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Sunday, July 02, 2017

Oh, mais! Vous ne rêvez pas, c'est bien du patchwork

Ca alors, cela faisait si longtemps...
A l'occasion du baptême de ma nièce, j'ai ressorti ma grande équerre, ma ouatine et mon pied pour piqué libre et j'y suis allée franco. Ma technique était simple: j'ai pris tous les tissus à pois que j'avais en ma disposition (+ quelques uns que je suis allée acheter en plus, l'occasion fait le larron) et j'ai fait ceci:

J'avais reçu comme vague instruction de ma soeur que ça devait aller avec le rose de la chambre et le rouge du salon et tant qu'à faire aller avec plein d'autres couleurs différentes, donc voilà. J'ai pris toutes les couleurs que j'avais, je les ai séparées par du blanc, et c'est la formule magique pour assortir même les couleurs qui ne vont pas ensemble. 
C'était fin avril.
Quelques jours plus tard, elle m'a envoyé cette photo:
Et depuis, chaque mois, je reçois une update!
Voici la photo pour le mois de mai

 Et celle-ci pour le mois de juin.
Il n'y a plus qu'à coudre les vêtements assortis au patchwork... (Ou bien ce serait déconner? Dites-moi que non)

Wednesday, March 08, 2017

Productivité

Je me suis remise à coudre pour le Fil de Bibil... Et bien, cela fait du bien! Mon salon est une scène de chaos post-apocalyptique, j'ai du tissu partout, je ne trouve plus mes ciseaux dans tout ce désordre, et parfois je ne suis pas même sûre d'où se trouve mon chien... Mais cela découpe, brode et coud et je peux vraiment partir dans tous les sens, cela fait du bien... 
Ces derniers mois je m'étais forcée à me restreindre un peu du côté créatif. J'ai remarqué qu'à la fin de ma thèse, j'étais obsédée par l'idée de la productivité. Chaque minute devait être passée à produire quelque chose. Je ne pouvais plus simplement passer une soirée à me détendre devant la télévision, il fallait faire de la couture, du point de croix ou autre, et ma détente c'était ça. Au fond cela ne me détendait pas, parce que je me rendais compte que je produisais pour produire. Je m'engageais dans tout et me mettais des échéances. Comme pour ma thèse, je ne prenais plus de plaisir à le faire, je vomissais des pages de la même manière que j'empilais des bavoirs. A l'époque, je me sentais tellement nulle part et en retard dans tout qu'il fallait que j'aie du rendement. 
J'ai finalement eu assez peu de temps entre la fin de ma thèse et le début de mon nouveau travail. Quand j'ai commencé en temps plein dans un secteur totalement différent de ma thèse, cela m'a demandé beaucoup d'énergie pour m'adapter, et la couture avait un peu la même sensation que sur la fin de ma thèse. Passion au départ, obligation à la fin. Bref, ces derniers mois, j'ai pris un break avec la couture, et je me suis obligée à faire d'autres choses à la place, comme lire des livres, jouer à des jeux de société, faire du sport, voir des amis. 
Et maintenant, six mois après avoir commencé mon nouveau travail, je commence à me stabiliser. J'ai enfin l'énergie nécessaire pour pousser le Fil de Bibil dans la direction voulue. Je vous prépare un site web, nouveau logo, nouvelle collection de tissus, et en attendant j'ai produit des bavoirs à la pelle pour épuiser tous mes "anciens" tissus. Car je sais que si je ne fais rien, ils vont rester languir dans un coin de mon stock. C'est une sorte de nettoyage de printemps en somme...
Qu'est-ce que cela fait du bien de s'y remettre! J'avais oublié ce que cela donnait, de s'investir complètement dans un projet créatif d'envergure. 44 bavoirs sont en production et je pourrais continuer si je le souhaitais... 
Et sinon, j'ai fait des pieuvres. 

Vous avez vu l'amélioration par rapport à la dernière fois? Hein? 
A très bientôt!

