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Wednesday, July 04, 2012

La Vie des Autres - Victoria

Cette semaine, dans cette fabuleuse saga de l'été du blog, c'est Victoria qui s'y colle! Victoria est française, mais je l'ai rencontrée à Londres mon premier jour de cours, elle était en Angleterre depuis plus longtemps que moi et y est restée plus longtemps aussi. Au cours de nos conversations multiples il est apparu que la Belgique avait l'air de singulièrement la fasciner, mais malgré cela curieusement elle habite à présent au Qatar... Elle avait envie de vous partager son impression de la Belgique comme moi j'avais partagé mon impression de la France! Désolée pour vous si vous n'êtes pas Belges, ce n'est pas votre faute, ne blâmez pas vos parents surtout...

***

Mes très Chers Belges. 

Vous ne me connaissez pas. Moi non plus, mais je vous devine un peu travers ce blog. J’avoue, je suis un peu intimidée. Je sais bien que vous avez vos petites habitudes quand vous venez par ici. C’est le soir, vous avez attendu ce moment avec impatience. Vous êtes tous derrière votre petit écran d’ordinateur en robe de chambre, les pieds dans vos charentaises, touillant délicatement votre thé et ricanant à chaque trait sybillien. Mais ce soir, pas de Sybille, pas de photo de bouffe. A la place une usurpatrice vaguement légitimée par une histoire de guest post. C’est que Sybille elle a tellement de talent, elle est tellement drôle et intelligente et pleine de créativité, en plus on la connait… qu’est-ce qu’elle vient nous saouler avec ces guest posts… La prochaine fois je ramènerais le journal. Vous imaginez la pression pour ceux qui se coltinent le dit guest-post. C’est bien simple, je ne dors plus depuis trois semaines. En plus je suis même pas belge, bonjour le décalage culturel ! 

Sybille avait des instructions bien précises pour ce billet: elle souhaitait que je parlasse de mon quotidien. Mon quotidien le voilà : j’habite au Qatar. En ce moment il fait près de 50C et nous ne mettons presque plus le pied dehors la journée (juste pour aller jusqu’à la voiture). C’est pas pour dire mais c’est la déprime, je vais jamais réussir à vous divertir avec ca. 

Mais revenons à nos chameaux Pluto. 

J’ai pris une décision. Cette année j’ai pu suivre avec un brin de tristesse le désarroi de Sybille à Paris. Je me souviens d’un des premiers posts sur cette étape parisienne où je m’étais fendue la poire. Cela peut-être aussi un peu déstabilisant de découvrir les observations relativement détaillées, qui plus est dans sa langue maternelle, d’un étranger sur son pays d’origine. Je me demande comment vous réagiriez si je vous parlais un peu de la Belgique. Je connais très mal votre pays malheureusement mais j’aimerais vous en parler un peu. En fait c’est Sybille qui m’a fait découvrir le plus de choses sur la Belgique même si ce ne sont que de petites choses du quotidien : genre c’est elle qui m’a parlé des « Kots », des « kokoteurs » et des « kokoteuses ». Extraordinaire terminologie. 

 Au début je voulais vous raconter l’histoire du Belge qui prend un taxi à Paris et qui tue un passant mais je me suis rappelée du précieux conseil de mon père. Le moment était grave – je le revois encore. Nous étions dans notre domicile parisien. Il a rabaissé son journal et incliné sa tête pour mieux me voir derrière ses lunettes de presbyte. Très sérieux, il m’a dit que « quand tu racontes une histoire belge à un Belge, c’est mieux de transformer les Belges de l’histoire en Suisses ». Ca m’avait fait réfléchir : « Et pour l’histoire des trous du cul qui font du ski ? Je dis que c’est des Belges et pas des Suisses ? ». Mon père a eu un temps de réflexion mais avait finalement l’air assez sur de lui: « Non, l’expression ‘trou du cul’ n’est pas utilisée en Belgique, tu es donc coincée avec les Suisses ». Moment de bonding intense entre un père et sa fille. 

Mon père sait très bien de quoi il parle car il avait eu le temps de visiter la Belgique étant jeune homme. Un jour quand il avait 20 ans il a voulu aller passer des vacances en Grèce et comme ses parents l’avaient envoyé se faire cuire un œuf, il avait fait du stop. Sauf que : le chauffeur de camion s’était bien fichu de lui et il s’était retrouvé à Bruxelles. Si vous n’étiez pas tous Belges je vous dirais bien que mon père c’était lui le Belge de l’histoire mais malheureusement dans ce cas de figure très précis, je ne peux pas appliquer la règle citée plus haut et traiter de Suisse mon Marseillais de père qui se retrouvait en Belgique. Franchement, c’est tordu. 

J’ai été deux fois en Belgique. La première fois, c’était en 1999 pour le weekend de Pâques. J’avais quinze ans. J’allais avec une copine qui connaissait des vrais Belges (moi je connaissais que des doubles nationalités qui habitaient hors de Belgique). Je me suis retrouvée dans un endroit étrange qui s’appelait le Whos-Whos. Je n’oublierai JA-MAIS. J’avais tiré cinq enseignements de ce séjour (non pas au Whos Whos mais bien en Belgique) : 
1. Les Belges prononcent « ui » inversement de nous les Français. Par exemple, le « ui » de Quick se prononce comme celui de notre « huit » et vice versa. A l’époque je m’étais demandé comment vous vous sentez, vous, les Belges, quand un Français vous donne rendez-vous chez Quick à huit heures. Je n’avais pas osé poser la question, mais ce soir j’ose tout: Alors, c’est comment ? Dieu Merci, on se rejoint sur le « Oui » . 
2. Les Belges éclairent leurs autoroutes, eux. 
 3. PERSONNE ne ponctue ses phrases d’un « une fois ». 
4. Les Belges sont accueillants, sympas et joyeux. Évidemment c’est stupide de généraliser mais vous savez dans mon pays, on est tous un peu comme ça. 
5. Les Belges pensent que nous sommes belges et se prennent pour des Français : ils nous regardent bizarrement parfois et parlent lentement. 

Je ne m’étendrai pas sur ma deuxième visite en Belgique – un échec cuisant puisque je me rendais à Charleroi depuis Paris pour aller chercher mon amoureux anglais de l’époque sans portable et que cet idiot avait raté son avion et s’était rabattu sur un Londres/Paris… C’est pour vous dire que dans notre famille il y a une malédiction qui traine : on est happés par la Belgique. Cela se confirme avec ma sœur qui part s’installer à Bruxelles en juillet, également sur un quiproquo puisqu’au fond elle me le disait encore hier « je ne sais pas ce que je fiche en droit européen ». 

Avec tout ca, vous ne savez pas beaucoup de choses de moi et vous êtes rongés par la curiosité, c’est certain. « C’est qui cette folle qui s’est foutu de notre prononciation des « ui » sur ton blog Sybille ? ». Et moi qui essayais d’être drôle… J’ai même réussi à ne pas vous raconter de blague… jusque là… En fait il y en une que j’ai sur le bout de la langue et qui doit sortir. C’est une blague qui se raconte chez moi au Pays Basque. 
 - Qu’est-ce qu’un Basque ? 
- Un Belge qui n’a pas trouvé l’Espagne. 

Hahaha.

