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Sunday, May 31, 2015

Pour Olympe

Tout d'abord des nouvelles médicales. J'ai les résultats des biopsies et j'ai deux bonnes nouvelles: 1. je n'ai pas l'helicobacter (la bactérie des ulcères); et 2. je ne suis pas intolérante au gluten. Pas intolérante au gluten! Rendez-vous compte! Pâtes à volonté, muffins en folie, fini la farine de riz et les crackers de quinoa! Que de joie! Mais ne nous laissons pas déborder par l'émotion, voulez-vous.
Donc, cela veut dire que j'ai "juste" une gastrite de stress. A priori, selon mon médecin, c'est une gastrite en réaction à un choc émotionnel, et je n'ai pas le profil à faire des gastrites à répétition (si c'est vrai, ce serait un soulagement, parce que dites donc, je ne le souhaite à personne). Mais il faut réduire le stress, ça c'est très clair, sinon je vais me créer des problèmes de plus en plus importants. J'ai aussi changé l'oméprazole pour le pantomed, parce que je le supportais mal. Je dois encore suivre le traitement pendant un mois, croisons les doigts pour que cela suffise. A entendre les personnes qui ont souffert de gastrite, il va falloir encore davantage de temps pour que je puisse à nouveau manger comme avant, mais graduellement je réintroduis des trucs... J'ai mangé du fromage ce week-end et ça allait... (Par contre le chocolat c'était une erreur, mais ne revenons pas là-dessus). 
Mais soit, venons-en au vif de l'actualité. Je vous l'avais promis, voici un cadeau de naissance, cette fois pour la petite Olympe! Je lui ai fait un petit kit de change portable, pour aller faire des city-trips ou simplement pour rendre visite à Bibil, par exemple. Il y a un tapis à langer, une trousse, un tetra, un bavoir, et un petit cube de jeu. Le tout avec réalisé avec deux essuies de vaisselle Ikea, les fans auront reconnu... Mais c'était le motif que je voulais, et comme ils ne le faisaient pas en tissu normal j'ai dû être créative avec ce que j'avais! J'ai combiné avec un tissu Robert Kaufman rouge à pois blancs (ce qui en soit est presque autant un crime que de l'assortir avec du liberty) (les initiés savent de quoi je parle).
 Voici un close-up de la trousse (tutoriel ici)
 Le close up du cube (tutoriel ici)
Et un tapis à langer qui se replie pour former une sacoche... Pas de tutoriel, c'est une improvisation (mais pour les dimensions j'ai quand même regardé ici).
 Elle s'ouvre pour donner ceci!
Bonne semaine à tous!

Friday, May 29, 2015

J'ai fait un plaid! (ah bon, cela vous surprend?)

Les dernières semaines ont été pour le moins particulières, ponctuées de visites chez des médecins ou chez des kinés, de recherches culinaires créatives pour sublimer le fameux riz-légumes, et surtout d'une grosse diminution de mes activités sociales... En clair j'ai l'impression de ne voir presque plus personne, au vu de la fatigue, des douleurs, des réactions bizarres aux médicaments, et du fait que globalement si j'ai tous ces problèmes c'est à cause d'un surmenage et excès de stress que j'ai trop longtemps ignoré. Quand on y pense, combiner une fin de thèse, une fin de travaux, un déménagement, s'habituer à habiter seule, etc, avec mon planning déjà bien chargé, à savoir: la piscine du lundi, les cours de couture du mardi, l'écriture créative du mercredi, et les activités sociales des jeudis, vendredis et samedi... Et s'occuper d'un chien et d'une maison en plus... Comment dire... Il y a forcément un moment où cela devait me tomber dessus. C'est même presque une surprise que je n'ai pas craqué plus tôt. Et pourtant les signes avant-coureurs étaient déjà là dès le mois d'août de l'année passée, mais je me suis entêtée, parce que d'un côté je fonctionne au stress et aux to-do lists sinon j'ai l'impression de faire du sur-place (et quand on est célibataire et sans boulot à 32 ans le sur-place apparaît comme un luxe); et d'un autre côté parce que je suis hyper perfectionniste et que quand j'ai décidé de faire quelque chose, j'y vais à fond et jusqu'au bout. Il y a un moment on ne se rend même plus compte qu'on en a tellement sur la patate, et on s'auto-blâme de ne pas être plus résistante, on se force et on tourne dans le vide. Bref, la situation n'a fait que s'empirer, des maux de dos par-ci, des soucis digestifs par-là, des grippes et des pharyngites et des sciatiques et des tendinites et des petits tracas jusqu'à ce que bon, voilà, mon corps se rebelle pour de vrai et je me choppe une véritable tuile. 
Le truc avec les maladies de stress, c'est que tant que le stress est toujours là, la maladie va revenir. Donc pour le moment j'ai tout laissé tomber (sauf la thèse mais avec un horaire light), en espérant qu'en me soignant bien mes problèmes disparaissent bien, et en espérant que je ne me sois pas créé un problème à vie (parce que prendre de l'oméprazole et me restreindre de bouffe pour toujours, ce serait les boules). Certains diront que j'ai juste remplacé les to-do list maison et vie sociale par des to-do list médicales, ce qui n'est pas totalement faux, mais il me faut une raison de me lever le matin, sinon je trouve cela juste extrêmement dur de traîner sans objectif... Les jours où je vais bien (cad où mon estomac va bien et où l'oméprazole n'a pas trop d'effets secondaires), je vais à l'ULB, et le weekend je revois la famille et les amis proches, surtout autour de promenades et activités non liées à la bouffe (il faut être créatif, parce que tout est toujours lié à la bouffe!). Et sinon, j'ai beaucoup de temps devant moi pour me "reposer", et les activités ultimes du repos pour moi... Ce sont le point de croix, les promenades, le jardinage, et surtout la couture.
En clair vous allez être servis dans les prochains jours: j'ai fait un super rattrapage de mes cadeaux de naissance, spécial baby boom du printemps 2015 (j'en ai fait cinq dans les sept "en retard" - et s'il n'y en a que sept c'est parce que j'ai été à temps pour les quatre autres). On pourra aussi dire que je n'ai enterré des to-do list que pour en ressortir d'autres, et que contrairement à mes bonnes résolutions je n'ai rien cousu pour moi. Mais soit.
Enfin voilà, ceci étant dit, tout cela pour arriver au sujet principal de ce post, à savoir: j'ai encore fait un plaid. Cette fois il est pour Alexiane, née en mars.
Il est fait dans une seule pièce de tissu, mais je me suis bien donnée sur le ouatinage (pour les néophytes ça veut dire que c'est moi qui ai cousu les zig-zags ci-dessous)