Saturday, March 04, 2017

Une petite robe de marquise

C'était l'anniversaire d'une de mes filleules il y a peu... Et comme elle a déjà deux ans, elle a été gâtée! Sa grande soeur avait reçu du grand Saint une robe de marquise, et comme j'avais un patron de robe qui était très similaire dans mes trésors, je me suis lancée. Pas évident, d'autant plus que c'est le type de livre aux photos très belles mais aux instructions seulement à moitié complètes, donc il faut savoir lire entre les lignes (et combler ce qui n'y figure pas). Enfin j'ai pris quelques libertés avec le patron en essayant de faire un modèle "évolutif", qui couvre du 2 ans au 6 ans... A savoir j'ai ajouté une frange bleu roi que l'on peut rentrer, afin de donner un peu de longueur ou au contraire d'en retirer un peu en fonction de la taille de l'enfant... Et de larges bandes de velcro sur le dos pour bien pouvoir serrer.
Sur la photo on voit bien que c'est un peu grand (les manches sont supposées être 3/4) mais je suis contente car c'est une robe qui pourra être portée longtemps!

Wednesday, March 01, 2017

Blouses!

J'ai cousu un cadeau de Noël pour mes deux filleules qui ont toutes les deux plus ou moins la même taille... Et je peux enfin le poster, car une des blouses a mis longtemps à atteindre sa destinataire, merci la poste internationale :-) Enfin plus de peur que de mal, car le colis est arrivé à bon port, c'est ce qui compte.
J'avais trouvé ce tissu avec des teckels dessus (chez Stragier, si vous vous demandez), en plusieurs tons différents, et je me suis dit, ben... C'était sans doute ma chance! Je l'ai pris en bleu et en rose, et pendant les vacances de Noël je me suis attelée à l'ouvrage. C'était drôle, tous ces teckels partout... Et assez agréable aussi, car le tissu était de qualité, c'est toujours un plaisir! Bref, voici ce que cela donnait pendant:
Et après! Ce sont les tuniques à encolure du livre des intemporels pour enfants. Le seul reproche que leur fait est d'être très court. J'ai rallongé le patron et pourtant ça reste encore très court... Mais bon, c'est encore à leur taille, ça ne durera juste pas très longtemps.


Et la touche finale: des boutons cupcakes qui m'ont été offerts par Claire et Léo! Ils ne sont pas faciles à fermer mais je sais de source sûre qu'ils ont été très appréciés par les destinataires...



A bientôt!

Tuesday, January 24, 2017

Petites pieuvres!