***

Victoria me précise qu'elle espère que mes lecteurs ont de l'humour au premier degré... Je l'ai rassurée en lui disant que vous étiez bon public (hein, dites?)
La semaine prochaine, nous avons Ophélie qui parle de son mémoire et de sa recherche d'emploi!

Thursday, May 17, 2012

Berlin, la suite


Cela fait deux semaines que je suis là, et globalement je dirais que ça se passe bien. Je me rends compte à quel point j'appréhendais ce terrain avant de venir ici: à cause de la différence de langue, de la sensibilité de mon sujet de thèse en Allemagne, de la perspective d'une fois encore me retrouver seule dans un pays étranger, de ceci ou de cela... Je suis réellement surprise de voir que cela ne m'empêche pas de me plaire ici!
En fait, je me rends compte que je me préparais mentalement à ce que ce terrain-ci ressemble à celui de Paris. A chaque fois que je me posais des questions sur ce que j'allais trouver en Allemagne, tout se rapportait à cela, "pourvu que ce ne soit pas comme Paris". Et c'est là que je me rends compte à quel point ce terrain parisien m'avait sapé le moral, et à quel point j'avais pris l'habitude de voir ce qui m'attendait d'un oeil négatif.
Ce n'étaient pas tant les gens, pourtant. J'ai quelques bons amis à Paris et j'ai passé de bons moments avec eux. Mes collègues, une fois un douloureux moment d'auto-introduction passé, se sont avérés être très sympas. Mes colocs étaient cools, mon logement était bien, mon environnement de travail était favorable, bref il n'y avait pas de raison rationnelle pour que cela se passe mal.
Mais j'étais constamment stressée. Je n'ai eu aucun résultat pendant près de deux mois, apprenant à mes dépends qu'il ne fallait pas essayer de contacter un ministère français à l'approche de Noël ("à l'approche" signifie de début novembre à début janvier). J'ai donc du cavaler pour tout récolter pendant le mois de janvier, j'avais entre deux et trois entretiens par jour tous les jours; puis évidemment comme je n'en avais jamais terminé, j'ai continué les aller-retours Bruxelles-Paris jusque fin avril. La pression temporelle était énorme.
Puis il y avait la ville, l'hiver, le rythme de vie, l'ambiance. Jamais hors du bureau avant 20h30. Les gens désagréables partout. La météo. Le gris omniprésent. J'avais toujours l'impression de faire un pas de travers. Le manque d'infrastructures pour les doctorants. Aucune cohésion de groupe parmi eux. Le prix de la vie horriblement cher, pour le seul terrain où je n'ai pas obtenu de bourse. Toutes les étapes me semblaient extraordinairement difficiles, et je me sentais extraordinairement seule. Et mis à part mes amis, tout le monde me semblait extraordinairement malheureux.
Tout cela est très paradoxal évidemment, puisqu'en termes objectifs mon terrain a été un succès incroyable. 41 entretiens, des propositions de conférence, l'accès à des archives confidentielles, je pense que j'ai du atteindre une sorte de record. Mais moralement parlant, quelle catastrophe!
Dès décembre j'ai commencé à avoir des crises d'angoisses, ce qui était une nouveauté pour moi. Elles étaient d'abord sporadiques et toujours déclenchées par quelque chose. J'avais alors des idées très noires, très très noires; des idées qui impliquaient généralement de me projeter à 40 ans et de constater à quel point le pire était encore à venir. De me demander qui parmi mes proches et amis seraient les premiers à vieillir, tomber malades, décéder, perdre des parents, des enfants; et si moi-même je serais encore là pour le voir, ce qui de toutes façons me semblait plus enviable que de finir seule, prématurément vieille et à la carrière gâchée. D'une certaine façon je m'étais auto-persuadée qu'à partir de ce moment la situation ne pouvait que s'empirer, mon corps se dégrader, et que le futur ne me prévoyait que des épreuves. 
A partir de janvier les crises d'angoisses sont devenues fréquentes, tous les deux jours, tous les jours, plusieurs fois par jour, parfois en public. Il ne fallait plus rien pour les déclencher, j'étais tellement stressée en permanence que ce n'était plus nécessaire; et ces crises étaient tellement horribles que je commençais à angoisser à l'idée d'avoir des crises d'angoisse, c'est vous dire le cercle vicieux. Mais je me disais, je n'ai que quelques mois à tenir, après tout ira mieux.
Sauf qu'une fois rentrée en Belgique, ce n'est pas allé mieux. C'était peut-être le fait de tout-le-temps devoir retourner à Paris et de ne jamais pouvoir laisser ce terrain derrière moi; c'était peut-être de devoir en plus déménager et m'occuper de 10 000 autres choses pour lesquelles je n'avais pas de temps; ou alors, c'était peut-être juste la météo. J'étais épuisée. Les activités que j'aimais faire auparavant me semblaient vides de sens. Plus rien ne m'enthousiasmait. Je regardais la situation de haut et je me disais, "c'est ça ma vie? Et bien, c'est drôlement chiant". Et je continuais à avoir des crises d'angoisses. Je ne rentrais plus dans mes vêtements, contrôler ma nourriture était un effort que je ne parvenais plus à faire. Et devoir terminer, terminer à tout prix ce terrain parisien qui n'en finissait plus de ne pas se finir. Pas étonnant que j'avais assez peur de ce que me réservait Berlin.
Puis j'ai déménagé ici, en Allemagne, et je suis étonnée de voir que non, ce n'est pas horrible, le futur ne me réservait pas que le pire après tout. Mon poids est de nouveau stable. Je n'ai plus d'idées sombres. J'ai encore de temps en temps quelques moments d'anxiété, mais qui n'ont plus rien à voir avec ceux de Paris. Je parviens à prendre du recul et à me dire que cette période-là, cette période à Paris, ce n'était pas normal. Pas dans le sens clinique du terme, mais néanmoins quelque chose qui ne devrait pas avoir fait partie de mon quotidien.
Quand j'en parlais autour de moi, j'étais surprise de constater que j'étais loin d'être la seule dans mon cas; en fait, c'était bien à cela qu'on essayait de me préparer quand on me disait, "tu sais la thèse c'est pas juste un grand mémoire."Et me reviennent en tête mes collègues en fin de thèse qui semblaient être également en fin de vie: celles qui pleuraient dans les couloirs, celles qui perdaient 10 kilos, celles dont la vie sentimentale se détruisait sous la pression... Mais aussi certaines de mes amies, dont la vie a pourtant l'air si simple et si bien tracée, qui m'ont avouée être passée par là elles aussi. Chacun réagit différemment au stress, je dirais que dans mon cas je me suis projetée 10 ans en avant pour ne pas devoir me poser la vraie question, la seule, l'unique: et après la thèse, il se passe quoi?
Mais c'est vrai ça, après la thèse, il se passe quoi, hein?
A priori, je pourrais tout aussi bien continuer la thèse jusqu'à mes 40 ans. Et voilà! Problème résolu. Comme quoi il y a une solution à tout.
Et en attendant je vais aller me chercher une boule de Berlin.

Sunday, May 06, 2012

Bon, et qu'est-ce que j'ai fait pendant ces deux dernières semaines?