Et comme d'habitude à chaque fois que je fais un plaid, Knacki le veut. Et pour votre info, non, je n'ai pas lavé le plaid avant de le donner, et oui, il est possible que Knacki se soit roulée dans des substances douteuses dans les jours qui ont précédé. Mais c'est un bébé qui est habitué aux chiens, alors ça va...
Félicitations aux heureux parents!

Sunday, May 24, 2015

Aaaaaaargh

J'ai maaaaaaaaal, achevez-moi tout de suite! 
Non mais sérieusement, on aurait dû me prévenir, qu'on pouvait avoir aussi mal encore deux jours après une gastroscopie... J'en ai téléphoné aux urgences au milieu de la nuit, figurez-vous, pour savoir si je devais venir, ou si c'était normal d'avoir super super super mal. Là on m'a dit que ben oui, en effet, c'était possible d'avoir mal, que je devais savoir qu'on avait touché à mon estomac (ah ben ça j'avais bien remarqué, oui), et que si j'ai une gastrite ben forcément ça ne fait pas du bien (oui, ça aussi j'avais remarqué), et que je devais prendre du dafalgan (du... hein?). Si jamais je vomissais du sang, je pouvais venir, sinon si j'étais "inquiète" de mes douleurs (je ne suis pas inquiète, j'ai juste mal, je vous dis), je pouvais aussi téléphoner à SOS médecin pour faire venir un généraliste de garde. Sauf que j'en ai déjà vu, des généralistes quand j'étais en situation de crise, et que je reçois déjà de la sérieuse came, donc je ne sais pas trop ce qu'ils pourraient me dire de plus que de mordre sur ma chique et attendre que l'oméprazole fasse de nouveau effet. Parce que là, ça ne fait que deux jours que j'ai repris mon traitement. Or je me souviens bien la dernière fois que j'ai repris le traitement, au bout de combien de temps ça avait réellement fait effet. On m'avait dit 4 jours. Ben je peux vous dire que 10 jours plus tard, j'y étais encore.
Purée.
Que les femmes qui me disent que tant qu'on n'a pas accouché, on ne connait pas la douleur, se ravisent sur le champ.

Saturday, May 23, 2015

Alors, les détails gores?

Les plus perspicaces d'entre vous remarquerons que je blogge à 5 heures du matin - hé oui, no limit. (No, no limit, we'll reach for the sky! No valley too deep, no mountain too high)
Oui, soit.
Pourquoi 5 heures? Parce que cela fait une heure que j'ai mal à l'estomac. Je me suis médicamentée, j'ai mangé de la purée de noix de cajou, j'ai ramené Knacki dans mon lit, et avec tout ça je n'arrive toujours pas à dormir, donc autant updater le blog, puisqu'hier j'étais trop dans le cake pour le faire...
Tout d'abord, je dois remercier ma mère, qui a eu la tâche relativement ingrate de m'amener au coeur des embouteillages en pleine heure de pointe, lire un livre qu'elle n'aimait pas dans une salle d'attente au look un peu vieillot, puis a eu le plaisir de mon absence de conversation quand j'étais complètement stone pendant le trajet du retour...
Mais entrons dans le vif (c'est le cas de le dire) du sujet, voulez-vous.
Pour ceux qui n'ont pas suivi le blog ce dernier mois, je suis donc allée faire une gastroscopie hier dans une clinique privée, parce que les premières dates disponibles dans les hôpitaux c'était fin juillet/début août. Mais comme on ne choisit pas forcément ses horaires, j'ai eu le dernier créneau de la journée, à 17h, et quand je dis ça, comprenez 17h30-18h. J'étais à jeun depuis 11h, j'ai bu mon dernier verre d'eau à 13h, j'ai fait de la couture toute l'après-midi pour me détendre mais malgré cela j'avais relativement les crocs quand je suis arrivée. Pendant toute la journée, je me suis rabâchée, "mais pourquoi tu stresses Bibil? Tu ne sentiras rien puisqu'on t'endors complètement".
Je n'avais pas calculé que pour qu'on m'endorme, il fallait me faire une piqûre, mais c'est une autre question.
J'arrive dans cette salle, et pour répondre à la question de S., non je n'ai pas dû me déshabiller, et donc oui ça veut sans doute dire que j'ai dû baver sur mes vêtements pendant mon sommeil. Bref, pour me détendre, l'anesthésiste m'a fait parler de ma thèse (ah quelle bonne idée, c'est toujours très convivial), d'autant plus qu'en fait ma thèse touche indirectement le secteur de la santé, et qu'en fait ça l'intéressait vraiment. Mais j'ai pas eu le temps d'aller jusqu'au bout parce qu'à un moment je me suis endormie au milieu d'une phrase, en faisant semblant de ne pas remarquer l'espèce d'écarteur de mâchoire que l'infirmière était en train de me mettre dans la bouche et la taille de la sonde que le docteur préparait. 
Et puis, quand je me suis réveillée, c'était fait. C'est pratique, quand même.
Le verdict (attention retenez votre souffle): c'est une belle gastrite, mais qui n'est pas allée trop loin. Pas d'ulcère, pas de dommage à l’œsophage, pas de dommage au duodénum, bref, c'est tout ce que je pouvais espérer de mieux. Si ce n'est que je suis condamnée à continuer à dire que "j'ai une gastrite", et en voyant les gens reculer, préciser, "non mais ce n'est pas une gastro". Dans huit jours j'aurai les résultats de la biopsie pour voir si la gastrite est causée par une bactérie, et tant qu'à faire si je suis intolérante au gluten, dans la foulée, comme ça. 
Quelque part dans le processus l'anesthésiste m'a demandé mon numéro. J'étais tellement dans le gaz que je ne me souviens plus à quoi il ressemble, et à bien y réfléchir je n'avais pas mes lunettes. Et ce mec connait mon âge, mon poids, mon historique médical, et a pu voir ce que ça donnait une vraie phobie des piqûres, et je pense a même sorti, "mais il y a un âge où on parvient à surmonter ça non?". Enfin soit.
Je suis revenue chez Maman complètement dans le cake, essayant de négocier ma marche pour ne pas me prendre des chambranles de porte, et très contente d'avoir reçu un papier où tout avait été mis par écrit. Puis Maman m'a ramenée à la maison familiale, où j'avais préalablement amené toutes mes petites affaires et celles de Knacki, j'ai mangé (manger! MANGER!), j'ai fait un pain (oui, ne me demandez pas), j'ai vaguement regardé la télé sans trop comprendre ce qui s'y disait, puis je suis allée dormir en me disant, "ah ben ça va, ça ne fait pas trop mal".
TU. PARLES.
Et le mieux dans tout ça c'est que je suis de nouveau autorisée à prendre de l'oméprazole, mais que je l'ai oublié chez moi. "Et tu ne crois pas que tu parviendrais à tenir sans oméprazole?" m'a dit Maman.
Heu, comment dire.
Ce qui est bien, c'est qu'il est maintenant 5h30, dans précisément 1h Knacki va me sauter dessus parce qu'il faudra absolument qu'elle aille dans le jardin pour renifler des trucs et ne pas faire pipi.
Un très bon long week-end à vous aussi!

