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Monday, May 19, 2014

20km de Bruxelles

Pour la cinquième fois, j'ai participé aux 20km de Bruxelles.
C'est curieux, mais d'année en année il y a des choses qui se répètent. On se dit qu'on va mieux s'entrainer que la fois d'avant, mais on ne passe jamais vraiment à la vitesse supérieure. On se dit qu'on va arrêter l'alcool et le gras pendant l'entrainement, mais on ne respecte sa résolution vraiment que la veille. Le jour-même, on prie pour qu'il fasse froid, alors qu'en fait on sait très bien qu'il fait caniculaire. Le résultat c'est qu'on commence la course en étant bouillant et en faisant un score de compétition, pour finir par craquer dès la première montée du km10, et marcher le long de l'avenue de Tervuren. On ne parvient jamais à battre son meilleur score, réalisé lors de la seule édition en dix ans où il a fait moins de 20 degrés, et on se console en se disant que les autres aussi ils auront eu du mal. Puis on est tout frustrés quand on va sur facebook après et que les meilleurs publient leur score. Le lendemain, on est plein de courbatures et on ne sait plus descendre un escalier, et c'est pas de bol parce que l'ascenseur est justement en panne. Pour finir, le bilan c'est qu'on est persuadés qu'on a perdu du poids, alors qu'en fait on n'a fait qu'en prendre.
Bref. Il y a des choses qui se répètent. 
Cette année-ci l'entrainement s'est passé avec Knacki, c'était assez sympathique et convivial, mais ça ne me mettait pas beaucoup de pression pour améliorer ma vitesse.
En arrivant sur place je savais que ça ne serait pas terrible, je visais entre 2h et 2h15, mais j'avais quelques doutes. J'ai commencé la course avec mon cousin, en faisant causette comme si de rien n'était, mais force a été de constater que je devais vachement forcer pour suivre son rythme, et que bon, parler c'est sympathique mais pour ça il faut du souffle.
Ca, c'est avant. Oh que j'ai l'air fraiche et souriante.
Enfin bon vers le km 7 on s'est séparés, et là j'ai commencé à flanchouiller. J'ai tenu jusqu'au stand supporters du km 10
Vous avez vu comme ils sont beaux?
Et puis là j'ai eu un grand coup de mou. Sérieux. Il faisait chaud, j'avais mal, je n'y arrivais plus. J'ai choppé un magnifique bob Spa Reine pour lutter contre le soleil de plomb et à partir de là j'ai tenté de ne pas me faire reconnaitre, tant pour ma démarche souffrante que pour mon look ringard. J'ai bu tant bien que mal toutes les bouteilles de ravitaillement en entier, plus ma bouteille d'Aquarius, soit environ 2,5 litres quand on comptabilise le tout, et le Granny gratuit reçu au départ. Je passais devant chaque stand de la Croix Rouge en me demandant si ce n'était pas le moment d'abandonner, et à chaque fois je me disais que c'était trop la gêne d'abandonner si tôt, il fallait au moins que j'atteigne la montée de l'avenue de Tervuren. Nous retiendrons ma montée en style canard blessé de ladite avenue, dans lequel je me suis fait abjectement dépasser par Sophie (en grande forme), qui même en marchant allait plus vite que moi en courant. Et heureusement pour moi Manu m'a trouvée vers Montgomery et a couru la fin avec moi parce que je vous jure, je considérais presque que l'abandon au km 19 c'était garder l'honneur. Bref, cette année c'était le bout.
Enfin, ça n'a pas été le bout pour tout le monde apparemment. J'en profite pour féliciter M. pour son 1h34 et la délégation Merri pour son 1h58, ainsi que l'énorme majorité des participants qui ont fait mieux que mon score, à savoir 2h25. L'occasion une fois de plus de constater cette injustice des perdants, qui est qu'on finit la course en plus de temps que les autres, mais aussi qu'on souffre pendant plus longtemps du coup. Donc je suis finalement assez fière de cette médaille, parce que ça n'a pas du tout été évident cette fois.
Et puis, évidement, il a fallu gérer l'after.
Ca, c'est une photo de la sieste post-effort. Ca a l'air sympa, vu comme ça. Mais ce qu'on ne sait pas vraiment, c'est que pendant les trois jours qui suivent:
- Les escaliers et vous, vous n'avez plus la même relation.
- Les coups de soleil sur les oreilles et les oreillers ça ne fait pas bon ménage.
- Les coutures de votre short qui frottent, ça peut causer de réelles blessures.
- Heureusement qu'il existe les Birkenstocks parce que vous ne savez rien porter d'autre.
Comme je vous le disais, il y a des choses qui se répètent...

