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Thursday, February 14, 2013

Joyeuse Saint Valentin, hein.



...Mais aussi,
Je crains fort que cette relation privilégiée ne passe pas le cap de la Saint Valentin de l'année prochaine, par contre. Elle me laissera un grand vide quand elle ne sera plus là.
Mais bon comme je reste un être social et plein de poésie malgré tout:

Thursday, November 08, 2012

Bibil sauve des vies

Comme certains d'entre vous le savent, j'ai une phobie. Enfin, j'ai plutôt deux phobies qui se rejoignent assez fort: d'un côté la phobie des piqûres, et d'un autre la phobie des guêpes (parce qu'elles piquent)(mais bizarrement je n'ai pas peur des autres insectes qui piquent, allez savoir, il n'y a pas de logique). J'y ai déjà fait allusion à plusieurs reprises sur ce blog, mais aujourd'hui je vais vous développer la chose.
D'abord, d'où est-ce que cela me vient? Rétrospectivement, je peux mettre le doigt sur certains événements marquants de mon enfance: la guêpe qui s'est coincée dans mes cheveux et qui a piqué neuf fois pour s'en sortir; ou encore la fois où on m'avait dit que je ne sentirais rien pour mon vaccin mais que dites donc, qu'est-ce que j'ai douillé. Mais déjà à ces moments-là je n'étais déjà pas fan des piqûres, donc j'imagine qu'on ne partait pas de rien. Ce sont des peurs qui se sont accumulées sur d'autres peurs et qui ont formé quelque chose de monstrueusement anxiogène. Quand on essaie de me piquer j'ai de la colère qui remonte, de l'anxiété, de la panique. Pour moi, les piqûres représentent une forme extraordinaire de violence que je ne parviens pas à rationaliser. N'essayez pas de me piquer juste pour rire un peu, je suis capable de vous casser le bras dans un geste d'auto-défense.
Bref. Il a fallu quelques temps pour que l'on réalise que je ne jouais pas juste à la comédie, mais que j'avais réellement un stress psychologique - notamment à onze ans après un épisode où deux médecins ont dû me retenir pendant qu'un troisième m'injectait un vaccin par la force. Et il a fallu encore plus de temps avant que moi-même, je n'accepte que ce problème, je devais le résoudre, parce que parfois dans la vie il n'y a juste pas d'autre choix que de faire ses vaccins. Depuis ces dernières années, donc, j'essaie de faire face à mes phobies. Je sais que je ne serai jamais totalement à l'aise avec la chose, mais je me suis fixée quelques objectifs pour parvenir à gérer ce stress.
Pour vous décrire la situation. A 25 ans, je pleurais encore pendant une demi-heure dans ma voiture après chaque prise de sang, et je ne parvenais plus à utiliser mon bras pendant les trois heures qui la suivaient. L'été, je ne parvenais pas à manger dehors, j'étais toujours anxieuse qu'une guêpe n'arrive pour rôder autour de mon plat; les réceptions de mariage étaient un calvaire; tous les weekends à la mer étaient astucieusement évités de crainte de ces fameuses poubelles à guêpes sur les plages. Je détestais l'été, et l'hiver quand je me les pelais sous le gel, je me disais, 'au moins en ce moment il y a des guêpes qui sont en train de mourir'. Bref, on ne le dirait pas comme ça, mais la situation était un tout petit peu handicapante.
Cinq ans plus tard, je vous dirais que tout ceci est une question de préparation psychologique. Je ne suis pas plus à l'aise avec la chose mais je parviens à me maitriser en public. C'est un peu du masochisme, quand on y pense, parce que je m'expose volontairement à un truc qui me stresse à fond et je souris comme si de rien n'était, me concentrant sur la fierté et le soulagement que je ressentirai une fois que je serai en sécurité. C'est pour les prises de sang que j'ai réalisé le plus de progrès. J'angoisse toujours quelques heures avant mais quand même moins que dans le temps, et sur place je ferme les yeux et je respire, même quand j'ai une stagiaire qui cherche ma veine à trois reprises et oublie qu'elle devait prendre encore un tube une fois que tout est fini. Pour les guêpes c'est un peu plus laborieux, parce qu'on ne sait jamais deviner quelle sera leur trajectoire et quand elles vont piquer, mais je suis capable de la regarder voler sans faire une crise de panique - bon évidemment il faut toujours que quelqu'un se dévoue pour la tuer sinon je n'arrêterai pas de penser qu'elle est encore là, quelque part, en vie, prête à revenir me hanter.
Dans ma tête, j'ai deux benchmarks ultimes dans la lutte contre mes phobies:
1. Etre capable de continuer à manger et à converser alors qu'une guêpe tourne autour de mon assiette, et le cas échéant, être capable de a. tuer ladite guêpe, et b. me débarrasser de son corps.
2. Donner mon sang. 
Et c'est de ce second cas de figure que je vais vous parler aujourd'hui, après toute cette longue introduction. Car voyez-vous je suis O+, donc presque donneur universel, et j'éprouve toujours de la culpabilité à chaque fois qu'il y a un appel aux dons à l'université, parce que je suis en bonne santé, jeune, j'ai une bonne qualité de vie et je serais capable de donner beaucoup de sang avec mon mètre quatre-vingt et la corpulence qui va avec. Je pourrais faire de belles choses, mais je suis trop trouillarde. Et donc à chaque fois que je traverse ce hall de guerre où se font perfuser huit étudiants à la chaine en me concentrant sur ne pas m'évanouir, je me fais cette promesse: si un jour, quelqu'un venait personnellement à moi en me suppliant de lui sauver la vie, et bien à ce moment-là, je ne serai pas chiche.
Vous pensez peut-être que c'est ne pas prendre beaucoup de risques. Et bien figurez-vous que c'est ce qui est arrivé.
Des amis de mes parents ont envoyé un email décrivant une situation absolument dramatique. Leur fils est en attente d'une greffe de moelle osseuse, mais a développé une maladie pulmonaire en attendant et il ne peut s'en sortir que grâce à un don de globules blancs du groupe sanguin O+. Que diantre! Un message de l'au-delà! Dans un mouvement d'esprit chevaleresque, j'ai immédiatement proposé mon aide, et sans me laisser le temps d'avoir des arrières-pensées, on fixé la date de la collecte.
Alors, au début, c'était plutôt cool, quand j'annonçais la chose on n'arrêtait pas de me dire que j'étais vraiment une fille bien, que je faisais quelque chose de courageux, que peu de gens auraient la volonté de se lancer dans cette procédure. Puis, quelqu'un a eu la présence d'esprit de m'expliquer ladite procédure. Et là c'était beaucoup moins cool. En fait on ne va pas juste prendre mon sang et sélectionner les globules blancs par la suite, comme je l'imaginais naïvement. Non. On va commencer par me gaver de médicaments et de cortisone pendant cinq jours pour booster ma production de globules blancs. Puis le jour de la collecte on va m'installer une sorte de circuit dans mes veines pour détourner mon sang vers une machine qui filtrera d'abord mes globules blancs, puis me remettra mon sang dans mon organisme par la suite. Ca devrait durer trois heures. Après ça, je ne dois pas m'attendre à me sentir en forme. 
Alors bon, déjà ça, j'ai envie de dire, ce ne faisait pas du tout partie du deal original.
Puis il y a mes amis qui font partie de la profession médicale. Quand je leur explique mon projet héroïque, au lieu de m'encourager dans cette direction, c'est soit, "non mais tu es sûre de ce que tu veux faire là, Bibil? Parce que ces machines c'est quand même beaucoup plus risqué qu'une seringue, les risques que tu te choppes un truc qui traine sont beaucoup plus grands." Ou alors, "il faut faire attention à la coagulation de ton sang après, il va falloir quelques temps avant que cela ne se remette en place, si jamais il t'arrive quelque chose... C'est quel médicament qu'on te donne au juste? Parce que je ne les recommanderais pas tous." Ou encore, "dis Bibil, c'est bien joli tout ça, mais tu sais que la cortisone, ça fait quand même bien grossir?"
Et enfin il y a ma soeur, qui est O+ elle aussi, et qui rigole bien. "Non mais déjà que moi je n'étais pas très chaude, alors bon, toi, tu vas tomber dans les pommes avant qu'on n'ait pu faire quoi que soit".
Autant vous dire qu'à ce stade j'avais sérieusement la pétoche, je m'avançais vers l'abattoir, ça allait être une véritable boucherie.
Enfin, la première étape de tout ce long processus, c'était quand même le test de compatibilité à la Croix Rouge. Qui s'est passé plus ou moins comme ceci.
Docteur: "Est-ce que vous êtes enceinte?"
Moi: "Heu, non."
Docteur: "Est-ce que vous êtes atteinte d'une maladie vénérienne?"
Moi: "Heu, non."
Docteur: "Est-ce que vous avez résidé au Royaume-Uni ou en Irlande entre 1989 et 1996?"
Moi: "Heu, non".
Docteur: "Est-ce que vous êtes allée dans un pays tropical dans les six derniers mois?"
Moi: "Heu, non."
Docteur: "Est-ce que..."
Moi: "Ah si, attendez! Je suis allée au Mexique en août. C'est un pays tropical, ça?"
Docteur: "Heu, oui."
Moi: "Ah."
Docteur: "Ben voilà. Désolée, on va contacter un autre donneur."
Ahlala. Je me suis montée la tête, préparée psychologiquement, j'avais même sélectionné le livre que j'allais prétendre lire comme si de rien n'était alors que j'étais en train de me faire dépecer le bras ("Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" de Jonas Jonasson). Et tout ça pour un gigantesque flop. Par contre je ne vous décris pas le sentiment de soulagement quand je suis retournée dans ma voiture après, je vous jure que je ne parvenais pas à comprendre ma chance, j'avais l'impression d'avoir été rescapée d'une catastrophe nucléaire, au moins. C'est que cela devait être un message de l'au-delà, ça aussi.
Ne croyez pas que j'abandonne si facilement, ceci dit. J'ai bien l'intention de récidiver. Mais la prochaine fois que mon esprit chevaleresque me dira d'aller sauver une vie, je pense que je commencerai par un don de sang classique, pas trop trash, hein. 
Et j'irai choisir un endroit discret où on me donnera un jus d'orange et un cookie après.
Parce que bon, huit étudiants à la chaine qui tiennent le coup et leur assistante qui tombe dans les pommes, ça le fait moyen quand même...