Thursday, May 21, 2015

Sevrage d'oméprazole - Jour 9

Là, ça commence vraiment à être dur. Plus que 26 heures à tenir... Limite si demain je me mets dans mon pieux toute la journée en espérant que siester me fera passer le temps (et le fait d'être à jeun), je n'aurai pas de honte...
Je ne peux pas m'empêcher de penser à toutes les morts médiévales atroces qui ont dû avoir eu lieu dans ces circonstances (mais après beaucoup, beaucoup de temps à souffrir comme maintenant).
Purée, le temps passe lentement, quand même!

Wednesday, May 13, 2015

Sevrage d'oméprazole - Jour 1

Jusqu'à présent, ça va. Mais je préviens, juste au cas où, que la zone de risque a commencé; je décline l'entière responsabilité de tout propos ou toute décision prise entre maintenant et le 22. Sauf si ça concerne un achat compulsif de tissus, dans lequel cas je ne pourrai pas nier. Mais pour l'instant, ça se limite à l'achat compulsif de farines bio pour faire ses propres pains sans gluten. Et les pains sans gluten, je vous le dis tout de suite, c'est un peu triste. Mais soit.
On m'a toujours dit qu'après une longue période de conversion alimentaire, on n'a même plus envie des mauvaises habitudes d'avant. Genre, si on avait l'habitude de prendre un croissant tous les matins, et bien au bout d'un certain temps à s'en passer, ce n'est plus le même plaisir qu'avant. Je pense que je pourrai dire ça pour certaines choses; par exemple, quand je vais manger chez des gens, les desserts ne me font plus spécialement envie, et je ne souffre pas particulièrement de ne plus prendre d'alcool. Par contre, vous n'imaginez pas comme j'ai envie de pouvoir de nouveau manger (par ordre d'importance):
1. des frites, avec plein de sel et de la mayonnaise
2. des chips, surtout ceux avec du vinaigre
3. un bon spaghetti avec de la sauce tomate et une pointe de ricotta (combo de trucs interdis: gluten, tomate et lactose, olé!)
4. du café
5. des sandwichs pleins de gluten avec des trucs interdits dedans et qui débordent potentiellement de sauces très crasses.
Rhaaaaaaaaaa! Vous n'avez même pas idée de tout ce que je fantasme là dessus. Même. Pas. Idée. Pire qu'une femme enceinte qui rêve d'un tartare de boeuf. 
Vivement que ce soit fini, cette blague. 
Heureusement, il me reste les sushis...

Friday, May 08, 2015

What Bibil ate...

En fait, ce régime anti-acide me permet de découvrir des nouveautés. Bon, j'admets que de moi-même, comme ça, je ne me serais pas prise un trip bio-bobo-thermomix, mais en fait j'aime assez bien... Sneak preview:
1. Un mix de farines sans gluten pour faire du pain tout compact qui ne lève jamais, en dépit de la fonction "levage de pâte" hyper élaborée du four vapeur.
2. Je fais tremper des trucs et j'aime ça... Du quinoa, des lentilles et des algues (ci-dessous), mais aussi du riz, des amandes, il parait que ça les rend alcalins, moi je suis prête à le croire parce que ça passe très bien dans la crise.
3. Ca donne des repas un peu... Disons... Ici, vous voyez (de gauche à droite) de l'agneau en hypocuisson avec des pois chiches, de la mousseline de chou-fleur avec de la pâte d'amandes, et les fameuses algues pour donner du goût.
A venir: une photo de ma lunch box, riz et betterave! Dites donc, on est loin des muffins... Ca me manque un peu je vous avoue...
Bon allez si. J'ai fait des muffins à la banane, chocolat et pâte d'amandes. Mais je l'ai regretté...

Wednesday, May 06, 2015

Bon, j'ai toujours mal...