Saturday, August 25, 2012

Weekend getaway 4: Wimbledon

Hé oui, cela devient redondant, puisque l'année passée j'étais aussi allée à Wimbledon. Sauf que je m'étais levée à l'aube pour prendre le premier métro et faire "the Queue" pendant une période de temps très longue, afin d'accéder au sésame, j'ai nommé les matchs sur les courts annexes et l'accès à l'écran géant sur Murray Hill (que les nostalgiques appellent encore Henman Hill). J'avais vu, entre autres, un match de Yanina Wickmayer, et puis d'autres dont j'ai du mal à me souvenir car j'admets m'etre assoupie face à ma relative privation d'heures de sommeil. Pour moi, j'avais atteint le top du top.
Puis ma mère, cette année, nous a annoncés qu'en fait si on aimait tellement Wimbledon, un ancien joueur lui avait proposé de l'accompagner cette année pour les quarts de finale homme. Des places dans le box des anciens joueurs au court central.
Et bon, là, j'ai clairement remarqué que l'année passée j'avais pataugé dans la mare du commun des mortels.
Parce que là, on a pu voir ceci.
Wimbledon 2012 Murray
Murray de coupe
Wimbledon 2012 Federer
Federer de dos
Wimbledon 2012 Djokovic
Djokovic exhibant un short moulant (pour le plaisir d'au moins une lectrice de ce blog dont je tairai le nom)
Wimbledon 2012 Agassi
Agassi dans le public
Wimbledon 2012 Bryan & Bryan
Bryan and Bryan
Wimbledon 2012
Et un peu de pluie.
On a aussi vu des gens très en vogue pour l'instant à l'occasion du match Ferrer-Murray
Wimbledon 2012 Will & Kate
Ce que je ne vous révélerai pas, c'est la puissance de mon zoom
Et puis, folklore oblige:
Wimbledon 2012 strawberries
Mmmh strawberries and cream
Wimbledon 2012 Pimm's
Et mmmh, Pimm's!
A Wimbledon on sert le Pimm's au fut, on ne rigole plus.
Wimbledon 2012 Pimm's au fut
Enfin on remarque qu'il y a du champagne derrière pour ceux qui font la fine bouche
Et enfin, une petite balade culturelle du lendemain:
Le portrait de la reine en Jelly Beans!
Avec le portrait de la reine en Jelly Beans
Londres!
Et une petite visite à un protagoniste bien connu durant mes études

Thursday, August 02, 2012

(oufti, j'ai les clés du blog!)

Ami de Sybille,

J'aurais pu te raconter l'histoire du type qui fait des travaux dans son appart ou l'histoire du type qui travaille à La Louvière (min wèèèèè?) voire l'histoire du type qui revient d'un dîner sous une pluie battante et se rend compte qu'il a oublié sa lessive en train de sécher sur la terrasse, mais je préfère te raconter l'histoire du type qui a rencontré un dieu vivant un peu à côté de ses pompes.

Ces 28 et 29 juillet, à Spa-Francorchamps se tenaient les "TOTAL 24 HOURS OF SPA". Il s'agit d'une des plus belles course automobile organisée dans notre petit pays (la Belgique pour ceux qui nous lisent de l'autre côté du monde) et qui dure 24h comme son nom l'indique. 24h avec des voitures qui tournent en rond et font un bruit de fou, comme c'est passionnant, me diras-tu (sans sarcasme)! Je ne doute pas un seul instant que tu rêves d'y assister (et je te comprends!)... En réalité, on ne fait pas que regarder des voitures qui tournent sur la piste, on profite aussi de l'animation qu'il y a autour (et pour les plus chanceux dont j'ai fait partie, des paddocks et des verres offerts par les écuries).