Facile.
1. J'ai fait une dépendaison de crémaillère.
Big extension de table!
Les derniers jours de ma colocation étant dangereusement proches, j'ai fait ce qui se fait généralement dans de telles circonstances: j'ai mis tous les habitués des lieux autour d'une table pour une dernière cène. Parce que j'aime faire ça, j'ai fait des burgers.
Burger 1
Avec plein de trucs à mettre dedans. Comme par exemple, ketchup, mayonnaise, tomates, salade, fromage.
Burger 2
Mais aussi guacamole, fourme d'ambert, oignons rouges, cornichons.
 Burger 4
Enfin bref, mmmmh quoi.
Burger 3
Et en dessert, le fameux traïfeul
Le trifle
Pendant que certains ont même fait la vaisselle.
 La vaisselle
On aurait pu croire que cela aurait été un peu nostalgique, mais en fait j'étais juste contente de pouvoir faire un dernier bon grand diner comme j'en avais tellement donnés avant, et cela ne me semblait pas du tout comme étant le dernier!
Bref. Après cela, ça a été beaucoup moins drôle. Parce que
2. Il a fallu déménager.
Déménagement
(Et ça ce sont juste les caisses dans lesquelles j'ai mis mes livres - livres de cuisine inclus - que je ne vais pas lire pendant l'année à venir).
Ca m'a pris mais juste des plombes, à tel point que je me suis retrouvée au milieu de tous ces trucs étalés partout, complètement découragée, et que ça m'a tellement fait penser à ma thèse que ça m'a découragée encore plus. Puis j'ai commencé à me brainstormer avec les slogans du "ne pense pas à la fin, avance pas par pas et ça ira" ou "tu te débrouilles bien, continue, tu te débrouilles bien" qu'on se repasse en boucle quand le doctorat est super dur, ou bien pendant les 20km de Bruxelles quand on peine à arriver au km7. Enfin bon, des petites phrases toutes faites pour se persuader qu'on n'est pas du tout au bout du roll, alors qu'il faut le dire, j'étais tellement fatiguée de terminer mon terrain Paris/préparer mon terrain Berlin/préparer des interviews à Bonn/déménager/mentalement me faire à l'idée que je retournais vivre chez mes parents/trouver un sens à ma vie qu'en fait, oui, j'étais totalement au bout du roll.
Enfin, quoi de mieux que de combattre un agenda très chargé en y ajoutant des trucs pour le charger encore davantage, et donc, le lendemain,
3. Je courais les 10 Miles d'Anvers.
Antwerp 10 miles
Ce que je n'ai absolument pas regretté, même si au final Maman s'est portée volontaire pour me conduire à Anvers parce qu'elle a vu que le roll était au bout et que je ne pouvais pas possiblement m'y amener moi-même, ce dont je la remercie sinon je n'y serais pas parvenue. C'était la première course où je n'essayais pas de faire un score toute seule de mon côté mais juste de profiter de la course en bonne compagnie, et au final, c'était totalement parfait.

Puis, j'ai pris une douche, je me suis hâtée vers la gare d'Anvers, pour
4. Me diriger vers Paris.
Ben oui, on fait ce qu'on peut avec le temps qu'on a, et je devais absolument finir ce terrain, alors j'ai travaillé au finish. (Pas tout à fait. J'y retourne en août) (Puis je retourne sur mon terrain Londres) (mais ne nous désespérons pas. Avançons pas à pas sans penser à la fin) (car penser à la fin impliquerait penser à l'après-thèse, et on n'a pas vraiment envie de commencer là-dedans).
Bref. Une fois à Paris, j'ai converti - oui! converti! - Gabrielle au point de croix.
Le point de croix de Gabrielle
Mais j'ai trouvé un point faible dans ma possession d'un livre de patrons pour faire Beatrix Potter au point de croix.
Ci-dessous, je vous retransmets avec émotion ses premiers débuts. A vous de deviner ce que c'est. (Indice: Gabrielle pourrait bien être en train de vous montrer le patron sur la photo précédente).
Le point de croix de Gabrielle
Bref. Parce que moi aussi j'ai mes petites faiblesses, j'ai refait des burgers.
Burger!
Ou plus précisément, j'ai forcé Sophie à nous recevoir chez elle pour que je puisse cuisiner des burgers.
Burger!
Ce qui avait été plus ou moins mon attitude pendant tout mon terrain à Paris cet hiver, une manière de trouver un juste équilibre entre mon besoin de compenser le fait de ne pas avoir de cuisine et l'envie des gens de pouvoir recevoir chez eux sans devoir cuisiner.
Et puis, devinez qui j'ai revu!
Kanako et Kiara
Exactement, Laurent, Kanako, et leur petite Kiara (oui bon Laurent était behind the screen), qui étaient venus faire un tour en Europe pour présenter leur fille à la famille. Je ne les avais pas vus depuis 2008, mais quatre ans ont passé et au final c'est comme si on ne s'était pas vus depuis le mois d'avant! C'est là que je vois que facebook est assez balèze pour garder en contact les gens qui ne veulent pas perdre contact...
Et hop! J'en ai profité pour revoir Noor, qui avait fait le trajet depuis Beirut pour l'occasion.
Kanako, Kiara, Noor et moi
Je regrette de ne pas avoir pu rester plus longtemps, un moment donné j'ai dû leur fausser compagnie pour retourner bosser, la thèse, le finish, le bout du roll, tout ça.
Et puis après tout ça je suis retournée à Bruxelles pour, hop hop hop,
5. Le mariage d'Alexia et Robert-Guy
Wedding
(Où ils ont servi une espèce de scandale de carpaccio de saumon - huile de truffe, je m'en souviendrai toute ma vie tellement c'était bon).
Et pour conclure ce beau weekend en beauté,
6. Les 30 ans d'Emilie.
Oh! Un gâteau.
Oh! Un gâteau.
Oh! Un gâteau.
Oui, je sais, ça fait beaucoup de photos du même gâteau, mais que voulez-vous. 0,3% des Français me diront que c'est un Martien qui m'y a obligée.
***
Prenons une pause, voulez-vous, et remarquons le relatif retour du beau temps en Belgique et la floraison des cerisiers du Japon...
Cerisiers du Japon
Mais au final qu'est-ce que ça me fait, puisque le lendemain,
7. J'étais à Bonn.
Ben oui, parce que bon, les ministères allemands ne sont pas encore totalement à Berlin, et que ces interviews étaient essentielles pour que je puisse aller à Berlin, et devaient être faites avant Berlin, enfin vous suivez.
2h30 le trajet aller, en voiture parce que le vrai fun est que tout n'était pas accessible en transports en commun. J'ai mangé des sandwiches au gouda rapidement dans ma voiture, pour me rendre compte que mon interlocuteur m'attendait devant un repas (oooh my God on me donne à manger!), ce qui fait qu'au final l'interview a duré près de 3h si on oublie les pauses "il faut absolument que vous goutiez ce apfelschorle" et les discursives comme quoi Bonn et Berlin il n'y a même pas de comparaison possible. At some point je me suis paralysée sur place en entendant un vrombissement particulier juste derrière moi pour voir LE PLUS GROS FRELON DE L'HISTOIRE entrer dans la pièce, je ne vous dis pas la panique, j'ai tenté de garder ma contenance jusqu'à ce qu'il vienne me TOURNER AUTOUR DU VISAGE et là mon interlocuteur a pu voir que je n'étais pas à mon meilleur niveau d'aisance et a chassé la bête. J'en ai encore des frissons dans le dos. Tout ça est bien entendu on tape et ouvert à se faire retranscrire pour qui veut le faire gratuitement. (Ce sera probablement moi de toutes façons).
Et puis chez mon second interlocuteur, qui habitait la campagne profonde (d'où l'image ci-dessus), très bonne et très longue interview, et lui aussi m'a nourrie mais après l'entretien, voyant que j'allais prendre la route à une heure relativement avancée. J'ai mangé de la Leberwurst, et ma vie ne sera plus jamais la même.
Retour en Belgique. Heureusement, Sophie (l'autre) m'a gardée éveillée pendant une bonne partie du trajet, c'est-à-dire la partie où j'étais de nouveau sur téléphonie mobile belge.
Et le lendemain, je ne vous dis pas la grasse mat de ma vie... Ah ben non tiens, le lendemain j'étais à Berlin.
Et j'y suis encore.
Pour un petit temps.
Mais ça c'est l'objet d'un autre post.