... médy.
(Malmédy).
(Oui, bon.)
Malgré mon orthorexie stricte, mon heure de marche quotidienne, mon oméprazole, mon syngel, et parfois même mon jus de pomme de terre, j'ai toujours mal. Heureusement, la plupart du temps c'est tolérable. Sauf qu'il y a certains jours où c'est l'horreur, je brûle de l'intérieur, je pète un câble et je pleure au téléphone en harcelant tous les médecins que je connais, même s'ils sont dermatos. L'évidence est devant nous: si c'était juste une gastrite, je n'aurais pas mal à ce point. Les options qui sont sur la table sont donc soit un ulcère de l'estomac (causé par le stress ou par une bactérie), soit un ulcère du duodénum, soit une hernie hiatale. 
Au risque de sombrer dans le TMI, l'étape suivante du diagnostic est la gastroscopie, un excellent moment de détente et de convivialité qui aurait fait un post lyrico-gore; mais comme j'ai choisi l'anesthésie complète, je ne pourrai pas vous raconter le détail. Faut pas déconner hein, jouer les super-héros à ce stade-ci de la douleur juste pour le bénéfice de dire "je me la suis joué hardcore et j'en suis fière", je dis non. Et tant que j'y suis, si un jour je dois accoucher, clairement je demande la péridurale, mais c'est une autre histoire. Pour votre bonne information, l'examen aura lieu le vendredi 22 mai en fin d'après-midi.
Ceux qui ont déjà pu vivre cette expérience savent ce que cela signifie: dès le mercredi 13, j'arrête l'oméprazole, parce que cela peut fausser les résultats des prélèvements sinon. Oui oui, c'est bien mercredi prochain. Donc, entre le mercredi 13 et le vendredi 22, vous aller commencer à recevoir des insultes, du hate mail, des larmes et des menaces de suicide. En clair, je vais vivre l'enfer, et je vais vous l'imposer. D'autant plus que mon médecin a tenté de me prescrire un anti-anxiolitique sédatif pour tenir ces dix jours et que j'ai fait une très mauvaise réaction, donc tout cela sera sans aide médicale. Enfin si. Avec du gaviscon. Ha. Haha. Purée. Je looke forward.
Vous pouvez lancer les paris:
- Combien de posts sous la catégorie "ô rage ô désespoir" dans ce blog?
- Combien d'assiettes de riz au fenouil et aux artichauts sans assaisonnement?
- Combien de visites aux urgences juste parce que j'aurai envie de gueuler sur un médecin?
- Et par conséquent, combien d'amis médecin qui vont bloquer mon numéro?
- Combien de kilos perdus? (J'en ai déjà perdu 5, pour votre bonne information, détestez-moi si vous voulez mais je vous assure qu'ils ont été perdus dans la souffrance)
- Vais-je parvenir à écrire une seule page de thèse dans cette partie-là?
- Knacki va-t-elle manger à la demande, se gaver de friandises pour chien, aboyer sur chaque piéton, dormir dans mon lit et piquer les affaires de Fourchette sans rencontrer aucune résistance de ma part?
- Vais-je aller jusqu'à prendre un rendez-vous d’acupuncture malgré ma phobie des aiguilles?
- Et surtout... Vais-je parvenir à maintenir une certaine dignité malgré cela (quoique c'est déjà mal parti)?
Bref, ça va faire mal. Et je le dis littéralement. 
Mais ne soyons pas pessimistes, il me reste encore une semaine avant d'expier tous les péchés que j'ai déjà pu commettre sur cette Terre, et d'expier ceux des autres si jamais il n'y en a pas assez. Relaxons-nous, voulez-vous. 
Je crois que c'est le bon moment pour commencer à rédiger mes remerciements de thèse. 