Team WRT - Les meilleurs!
De l'animation? Mais quelle animation? Par exemple du concert organisé à côté du circuit avec un artiste de renommée internationale... Cette année, c'était un petit britannique, un certain Faithless qui était programmé. Ami de Sybille, arrête toi un instant et crie ta jalousie: "Comment que ça se fait? il n’est pas censé être à la retraite ce monsieur, nom d'un pipe en bois?" Eh bien, visiblement, sa pension d'artiste ne doit pas lui suffire car il est venu en guest-star nous chanter quelques chansons (I can't get no sleep, tududududududududududududu) en concert public et enflammer par après le dance-floor dans la soirée privée qui a suivi dans la loge Smirnoff.

Les bracelets qui permettent d'aller un peu partout sur le circuit - ça t'intéresse, hein, ami de Sybille?
20 minutes avant le départ de la course, j'ai rencontré  "dieu vivant" (qui est tout petit, by the way) sur la piste, au moment où les voitures y étaient amenées. Le père de A. qui avait eu l'occasion de discuter avec lui auparavant m'a dit "il est très sympa le disc-jockey! Il paraît qu'il est connu dans le monde entier. Je l'ai invité à boire une bière dans la loge de mon organisation". Je crois qu'il n'aurait pas du le faire : Faithless (enfin, Maxi Jazz, parce qu'en réalité, Faithless, c'est un groupe) a mis un pied à l'étrier!

La course démarre... et la météo change! Pluie, pluie, pluie... Mes amis et moi nous nous réfugions dans une loge pour y manger (et boire un coup). Faithless et ses potes en ont fait autant (pas dans notre loge). Visiblement, ils n'ont pas beaucoup mangé mais plutôt bien bu et fumé des trucs qui font rigoler parce qu'au moment du concert public (enfin, 1h30 plus tard que prévu sur le programme), Maxi Jazz est arrivé bourré comme un camion pour entamer son tube "Insomnia". Après 45 secondes, il s'est mis derrière les platines. Après 60 secondes, la moitié de l'esplanade partait tant son set était affligeant de nullité. 15 minutes plus tard, il s'arrêtait. Déception totale. Pleurs, chouinements, cornet de frites de consolation (3,72€ le cornet. C’est quoi ce prix idiot ?) .

T et F, V, S et A quittent le circuit pour se diriger vers le B&B réservé à 15' de là. Moi, je reste avec B. mon beau-frère. C'est là que tout a dérapé. Après un tour dans les paddocks pour encore voir des voitures qui changent de roues et font le plein d'essence en quelques secondes (oui, c’est passionnant, tu peux garder tes sarcasmes, je t’em***), nous décidons de monter dans la loge Smirnoff; loge à laquelle nous pouvions accéder grâce au bracelet argenté que nous avions reçu lors de notre arrivée sur le circuit. Mine de rien, assister à une course, c'est fatiguant : on marche des kilomètres et tout et tout donc arrivés dans cette loge, B. et moi ne cherchons qu'une seule chose : un endroit où s'assoir, pas trop loin de la piste de danse pour mater les mannequins qui se trémoussent pour bien profiter de la musique. Bon, y'a qu'un seul endroit, c'est la loge VIP: on passe au culot. Bon, dans la loge VIP, y'a qu'un seul endroit de libre, à côté de Faithless. On s'y assied. C’est pas parce qu’il est connu qu’il va prendre toute la place non ?

Maxi Jazz était en train de boire du champagne/rouler un joint/boire une bière/allumer son joint/ inhaler un coup de Ventolin/boire du champagne quand il nous a vu. Pas de stress, welcome les gars, "mettez-vous" comme on dit, prenez à boire. Ca c'est dit, B. et moi avons entamé la vodka et le champagne (LP), ses potes aussi (sa pouf' du jour a adoré le mix vodka-champagne (« but you guys are crazy, I'm driving! »), elle ne connaissait pas le mélange, cette connasse m'a piqué mon verre).

La bibine de "l'animateur de la soirée" - encore plus intéressant, hein, ami de Sybille?
 C'est pas tout ça, mais y'a un moment dieu vivant s'est dit: "tiens, si j'allais mixer". Aussitôt dit, aussitôt fait (enfin, le temps d'arriver à la table de mixage parce que bon, chargé comme il était, il lui a fallu 15 minutes pour faire 15 mètres). Il a commencé. 100 personnes devant la table faisaient des wouhous, hip hip hip, bref, public VIP en délire, on ne se tenait plus, on s'arrachait les chemises Ralph et les polos d'écuries. B. et moi nous étions donné une consigne : on ne bouge pas, on finit les bouteilles. Ben, c'était tellement nul son truc (aucun enchaînement, même S de C faisait mieux à 18 ans avec son lecteur CD et son 4.86) que quand on est parti (et donc, ami de Sybille, tu as deviné, quand les bouteilles étaient vides) qu'il ne restait que 3 fans, avec leur iPhone en train de filmer un vieux déchet décharné passant de la musique, j'ai nommé : Faithless. Grandeur et décadence.