Monday, February 20, 2012

Juste un dimanche soir ordinaire

Allez hop, sans ambages, voici un petit extrait de mon premier weekend en Belgique après de longues semaines en France.
Fourchette
Oui, c'est bien Fourchette, que j'ai dogsittée ce weekend car ses maîtres étaient - très ironiquement - à Paris. Je lui a fait un weekend de folie, autant vous dire que Danio était jalouse. Très jalouse. Surtout quand ce petit animal s'approchait de ses maîtres. Ou de son stock de croquettes. Ou de sa place favorite aux pieds de Bibil quand elle était attelée à sa machine à coudre (Pfu dites j'ai l'impression d'avoir pris trente ans avec cette description, là). Ou qu'elle aboyait à 3 heures du matin sur mon frère. Enfin, Danio étant d'un naturel relativement amorphe placide, je me suis dit qu'il faudrait faire appel à un chien du calibre énergétique de Fourchette pour la fatiguer un peu: au bout d'un moment à voir la petite créature faire le tour de la table de manière répétitive, son épuisement se pose naturellement comme un challenge personnel.
Oh, des chiens
Ca a marché. Pendant approximativement 30 minutes. Puis c'était reparti, elle refaisait le tour de la table. On dirait bien qu'elle a attendu d'être rentrée chez elle pour dormir, comme en témoigne cette photo reçue en retour.
Fourchette, après
In other news, je suis allée voir le petit Walram.
Walram
Qui n'est plus si petit que ça, en fait. Trois mois d'absence et c'est ce qui arrive, le temps passe, les enfants grandissent, tout ça.
Il y a eu l'anniversaire d'Eliane, aussi. On a mangé des sushis.
Le gâteau d'anniversaire
Beaucoup de sushis.
Suuuuuushis
Et nous sommes allés au MAS après (mais quelle culturalité mes amis).
Au MAS
Sinon, je suis allée manger un burger, je suis allée au cinéma, j'ai fait de la couture, des muffins, je suis allée manger chez G et A, j'ai opéré Paul Emploi le Poulpe et j'ai fait de l'allemand. (L'une de ces affirmations est un mensonge total, pourrez-vous la repérer?)
Sur ce, les petits amis, je termine mon épisode des Experts et je vous souhaite la bonne nuit...