Tuesday, April 21, 2015

Bibil et la médecine alternative

Ah, les charmes de la fin de thèse, le stress, les problèmes de dos, les problèmes de foie, les problèmes d'estomac... Mon médecin, qui est un peu ouverte aux médecines alternatives, m'a dit fort justement qu'au delà des médicaments, il fallait aussi que j'adapte ma vie à ma fin de thèse. Que je coupe dans ma vie sociale et mes hobbies, que je me mette moins la pression, que j'aie des soirs où je ne fais rien et je vais dormir tôt, que j'aille chez l'ostéopathe, mais aussi... que je commence un régime anti-acide.
Un régime anti-acide, si si, vous avez bien compris. Et j'ai dit oui, parce que mine de rien je n'ai pas une journée qui se passe sans un problème digestif quelconque, et que je vois bien que c'est ça ou l'ulcère. Et pour ce faire, je suis allée chez un aromathérapeute. 
Alors déjà, le titre vous dit tout. Je suis arrivée là-bas, j'ai commencé par me faire réprimander parce que j'utilise le micro-onde, que je bois l'eau du robinet, et que je mets des vêtements fabriqués au Bangladesh dont les colorants sont sans doute plein de produits chimiques. Puis je suis repartie avec un régime à suivre, qui a commencé par un allègement soudain de mon porte-monnaie - mais soit. Je suis allée au magasin bio faire mes stocks, autre allègement de mon porte-monnaie, puis j'ai regardé les prix des substances bizarres en aromathérapie que je devais commander, et je me suis dit que j'allais attendre l'avis de mon médecin, parce que bon.  Faut pas déconner non plus, avec le tout combiné je peux m'acheter une surjeteuse.
Parlons du régime, voulez-vous. En lui-même, est plein de bon sens: il supprime le gluten et le lactose, il dissocie les féculents et les protéines, il me fait prendre full légumes, et il m'élimine certains aliments trop acides ou trop difficiles à digérer, à savoir principalement ce qu'un régime amincissant supprime. Bref, c'est un peu comme un régime classique, sauf qu'on te laisse les féculents et qu'on te fait prendre du bio. Et qu'on te rajoute des trucs bizarres à prendre à des moments bizarres et à cuire selon des modes de cuisson bizarres.
Hier, pleine de motivation, j'ai fait deux plats destinés à me faire tenir les repas de midi de la semaine: un spaghetti de farine d'épeautre aux épinards, et un risotto courgettes-aubergines. Puis j'ai enchainé sur le petit déjeuner: j'ai fait des litres de compote de pomme et mangue, et j'ai mélangé ce qui allait remplacer mon porridge: un mix de flocons d'avoine, flocons de riz et flocons de quinoa. J'étais motivée, je vous jure. Jusqu'à ce que je mange un partie du spaghetti. J'ai été malade pendant toute l'après-midi. Bon, clairement, il y a un truc qui m'échappe. Du coup, je n'ai pas pris de sel de Nigari destiné à "faciliter mon transit". A chaque jour suffit sa peine.
Mais à ce que cela ne tienne. Ce matin, je me suis réveillée pleine de bonnes intentions. J'ai checké ma check list. Ca commençait par une vitamine et un machin bizarre en aromathérapie - ah ben tant pis, j'ai pas. Puis par un grand verre de jus de pomme de terre pour "tapisser l'estomac et en neutraliser l'acidité". Bon. S'il le faut. 
Je me sers un grand verre, je goûte, et OH MY GOD! Mais ce truc est infâme. Et je dois boire tout le verre. Mais c'est vraiment dégueulasse. Je comprends la gueule du vendeur au magasin bio maintenant. Je veux dire, j'avais déjà bu des trucs assez dégueulasses avant, mais ça, ça bat tous les records. Mais il le faut. Bibil, il le faut. Bref. J'ai bu le verre, d'un grand trait, sans respirer, puis j'ai bu deux verres d'eau (du robinet, enfin soit) pour faire passer le goût. Ca compte dans les pires trucs que j'ai faits pour ma thèse jusqu'à présent. Ca, et le Mohnkuchen
Cette partie étant terminée, je vois que je dois faire 30 minutes de promenade avec Knacki, et donc rester avec cet arrière-goût immonde pendant 30 minutes avant de prendre mon petit déjeuner. Ah ben dites! Knacki est chez Fourchette, c'est pas de bol hein ça? Bon c'est pas tout ça, mais ma check list est encore longue. Misère. 
Après je dois cuire mon "nouveau" porridge, mais attention, pas au micro-ondes, au poêlon. Mouais, on va voir combien de temps ça tient. "Ah mais ce n'est pas grave, vous laissez cuire à feu doux, vous continuez à vous préparer en attendant que ça cuise, et après la vaisselle c'est fait en deux minutes", était l'argument. Non mais déjà le concept de faire de la vaisselle au petit déjeuner m'horripile. Et n'entrons pas dans le débat sur la diabolisation du micro-onde, il n'y a rien à faire mais ça reste pratique. A que cela ne tienne, je suis motivée Bibil, je suis motivée. J'ai mis le poêlon sur feu doux, j'ai terminé de me préparer pour la journée - ceci dit, si je dois sortir pour promener Knacki avant l'étape du poêlon, il y a plutôt intérêt à ce que je sois déjà préparée pour la journée, enfin soit. Comme ce truc ne cuisait toujours pas, j'ai arrosé mes fleurs. Puis en désespoir de cause, j'ai programmé une lessive. Et enfin, c'était cuit - ça a accroché au fond, tant pis pour la vaisselle - j'ai mangé mon succulent porridge de riz et quinoa qu'heureusement j'ai pu noyer avec de la compote, et un verre de tisane anti-acide. C'était pas trop mauvais. Prise de tête, mais pas trop mauvais. 
Puis j'ai checké l'heure, et dites donc, j'étais vachement en retard mine de rien. "ah mais il faut vous lever une demi heure plus tôt" qu'elle m'avait dit. "Qu'est-ce qu'une demi-heure sur votre journée". Ha. Haha. Tu es marrante toi, on voit que tu ne termines pas une thèse. 
Enfin là, c'est bientôt l'heure du risotto et de mon rendez-vous chez l'ostéopathe, je vous tiens au courant... En attendant je goûte encore comme un arrière-goût de jus de pomme de terre mélangé à du dentifrice.

Friday, February 05, 2010

Le goût du matin

[Spoiler: si vous êtes un tout petit peu émotif, si vous êtes au bureau et dans la pleine expectative de rire un bon coup, je vous conseille de garder cette lecture pour plus tard. Enfin je dis ça, vous ne pourrez pas dire que je ne vous aurai pas prévenus.]
Hier, à ma session d'écriture créative, c'était à mon tour de sélectionner un exercice. En réalité ce n'était pas vraiment ce qui était prévu; l'exercice qui avait été sélectionné demandait de parler d'hôpitaux, et à mon arrivée il y a eu comme un silence. La session précédente m'avait vue pendue à mon téléphone en l'attente de nouvelles positives, et s'était terminée avec des horaires de visite. "Sybille, on n'avait pas pensé... On pourrait faire autre chose" me propose-t-on. Et on me laisse sélectionner un exercice sur une liste.
Il y en a un que j'aime bien, "Quel est le goût d'un matin?" Un thème sans émotion, qui peut être drôle. Nous commençons à écrire. Quel est le goût d'un matin? Instinctivement je pense à ma routine, aux sons des portes qui claquent dans la maison. Les uns après les autres, mes colocataires s'en vont travailler. Je mets les informations, regarde le ciel à travers mes rideaux et entre dans ma douche. D'habitude l'eau est toujours trop froide, l'eau chaude ayant été squattée par la salle de bain d'à côté. Mais pas aujourd'hui. Je descends prendre mon petit déjeuner, passe à côté d'une porte ouverte sur une chambre trop rangée. Quel est le goût d'un matin? Il a le goût de l'absence. Le goût du petit déjeuner que quelqu'un ne prendra pas.
Les autres écrivent, le regard concentré sur leur feuille, et je commence à enregistrer le moindre de leur mouvement, la moindre de leur respiration. Le sourire en coin de celui qui est satisfait de son texte, le regard perdu de celui qui cherche un mot. Le discret déplacement d'une main vers un verre d'eau. Des moments éphémères, que personne ne remarque, et faisant déjà partie du passé. Le goût des occasions manquées, des instants dont on n'a pas assez profité.
Mais le temps s'égrenne, il faut écrire. Je passe en revue mon catalogue papillaire des débuts de journée. Céréales, thé vert, dentifrice. Du café? Cela fait plus de deux ans que mes matins n'ont plus le goût du café, la seule bonne résolution de janvier que je sois parvenue à tenir. C'est parfait, je m'embarque dans la description d'un matin qui n'appartient pas à ma vie, d'un petit-déjeuner fait de potentialités et de peut-être. Car malgré tout de nouveaux matins vont succéder aux anciens, même si rien de tout cela ne faisait partie du plan initial. Et malgré tout, ces nouveaux matins peuvent avoir le goût de l'espoir, le goût d'une victoire sur ce qu'on n'avait pas vu venir.
[En partant du principe que la plupart des gens savent ce qui se passe. Sinon j'ai un email sur la sidebar. Désolée de si peu de gaieté, mais j'en écris beaucoup des textes comme ceux-là ces derniers jours, et je voulais au moins en partager un...]