Aaahlala je me sens coupable d'ainsi délaisser ce blog, je vous jure. C'est dur de retrouver cette pulsion d'écrire quand les seuls moments où on peut le faire sont soit quand on est en train de respirer à pleins poumons l'aisselle de son voisin dans le métro, soit pendant un trop rare moment de temps libre partagé avec une machine à coudre, le Fil de Bibil et la fatigue de la semaine. 
Mais cela fait dix jours que je me dis que je vais faire une update, et là je prends mon courage à deux mains, et je vous fais cette update - oui! rien que pour vous, lecteurs que j'aime! - pour vous parler de ceci:
Des pieuvres, du crochet, on est en plein dans le thème du blog il me semble.
Le but de cette initiative est de crocheter des petites pieuvres en coton pour les mettre dans les couveuses des bébés prématurés, qui se raccrochent à ce doudou plutôt qu'aux sondes, et en sont plus rassurés. C'est mon amie A.-L. (que je remercie au passage) qui m'a fait rejoindre le mouvement. A ma grande surprise, j'ai découvert une vraie communauté qui se soude autour de cet objectif commun. Depuis l'ambassadrice qui nous a ouvert les portes de son appartement pour nous apprendre le crochet, à l'immense communauté facebook qui partage ses trucs et astuces pour réaliser les pieuvres les plus originales possibles, ce sont des milliers de bénévoles qui ne comptent pas leurs heures pour offrir le plus de réconfort possible aux prématurés et à leurs familles... 
C'est aussi un défi, car il faut que les pieuvres soient conformes. Il ne faut pas badiner avec la sécurité des enfants de cet âge-là et la pieuvre doit répondre à des critères stricts: fil de coton mais pas l'importe lequel (allergies, coupures), rembourrage de polyester enfermé dans un bas en nylon (pour ne pas qu'il passe à travers les mailles), tentacules de minimum 10 cm non étendues (pour que le bébé puisse les attraper facilement), mais maximum 20 cm étendues (pour ne pas qu'elles puissent s'enrouler autour des cous), mailles bien serrées (car le bébé peut mettre ses doigts dans les trous). Bref, c'est un challenge technique, mais finalement pas impossible à réaliser dès qu'on a capté le concept de la maille chaînette et la maille serrée, qui paraît-il sont le B-A BA du crochet. Enfin moi j'étais une débutante de folie et j'ai eu beaucoup de mal à comprendre le truc, mais heureusement il y en a qui ont été très patientes avec moi! Quand je vous dis que les bénévoles ne comptent pas leurs heures... Pensez à cette brave ambassadrice qui a appris à une gauchère à crocheter de la main droite! 
Et le résultat? Me direz-vous. Et bien, préparez-vous à du grandiose:

Pouin, pouin, pouiiiin...
Oui, bon, c'est un début, et en plus il parait que j'ai crocheté le dôme sur l'envers, bref je galère un peu avec la première pieuvre, et je suis dessus depuis un mois. Mais que cela ne vous décourage pas! J'en ai commencé une seconde et ça va déjà mieux!
Et une fois la pieuvre terminée, me direz-vous? On la dépose (ou l'envoie) chez une ambassadrice, qui les lavera à haute température et les mettra dans un sachet hermétique. On peut laisser un mot à l'attention des familles si on veut... 
Bref, la bonne résolution de certaines filles du groupe était de faire minimum 1 pieuvre par mois. Quand on voit la dextérité de certaines, pour qui une pieuvre prend trois heures, on les croit! Bon on n'y est pas encore dans mon cas, mais je progresse, et j'ai même commencé à initier ma mère (qui a dû "aller vérifier un truc dans la machine du chose" au bout de 15 minutes) et mon amie H. (qui a acheté le mauvais crochet et le mauvais coton)...
Si vous aussi, vous voulez vous initier, ou si vous vous débrouillez déjà bien ou si vous voulez juste de l'inspiration, toutes les instructions et informations nécessaires sont ici: http://petitepieuvresensationcocon.weebly.com/
Allez, je vous quitte avec une petite inspiration tirée du groupe facebook (niveau pro, j'admire à fond)
Poulpement vôtre!

Saturday, November 05, 2016

Elmer l'éléphant

Vous connaissez Elmer? Mais si, Elmer l'éléphant... Le livre pour enfants, mettant en scène Elmer, un éléphant bariolé dans un troupeau d'éléphants gris. J'adorais ce livre quand j'étais petite, et je soutiens évidemment la morale, qui est que la différence est une richesse, mais j'ai beaucoup de plaisir aussi à regarder les dessins qui sont quand même très sympathiques.
Bref, quand G. a demandé pour sa babyshower qu'on lui offre un livre de notre enfance, j'ai shotguné Elmer sans hésitation. Astrid, qui est née peu après, aime le livre tout autant que moi... Et donc pour la naissance d'Elinor, la seconde, et bien j'ai fait un patchwork Elmer l'éléphant!
Tissus gris de chez Karakol, les autres du Chien Vert. Je suis très fière de vous présenter la chose. Je me suis donnée pour les éléphants qui ont quand même demandé l'assemblage de 20 pièces par éléphant, puis du piqué libre, qui reprend la technique du McTavishing, très chronophage mais si joli au final... Allez, un petit zoom sur Elmer.
 Et voici à l'arrière!
Ci-contre, de la difficulté à prendre une photo de patchwork lorsque Danio l'a très clairement élu comme panier potentiel...
 Et enfin, même si le cadeau est pour Elinor, Astrid l'a néanmoins très bien reçu!
Bon week-end à tous!