Tuesday, February 14, 2012

J'ai un plan Saint Valentin

A 18h45, je vous en dis plus. Stay tuned. Je crée du suspense et ça me plait.
(Indice: ce n'est pas forcément ce que vous pensez).
...
Bon allez je lâche le morceau.
Ce soir je vais manger un menu de Saint Valentin kitsch chez des personnes que j'aime d'amour vrai (et pas seulement à cause de ma gourmandise), et pour qui j'ai fait ce marque-page un peu kitschoune lui aussi:
 C'est la Saint Valentin, j'ai le droit.

Monday, January 23, 2012

Aujourd'hui, je voulais vous faire part d'une nouvelle importante


Pour l'occasion je suis allée vérifier par moi-même une légende urbaine qui voudrait qu'à proximité du centre Georges-Pompidou se trouve:
Ah ben, c'est donc vrai. Et encore mieux, si on prend l'avenue Brisemiche on arrive à la rue du Cloître Saint-Merri, où se trouve l'Eglise Saint-Merri, l'école Saint-Merri, l'hôtel Saint-Merry et la communauté paroissiale de Saint-Merri. En référence l'abbé Médéric, mort en 700, canonisé Saint-Merri par contraction. C'est wikipédia qui me l'a dit.
Voilà. Bon anniversaire, Anonymous, et bonne transition vers la trentaine.

Wednesday, September 14, 2011

Les mariages de l'été

... Edition du mois d'août.
Et le premier mariage dans cette catégorie est celui de
*** C et C ***
Fidèles lecteurs du blog avec qui j'ai en commun plus qu'un nom de famille. (Voilà, par là-même tout le monde sait de qui je parle, désolée de ne pas mettre de photos d'eux mais ils ne sont pas très fan).
Enfin soit.
Nous avons eu de la chance avec le temps, la météo nous a été particulièrement favorable, surtout avec les tendances saisonnières actuelles, car nous sommes bien d'accord qu'il n'y a plus de saison. Ce petit aparté météorologique derrière nous, intéressons-nous au vif du sujet: qu'y avait-il à manger?
Et bien, plein de bonnes choses. Comme par exemple ceci:
Mmmmmh glace!
Ou ceci:
Mmmmmmmh fraises...
(Oh, un petit bout de mariée derrière, dites-donc)
Ou encore ceci:
Verrine!
Super bon. Autant vous dire que j'ai tout, absolument TOUT testé. Et je comme d'habitude je n'avais plus faim au repas, mais j'ai tout mangé quand même, parce que c'était bon. Et j'ai même pris du dessert. Mais ça c'est parce que j'enviais les personnes âgées à qui on avait servi des crèmes brûlées. Injustice suprême, car ayant des dents en parfait état, j'ai dû me rabattre sur - oh. Mon. DIEU. Sur ceci.
Passons le fait que mes parents aient, eux aussi, bénéficié d'une crème brûlée, malgré le fait qu'ils ne soient pas si âgés que ça. Et Diane, mais ça c'était une erreur.
Les mariés sont par ailleurs repartis avec une petite surprise dans leur coffre, en la personne de mon colocataire qui s'était inséré en douce dans leur voiture, et qui a un peu stressé en se rendant compte qu'ils étaient en train de l'emmener avec eux.
En rentrant de voyage de noces, les heureux mariés ont d'ailleurs eu le plaisir de retrouver, non pas mon colocataire, mais un nain de jardin dans leur douche, entre autres, en même temps que des tasses Starbucks non-volées dans leurs armoires, de la nourriture partout et des photos de moi bien planquées pour qu'ils en retrouvent encore dans six mois. Mais c'est une autre histoire...
Utiles couvertures
Et comme les moyennes saisonnières sont fraiches pendant la nuit, C et C ont pu bénéficier d'un lot de couvertures blanches; le prix de l'excellence mondaine à qui a immédiatement reconnu celles qui ont aussi été utilisées lors du mariage d'Alice et Cédric (et qui feront encore quelques furtives apparitions au cours de l'année).
*** E et G ***
Ma cousine et notre nouveau cousin se sont mariés en Sologne, en France donc, pour ceux qui ne situent pas (je ne vais rien dire, je ne situais pas non plus avant d'y aller). Et la Sologne c'est aussi une charmante contrée où se trouvent quelques châteaux de la Loire, de grands territoires de chasses (et beaucoup d'animaux!), une fabrique d'usine de porcelaine (Gien - aaaah c'était biiiiien), et le village natal de la tarte tatin. Quelques noms de villages très particuliers aussi. Imaginez dire aux gens que vous habitez à Jouy-le-Potier et que vous êtes passés par Lamotte-Beuvron.
Et donc, la Sologne. Ce fut également l'occasion de faire une petite virée en famille dans la région. Mon père et quelques oncles ont d'ailleurs fait le trajet en vélo depuis Bruxelles, à raison d'une moyenne de 180km/jours.Voici qui impose le respect, j'ai envie de dire.
Papa et son vélo
En courant j'aurais été moins rapide, aussi, donc il ne faut pas m'en vouloir de ne pas avoir essayé.
La couleur du mariage était le fushia, et on va dire que je ne le savais pas parce que je suis arrivée en turquoise, contrairement à ma mère qui était totalement dans le thème. Mais détail que celà.
Vive la mariée!
Fushia!
Fushia!
(Les photos ne sont pas toutes de moi, au cas où vous vous diriez que je suis devenue exceptionnellement douée tout à coup.)
Qui dit mariage franco-belge dit quelques mélanges de nationalités... et de formules! La cérémonie s'était donc déroulée fin de l'après-midi, suivie d'un vin d'honneur puis d'un dîner. G est ingénieur forestier et le thème des tables était donc les noms d'arbres des alentours, pris en photo par ma photographe de cousine. Au bout du repas est apparu l'incontournable plateau de fromages; les serveurs qui étaient belges ont eu un peu de mal à expliquer ce qui était quoi mais la moitié de leur audience n'y connaissait rien de toutes façons. Après quelques discours en français et en suisse allemand (ce serait trop long à expliquer), la soirée s'est continuée sur une note très très belge... Ambiance retour du jeudi et stand de frites jusque 7 heures du matin! Le lendemain il n'y en a pas beaucoup qui soient parvenus à toucher à leurs croissants et à leur "pain français" (que les français n'appelaient pas comme ça bien sûr).
... Est-ce que vous devinez quelles couvertures se trouvaient là, artistiquement emballées dans du ruban fushia? Hein? Dites?
Bref. Je vous souhaite une excellente journée et à bientôt pour la chronique des mariages d'automne!