Wednesday, December 09, 2009

Avez-vous déjà vu... les sinus de Bibil?



Maintenant, oui.
Pour info, il s'agit de sinus parfaitement sains, car sinon je ne vous les aurais pas montrés, hein. La nécessité de ce scan était d'ailleurs purement factice, car je vous informe, chers lecteurs, que j'ai un beau virus des sinus. Et que mon ORL est un homme qui parle beaucoup, beaucoup, beaucoup, et fort, et sans s'arrêter. Strepy à côté c'est un enfant de coeur. (Petite note mentale: ne pas médire sur Strepy alors qu'il a lui aussi un blog à updater).
Alors bon, mon ORL était quasi sûr que j'avais un virus, mais comme on ne sait jamais, zou, le scan, c'est plus sûr. De nos jours, les assurances... Les médecins doivent vraiment vérifier toutes les pistes. Avant ce n'était pas comme ça. Mais bon, le scan n'a rien donné, tiens, ais-je pris les vitamines qu'il m'avait prescrites il y a une semaine? Oui? Un changement? Ah oui? Ah mais c'est très bien, pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt, ça fait 15 minutes qu'il parle et parle sur mon scan et... Ah, ais-je vu sa nouvelle chaise? Figurez-vous que c'est son fils qui la lui a offerte. Son fils est ingénieur, il doit avoir mon âge, et il a lui aussi des sinus très sains, comme moi... C'est important, des sinus sains... Enfin, mon docteur ne se considère pas comme vieux, d'ailleurs il travaille toujours, mais bon c'est vrai que quand on est médecin on peut travailler un peu plus longtemps que les autres. Son fils le lui a dit d'ailleurs, qu'il avait beaucoup de chance de pouvoir encore travailler à son âge.
Et je le veux, ce CD du scan, puisqu'il est tout à fait normal? Sinon il le jette.
Et bien je tiens à vous dire que après l'avoir longuement regardé au lieu de travailler sur ma thèse pendant ma pause déjeuner, ce CD est fascinant... Oui, tout à fait fascinant.
(Ou alors il ne vous donne plus envie de manger).
(Enfin ça dépend de ce que vous mangez).

Monday, September 28, 2009

Glamour, quand tu nous tiens...

Et non, malgré ce titre prometteur, vous n'aurez pas d'épisodes rocambolesques de jambes poilues ou autres glamouritudes quotidiennes. Non, je vais vous parler du vrai Glamour, j'ai nommé la nouvelle UK October Issue. C'est vrai que je vous ai plus habitués au Cosmo, mais de temps en temps, Glamour... que voulez-vous, ce doit être l'âge. Pour ma défense, ces magasines me servent principalement de source d'étude des mentalités britaniques, dans le but de favoriser ma compréhension des cultures locales et de faciliter mes contacts avec les autochtones. On se souviendra, entre autres, de ce fabuleux article sur la "dating timeline", qui a définitivement convaincu Diane de ne pas éduquer ses futures filles en Grande-Bretagne, mais c'est une autre histoire.
Dans le Glamour, donc, il y avait un article retentissant intitulé "How Gross are you?", au sous-titre magnifique: "Glamour.com polled 1000 women on everything from using public loos to re-wearing dirty clothes... Find out which habits are unhealthy - and which are filthy but fine." Sous dissimulation de poll se trouvait donc, le croirez-vous? Un subtil message d'hygiène. Tellement subtil que je vais vous donner quelques citations au sort:
"63% of women washed their hands after using the loo but only 38% used soap (a must) and only 2% did it for ten seconds or more. Patient.co.uk recommends 15 seconds."
"The five-second rule - which states that if you retrieve a morsel quickly enough, it's safe - isn't true. Researchers tossed food on grimy flooring and found that it was germy after just a few seconds. Since it takes very little bacteria to make you sick, it's a good idea to toss fallen food into the bin."
"Ever wear dirty clothes? A full 85% of women have. Just draw the line at underwear (which 52% of poll-takers have reworn)."
C'est marrant ça, on dirait que si Glamour ne nous l'avait pas dit, on ne saurait pas qu'il fallait se laver les mains et se brosser les dents... Mais pourquoi insister là-dessus maintenant? Y aurait-il un contexte mondial quelconque?
Enfin pour votre instruction publique, sachez que vous pouvez, oui vous pouvez! vous assoir sur un siège de toilette: il y a peu de chances que les germes trouvent leur chemin depuis la peau de vos fesses jusqu'à vos mains ou jusqu'aux mains de quelqu'un d'autre - enfin vous faites ce que vous voulez, ça ne me regarde pas. Il est aussi ok de ne pas se laver tous les jours, du moment que vous ne puez pas; oui, vous aurez des bactéries qui se développent sous vos armpits, mais avant qu'elles ne se retrouvent sur vos mains... (Mais de nouveau, vous faites ce que vous voulez). Et attention, la palme d'or: il est ok de faire pipi sous sa douche! Apparemment 75% des Anglaises le font. "But" - citation - "it isn't really that gross. Unless you have an infection, urine is sterile and non-toxic".
Je crois que mon adaptation à la culture anglaise a trouvé une limite.

Thursday, April 30, 2009

J'ai un collègue qui est rentré du Mexique...

... Et ce matin j'ai un petit mal de gorge.
Je dois paniquer ou pas? :-)

Bon, allez, une petite vidéo sur les bonnes manières sur facebook...