Wednesday, May 25, 2016

Un sac pour Adèle


Dans notre société contemporaine, nous pouvons faire deux observations pertinentes:
1. Coudre des sacs comme celui que vous voyez là, c'est le bad à mort. Cela implique une tirette, du passepoil, la maîtrise de certaines proportions, de la couture sur beaucoup d'épaisseurs différentes et beaucoup de prise de tête. Et en plus, ça prend un temps bête. C'est pourquoi je ne le fais jamais.
2. Certaines personnes sont très spécifiques quant à ce qui leur ferait plaisir, et sont aussi très insistantes.
Par exemple, mon amie S. qui, non contente d'insister à fond sur le fait que cela lui ferait teeeeeeellement plaisir d'avoir ce sac, que le patchwork elle s'en fout, que c'est le seul cadeau de naissance qu'elle me demandera jamais, et que oui elle savait que je n'aimais pas faire ça et que je lui avais déjà dit non, mais ce sac sa fille pourrait le garder toute sa vie, etc etc. Et d'ailleurs elle avait déjà le tissu, qui bien sûr n'était pas du tout un tissu adapté pour faire un sac, et d'une couleur rose pâle très fade, mais soit. 
Bref, c'est bien pour une fois. N'importe qui d'autre me demande un sac week-end, je l'envoie chier, je le préviens. (Ou je l'envoie chez Astrid qui en fait des magnifiques et qui sont de bien meilleure qualité que ce que je pourrais jamais faire).
Donc, j'ai fait comme pour toute chose que je n'aime pas particulièrement faire: j'ai procrastiné, jusqu'à ce que je commence à avoir des entretiens d'embauche et que je me dise, autant mettre ça derrière moi tant que j'ai encore le temps de le faire. Et puis je dois dire que de façon sporadique (disons, toutes les deux semaines), ladite amie me rappelait que bon d'accord j'avais ma fin de thèse, mes cours de néerlandais et mes candidatures, mais il y avaient quand même des enfants qui étaient nés après le sien qui recevaient des patchworks, et que d'ailleurs cela fait six mois qu'elle balade les affaires de sa fille dans un sac Ikea. 
Je me suis un peu cassée la tête sur les associations de couleurs et sur le patron (que j'ai fini par faire moi-même, on n'est jamais mieux servi que par soi-même), puis j'ai associé son tissu rose pâle avec du jeans et un autre rose un peu plus peps, et cela donne ceci.

Un zoom sur les détails



Avec un passepoil parfaitement inséré grâce au conseil d'Astrid de Cousu Main: utiliser un pied pour tirette invisible pour le placer. Le tissu rose pâle est une housse de couette de chez prémaman; le jeans vient de chez Megaware; et la lanière et le passepoil de chez Véritas.  
Mais oh! Vous avez vu? Une poche passepoilée à l'intérieur!


Mazette! Et un bavoir assorti avec les chutes de tissu! (Mais vous savez depuis longtemps où faire customiser les vôtres, je n'ai plus à vous le dire)


Enfin voilà une bonne chose de faite! Et tiens, vous avez vu la photo suivante? Vous pensez à la même chose que moi?


Il y en a qui y ont pensé, en tous cas...

Wednesday, May 11, 2016

Patchwork!