Wednesday, August 03, 2011

Et hopla, une petite vidéo de Walram


Walram from Bibil on Vimeo.
Il ne se passe pas grand chose dans la vie d'un bébé, ça doit être un peu frustrant à la longue.

Monday, April 25, 2011

Adélaïde

Et oui, après vous avoir tenus en haleine pendant une semaine, voici que je vous divulgue enfin les premières photos de bébé Adélaïde.
(Après ce week-end de Pâques, je vous préviens, l'expression change et devient "tenu en baleine", sans référence aucune au tête à tête attendu avec ma balance après cette orgie d'oeufs en chocolat).
De une:
Adélaïde 2
De deux:
Adélaïde 1
Et non, ce n'est pas mon bras qui est très grand (je vous remercie), c'est le bébé qui est encore très petit! (Enfin je dis ça, mais mine de rien le jour où ce sera à mon tour d'accoucher, je prierai le bébé d'être un tout petit peu plus petit que cela, merci beaucoup).
Par ailleurs, les parents auront remarqué que j'aurais pu utiliser une autre expression à la place de "accoucher" et me remercieront de ne pas y avoir fait mention.
Allez, moultes félicitances (aux parents) et un joyeux week-end de Pâques (à vous)!

Tuesday, May 18, 2010

Il parait que je dois updater

Alors bon.
J'update.
Et pour vous prévenir à l'avance dans quoi vous allez vous engager, sachez que cela va parler de bouffe et aussi partiellement du concours de plantes, ce qui fait que pour avoir un indice bien nécessaire à votre victoire future, vous allez devoir vous farcir la lecture de tout le post. J'ai dit. C'est comme ça.
L'histoire commence donc comme toutes les belles histoires, avec un "il était une fois". Il était une fois, donc, l'anniversaire de Julia chez les Merriman. Ils ont invité Bibil, ils ont fait une orgie, et ils étaient tous très heureux. Le synopsis de base, donc. Un excellent début.
Julia a eu 16 ans. Je me rappelle déjà moi, à 16 ans, mais enfin., c'est une autre histoire. Je connais Julia depuis qu'elle a 7 ans, donc ça fait une sacrée évolution depuis le moment où j'avais 18 ans et où je lui offrais des barbies à son anniversaire et le moment où, neuf ans plus tard, je lui offre une tasse de 900 ml sur laquelle il est écrit, "Size Matters".
Même si tout le monde sait que ce n'est pas la taille qui compte, mais bien l'utilisation qu'on en fait. Quoi? Si, si, je parle toujours de la tasse. Mais je m'égare. D'ailleurs voici l'indice tant attendu: il ne s'agit pas d'un plant de basilic. Hop, je glisse ça comme ça, pour toi, privilégié lecteur! Tu pourras ainsi éviter l'erreur.
Et ça rime, en plus.
Les Merri n'ont donc pas failli à leur réputation et m'ont accueillie avec OHMYGODICANTBELIEVEIT un hamburger entièrement fait maison. Le bun, la viande, la marinade, les tranches de lard, etc, tout fait par leurs blanches mains.
Le méga hamburger
N'ayons pas peur des grands mots: même Jamie n'aurait pas pu faire mieux.
Et une fois cette déliciosité derrière nous, oh deuxième indice cher lecteur, il ne s'agit pas d'une butternut squash, une fois le dessert arrivé donc:
Mud Pie
Tadaaaaam.
Mud Pie
Tidiiim.
Une tuerie. Une véritable tuerie.
Et pour info, j'ai déjà reçu deux réponses correctes pour les mystérieuses petites plantes. Mais j'ai encore des tomates cerises, donc le concours continue jusqu'à épuisement des stocks. Je préviens aussi que chaque gagnant devra faire un guest post, mais devra le voir comme un grand privilège.

Thursday, February 18, 2010

Boycott, quand tu nous tiens

Mais qu'a fait Bibil pour sa Saint Valentin 2010? Vous demanderez-vous, puisque vous avez par le truchement de l'informatique un récit détaillé de toutes mes Saint Valentin depuis 2006.
Et bien, une fois n'est pas coutume, sachez que j'ai boycotté. D'aucun pourrait argumenter qu'en boycottant une tradition, j'en crée moi-même une nouvelle, mais personnellement je suis assez partisane de la récurrence régulière de la photo ci-dessous:
Girl's night
Avant-plan de Cosmopolitan, suivi de French Martini, bruscettas, et arrière-plan de fidèles lectrices ayant abandonné leurs hommes à leurs jeux vidéos à leurs tâches ménagères, avec pour couronner le tout un petit feu qui ronronne dans la cheminée...
Dans la foulée, le lendemain, j'ai même inventé un cocktail avec les restes de la veille: un savant dosage de crème de violette, cranberry juice, framboises et eau. J'ai un copyright. Un peu de Pimm's là dedans et ça sera la boisson de l'été.
(+ C'est l'anniversaire de Mathilde aujourd'hui. Acclamons publiquement cette date.)