Monday, April 27, 2009

C'est là que je sens que mon système immunitaire ne va pas me rendre service

Peut-être ais-je trop travaillé sur la Première Guerre Mondiale et sur son épidémie de grippe aviaire. Peut-être ais-je déjà tenté de m'imaginer ce qui se serait passé si c'était moi là-dedans, au coeur de l'épidémie. Peut-être ais-je trop l'habitude de me choper la plupart des sal*peries qui n'affectent qu'une minorité de la population car la conclusion qui s'est imposée, c'est que si j'avais été là, je n'aurais pas été dans la m*rde. Puis peut-être me suis-je dit que heureusement une épidémie de cette sorte ne risquait pas de se reproduire.
Non mais sérieusement. Je vais commencer à avoir peur de prendre un Doritos. Je vais porter un masque autour de toute personne sirotant tranquillement une Corona... Parce qu'avec un système immunitaire comme le mien, c'est pas gagné. Je le soupçonne secrètement de respecter un quota de 3 maladies différentes par an (le record étant de 5 en 2007). J'aurais eu de quoi rembourser la dette du Tiers-monde avec tous les vaccins contre grippe et autres boosters homéopathique que je fais pour lutter contre le piquet de grève constant de mes anticorps... Une maladie par-ci, une semaine à rester au lit par là, et quand on calcule bien, l'année passée, ce sont cinq semaines que je suis restée dans mon lit en appelant la mort. Cinq semaines.
Alors autant vous dire que cette nouvelle épidémie de grippe porcine, là, je la sens mal. D'OFFICE que si elle débarque en Belgique, je suis la première à me la chopper.
Appelez le Guiness Book. C'est un pari officiel.
Ou alors pariez sur le nombre de fois que je tomberai dans les pommes en pensant à une nouvelle d'ordre bien plus grave: si jamais on trouve un vaccin contre le virus, et bien, ça veut dire une nouvelle piqûre.
Brrr j'ai les poils de dos qui viennent de s'hérisser.

Thursday, March 19, 2009

Bibil et le grand mystère de son alimentation

Bon.
Hier, dans la journée, si nous faisons le compte, j'ai mangé.
- Du porridge avec du miel au petit déjeuner.
- Une pomme à 10h.
- Une demi-baguette au chèvre à midi.
- Vers 16h, des biscuits bio au son, accompagnés d'une tisane.
- Vers 17h, une poire (pas assez mûre, j'en conviens), une banane, des céréales aux noix de pécan.
- A 19h30, un steak d'agneau bien cuit, des pâtes intégrales cuites dans du bouillon de légumes, des brocolis, et un peu de chocolat noisette.
- A 20h, une tisane.
Ca vous a l'air sain, ça, non?
Je ne me suis pas englouti le contenu d'un Quick et de la petite Casa réunis. Ma cuisine est propre. Mes produits sont frais. Vraiment, je ne comprends pas. La vie, parfois, c'est quand même pas juste.
(Le lecteur averti comprendra de lui-même la suite des événements, et déduira par ailleurs que je suis encore dans mon lit à 11h du matin, ayant dormi en tout et pour tout 5 heures.
Boooo.)
(Et je n'ai pas envie d'y voir un lien direct de cause à effet sur l'hygiène précaire de mon lieu de travail, mais bon... Heu, quand même quoi.)

Wednesday, March 18, 2009

Il y a une justice

Si je vous montrais ceci:
Muffins
Ou cela:
Le financier aux griottes et aux pistaches
Ou encore ceci:
Muffins printaniers
Vous vous dites?
"Juste Ciel, cette fille a l'air tellement accroc au sucre que ça ne m'étonnerait pas qu'elle fasse encore des rêves de maison de pain d'épices"
Ou encore:
"Juste Ciel, cette fille a l'air tellement accroc au sucre que ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit tentée, tous les jours, de se chopper un à un tous les carrés de sucre qui trainent à côté de la machine à café de son boulot"
Voire même:
"Juste Ciel, cette fille a l'air tellement accroc au sucre que ça ne m'étonnerait pas qu'elle ait plein de caries".
A cela, je réponds:
1. Oui, j'ai déjà réfléchi à l'option de la maison en pain d'épices, puis j'ai pensé à la date de péremption de ce truc qui contiendrait forcément des produits périssables, à moins d'être boosté de conservateurs de partout. Puis aux insectes que ça attirerait. Puis à l'impact du soleil sur le nappage en chocolat. Les rêves d'enfant c'est très bien, mais parfois il faut rester pratique.
2. ... Je ne ferai aucun commentaire quant à ces carrés de sucre qui, il est vrai, sont toujours juste au milieu de la table, s'exposant sans retenue, m'appelant doucement d'une voix tentatrice.
3. Je suis allée chez le dentiste aujourd'hui.
Ah oui.
Ah c'est la joie.
D'où le titre de mon post.
J'arrive chez ma dentiste, je m'installe. Elle prend des nouvelles de ma personne, de la famille, me fait ouvrir grand la bouche, et continue à essayer de me faire parler. Et cela donne:
Dentiste: "Dites-moi, cela fait un petit temps que vous n'êtes plus venue."
Moi: "ha hè hè, hun han hé hi" (à savoir, "ça c'est vrai, un an et demi").
Petit moment de silence.
Dentiste: "Ce n'est pas ce que dit mon dossier." Elle prend son petit instrument qui ressemble à une aiguille en serpe pour aller gratter mes gencives. "D'après mon dossier, vous n'êtes plus venue depuis 2006."
Moi: "ha hon?" ("Ha bon?")
2006. Trois ans sans dentiste. Trois ans durant lesquels j'ai mangé, en moyenne, 365 x 3 desserts, plus les suppléments. Huuuu. J'ai commencé à craindre.
Dentiste: "Oh, qu'est-ce que je vois là?" Elle gratte un truc avec son aiguille et je sens avec frayeur la pointe s'approcher dangereusement d'un nerf. "Ah non, autant pour moi. Ce n'est pas une carie. Oh, mais heu, et là?" Et elle a recommencé. "Ah, là non plus. Oh mais dites-moi, ici!" Et pas de carie non plus, incroyable.
Mais n'en concluez pas pour autant que je m'en sois sortie à si bon compte. Comme je vous l'ai dit dans le titre, il y a une justice.
Donc la dentiste a continué: "vous n'avez pas mal?"
"Ben un peu quand même" ais-je répondu. Non mais je me suis sentie obligée de lui dire la vérité hein. Après tout, je suis venue parce que j'avais mal. "Ici, en haut à droite, en dessous de la gencive". Et je lui ai montré le truc.
Alors là EVIDEMMENT, munie de sa petite serpe, elle va me gratter EN DESSOUS de la gencive en haut à droite. Elle réfléchit, fait un petit "Mmmm oui", puis va trafiquer un truc derrière mon dos.
Dentiste: "On va faire une radio".
Moi: "hu hoi? hè houhoi?" ("Une quoi? Mais pourquoi?")
Dentiste: "Il est possible que vous ayez une carie en dessous de la gencive."
Moi: "hehahihohuhihohèha!" (mouvement de panique soudain).
Dentiste: "Oui mais ne vous inquiétez pas hein, ça se guérit, c'est juste une petite anésthésie locale et puis..."
Moi: "hooooooooooooon!!!"
Dentiste: "Oh, mais une petite piqûre... Et arrêtez de bouger, je... ah, c'est malin, je vous ai coupé un bout de gencive. Ah ben oui ça saigne, ça forcément."
Justice, je vous dis, justice.
Le sucre finit toujours par avoir raison.
Traitre chose.
IMG_4809