J'interromps cette série spéciale consacrée à la thèse pour vous parler de couture... Car un de mes premiers projets post-thèse a en effet été la réalisation d'un gigantesque patchwork! Gigantesque, car voici la taille une fois la bête terminée...
(Oui, j'ai des vêtements sur cette photo, il ne faut pas croire). 
Je me suis inspirée d'un motif de point de croix pour créer cette énorme initiale pixelisée pour une petite Garance! Les tissus m'ont gracieusement été offerts par Karakol (sauf les tissus unis qui venaient de mon stock). C'est un chouette magasin spécialisé dans le patchwork où vous pourrez non seulement trouver des tonnes de tissus très colorés (voire flash si c'est votre goût!), mais aussi des cours et des ateliers de patchwork. Sophie, la fondatrice du magasin, est une passionnée de patchwork et ne manquera pas de vous donner tous les conseils et sources d'inspiration dont vous aurez besoin. De quoi vous aider à réaliser ceci: 
Et de vous donner non seulement sur l'assemblage du patchwork, mais aussi sur le piqué libre! Pour info, ce motif de piqué libre, que j'utilise quand même très souvent (parce qu'il pardonne toutes les imperfections) s'appelle le McTavishing, vous pouvez trouver un tutoriel ici par exemple
Et ce qui est bien, c'est qu'avec les chutes... On peut continuer à faire du patchwork en cousant des accessoires coordonnés! Ouiiiii! Et quand on pense que les chutes sont trop petites, et bien non, il ne faut pas les jeter, car il y a encore moyen... A l'infini... Aaaaah, le patchwork, ce monde magique du zero waste, c'est formidable. (Mais il y a un moment où on commence à bien se prendre la tête quand même). 
Sophie me fait l'honneur d'exposer ce patchwork dans son magasin, Karakol, avenue du Duc Jean 18 à Ganshoren (parking très facile), pendant quelques jours. Si vous voulez le voir de près, c'est l'occasion!
Et n'oubliez pas que j'ai plein de bavoirs similaires sur ma boutique Etsy...
A bientôt!

Monday, May 09, 2016

Un peu de homemade

Et oui! Cela faisait longtemps! Mais j'ai quand même tenu à terminer ma thèse sur une touche créative faite main...
Tout d'abord, j'ai brodé trente essuies pour mes collègues (on dit des serviettes en France, je sais). J'ai un peu personnalisé la chose sur le thème de la thèse, avec par exemple:
En somme, des phrases que les doctorants ont entendu au moins une fois dans leur thèse! (et parfois beaucoup plus). Avec en plus: "tu cherches... et tu trouves?" ou encore "et ton mémoire, là... Bientôt fini?" Ou davantage: "mais qu'est-ce qui te prend tellement de temps?" Pour que mes collègues puissent se culpabiliser de procrastiner l'écriture de leur thèse en faisant la vaisselle.
Puis, comme il s'agissait d'une naissance, j'ai fait des dragées... Théo a eu la gentillesse de mettre à ma disposition sa scancut pro pour couper des centaines de petits teckels, et de m'aider pendant la confection des boites!



A a fête de fin de thèse, les invités ont pu repartir avec leur petite boite de dragées... 
Bref, une naissance dans les règles de l'art! Mais j'admire beaucoup les jeunes parents au bout de leur vie qui se retrouvent à faire des collages et à répartir des dragées dans des boites pendant des heures. Enfin au moins il n'en restait plus après la fête, il y a eu quelques dizaines d'heureux qui ont récupéré les teckels et les ont recollés quelque part dans leur maison...

Saturday, April 09, 2016

Un petit update?

Mais oui, un petit update! (Ou une update, le débat reste ouvert). Cela fait longtemps que je n'ai plus vraiment posté et pour cause: après la remise de ma thèse il y a deux mois, j'ai été assommée par une énorme fatigue. Cette fatigue, mes cours de néerlandais, la recherche d'emploi et une petite trachéite derrière les fagots, couronné par les événements du 22 mars, tout cela m'a complètement raplatie. Je n'ai pas connu le baby blues qu'on m'avait tant décrié, ni le syndrome de Stockholm, croyez-moi la thèse ça ne me manque pas! Mais j'ai par contre enclenché le mode survie, ma préoccupation principale étant mes heures de sommeil et garder ma tête au dessus de l'eau. Il a fallu les vacances de Pâques pour que je puisse commencer à récupérer, et dites donc, deux semaines ce n'est pas assez, j'ai l'impression qu'il me faudrait des mois à ce rythme pour pouvoir de nouveau ressembler à un semblant d'être humain! Mes collègues docteurs me disent que chez eux, cette phase a duré entre trois et six mois, c'est encourageant... Mais donc, updatons-nous, les amis.