Tuesday, April 17, 2012

Petit interlude

Dans la fougue de l'instant, j'en oubliais presque de mentionner ceci.
Doctorat Gabrielle
Gabi est devenue docteur. Avec une thèse au titre qui fait peur et des vidéos de petites goutes fluorescentes et des schémas pleins de pacmans.
Ca s'est bien passé, si vous me le demandez. A la défense de thèse, il y avait classiquement:
1. le jury de thèse;
2. les collègues;
3. d'autres scientifiques éminemment plus spécialisés que quiconque sur le sujet et que se sont sentis obligés de poser des questions pièges pour démontrer l'étendue de leur savoir;
4. la fière famille, qui ne comprenait pas grand chose mais qui était fière quand même;
5. les amis doctorants, les seuls à comprendre l'importance de cette étape dans la vie d'un thésard (et qui ne doivent pas prendre congé pour venir), qui à priori comprenaient encore moins que la famille mais trouvaient que les pacmans sur les schémas étaient quand même bien faits.
Gabrielle a reçu plein de cadeaux intellectuels, avec entre autres du papier WC avec des coeurs, une monopantoufle canard et de la moutarde alsacienne. Et - hommage ultime! - je me suis retrouvée dans les remerciements.
Doctorat Gabrielle
Cela vous arrivera aussi, amis lecteurs, si vous acceptez de me retranscrire des entretiens gratuitement.
Bon, et sinon, j'ai fait ceci.
Dr Gabi trousse de toilette au point de croix
iiiii un macaron au point de croix.
Yeah.
Elle était contente.

Monday, April 02, 2012

J'ai 29 ans - part 1

Il y a dans ce titre deux choses qui devraient potentiellement vous faire peur: la première est que j'ai 29 ans, et la seconde est que j'ai de toute évidence décidé de faire plusieurs posts sur ce thème. Oui, plusieurs posts, mais détail que tout cela et commençons par le commencement, voulez-vous.
La date que vous cherchez est le 21 mars, date qui avait traditionnellement été associée au début du printemps, mais apparemment il semblerait que cela ne soit plus le cas. A la place, au lieu de se dire, "bon printemps", on se dit, "et une bien joyeuse journée contre la discrimination raciale". Enfin, on pourra toujours me souhaiter un joyeux anniversaire, c'est toujours ça.
Le 21 mars, donc, était en réalité une journée un peu atypique, parce que 1. j'étais à Paris, et 2. il faisait super beau.
J'ai commencé ma journée en allant faire un entretien à la Défense:
La Défense
La Défense
Puis j'ai enchaîné avec un entretien à côté des Champs Elysées:
Oh! beau cadeau d'anniversaire que cela
Tout benef.
Sur le chemin du retour vers l'appartement de Gab et Antoine (dont j'abusais une fois de plus de l'hospitalité) (merci à eux), je suis tombée sur un magasin de tissus qui rentrait sa collection printanière. La vendeuse était en train de mettre ses nouveaux tissus sur l'étal quand je suis passée devant. C'était un signe. Je peux positivement affirmer que j'étais la première personne à Paris faisant acquisition de ces petites merveilles.
Petit cadeau de moi à moi, anniversaire 29 ans
Comme quoi, dans les magasins, le printemps commence quand même le 21 mars et c'est tout.
Ensuite, je me suis fais un goûter digne de ce nom:
Fruits à poêler Picard
Et, non contente de squatter comme un vieux parasite le canapé-lit de Gab et Antoine, je les ai aussi forcés à m'organiser une petite fête d'anniversaire... Eux disent qu'ils ont fait ça de leur propre initiative, mais je ne les crois pas. C'était une bonne surprise, car Antoine est allé fouiller tous les emails collectifs que j'ai envoyés pendant mon séjour à Paris et a invité tous les gens qui se trouvaient dedans, qu'il les connaisse ou non. Nous sommes allés au Fuxia et j'ai eu un de ces tiramisu... Cath, je suis au regret de te dire que tu as de la concurrence.
Anniversaire 29 ans Paris
Et j'ai reçu un livre de recettes Picard! Ce à quoi j'ai répondu avec tristesse que malheureusement Picard c'était en France et que c'était assez difficile de conserver la chaîne du froid pendant tout le trajet jusqu'en Belgique (j'y ai déjà sérieusement réfléchi). Puis on m'a informée (tenez-vous bien) que Picard LIVRAIT EN BELGIQUE!!!!!! (C'est fou!) A mon retour de Berlin je fais une commande groupée, réfléchissez donc à ce qui vous ferait plaisir entre temps.   
***
Bon, sinon, à part ça, 29 ans.
C'est pas le bout, parce que techniquement, ce n'est pas encore 30 ans, et puis finalement 30 ans n'est pas 40 ans et ainsi de suite. Mais enfin, 29 ans, mine de rien, c'est différent de 28, de 27, et à priori encore plus de 25 ou de 20 ans. Il y a des choses qui ont changé au fil des années.
Il y a d'abord l'aspect physique de la question. Prenons le rythme de vie par exemple: maintenant, une sortie jusqu'à 3 heures du matin, ça ne pardonne plus, non seulement le lendemain, mais aussi le surlendemain, et encore pire les jours qui suivent (entrer ici un nombre peu avouables de jours pendant lesquels on se jure de ne plus jamais jamais jamais sortir de sa vie). Avoir une activité sociale tous les soirs n'est devenu possible que si on me laisse dormir le samedi matin jusque midi. Ou qu'on me laisse, à défaut de mieux, faire une sieste pendant le weekend. Sans quoi il faut que j'annule une de mes activités (souvent mes cours d'allemand, curieusement) pour pouvoir "récupérer". C'est fou le temps qu'on perd à récupérer, alors qu'avant, on faisait des tas de choses. C'est peut-être pour ça qu'on a l'impression que les années d'unif ont duré une éternité, alors que celles qui ont suivi ont passé en un clin d'oeil.
L'approche de la trentaine, c'est aussi une accumulations de petites déchéances physiques qui font suspecter le montant du poste "Photoshop" quand on voit Madonna se trémousser en mini-short sur son nouveau clip. Le corps change, non seulement de forme (bon déjà ça c'est pas top), mais aussi de texture et de structure. Les muscles s'affaissent, la peau se détend, la pilosité devient difficile, la cellulite se propage, et là où notre teint avait toujours été uniforme et lisse, apparaissent d’insidieuses petites taches plurichromes. On commence à comprendre pourquoi toutes nos tantes portent des vêtements amples et des maillots de bain une pièce, ont des cheveux courts et refusent toujours de manger les oeufs au chocolat à Pâques. L'approche de la trentaine, c'est aussi la découverte de multiples façons de faire jouer les bretelles de son soutien-gorge. C'est se demander à quel point on se ferait du mal si on comparait la taille des vêtements qu'on a acheté pendant les soldes à ceux qu'on avait acquis la saison précédente. C'est regarder avec circonspection la culotte ultra-gainante que portait sans complexe la génération de nos grand-mères.
Bref, au final, le physique finit par nous rattraper, et il devient plus facile de ne plus faire d'excès que de se dire qu'on va rattraper ledit excès plus tard. On va dormir tôt, on mange moins (enfin les autres mangent mois), on sort moins, on met des crèmes et on fait attention à notre niveau de stress. On sort des phrases comme "rho dis le blocus je ne pourrais plus", ou "rho dis les 20km de Bruxelles ça devient plus difficile chaque année", ou "rho dis je devrais jeter ce jeans, ça fait au moins 5 ans que je ne rentre plus dedans", ou "rho dis tu as vu ça il est déjà 22h30... On va rentrer, hein."
Et puis au delà de la dimension physique, il y a aussi l'aspect psychologique, à savoir le dictat social qui veut qu'à trente ans tu dois avoir accompli tous tes objectifs de vie. Alors bon, à 29 ans il faut quand même se dépêcher, parce que c'est pas comme si c'était pas l'année prochaine, hein. J'ai pu leurrer le monde entier pendant quelques mois en devenant propriétaire, mais est ensuite arrivé mon anniversaire, et avec lui le constat qu'il y a sommes toutes fort peu de chances que d'ici mes trente ans, j'aie terminé ma thèse, écrit un livre de fiction, trouvé un plan d'avenir stable ou fondé une famille; et ce n'est pas en changeant de pays tous les trois mois que cela va vraiment évoluer.
Et puis, l'approche de la trentaine, c'est aussi l'approche d'un âge où il faut sérieusement commencer à faire attention à sa santé. C'est peut-être ça que je trouve le plus dur, c'est de savoir que d'ici un an, la cause principale de mortalité parmi les personnes nées en 1983 ne sera plus l'occasionnelle conduite en état d'ébriété, qui fait à chaque fois monter les statistiques de quelque chose qui ne devrait pas arriver aux 20-30 ans. L'année prochaine, on entre tous officiellement dans la tranche d'âge à risques de cancers et maladies cardiaques. 30 ans, c'est l'âge ou le docteur commence à nous prendre au sérieux quand on dit qu'on a mal au ventre ou qu'on est essoufflé quand on monte les marches.
Enfin, il parait qu'une fois passé le cap fatidique ça va mieux, et qu'on arrête de voir la vie comme une ligne droite dont la seule direction est inexorablement celle de nous rapprocher de la vieillesse. Passé trente ans, il parait qu'on peut commencer à dire, "l'âge en fait c'est juste un chiffre". Mais tout cela je propose de le laisser à 2013.
Évidemment, ça n'aidera pas de voir que ceux qui commenceront une thèse de doctorat en 2013 seront pour la plupart nés en 1990. Mais c'est une autre question.

