ont passé leur matinée sur leur balcon.
C'est vrai que bon, après la bétonnière est arrivée cette belle bête.
Travaux
Et hop! La touche finale, on a coulé du béton.
Travaux
Tadaaaam!
Travaux
Tadaaam!
Travaux
Voilà, ça c'est fait. Maintenant on va mettre des colonnes et des poutres, faire un peu de maçonnerie par-ci par-là, et ensuite, vous verrez bien...
Une sneak preview de la suite:
Travaux
(Les plus experts d'entre vous reconnaitront la "chambre aux nains", aka la future salle de bain)