Faithless dans ses oeuvres - La photo est floue, je sais ami de Sybille, mais si tu lis bien le texte tu auras deviné que le premier moustique qui me piquait faisait un coma éthylique.
Déception. I can't get no sleep.

Le team WRT s'est classé 2ème à la fin de la course, c'est très bien. Moi, le lendemain matin, j'avais mal à la tête.

S.

Wednesday, June 13, 2012

Euro 2012

Qu'on se le dise: en Allemagne, le foot est une affaire sérieuse. Un peu comme Roland Garros en Belgique quand Justine et Kim sont en finale, mais en plus sérieux encore. Il va de soi que s'en balancer grave reviendrait à condamner définitivement tout espoir de développer une vie sociale et professionnelle; il a donc fallu que je me prenne au jeu. Tout en continuant à suivre Roland Garros, évidemment. Cumulant donc plus d'une dizaine d'heures de télévision en un weekend; j'avais bien besoin de Ritter Sport pour suivre tout ce sport.
Ritter Sport
Que signifie exactement "se prendre au jeu", selon vous?
1. Regarder les matchs. OK, ca, ca va relativement bien. J'ai regardé le match Russie - République Tchèque vendredi, Allemagne - Portugal samedi, j'ai prétendu avoir regardé Irlande - Croatie dimanche (en fait j'ai lu le compte-rendu sur internet), et j'ai regardé France - Angleterre et Suède - Ukraine lundi. Mais j'ai failli au visionnage de Pays-Bas - Danemark sans penser que mon boss de Berlin était néerlandais, et évidemment c'est de celui-là que tout le monde parle au bureau...
EURO 2012
Ecran géant sur la Rue du 17 Juin, filmant ce qui est en train de se passer en dessous de l'écran

Ce qui m'amène au point 2.
2. Parler des matchs qu'on a regardés. Les stratégies, les équipes, ceux qui n'étaient pas au meilleur de leur compétence et au contraire ceux qui n'auraient pas pu faire mieux. Heureusement, pour cela, j'ai mon petit secret.
3. Se déguiser aux couleurs de l'équipe que l'on soutient, c'est-à-dire l'Allemagne, sinon ca risque de faire mauvais genre. Ca tombe bien, dans tous les supermarchés on vent des drapeaux allemands et des colliers de fleurs aux couleurs nationales... Mais si, à côté des oeufs colorés en balle de foot et des Haribo football. Perso je n'ai pas poussé l'intégration culturelle jusque là... Mais certains, oui.
EURO 2012
Une partie de la foule Rue du 17 Juin
4. Assister aux conférences données pour mon centre de recherche sur le Fußball. Ce qui veut dire que a. il y a des gens dont la spécialité académique est le foot, b. que quelqu'un les paie pour faire ca, et c. que la salle de conférence était bondée, il a fallu que je reste debout - et en plus c'était tout en allemand.
5. Participer aux paris interdépartementaux de mon centre de recherche. Sachant que ces paris constituent à présent la structure de base de nos conversations du repas de midi, avec en sous-sujets connexes les articles académiques sur des thèmes dérivés.
Et là, les amis, je dois vous révéler quelque chose.
Lundi matin, à 11 heures précises, je suis allée regarder le tableau des paris, et là qu'est-ce que j'ai vu?
 Exactement, j'étais seconde ex-aequo avec un collègue au surnom qui a surement une signification profonde (mais c'est qui?). Comme vous le voyez on a des points quand on devine le gagnant, des points quand on devine l'écart des points (si on a prédit 3-2 et que le résultat est 2-1 par exemple), et encore plus full points quand on a le score exact. 
Ne nous excitons pas, mardi matin j'étais déjà retombée quatrième, et aujourd'hui j'étais sixième. La chance du débutant ne dure jamais qu'au début.
Sinon, ce n'est pas pour vous faire peur, mais le site a généré des statistiques sur mon profil de parieuse.
Le premier qui comprend de quoi ca parle me fait signe... 
A part ca, au cas où ca vous intéresse, j'ai parié un quart de finale avec l'Allemagne, l'Espagne, l'Angleterre et la Pologne (quoiqu'au vu des derniers matchs je remplacerais bien l'Angleterre par la France et la Pologne par la Russie, mais c'est trop tard, j'ai parié), et j'ai parié sur une victoire finale de l'Allemagne. Mais ca c'était par peer-pressure. 
Et rassurez-vous, on ne parie rien, si ce n'est que le gagnant final doit une bière à tout le monde.
Meme si sans match de Fußball pour aller avec, la bière n'aura plus le meme gout.