Monday, March 05, 2012

Rétrospective 2011

Je sais, chaque année je vous la livre de plus en plus tard, mais que voulez-vous; j'ai été absente, puis très occupée, puis malade (j'en suis à mon quatrième flacon de nasa-rhinatiol, c'est vous dire), et bien entendu - ce ne serait pas marrant sinon - mon programme de montage vidéo ne parvient pas à prendre en charge les vidéos haute définition prises avec mon nouvel appareil photo. Il faut donc pour cela que je retourne à l'ordinateur de mon père, qui gère de façon très relative le montage en haute définition, mais pas du tout le moment de convertir le tout en un fichier avi... J'ai dû diviser le montage en huit morceaux, les convertir en fichier avi, puis refaire un nouveau montage à partir de là... Bref, que de la joie, ça se ressent un peu au résultat final mais il n'y a sans doute que moi pour le voir.

Si vous ne trouvez pas le password, envoyez-moi un email.

Monday, February 13, 2012

Paris, c'est fini...

Et oui, me voici arrivée au terme de mon aventure parisienne, je suis à présent partie me reposer sur une île déserte avec du soleil, des cocotiers et du jus de pamplemousse, pour étrenner mon nouveau bikini révélant un corps parfait et un bronzage que l'hiver n'a jamais su entacher. 
Not.
En clair, je suis au bureau à Bruxelles, et j'attends depuis ce matin que dropbox parvienne à me télécharger tous les documents que j'ai créés quand j'étais à Paris, sans quoi je ne sais pas travailler. 
Un petit bilan de Paris en attendant? Pour ma thèse, je dirais très positif. J'ai fais plus de trente entretiens, j'ai rencontré plein de gens intéressants, pu accéder à moultes documents, et j'ai pu discuter de points théoriques sensibles de ma thèse avec des professeurs hyper calés en la matière. C'était pas gagné au début, professionnellement comme socialement parlant, mais je dois dire que je me suis bien rattrapée de ce point de vue-là. 
Sinon, je dois aussi remercier mes amis expats à Paris, qui se sont assurés que ma vie sociale ne soit jamais déficiente, m'ont fait découvrir la ville, et m'ont fourni un canapé-lit quand la situation l'exigeait. Sans eux j'aurais été une loque asociale et déprimée. (Loque qui est un belgicisme, ceci dit). Et la Maison des Belges était très sympa aussi, je suis assez heureuse d'être passée par là.
Je ne cache pas qu'il s'est agit d'un terrain difficile. Mes répondants n'acceptaient de me parler que si j'avais été recommandée par quelqu'un. Et pour qu'une personne vous recommande, il faut que quelqu'un d'autre vous ait recommandée à elle. Heureusement que le nom de mon promoteur (on dit "directeur de thèse" là bas) m'a ouvert les premières portes; mais les suivantes ont malgré tout mis jusqu'à janvier pour s'ouvrir.
Fondamentalement, j'avoue que Paris et moi on n'est pas devenus close friends sur facebook. Je n'ai pas accroché. On pourrait dire que c'est parce que les Parisiens sont froids, désagréables, individualistes, qu'au travail les gens se tuent à la tâche et se tirent des balles dans le dos, que la ville n'a pas d'espaces verts, que la vie y est chère pour une qualité moindre, qu'on y voit de la misère partout, et que les gens y regardent la Belgique d'un air condescendant. Tout cela a été assez fortement ressenti. Mais je conçois malgré tout que certaines personnes y trouvent leur bonheur. Pour moi, c'est aussi parce que ce n'est pas Londres, et qu'après avoir tant aimé une ville, toutes les autres sont pâles en comparaison. Et clairement, on a une meilleure qualité de vie à Bruxelles; même les Parisiens étaient d'accord de le dire.
Et puis bon, à force de se déraciner de sa routine comme ça, on finit par regarder sa vie d'un œil extérieur et à la remettre en question. Est-ce qu'on est heureux? Comment va-t-on vieillir? Qu'est-ce qui a de l'importance? Et toutes les questions connexes qui tiennent éveillés, ou à l'occasion provoquent des sympathiques crises d'angoisses existentialistes.
Enfin, le résumé c'est que je suis bien heureuse d'être de retour au plat pays, même sous cette météo peu encourageante, et même si je dois présenter l'état d'avancement de ma thèse ce vendredi. Je ne vous dis pas comme j'étais contente en retrouvant mon lit et mon Delhaize local. Même si le prix des fleurs aujourd'hui était très similaire au niveau parisien, on se demande bien pourquoi. 
Maintenant, le challenge va être d'arrêter le café. 
...
Mmmmh...
...
Non Bibil, la tentation c'est bien, mais la meilleure façon de s'en délivrer n'est pas d'y céder. (La palme littéraire à qui sait reconnaitre l'origine de cette citation)