1. La thèse

La date fatidique de la défense se rapproche et globalement je suis presque prête. Le texte est presque prêt, le powerpoint est presque prêt, l'organisation de la chose, ben, presque... Il n'y a que les invitations qui soient définitivement lancées, et au vu du monde attendu on m'a donné un auditoire de 125 personnes, bam, comme ça. C'est dans un bâtiment glauque et sans lumière mais c'est ça qui donne tout le cachet de la défense, ça n'aurait pas de sens de m'avoir donné un beau bâtiment historique avec un jardin intérieur comme celui qui est par exemple juste à côté. Mais cela ravivera les souvenirs des plus studieux d'entre nous, aaaaah le charme d'un bel auditoire éclairé aux néons, rien de tel. Et comme toutes les salles de réception du bâtiment ont été transformées en salles de séminaires, je ne sais pas trop où pouvoir organiser mon drink d'après-défense...
Ceci dit, après la phase de motivation initiale, je commence doucement à comprendre les collègues qui ont à peine invité la famille proche parce que plus la date se rapproche, plus la pression monte! Je commence à me demander si je ne vais pas me ridiculiser et j'espère vaguement que le public ait déjà décroché quand ce sera au tour des membres du jury les plus incisifs de prendre la parole... 

2. La recherche d'emploi

Ah ça aussi c'est la galère! Je postule déjà depuis pas mal de temps, mais j'avais toujours l'excuse de la thèse pour ne pas avoir de trou dans mon CV... Mais comme cette excuse ne sera bientôt plus là... Du coup je postule à tour de bras, tous les jobs liés de près ou de loin aux institutions européennes, tous les jobs de la fonction publique, tous les jobs liés à la recherche... Mais en matière d'entretiens d'embauche c'est comme d'habitude le désert. Quand je postule à un job d'eurocrate, je suis en compétition avec 300 autres personnes, dont certaines ont des réseaux que je n'ai pas. Quand ce job demande spécifiquement d'avoir un doctorat, on n'est plus que 100, quelle chance... Mais là je me retrouve dans le même piège que les jobs liés à la recherche, à savoir que je n'ai pas vraiment de publications, pas le soutien de mon promoteur, et pas vraiment la motivation de continuer dans l'académique non plus. Quant aux jobs de la fonction publique, je ne dis pas que je n'ai pas mes chances, mais le processus de recrutement se fait à un autre rythme... C'est long, très long. Et en plus le système est un peu incohérent: je me suis fait recaler dès le début pour les jobs liés à l'immigration (alors qu'on ne va pas dire que j'ai presque un doctorat dans le sujet), mais par contre je cartonne les tests d'économistes alors que je n'ai aucune compétence en la matière. Mais qui sait, peut-être que cela doit juste m'envoyer un message par rapport à mon choix d'orientation de carrière...
En attendant je fais des cours intensifs de néerlandais, 3,5 heures par jour, je peux vous dire que c'est tuant. Je termine un module fin avril, et j'hésite à peu à compléter tout le cursus avec des cours en mai et juin. Je me demande si je ne dois pas me garder une poire pour la soif au cas où je n'ai toujours pas de job en septembre... 