Friday, February 05, 2010

Le goût du matin

[Spoiler: si vous êtes un tout petit peu émotif, si vous êtes au bureau et dans la pleine expectative de rire un bon coup, je vous conseille de garder cette lecture pour plus tard. Enfin je dis ça, vous ne pourrez pas dire que je ne vous aurai pas prévenus.]
Hier, à ma session d'écriture créative, c'était à mon tour de sélectionner un exercice. En réalité ce n'était pas vraiment ce qui était prévu; l'exercice qui avait été sélectionné demandait de parler d'hôpitaux, et à mon arrivée il y a eu comme un silence. La session précédente m'avait vue pendue à mon téléphone en l'attente de nouvelles positives, et s'était terminée avec des horaires de visite. "Sybille, on n'avait pas pensé... On pourrait faire autre chose" me propose-t-on. Et on me laisse sélectionner un exercice sur une liste.
Il y en a un que j'aime bien, "Quel est le goût d'un matin?" Un thème sans émotion, qui peut être drôle. Nous commençons à écrire. Quel est le goût d'un matin? Instinctivement je pense à ma routine, aux sons des portes qui claquent dans la maison. Les uns après les autres, mes colocataires s'en vont travailler. Je mets les informations, regarde le ciel à travers mes rideaux et entre dans ma douche. D'habitude l'eau est toujours trop froide, l'eau chaude ayant été squattée par la salle de bain d'à côté. Mais pas aujourd'hui. Je descends prendre mon petit déjeuner, passe à côté d'une porte ouverte sur une chambre trop rangée. Quel est le goût d'un matin? Il a le goût de l'absence. Le goût du petit déjeuner que quelqu'un ne prendra pas.
Les autres écrivent, le regard concentré sur leur feuille, et je commence à enregistrer le moindre de leur mouvement, la moindre de leur respiration. Le sourire en coin de celui qui est satisfait de son texte, le regard perdu de celui qui cherche un mot. Le discret déplacement d'une main vers un verre d'eau. Des moments éphémères, que personne ne remarque, et faisant déjà partie du passé. Le goût des occasions manquées, des instants dont on n'a pas assez profité.
Mais le temps s'égrenne, il faut écrire. Je passe en revue mon catalogue papillaire des débuts de journée. Céréales, thé vert, dentifrice. Du café? Cela fait plus de deux ans que mes matins n'ont plus le goût du café, la seule bonne résolution de janvier que je sois parvenue à tenir. C'est parfait, je m'embarque dans la description d'un matin qui n'appartient pas à ma vie, d'un petit-déjeuner fait de potentialités et de peut-être. Car malgré tout de nouveaux matins vont succéder aux anciens, même si rien de tout cela ne faisait partie du plan initial. Et malgré tout, ces nouveaux matins peuvent avoir le goût de l'espoir, le goût d'une victoire sur ce qu'on n'avait pas vu venir.
[En partant du principe que la plupart des gens savent ce qui se passe. Sinon j'ai un email sur la sidebar. Désolée de si peu de gaieté, mais j'en écris beaucoup des textes comme ceux-là ces derniers jours, et je voulais au moins en partager un...]

Monday, January 04, 2010

Rétrospective 2009

Bonnes résolutions obligent, voici à quoi j'ai passé mon premier week-end de 2009...

Rétrospective 2009 from Sybille Regout on Vimeo.


Ca dure exactement 15 minutes. Full résolution disponible chez moi. Bonne année 2010 à tous!
(Maman, si tu veux le regarder en plein écran: quand tu passes la souris sur la vidéo, il y a un carré avec 4 flèches vers l'extérieur - tu cliques.)

Friday, November 06, 2009

Isaure-Basmati

A la Baby Shower, 90% des participantes votaient pour qu'il s'agisse d'un garçon. Il y avait eu plusieurs indices, et le fameux "Il - enfin quand je dis il, je veux dire le Bébé" n'en était qu'un. Il y avait aussi la forme du ventre, que Diane portait très en avant. Il y avait le prénom composé que les parents voulaient lui donner - tradition familiale, oui, mais qui à ce que je sache ne s'appliquait qu'aux garçons de la famille. Il y avait le fait qu'Amaury le surnomme mon Pote; enfin, quand il ne le surnommait pas Basmati (pendant les premiers mois où il avait encore la taille d'un grain de riz) ou encore Basma (quand il était trop grand).
Mais voilà, il est né. Et quand je dis "il", je veux dire, le Bébé. Qui est une fille, en fait.
Je vous présente Isaure.
Isaure
Je précise d'emblée que j'ai tous les droits sur cette photo et que les parents m'ont même autorisée à la publier. Il n'ont par contre rien dit sur la photo suivante, mais je prends le risque:
Isaure et moi
Isaure est née le soir du 3 novembre. A la naissance, elle mesurait 52 cm et pesait 4,2 kg. Je ne sais pas si Diane s'est entrainée à porter des poids, mais je pense que cela lui sera utile pour les mois qui vont venir.
Les parents se portent bien, même si Amaury souffre de l'inconfort du canapé-lit sur lequel il dort. Ils ont des biscuits Dandoy, une machine à café & thé, et de l'alcool désinfectant pour se nettoyer les mains avant qu'on ne touche leur bébé. Bébé qui dort, enfin, sauf pendant la nuit. Donc tout va bien.
Ah oui, et Amaury aime bien recevoir des cadeaux.
Amaury & les cadeaux
(Le déguisement d'ours ci-dessus est sensé être un manteau pour bébé, à la base).
Voilà, Amaury & Diane, j'espère par la présente vous avoir épargné quelques appels pendant vos précieuses heures de sieste... Et félicitations.