Friday, February 03, 2012

Je vous présente Paul "Emploi" le Poulpe

Paul "Emploi" le Poulpe
A la base, il était dans la vitrine d'un magasin. Un magasin pour enfants qui se trouve dans la rue de mon boulot, pour être plus précise. Cela voulait dire que je passais devant tous les jours. Tous les jours, je regardais furtivement ce poulpe qui me regardait de retour d'un air familier, ses tentacules toujours arrangées différemment, un peu comme pour me signaler toutes ses potentialités de cadeau de naissance.
Puis il est parti.
Puis un autre est arrivé.
Puis l'autre est parti.
Puis le suivant est arrivé.
J'ai entendu dire que c'était le dernier du stock.
Alors bon. Il a fallu. Il était là. Il m'appelait. Il y avait le nom de quelqu'un dont je ne connais pas encore le nom mais qui est prévu pour les prochains mois dessus.
(Ah! Si j'ai des lectrices enceintes, elles peuvent officiellement commencer à craindre).
Enfin, le résultat est que mes colocs de la Maison des Belges m'ont vue, un soir, revenir du travail avec un papier cadeau et des tentacules qui dépassaient. Le paquet cadeau n'a pas fait long feu, le poulpe a été définitivement adopté. On a débattu du prénom. Quelqu'un voulait l'appeler Hector, mais je n'étais pas d'accord, Hector c'était un nom de poulet. S'il fallait un nom de poulpe, autant l'appeler Paul. Puis quelqu'un a eu la brillante idée d'ajouter une touche française et de l'appeler Paul Emploi. Paul "Emploi" le Poulpe, donc, est maintenant une sorte de mascotte. Des photos ont été prises, ils circule sur facebook, il n'a pas encore sa propre page mais c'est limite.

Ca va être très dur de m'en séparer le jour où il devra faire le bonheur d'un bébé. Ce dernier commencera sans doute par en avoir peur, au vu de ses yeux qui doivent faire approximativement la taille du corps d'un nouveau-né. Puis au fil du temps il l'adoptera comme doudou, un doudou qui fait approximativement la taille d'une valise, super pratique pour les vacances, merci Bibil. Donc finalement je ne rendrai pas service, autant que je le garde pour moi. Mmmh. On verra :-)
Paul "Emploi" le Poulpe


Sunday, January 29, 2012

Soph & Manu à Paris

Vous n'avez pu ignorer lors du post précédent la présence de deux têtes familières en territoire non-familier. C'est normal. C'est parce que le weekend passé, Manu et Soph sont venues me rendre visite à Paris. Juste à temps pour la seconde démarque des soldes; autant vous dire que le programme du weekend était tout tracé.
Entre les magasins, il nous est arrivé de nous poser. Souvent. Parce que faire les magasins ça fatigue, et parce qu'il n'y a rien à faire, un bon ragot est mieux échangé autour d'une tasse de café.
Nous avons, entre autres, trouvé ce que d'autres mettent un épisode entier de How I Met à débusquer: The Best Burger in Town. La tâche m'avait un peu été prémâchée (remarquez le choix hautement approprié du vocabulaire) par la chaude recommandation qu'en avait faite ce blog. Et il n'avait pas tort, pain et frites homemade, viande et légumes bio, et des associations de goût à tomber par terre... (Comme je suis une aventurière du goût j'ai pris un burger au fromage bleu; Sophie et Manu n'ont pas osé, elles ont juste pris un classique). Et voici.
The Best Burger in Town!
Never mind ma tête de blocus, pleine de cernes et de traits tirés, dans exactement trois jours j'ai une autorisation de dormir et croyez-moi que je ne vais pas m'en priver.
Et puis bon, un autre highlight est venu peu après, où fortes d'une envie d'approfondir notre culture littéraire et historique, nous sommes allées prendre un verre au Café de Flore.
Café de Flore
6€ le verre de Coca. Mais bon. Nous avons pu checker une case supplémentaire dans la liste des choses à faire une fois dans une vie. On n'a pas vu de célébrités. Mais par contre, il y avait des caméras qui étaient à l'affût. Je pense qu'ils n'en ont pas vues non plus, ceci dit entre nous.  
Mais je vois déjà vos têtes épanouies me demander la nature des ragots qui se sont échangés lors de ces nombreuses ripailles.
...
...
(Création d'un effet de suspense)
...
Ben en fait, pas grand chose. Mais parfois il faut un peu de brainstorming mutuel pour parvenir à cette conclusion bien naturelle, en fin de compte: quand je ne suis pas en Belgique, il ne se passe rien.
(Libre à vous de me donner tort. J'accepte aussi les messages privés si ledit ragot est particulièrement croustillant). 
(Pfou dites quel usage subtil de la psychologie inversée, j'aurais bien besoin d'un peu de frangipane pour m'en remettre).

Friday, January 27, 2012

Je dois vous faire un aveu.

J'aime la frangipane.
Oui, j'ose braver les interdits et déclarer haut et fort ma passion dévorante et dévastatrice pour la frangipane, galette des rois, poudre d'amande et toutes leurs déclinaisons. (A première vue dévorante pour le dessert en question, mais dévastatrice pour ma ligne par la suite - la vengeance est l'apanage des plats qui ne se mangent pas forcément froid).
Et par conséquent je n'ai pas honte de vous dire que cette année j'ai fêté la galette des rois non pas une fois.
Yet another galette des rois
Chez Gab et Antoine. J'ai une couronne pour me consoler de ne pas avoir eu la fève.
Non pas deux fois.
Galette des rois
Chez Steph et Aubry.
Galette des rois
C'est Isabelle qui a eu la fève.
Mais bien trois fois.

Galette des Rois
Chez Paul, oui on est trois et non on n'a pas vu trop grand.
La fève
C'est Sophie qui a eu la fève. On a tout mangé et perso j'avais un peu mal au ventre après.
Bref. Avec tout ça, de ma vie je n'ai jamais eu la fève. Si on excepte les tartes individuelles de chez Picard que je n'ai pas voulu partager. Le grand lobby de la frangipane doit disposer d'informations secrètes à mon sujet. Ou bien il y a dans mon corps un dispositif répulsif à fèves. Parce que même dans les tartes individuelles de Picard, la fève se cachait dans le dernier morceau, pour me narguer tiens. 
Ceci dit le mois de janvier n'est pas fini. Et j'ai une excellente recette de galette.

Wednesday, January 18, 2012

Pour vous dire de quoi est faite ma journée maintenant.

