Allez, courage aux étudiants
Ils sont là, dans le couloir, en train de stresser comme des gorets, silencieux, le regard fixé sur leur cours, un petit rixus d'anxiété au coin des lèvres. Certains se sont isolés (devant ma porte, merci, mais je travaille) pour pouvoir chuchoter au sujet des questions qui pourraient tomber. Ils sont en examens. Ils attendent devant le bureau de mon promoteur.
Nom d'un muffin, que je suis heureuse d'être de ce côté-ci de la porte.
De quel côté? Brûlez-vous de me demander. Pas dans les couloirs à attendre qu'une porte s'ouvre, non non, mais derrière la porte qui ne s'ouvre pas. Je travaille sur ma thèse, et pour ce faire, je squatte un bureau à l'université. Littéralement d'ailleurs, car j'y ai amené un survival pack composé de chocolat et de thé et je ne compte bouger d'ici que quand la propriétaire des lieux se rendra compte que je suis là.
Le bureau a un charme fou. La doctorante à qui il appartient est de toute évidence polonaise: des dictionnaires polonais-français traînent un peu partout, à proximité d'un calendrier représentant Cracovie et de quelques petits objets kitschs. Je suis au 14e étage d'une tour qui en fait 15 et j'ai une vue incroyable sur Bruxelles. Je vois aussi beaucoup de ciel, de façon curieuse: c'est-à-dire pour le moment des nuages à perte de vue et avec un peu de pluie au loin. J'apperçois aussi la Bibil mobile que j'ai garée juste en dessous de mon bureau (14 étages plus bas) et que je regarde laconiquement de temps à autre, même si ces derniers temps elle me fait des sautes d'humeur.
C'est fou comme cela me change de pouvoir faire mes recherches entourée de chercheurs. L'ambiance est bonne, tous les gens ont plus ou moins mon âge et recherchent sur des sujets similaires au mien. Cela fait du bien aussi de revenir à un sujet qui me passionne après avoir collectionné des stages relativement rébarbatifs (certains plus que d'autres - les habitués du blog savent duquel je parle). Enfin, maintenant que j'ai internet, je commence à glander grave. Il ne faut pas. C'est le Mal. Arrête, Bibil, arrête, publie ce post et éteinds ce PC sans aller sur facebook.
La morale de ce post: courage à ceux qui sont en examen. 1. C'est presque fini, 2. Qu'est-ce que vous glandez sur ce blog si vous êtes en examens, 3. Quand vous serez devant le bureau de vos profs, ayez un peu de considération pour les gens qui travaillent de l'autre côté de la porte devant laquelle vous pensez échanger des ragots sans être entendu.
1 comment:
first, nous sommes jeudi et il y a déjà des étudiants (dont moi) qui ont finit.
Second, la polonaise qui possède ce bureau est-elle au courant que quelqu'un utilise son bureau et touche à ses dictionaires?
Third, tu passes tellement de temps à l'ulb et dans ta future résidence que tu recommences à manquer à maman. Fait gaffe.
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