Thursday, June 07, 2012

The Hot Dog Challenge

Vous connaissez tous mon frère.
Le pain saucisse
Mon frère est un étudiant jeune et bigarré, frais et bien formé, un aventurier de l'extreme dont la seule passion dans la vie est de remplacer des roues de voiture au milieu du désert. Et à qui nous avons offert un déguisement de hot dog pour Noel.
Or, cet été, mon frère participe au Mongol Rally. A quoi? En deux mots, il va prendre une voiture toute vieille et toute pourrie et lui faire subir 16.000 km pour joindre la Belgique et la Mongolie sans qu'elle ne meurre en cours de route. A la fin il donnera la voiture à une oeuvre de charité mongole. Et il fait ca avec ses amis Edouard et Jérôme.

Pour ce faire, ils ont besoin de sponsors, certes, mais surtout de récolter des fonds pour ladite charité mongole (the Lotus Children's Centre) qui, après tout, n'a pas de garanties de pouvoir encore faire quelque chose de la voiture une fois qu'elle leur aura été donnée. 
Et c'est là qu'intervient le Hot Dog Challenge.
Le principe est simple:
1. Allez sur cette page
2. Faites une donation, avec la mention du mot Hot Dog dans la communication (très important)
3. Pour chaque donation effectuée avec le mot Hot Dog, il y aura une photo de l'équipe avec le déguisement dans un lieu insolite. Celle-ci sera postée sur leur page facebook. Que vous pouvez liker. Et peut-etre aussi sur ce blog pour faire plaisir à Maman.
Le départ est donné le 15 juillet... En attendant vous pouvez aussi aller voir leur site web, ou bien pour vous mettre dans l'ambiance regarder cette petite vidéo de propagande.
Allez les Brussels Riders!!!!!

Monday, June 04, 2012

Un long weekend en Belgique - part 3, 20km de Bruxelles

Tout ceci ne nous explique pas la vraie raison qui m'avait fait choisir ce long weekend-la plutot qu'un autre pour mon bref retour à la mère Patrie: j'ai nommé, les 20km de Bruxelles.
Que j'ai courus pour la 5e année d'affilée. Regardez la page des résultats si vous ne me croyez pas, mon dossard l'a fait en 2h09.
Sauf que. Je me suis foulée un orteil aux 10 Miles d'Anvers, ce qui aurait nécéssité un changement de chaussures de course, un peu de kiné, un entrainement soutenu, et tout ceci s'est avéré un peu difficile à effectuer depuis Berlin.
Donc bon.
J'ai octroyé le droit à mon dossard de participer quand meme à la course, puis je suis allée rejoindre la grande foule des supporters. J'ai eu un petit pincement au coeur quand j'ai marché parmi des milliers de courreurs anticipant à fond le moment du départ, je me suis brièvement souvenue de l'adrénaline de l'instant, puis j'ai considéré la chaleur et j'ai plutot fait ceci.
20km de Bruxelles
20km de Bruxelles
20km de Bruxelles
20km de Bruxelles
20km de Bruxelles
Je n'ai vu personne dans la foule. Sauf Mic sur la fin, je suis parvenue à le suivre en vélo pendant 500 mètres. Je réalise maintenant à quel point il est difficile pour un supporter de trouvé son supporté, et je redoublerai d'attention l'année prochaine pendant que je serai en train de courir! Et aussi, chaudes félicitations à tous les coureurs! Les conditions météo étaient très difficiles pour la course à pied et ce n'était pas une mince affaire.
Ici une belle photo d'arrivée d'un 20km en équipe terminé en 1h31 (!) Ils sont partis 15 minutes avant tout le monde et ne se sont fait rattraper par le premier de la course qu'au km 6. J'admire.
20km de Bruxelles

Pendant que quelque part dans l'assemblée, quelqu'un brandissait ces beaux panneaux faits maison.
Support team Crack
Support team Fix
Crack l'a vu, Fix pas. Il y en avait aussi un autre pour M. et V. qui ont, ma foi, fait un assez bon score eux aussi... Bravo bravo!