7h30, debout, la tête dans un endroit très sombre de mon anatomie et au moins aussi sombre que la nuit à l'extérieur. Douche, qui est-ce que je vais interviewer aujourd'hui, ah oui, des syndicats et des fonctionnaires, faudra être pas trop chic et un peu chic en même temps. Bon. Je m'habille en noir, c'est passe-partout, j'emmène un collier que je mettrai au moment de voir les fonctionnaires pour upgrader la tenue. 
Porridge, pas de café car on va d'office m'en donner un à mon premier entretien, maquillage mais pas de mascara parce que sinon je vais me frotter les yeux. Agenda, check. Carnet de notes, check. dictaphone, check. Téléphone, check. Bics de rechange et piles de rechange, check. Carte de métro, check. Clé de ma chambre, check. Ordinateur et son chargeur, check. Parapluie, check. Livre girlie frivole pour le métro... Aah mais il est où celui-là? J'ai tout à coup comme un horrible doute de l'avoir laissé dans le métro hier soir. A checker. 
8h50. Il y a des sapeurs-pompiers qui font leur entrainement devant la Cité Universitaire en tenue de sport moulante provocante. L'un d'eux retire son t-shirt. Vous ne rêvez pas. Toutes les filles regardent la scène d'un air distrait.
9h10. J'ai pris le RER, et maintenant je suis perdue à la station Chatelet-les-Halles.
9h35. J'arrive 5 minutes en retard à mon premier entretien de la journée pour cause de perte de ma personne dans la station Chatelet-Les-Halles. Je suis dans le 11e, on m'offre un café, je demande si je peux enregistrer. Je présente de façon professionnelle ma thèse avec des phrases toutes faites et souvent répétées. Mon interlocuteur a préparé son texte lui-aussi. Après viennent les questions. Où? Quand? Toujours demandées en premier, afin d'ancrer le sujet et de permettre à mon interlocuteur de fouiller sa mémoire. Je fais attention à l'endroit où je regarde, pas directement dans ses yeux sinon c'est trop intimidant, je me cible sur une zone neutre quelque part entre ses yeux et ses sourcils. Je fais attention à mon langage corporel. Pas de bras croisés, pas de coudes sur la table, carnet de notes à plat sur la table, arrêter de chipoter à mon bic. Je pose des questions sur le pouvoir décisionnel de l'organisation. Je pose des questions sur le plombier polonais, sur la crise économique, sur la problématique très française des Roms. Je demande ce que les autres acteurs ont fait. Je demande des documents. Je demande comment ça s'est passé au niveau européen. En Allemagne. Au Royaume-Uni. On casse du sucre sur le système et sur la xénophobie ambiante dans la mise en oeuvre de la décision. Je redemande des dates. J'ai noté des mots quand je pensais à une question sortant de mon cadre de grille d'entretien. J'ai fait attention à ne pas faire de bruit quand j'ai bu mon café, pensant à l'étudiant qui allait retranscrire. Je pense vaguement à quel étudiant va le retranscrire. C'est un entretien de qualité cinq étoiles pour la retranscription, je parle de façon posée, mon interlocuteur est clair, il n'y a pas de bruit de fond. Je me demande à qui je vais donner mes "entretiens désastres", ceux où je me fais démonter et ceux dans des cafés où on n'entend rien.
11h. Mon second entretien m'appelle pour savoir si en fait, finalement, je ne peux pas venir "maintenant". C'est dans le 14e. Je retraverse tout Paris.
11h10. Je suis perdue dans la station Chatelet-Les-Halles.
11h30. J'arrive à mon autre entretien. On ne me donne pas de café, je demande si je peux enregistrer. Je présente ma thèse avec les mêmes phrases toutes faites et souvent répétées. Mon interlocuteur entame un monologue de 15 minutes. Je pose une autre question, il ré-entame un monologue de 15 minutes. En voici un à qui je ne devrai pas tirer les vers du nez. Je me concentre sur un point neutre, mais à partir d'un certain temps je n'y arrive plus. Alors je le regarde dans les yeux. Il ne remarque pas. Je suis sur une chaise trop basse pour moi, mon langage corporel est nul. On ne casse pas du sucre sur le système et sur la xénophobie ambiante. La question sur le plombier polonais est répondue en 12 minutes, celle sur la crise en 23, je ne pose pas celle des Roms. Je calcule le coût total de la retranscription de cette interview. Mon interlocuteur parle toujours. Je rate un mot, une phrase, j'ai perdu le fil. Je fais semblant de suivre. Je regarde la vue, je constate qu'il y a là une façade en brique, une façade en crépi, et une façade faite d'un composé synthétique quelconque. Je réfléchis à mes discussions avec mon architecte qui me conseille le composé synthétique quelconque. Non, décidément, les panneaux synthétiques c'est fonctionnel mais c'est très moche. 
12h30. Mon interlocuteur parle toujours. J'ai faim. Mon ventre gargouille furieusement mais personne ne l'entend. C'est là que je remarque qu'il y a pas mal de bruit dans la rue.
13h30. J'ai remercié mon interlocuteur, je suis sortie. Je me rends compte qu'en fait, je suis plus près de chez moi que de mon bureau. Je rentre, je me jette sur mes restes de la veille, je croise certains de mes colocs encore en pyjama. Ils parlent de leurs examens. Je leur parle de mes entretiens. Quelque part dans la conversation je leur propose de retranscrire mes entretiens. Quelque part dans la conversation je dois avouer mon âge. 
15h. Retour au bureau. Je checke mes emails, je fais une liste des gens que je dois contacter aujourd'hui, je tente de les contacter, personne à leur secrétariat. Je renvoie des emails. Je me demande si je parviendrai à les voir en janvier. Les Affaires étrangères me refusent de me donner les coordonnées directes d'un mec qui est maintenant ambassadeur (ben tiens). On pouvait toujours essayer. 
17h. J'udpate le blog (huhu).
17h30 (attendu). Je passe au Picard parce qu'il ferme à 20h et parce que je dois acheter de la mangue.
18h. Je me rends à mon troisième entretien de la journée, dans le 6e. Je ne passe pas par Chatelet-Les-Halles, merci mon Dieu. Mais par contre je vais faire un entretien dans un café, beaucoup de bruits de fonds, il va falloir que je fasse quelque chose pour mes entretiens qui se passent dans des cafés. 
20h30. Je rentre chez moi. Je cuisine un curry de poulet à la mangue avec Marie-So. Yeah. Rock on. Puis je vais m'écrouler dans mon lit à 22h30. Sans le livre girlie que j'ai très certainement oublié dans le métro.
***
Bref, si jamais vous vous demandez pourquoi je ne donne plus de nouvelles, c'est normal. Je suis vivante, j'ai juste beaucoup de boulot.
PS: Gabrielle, je dois te faire un aveu. Il est fort probable que le livre girlie dont je parle est celui que tu m'as prêté. Hum. Si je ne le retrouve pas je te le rachète, promis.

Friday, January 13, 2012

Quelques photos!

J'ai bien conscience qu'il est assez ironique de faire ce que je fais quand on sait que je suis à Paris, ville des pâtisseries incroyables et des thés mariage frères, mais bon. Le Starbucks reste le Starbucks.
(Même si ils sont très chiches sur leur distribution des tasses, c'est un peu frustrant).
Café
Cheesecake speculoos-chocolat (un peu écoeurant il faut l'avouer), et frappé chocolat
Le cheesecake du Starbucks
Cheesecake normal (juste parfait). Et une jeune personne qui vient de défendre sa thèse, ce qui suscite en moi un grand élan d'admiration.