3. Les chiens




Ils sont séparés! Non pas que ça n'aille plus entre eux, au contraire, cela allait un peu trop bien. Knacki est de nouveau dans une période intéressante et le plan anti-inceste a été mis en place. Du coup c'est plutôt cool: je me retrouve avec Knacki qui pionce toute la journée et qui ne cherche que des câlins et une place au soleil, tandis que mes parents se retrouvent avec Salami l'hyperactif en plein éveil hormonal qui n'obéit à personne, aboie sur tout et surtout détruit tout, spécialement quand c'est en tissu et que ça a soit mis beaucoup de temps à coudre, soit a coûté très cher.
Exemple ci-dessous avec mon si beau canapé de chez BoConcept, paix à son âme. (Evidemment c'est un tissu qu'ils ne font plus).

Ceci dit sur cette photo je ne peux m'empêcher de remarquer que Knacki a l'air plus sensible à l'engueulade que Salami... Ce n'est pas gagné.

4. La couture

Mis à part les réparations des bêtises de Salami... 
J'ai fait quelques robes trapèzes! Une première pour ma filleule Blanche, avec un appliqué teckel qui m'a généreusement été donné par Delphine

Et puis, comme j'étais lancée, j'en ai fait deux autres, pour Eléonore et Astrid (qui se reconnaîtront même si elle n'apprendront à lire que dans six ans).
Et d'ailleurs, cela nous a tellement inspirées qu'Alice en a faite une elle aussi... Ca, c'est l'influence Cousu Main... L'ourlet est à raccourcir un peu mais aura-t-elle le courage de le faire, ou attendra-t-elle que le modèle grandisse?
Et sinon, je suis dans une phase tote bags! Cela se voit à ma boutique Etsy (il y en aura plus à venir après la défense de thèse) et aux cadeaux que je fais... 

Et enfin, j'ai cousu quelque chose pour moi-même! Aaaah ça, les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés, j'ai plein de projets de couture pour moi et je n'en fais jamais aucun... Mais là c'était urgent, Salami ayant mangé mes pantalons de pyjama, j'ai été forcée et contrainte de m'en faire un!

Il est super confort et méga chaud! (Oui bon l'été arrive mais il n'arrive pas très vite quand même)
Et sinon la bonne résolution pour les mois qui viennent: faire des barbecues avant l'arrivée des guêpes! Cette année je n'ai plus de fin de thèse et mon estomac va mieux donc je pourrai un peu en profiter! Je looke forward évidemment...
A fort bientôt!

Sunday, March 13, 2016

Et sinon Bibil, qu'en est-il de tes projets couture?

Bonne question! Et je suis bien contente que vous me l'ayez posée, car depuis que j'ai récupéré l'usage de ma machine, de ma brodeuse et de ma surjeteuse, je ne suis pas restée inactive.
Tout d'abord, un gros projet que je procrastinais depuis le mois de décembre... Des tabliers! C'est du tissu à colorier, et une doublure personnalisée pour chaque pièce... Pour pouvoir vêtir Papa, Maman et les trois filles! (Je vous laisse deviner chez qui ça part, je peux juste vous dire que l'une des filles est ma filleule et que le colis est potentiellement parti à l'étranger avec plein de feutres pour tissu).



Ensuite, j'ai fait une pochette en toile de jouy (et noeud papillon assorti) pour mes parents qui avaient un événement mondain sur le thème Recyclart. Maman m'a rendu la pochette après. Elle a failli connaître un triste destin quand Salami l'a trouvée mais heureusement elle est toujours là.


Je suis allée au Stoffenspektakel à Leuven (hé oui, les cours de néerlandais ça progresse) et je suis revenue avec plein de chouettes tissus! (Mais non je n'en ai pas trop, qui vous a dit ça?). J'ai notamment trouvé des tissus teckel... Dont j'ai fait un sac réversible, en vente sur ma boutique Etsy!



Et pour conclure, très prochainement, vous pourrez voir le résultat d'une collaboration avec K.rakol, une boutique et atelier de patchwork à Bruxelles, que je vous conseille chaudement (c'est en face de la Basilique de Koekelberg, parking très facile, mais évitez les heures de pointe).