Tuesday, September 08, 2009

La Bibil Mobile est à présent réduite à l'état de boite de conserve

Et c'est bien triste. J'aurais été artiste que je l'aurais érigée en oeuvre d'art, telle une ôde à ma jeunesse glorieuse et à ma vie estudiantine. Mais je ne suis pas une artiste, je suis une - heu, une quoi? - une chercheuse pragmatique. Je l'ai froidement envoyée à la casse contre compensation monétaire. * Soupir *.
La Bibil mobile est dans un autre monde à présent. Un monde paisible, où elle emportera les dernières images de son séjour dans ce monde: le garage froid où je l'ai abandonnée, dépouillée de tout ce qui la liait encore à moi (1); les inconnus qui l'ont enlevée, ouverte et démantelée de tous ses organes vitaux, avant de compresser sa défunte carcasse dans un broyeur géant. Ses grands yeux tristes se sont éteints dans la solitude en... Oui. Bon, c'est pas top. Consolons-nous. Peut-être repensait-elle, dans la fraction de seconde avant la fin, à notre première étreinte (2)? Ou alors à mes doux mots d'adieu pour l'accompagner lors de sa dernière route (3)? A ces instants paisibles où sa couleur chatoyante reflétaient l'herbe en période de canicule, les étangs en période de nettoyage? A toutes ces routes qu'elle a parcourues, à tous ces meubles de kot qu'elle a transporté, à toutes ces chansons de Britney qu'elle a écoutée?
Booooo.
Ma Bibil Mobile.
Pour le souvenir j'ai donc décidé de publier ces vidéos exclusives, prises en 2004.
Alice, 18 ans, apprend à conduire la Bibil Mobile, alors que Bibil, 21 ans, fait des commentaires qu'elle aurait pu garder pour elle.

Et Guillaume, 16 ans, décide, malgré interdiction formelle de l'autorité parentale, de faire de même.

Et ça n'a rien à voir, mais... Coin coin coin coin coin. (2004, toujours).


(1) L'autoradio
(2) "Non mais c'est normal, ce volant qui ne tourne pas, là? Comment ça, pas la direction assistée? Non mais tu vas tourner, oui?"
(3) "Oh, j'ai calé, là. Ah non. Ca ne répond plus. Ouhou! Tu déconnes? Pourquoi tu ne réponds plus?"

Saturday, May 16, 2009

Chaud devant - Attention au Scan!

J'ai retrouvé de vieilles photos.
De très, très, très vieilles photos. Des photos que personne ne voudrait que l'on retrouve. Des photos au sujet desquelles j'ai déjà eu ce genre de conversation.
1998, Diane: "Non mais Sybille tu me promets que tu la jettes, hein, cette photo."
Sybille: "Mais oui, mais oui."
Diane: "Non mais vraiment, tous les doubles aussi, tu les détruis, parce que bon déjà je fais une sale gueule, mais en plus on voit mon appareil dentaire et mes problèmes de peau..."
Sybille: "Non mais tu ne me fais pas confiance ou quoi? T'inquiètes, cette photo n'existe plus."
Huhuhu.
Une personne sympathique les aurait laissées dans le fond de leur tiroir, mais non. Moi je les ai scannées. Et c'est ainsi qu'à 1 heure du matin, la veille du jour où je vais courir 10km à 8h30, si si mais je compte les faire hein, et bien à 1 heure du matin, je vous poste ceci.
Papa, Eliane et moi - bébés
Oooh que c'est mignon me direz-vous! Bon, ce n'est pas du tout ce dont je vous avais parlé, j'en conviens. Et c'est pourquoi j'ai aussi décidé de scanner ceci:
1988-06 Sybille au Coq
A une autre époque, cela aurait probablement été ma première profile picture facebook, mais soit. J'ai continué sur ma lancée et voici le résultat:
Eliane, Alice et moi - enfants
Aaaah on grandit un peu, et ça devient plus croustillant. Remarquez le fait que Maman nous habillait de la même façon, Eliane et moi, ce qui fait qu'en conséquence Alice récupérait nos vieilles affaires que nous possédions en double exemplaire. Le résultat c'est qu'aujourd'hui, Eliane et moi nous habillons de façon totalement différente, et qu'Alice ne fait que s'acheter des vêtements neufs. Mais je t'aime, Maman, tu sais.
Comment? Ce n'est pas croustillant, vous me dites? Mais vous n'y êtes pas: je voulais dire que plus on grandissait, plus ça devenait croustillant.
Comme en 2005.
Et c'est là qu'on va voir si mes (bientôt ex-) amis lisent mon blog ou non. Si personne ne se plaint, je considérerai qu'aucun mal n'a été fait.
A cause de cette photo-ci par exemple (qui en fait est gentille, mais comme la personne concernée n'aime pas qu'on la prenne en photo, c'est comme si j'avais fait un coup vache) .
Ou encore plus, à cause de cette photo-là.
Attention, s'il n'y a pas d'action en justice intentée contre moi avant lundi soir, j'upgrade dans le croustillant...