Thursday, August 18, 2011

Les amis, j'ai une grande nouvelle pour vous...

... J'ai un nouveau vélo.
Nouveau vélo!
Weeeeeeee c'est parti pour de grandes promenades (c'est quand vous voulez). Il y a plein de possibilités de parcours à partir du parc de Tervuren et c'est quasi la campagne profonde au bout de 15 minutes, c'est super cool...

Wednesday, July 27, 2011

La Suisse, donc.

Donc.
Nous étions partis pour la Suisse, avec comme but initial de faire ceci:
Le tour du Wildhorn en quatre jours. Challenge challenge, il s'agissait d'un parcours un peu plus difficile (lire: vertigineux) que notre précédent Tour des Combins, et qui allait sérieusement mettre à l'épreuve nos muscles et articulations de citadins dans la vie "active" (qui, nous le savons bien, n'est active qu'intellectuellement). Les prévisions météo n'étaient pas folichonnes, mais ce n'est pas grave, on décide de quand même tenter le coup.
Donc. Premier jour, nous garons la voiture au barrage de Sanetch, enfilons notre complet de pluie (car oui, il pleut), prenons quelques barres énergétiques pour nous donner du courage, et hop hop hop! On commence par descendre, puis monter, puis descendre, enfin normal quoi. La définition même de la marche en montagne, c'est que tout ce que tu descends tu devras le remonter, et vice-versa.
Entre Sanetch et Hind Wispile
Contrairement à toutes nos attentes, les chevilles d'Alice se tiennent tranquilles, et ce sont les genoux du Zouzou qui souffrent. Au bout d'une heure de douleur lancinante, il accepte, non sans dépit pour sa fierté masculine, de porter une genouillère. Au final tout le monde se porte bien, une personne aura des marques de bronzage bizarres au niveau du genou, et se profile une sombre histoire de gourde qu'on ne veut plus utiliser (mais ça n'a rien à voir avec le reste).
Bug!
Le tronçon Sanetch-Geltenhütte est en somme un peu sportif (surtout la "promenade de santé" sur la fin, 2h de montée raide pour arriver au refuge), mais pour les gens qui souffrent du vertige (comme moi) c'est impeccable: larges sentiers, ravins à distance. Et la vue est à couper le souffle, malgré les nuages menaçants.
Vue depuis Hind Wispile
Il y a plein de chutes d'eau entre Lauenensee et Geltenhütte, on se croirait dans un autre monde!
Vers Geltenhütte
(Cette photo a été prise juste avant la "promenade de santé" susmentionnée. Oui, la réponse est que la cabane se trouve très loin au dessus de cette petite chute).
Vers Geltenhütte
Et finalement, entourée d'un halo de lumière céleste (enfin presque) se découvre notre point de chute, merci Saint Genoux, et en enlevant nos chaussures on se rend compte directement que le lendemain, on va beaucoup moins rigoler.
Geltenhütte
Mais à ce que cela ne tienne: on a des bières, des magazines à thème alpin, un jeu de Uno, un repas gastronomique avec un de ces veloutés aux champignons ("non mais le plat principal on ne se ressert qu'une fois, hein" nous a dit la gardienne après notre troisième demande de refill), et plein de produits frais, on se demande comment ils sont acheminés jusque là (on mise sur un système de poulies un peu caché des regards).
Geltenhütte
Le lendemain, les courbatures se font sentir, on fait comme si elles allaient passer sans stress et on entame le second tronçon: Geltenhütte - Iffigenalp.
Vue sur Lauenensee depuis Geltenhütte
Nous nous retrouvons très rapidement dans un sympathique alpage totalement typique, ronronnant perpétuellement au son d'un petit générateur électrique, et alimenté par un système de poulie artisanal que nous avons pu cette fois-ci admirer de près.
On y trouvait aussi des porcs.
Porcs
Ainsi que des vaches.
vaches
Enfin, nous arrivons à un embranchement, indiquant tous deux Iffigenalp, mais l'un plus long et l'autre plus court. A côté du plus court, en signe d'indication, il est quand même écrit "Vorsicht". "Bah, ça n'a pas l'air terrible" dit Papa malgré mes protestations multiples (j'ai le VERTIGE j'ai dit). Alors bon, on y va quand même.
Vorsicht!
Oui, en effet, ça, c'était la partie qui n'avait pas l'air terrible. Mais après ça j'ai vite arrêté de prendre des photos, j'ai plutôt opté pour l'option "lutter pour ma survie", qui consiste à avancer au maximum avant que mon cerveau ne puisse enregistrer le vide en dessous de moi, parce que si je me laissais le temps d'y réfléchir, j'étais paralysée, c'était foutu, je ne savais plus avancer. Donc bon. A fond de balle sur des sentiers dont la taille faisait la moitié de la largeur de ma chaussure, juste à côté de ravins abrupts, mes muscles poussés par l'adrénaline, autant vous dire que je faisais une meilleure performance que les dopés du Tour de France. "Le problème avec toi c'est que tu t'imagines dans le ravin" me dit Papa. Non mais un peu, oui. On se trompe de chemin, il faut faire demi-tour, l'option "face à la montagne" n'est clairement pas permise car le chemin fait 5 cm à tout pêter, et hop vas-y qu'on se retrouve au dessus du vide, sans être encordé, j'en suis encore malade rien que d'y penser. Ma soeur a kiffé par contre, elle s'était crue au Parc Aventure à Wavre - la sécurité en moins, quoi.
Arrivés au sommet, on voit ceci.
Nur für geübte Berggänger
Nur für geübte Berggänger.
SANS. BLAGUE.
Vous pouvez le voir à ce stade, le ciel était carrément sombre, et la pluie se mettait à nous retomber dessus. Tout ce que je peux vous montrer c'est ceci, avant notre petit détour par Wildhornhütte, où nous nous sommes arrêtés pour manger au sec.
Vue sur le Wildhorn
Et après mon appareil photo était au fond de mon sac entouré par 3 sacs plastiques, et nous sommes descendus sous la pluie battante et dans le brouillard complet vers Iffigenalp. On était assez lents, les genoux de Cédric se manifestaient à nouveau, et mes muscles totalement tétanisé par leur expérience du matin refusaient de coopérer. Enfin, avec l'exception du moment où je me suis fait charger par un troupeau de chevaux (véridique), là bon l'adrénaline est revenue et je me suis barrée vite fait.
Bon, le soir-même, à Iffigenalp, le moral était un peu bas, mais ça s'est vite arrangé à la perspective d'une douche, d'un poêle et d'un chocolat chaud. Nous avons pu jouer avec les cochons au jeu de "cochon-cochon", qui consiste à s'approcher d'un cochon, lui dire "cochon-cochon" et le voir détaler.