Muffin noisettes chocolat du Starbucks
Muffin chocolat au lait-noisettes. Quand je rentre en Belgique, c'est la première chose que je cuisine. Ca, et les cannelés.
Soldes.
Et bon, les soldes ont commencé. C'est absolument dramatique, la tentation est omniprésente.
Enfin, je m'étais vaguement dit au début de l'année qu'il faudrait vraiment que pour 2012 je surveille mes inputs de calories et mes outputs financiers, mais je pense qu'on pourra attendre le mois de février...

Thursday, January 12, 2012

Ah ben le voilà le jus d'orange...

(La palme de l'excellence cinématographique à qui sait me reconnaitre ce titre).
Bon, les entretiens, là, c'est parti. Autant décembre était défavorable à l'obtention d'un quelconque rendez-vous, même téléphonique, autant janvier s'y montre propice. Là j'en ai tous les jours, même parfois plusieurs par jour, au point que je suis en train d'embaucher mes colocs de la Maison des Belges pour me retranscrire le tout. Ces derniers jours j'ai l'impression d'être un démarcheur publicitaire: je me présente, je me vends, j'emaile, j'appelle, je rencontre, je pose des questions, j'investigue, je me prends quelques claques, c'est normal on est en France, et je continue. C'est différent, et en même temps parfois similaire à mon terrain anglais du printemps 2011. Et je ne peux m'empêcher de faire quelques comparaisons.
- En Angleterre, on répond à mes emails dans un délai de trois jours. Je pense que ça doit être inscrit quelque part dans leurs indicateurs de performance. Du coup les secrétaires ont la plupart du temps accès aux emails du boss, pour être bien certaine que tous les emails soient traités rapidement. En Angleterre on peut tout résoudre par écrit. En France... Haha, ben, en France, quoi. Mes emails arrivent dans un grand endroit flou entre la corbeille et les emails non-lus, donc il faut téléphoner. Et bizarrement, autant les Français n'ont pas le temps de répondre à mon email, autant passer 45 minutes au téléphone, là, comme ça, quand je les ai en ligne, ce n'est pas un problème.
- Paradoxalement, en Angleterre on a fait grand cas de me donner accès à un téléphone fixe. En France, apparemment, je n'avais qu'à choisir un forfait gsm pour appeler des fixes.
- En France, quand ton interlocuteur estime que tu as mal formulé ta question (lire: que tu l'as formulée d'une manière à ce qu'il n'ait pas envie d'y répondre), il va te le dire cash. "Votre question est mal formulée". Blam. En Angleterre on va tergiverser. "Interesting question indeed", ou bien on va essayer de détourner l'affaire, en prenant prétexte de la langue: "perhaps you meant to ask..."
- En Angleterre, on me demande d'envoyer des questions à l'avance, histoire que mon interlocuteur/sa secrétaire/le malheureux stagiaire puisse faire un minimum de recherche avant l'entretien. En France, on commence par me dire qu'on ne sait pas si on peut m'aider, que c'était il y a longtemps, et qu'on n'est pas la personne la plus appropriée pour me répondre. Tu parles. On est exactement la personne la plus appropriée pour me répondre.
- En France, si on pense qu'on n'est pas la personne la plus appropriée pour me répondre, c'est parce qu'en fait on ne sait pas qui était approprié. En Angleterre, la question a été traitée de façon structurée: il y a un responsable au niveau sous-fifre, un autre au niveau fifre, et un au niveau boss; puis ça va au cabinet, et c'est le Premier Ministre qui prend la décision finale. En France, tout le monde et personne s'est occupé du truc, dans tous les ministères et sans vraiment de préférence hiérarchique. Et au final, c'est le Président qui décide, donc le résultat est le même. 
- Tout comme, en Angleterre, il y a une rhétorique officielle pour justifier la décision qui a été prise à l'époque que j'étudie, que tous mes répondants me citent avant qu'on ne puisse aller au fond du débat. En France: "heeeeu je pense qu'on avait voulu faire comme [insérer ici le nom d'un pays voisin], non?"
- En France, la moitié de mes entretiens non-téléphoniques se font dans des cafés. Sinon, c'est dans un bureau, et on m'offre un café. On laisse la porte ouverte d'ailleurs, histoire de bien montrer qu'on ne fait pas comme un homologue qui a eu quelques problèmes récents avec une journaliste dans un appartement dont il avait fermé la porte (hum). En Angleterre, c'est dans des salles de réunion, où on m'offre un thé, et où à la moindre distraction de ma part, on m'y rajoute du lait.
- En France, mes interlocuteurs font face à un éternel dilemme entre le tutoiement et le vouvoiement, entre le Mademoiselle et le Madame ("On nous a dit qu'on ne pouvait plus dire Mademoiselle, mais ne serait-ce pas impoli de vous appeler Madame?"). Les Anglais n'ont pas ce problème: ils utilisent le "you" et m'appellent par mon prénom. Par contre ils ont un peu du mal avec la prononciation, malgré le fait que mon prénom existe aussi en langue anglaise.
- En France, on insiste à fond pour me laisser m'assoir sur la banquette. En Angleterre il n'y a pas de banquette.
- Et puis, finalement, à chaque entretien en France j'attends le moment où on me dit, "enfin vous ne vous en souvenez sans doute pas, vous êtes d'une autre génération". Non mais c'est quoi leur problème avec le mot "génération." Y a un complexe là-derrière ou quoi?

Monday, January 09, 2012

Galette des Rois

It's that time of the year again... Le seul jour de l'année où on peut manger de la frangipane à volonté parce qu'on a une tarte (toujours un petit peu trop grande pour nos capacités d'absorption, sinon ce n'est pas drôle) et qu'il FAUT la manger en entier, de crainte de cette sorte de dictat naturel qui dit que si on laisse un morceau de tarte dans le plat, c'est d'office de morceau-là qui a la fève, et on a pris une galette pour rien. Obligé. Et puis comme dans ma famille il y a une personne sur deux qui n'aime pas la galette des rois, il y a beaucoup d'assiettes à finir après. Pour lutter contre le gaspillage, vous comprenez.
Mmmmmmh.
Et bien je dois dire que pour le coup, les Français m'ont carrément impressionnée; dans les boulangeries, il y avait autant de sortes de galettes des rois différentes que de pain (et c'est dire). Il m'a fallu toute ma volonté pour ne pas sombrer au vice de la gloutonnerie consistant à m'acheter cette big galette 14 personnes, là, mais dont la frangipane était aux noisettes et à la pistache - hhhhhh!!!!!
Enfin bon, je suis allée chez Gabrielle à la place, qui a cuisine une galette en s'inspirant de sa recette fétiche avec quelques ajouts de cette recette-ci.
mmmmh galette des rois
Comme d'habitude je n'ai pas eu la fève (en 28 24 16 ans d'existence je n'ai pas eu la fève une seule fois, il faut le savoir). C'est Antoine qui l'a eue.
Le roi.
Il est heureux.
Antoine à qui nous devons la paternité de la photo ci-dessous:
La fève!
Très très artistique. Je n'aurais pas fait mieux.
Par contre, ça n'a pas été très discret quand j'ai fini les assiettes des autres.