Thursday, February 19, 2009

Saint Valentin, fête des amoureux

Saint Valentin, n.m.,
1. Fête occidentale célébrée le 14 février durant laquelle les amoureux s'échangent des billets doux et preuves d'amour.
2. Fête commerciale permettant à la poste, aux fleuristes et aux chocolatiers d'engranger leurs recettes d'une année.
3. Deadline redoutée des célibataires qui sont traités tels une minorité marginale et triste pendant 1 jour, et qui par la suite évitent de fréquenter des couples pendant une semaine, de crainte d'entendre des histoires romantiques/indécentes qui ne les concernent pas (quelle que soit leur tentation de finir les chocolats).
4. Célébration qui tombe immanquablement pendant les zones de pic de grippe ou de gastro ou d'angine ou d'autre maladie hivernale.
A part pour cette année, je dis bien à part pour celle-ci, je voue une haine féroce pour la Saint Valentin, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus et même plus.
L'année passée, j'étais en vacances avec 3 couples, dont 2 qui ont célébré la chose de leur côté, et 1 qui a décidé de boycotter l'événement mais qui s'est échangé tant de tendre mots kitschement romanesque accompagnés de mamours émotionnés que c'était comme si leur fête avait été célébrée avec nous. L'année d'avant s'est terminée sous la couette, où j'étais tenue au chaud par une pneumonie en faisant des confessions sur l'oreiller à mon blog, pendant que s'organisait sans moi une orgie de sushis entre gonzesses. L'année précédente s'est passée au pub à s'ennivrer de Carling tiède, euh en fait c'était fun donc on va l'inscrire dans le rang des exceptions, et l'année encore avant, le cap a été célébré par une gigantesque fête entre célibataires à mon kot de Louvain-la-Neuve, où j'ai finalement dû aussi intégrer les couples qui étaient trop vexés d'être exclus de la chose, et qui donc finalement avait perdu son sens initial.
Mais soit.
Cette année, c'était différent.
Cette année, j'ai célébré l'amûûûr.
Line & Vincent - smarties
Ou plus précisément, le mariage de Line et de Vincent.
Aaaah mais quel buffet dessert, les amis, on n'avait jamais vu ça! Le gâteau des mariés, un gigantesque coeur aux fruits et à la crème sur pâte feuilletée, nappé de massepain; des glaces et sorbets auxquelles pouvaient être ajoutées crèpes aux pommes et calvados; des tartes à la framboise, à la banane, aux pommes, des gâteaux au chocolat, des millefeuilles... Je n'ai pas eu assez d'une assiette pour tout gouter, et - oh! Excusez-moi, je dois essuyer un filet de bave que cette tendre évocation vient de susciter.
Mais je m'égare.
Je connais Line depuis huit ans, je l'ai rencontrée lors de mon premier jour de candi en histoire, et nous nous sommes trompées toutes les deux de visite guidée pour nous retrouver avec les romanes. Nous avons, paraît-il, échangé une passionante conversation où j'ai dû avouer le nom de mon école secondaire, et il semblerait qu'elle ait trouvé ça très drôle; moi je me souviens qu'elle portait un pull rayé qui lui allait très bien. A l'époque elle était déjà avec Vincent, et oui, et depuis quelques années, même.
Dans les années qui ont suivi, nous avons poursuivi avec assiduité des cours d'heuristique et d'histoire des institutions, où je dessinais sur tous ses syllabi des smiley grotesques, puis je passais chez elle après mes cours de sport où nous mangions des frites chez Jean-Lou (ok on n'a fait de Jean-Lou qu'une fois mais c'était mémorable), et où nous argumentions sur le fait qu'elle n'était pas blonde mais brune.
Aaaah. Que de souvenirs.
Mon souvenir le plus récent est de la voir danser autour d'un balais en plein milieu de la rue, portant un tutu rose et un boa en plumes, avec les gens applaudissant sa performance. Mais détail que tout cela. Et de l'entendre parler de Vincent comme au premier jour, démontrant que huit années n'étaient qu'une broutille dans l'éternité de leur amûr, et c'est pour cela que je tiens à le proclamer:
Line, Vincent, toutes mes félicitances.
Je ne doute pas que vous avez choisi ce jour symbolique pour pouvoir appeler votre premier enfant Cupidon (si c'est un garçon) ou Chérubine (si c'est une fille), ce qui donnera lieu à de joyeux surnoms dans l'école primaire, et à des minutes de gausserie pour les futurs employeurs chez qui débarqueront son CV.
Sans vouloir offenser mes lecteurs éponymes, si toutefois il y en a.

Tuesday, October 28, 2008

Bibil est une minorité

Je viens de le réaliser maintenant, mais dimanche j'étais à un goûter incluant:
- 2 couple non-mariés
- 3 couples mariés
- 2 de ces couples avaient des enfants
- + moi, la seule célibataire
Et tout le monde avait mon âge. (Sauf, évidemment, les enfants.)
Excusez-moi un instant...
* interlude musical *
Voici, j'ai remis mon dentier.
Non mais c'est vrai c'est quoi tous ces couples, hein? Je commence à me sentir légèrement, tout légèrement en minorité. A l'avenir, chers amis qui m'aimez beaucoup et d'amour profond, je réclame une représentation équitable de mon état civil. Cad: au moins un/une célibataire (préférablement un) en plus que moi, pour que quand on passe à table on ne me dise pas, "ah ben Sybille tu connais ta place. Oui, la place toute seule, au bout".
Sinon je vous préviens, moi aussi je vais commencer à discriminer les couples.
Menace numéro 1: Je vais instaurer des quotas internes du nombre de couples que j'invite chez moi par dîner. (Ah non, celle-là, elle est déjà d'application)
Menace numéro 2: Je poserai des questions du genre: "alors, les fiançailles, c'est pour quand?" Aux couples fiancés je demanderai: "le mariage c'est pour quand?"; Aux couples mariés je demanderai: "Et alors le premier bébé?"; Et à ceux qui en ont déjà un, et bien... "Et alors le deuxième?". S'applique également aux tantes qui me pincent l'épaule aux mariages en me disant: "et alors ton tour c'est pour quand?". Je les préviens, je dirai la même chose aux enterrements.
Menace numéro 3: J'organiserai une soirée Saint Valentin spéciale sans couple. Ah non, ça ne tient pas: le 14 février 2009, j'ai déjà un mariage.
Menace numéro 4: Je révèlerai au grand jour qu'A. prend de la coke (Coca) en intraveineuse, qu'A. (un autre) se teint les cheveux, que S. parle à son chien et que V. met des boxers noirs (mais que sa douce se rassure: ça, je ne le sais que par ouï-dire).
Menace numéro 5: et enfin, si tout cela n'a pas suffit à vous dissuader, et que malgré tout je viens chez vous et que je constate une invasion de gens par deux, j'invite un strip-teaseur. Si c'est chez Diane je lui demande de surtout prendre le métro et ne pas se laver les mains après.
Comme ça vous savez.
Bon, pour ce célibataire en plus, vous connaissez mes critères.
(Sauf Maman. Ce n'est même pas la peine d'insister).