Cochon Cochon! from Bibil on Vimeo.

Le soir, on nous a servi du cochon (oh tiens, justement), cuit en hypocuisson à 80°C pendant 12 heures, un délice. Et une crème au chocolat, aussi.

Crème au chocolat from Bibil on Vimeo.

Le lendemain, malheureusement, il pleuvait toujours autant, sans perspective d'amélioration pour les prochains jours. Il avait neigé 10cm de neige sur le col que nous devions emprunter, au point où le refuge de notre prochaine nous a conseillé de rebrousser chemin, même si mon père insistait que nous étions des geübte Berggänger (heu, objection). Nous avons donc dû couper court à notre parcours, et prendre un bus, puis un train, puis un autre train, puis un bus, puis un téléphérique pour retrouver notre point de départ.
Le retour
Bon, au final, on avait quand même mal partout, et j'avais été checker des images du Col des Audanes que nous devions prendre le lendemain, avec toutes ses petites cordes et échelles au dessus du vide, et ça ne me faisait pas vraiment rire. Et il a plu sur l'Oberland pendant toute la semaine où nous étions en Suisse. Donc bon, on a pris la bonne décision. Enfin, il aurait fait beau que nous aurions peut-être eu la chance de passer par certaines localités:
Sur le Sex
Sex Rouge
Sex Noir
Pro du Sex
Allez, ce sera pour la prochaine fois!