Tuesday, July 15, 2008

Creative Writing

Je ne vous ai pas encore parlé d'un des aspects les plus importants de mon stage. Ah bon, mon boulot au quotidien, celui que je fais 38h/semaine? Heu, non, toujours pas.
Je parle de mon groupe d'écriture créative. Répétez après moi: écriture créative (creative writing en anglais, création littéraire en québecois - comme ça vous ne vous endormirez pas idiots). Si vous ne savez pas de quoi je parle je vous conseille wikipedia.
J'avais rejoint le groupe plus par curiosité qu'autre chose. Après tout, j'avais aussi rejoint un cours de néerlandais, alors... J'aime écrire, ce n'est un secret pour personne, quoique je doute qu'on sache vraiment le temps réel que j'y dédie. Je n'étais pas vraiment familière avec le concept: un groupe où on discute de ce qu'on a écrit? Ah bon? J'avais toujours écrit de façon solitaire, ne connaissant personne partageant mon hobby. Je ne montrais ce que j'écrivais à personne: c'était beaucoup trop privé.
Puis là je me suis retrouvée autour de gens que je ne connaissais pas mais réunis par notre passion commune. Nous écoutions nos textes avec une oreille neutre, ne sachant rien de nos vies privées respectives, et apprenant à nous découvrir par les produits de nos imaginations. Notre règle était que l'auteur lisait son exercice puis ne pouvait pas parler avant que les autres n'aient terminé d'en débattre. Entendre d'autres personnes discuter de mes textes, analyser mes personnages et mon style et me donner des conseils d'écriture a complètement changé ma perception des choses. Avant, j'écrivais occasionnellement, cherchant surtout à exprimer une vie intérieure, quand ma tête avait un trop plein. Maintenant j'écris de façon compulsive: je fais des exercices, je lis des livres pour améliorer mon style, je développe des scénarios sur des sujets non-familiers.
Un sketch réalisé pendant une de nos sessions. Je suis représentée sur l'image, à vous de voir où.
La fin du stage signifiera sans doute la fin du groupe, car chacun rentrera chez soi. C'est ça que je regretterai le plus. J'aimais beaucoup nos sessions du mardi. L'année prochaine je suivrai des cours d'écriture créative, histoire d'améliorer les nombreuses choses qui doivent encore l'être.
Si cela vous intéresse je vais mettre en ligne quelques unes de mes nouvelles. Le lien est accessible via ma sidebar "liens personnels" (Creative Mishmash est son nom). Je ne publierai que celles qui ne sont pas basées sur ma vie personnelle, ce n'est donc pas la peine de chercher à vous reconnaître. N'hésitez pas à laisser vos commentaires.
Rassurez-vous, il y aura aussi des textes en français avec le temps.

Friday, July 11, 2008

Oh, une banane.

Une chose dont je dois vous parler également, c'est le killer des stagiaires.
Oui, un killer, comme à Louvain-la-Neuve, mais entre stagiaires de la Commission.
Deux conditions: un, tuer la victime avec une banane, et deux, EN DEHORS des bâtiments de la Commission. Mais à part ça tous les coups sont permis.
Sauf que c'est ce "en dehors" qui a rendu les choses tellement corsées, car si il est facile de savoir quand la victime se trouve dans le bâtiment, il est difficile de savoir quand elle en sort.
J'ai tué ma première victime au bout de deux jours. Facebook a été mon allié secret. Hop, je tape le nom. Hop, je regarde "Friends in common". Hop, je contacte ces amis. Parfois ça marche, parfois ça ne marche pas. Alors j'ai aussi contacté les stagiaires de sa DG. Bref. Au bout de maintes recherches je me suis rendue au dîner où elle devait se rendre. Sauf qu'elle n'y est pas allée. Je l'ai donc tuée par défaut et j'ai pris sa place au dîner. On m'a donné une nouvelle cible.
Pour corser un peu le jeu je lui ai envoyé une lettre de menaces anonyme, que voici ci-dessous: Ca a mis le temps. La cible en question a été surnommée "The man with the invisible agenda". Jusqu'à ce beau mardi avant mon départ en Italie où je suis allée le surprendre à son entrainement de foot. Le pauvre, il était déjà en train de perdre, et en plus il s'est fait tuer. J'en connais un qui aurait mieux fait de lire son horoscope avant de sortir.
Puis je suis partie en Italie, donc j'ai été mise hors compétition par défaut. J'étais triste. Très triste. Tellement inconsolable qu'on m'a donné une seconde chance: deux jours après mon retour, j'avais une nouvelle cible.
Ce qui veut aussi dire que deux jours après mon retour j'étais à nouveau la cible de quelqu'un.
Un malheureux concours de circonstances a voulu que ce quelqu'un soit la stagiaire qui partage mon bureau. J'aurais dû m'en douter. J'aurais dû trouver ça un peu louche qu'elle me suive aux WC puis fasse demi-tour en se rendant compte que je ne me dirigeais pas vers la sortie. Enfin, à la fin de la journée, après m'avoir suivie un peu partout dans le bâtiment sans éveiller ma suspicion, elle est sortie du bâtiment avec moi. Elle a ouvert son sac, a sorti une banane, m'a tuée, et je l'ai regardée avec de grands yeux incrédules puis je me suis dit: "Sybille, tu es une quiche".
Et voilà, je suis morte. Triste destinée que la mienne.
Par contre je me suis vraiment bien marrée...

Thursday, June 19, 2008

De l'usage différencié d'un bouquet

C'est fou tout ce qu'on peut faire avec ces petites choses. Devinette: qui sont les époux, qui sont les prochains à franchir l'étape? J'ai ma petite idée là dessus mais je la garde pour moi (sauf si déclenchement du plan ragot)





Pour précision, c'est Gaëlle qui a attrapé le bouquet quand la mariée l'a lancé. Elle est déjà mariée. Ce n'est donc qu'un demi ragot.
Ce qui est plus intéressant par contre c'est qu'il y a des hommes qui se sont mis dans la foule de filles hurlantes prêtes à tout pour attraper la chose au vol.