Thursday, February 26, 2009

Bibil prend son pied... en patience.

J'ai remarqué dernièrement que les gens n'aimaient pas le sujet des ongles incarnés. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois que j'entame le sujet, j'en vois certains ciller des sourcils, défaillir, changer de couleur, voire s'exclamer en pleine rue, "Oui mais Bibil mais c'est DEGUEULASSE ce que dont tu me parles, là".
Et pourtant.
J'ai un ongle incarné.
Voilà, c'est dit, et si vous avez tressailli à cette évocation, je vous conseille de ne pas lire plus loin, car je suis sur le point de vous relater ma visite chez le podologue; le podologue qui est, précisons-le, un spécialiste des pieds.
Je prends rendez-vous, donc, toute guillerette d'avoir trouvé quelqu'un détenant la solution à mes petits problèmes, et je fais part de mon exultation à mon colocataire qui a souffert jadis du même mal, lorsque celui-ci me répond en substance:
"Ah ouais pas de bol, moi on a du m'opérer, c'était hyper gore. Tu t'imagines pas la taille de l'aiguille, c'est un truc énorme, et ça fait hyper mal, en plus on te la met dans l'orteil, c'est vachement sensible; et le pire de tout ça c'est que dans la partie qui est infectée le produit ne marche pas super bien, donc tu sens tout. J'ai trop touché mon slip."
Et là j'ai commencé à paniquer.
Il ne pouvait pas savoir, évidemment, pour ma phobie des piqûres; ou alors il savait, et il avait une vengeance particulière à prendre sur moi, parce que du coup les trois nuits qui me séparaient de mon rendez-vous, je n'ai pas dormi.
Puis est venu le jour fatidique.
Je suis arrivée chez la podologue, stressant comme un goret qui aurait vu des rillettes. Mais elle m'a très sympathiquement m'a accueillie dans son bureau, qui ne sentait même pas le pied. Elle m'a fait enlever mes chaussures et chaussettes et allonger sur cet espèce de tapis surélevé en caoutchouc que tous les docteurs ont, justement à leur disposition, quand il s'agit de faire une piqûre. Mais elle restait très sympathique. Je suis alors entrée dans une longue tegiversation avec moi-même quant à la nécéssité de faire part de mes craintes versus l'envie de sauver quand même un minimum de dignité. Pendant ce temps elle déballait ses instruments de torture, tous pointus, voire piquants. Puis elle a mis le courant. Sur une fraise.
iiik.
erk erk erk.
Une.
Fraise.
J'ai eu peur.
Alors bon. Elle a dû m'expliquer que ça ne ferait pas mal. Et moi j'ai cherché du regard les sparadraps mickey qu'on me donnait à chaque fois qu'on me disait que ça ne ferait pas mal, parce qu'après on me dirait que bon d'accord ça faisait quand même un tout petit peu mal, mais que j'avais été très courageuse. Enfin ça c'était quand j'avais 10 ans, mais le traumatisme est toujours là, donc j'ai toujours le réflexe de checker les sparadraps mickey. Et il n'y en avait pas. Pas de sparadrap mickey, pas de docteur qui ment aux petits enfants, et donc pas de charcutage de pieds, me suis-je dit. Je me suis temporairement relaxée jusqu'à ce que je réalise que la podologue était en train de mettre du désinfectant sur un bout de coton.
Houla.
Mauvais, mauvais, mauvais, mauvais, mauvais.
Elle a désinfecté mes orteils, elle a clippé mes ongles (mais hééé je l'avais fait la veille), elle m'a dit qu'il ne fallait pas que je cherche à suivre la courbure de l'ongle quand je les coupais, sinon ça faisait des ongles incarnés, et puis elle a commencé à nettoyer mes orteils avec ses instruments pointus. Elle a viré quantité de peaux mortes et crasses coincées entre mes ongles et mes orteils, à grater, à racler, à arracher, tout ça. Mais elle ne m'avait pas menti, ça ne faisait pas mal.
Diantre, que c'était déconcertant. Mais où se trouvait le gore? L'orteil ouvert? L'ongle arraché? Etait-ce là une technique d'amadouage?
Je commençais à entretenir une paranoïa doucerette lorsque mes soupçons ont été soudainement confirmés. Elle a entamé la conversation, à savoir, elle a essayé de faire en sorte que je pense à autre chose.
Et ça JE LE SAIS. Tous les docteurs qui veulent me faire parler ont clairement l'intention de me détendre, pour mieux me frapper quand la partie stressante arrivera. Genre, à ma dernière prise de sang, on m'a demandé quel était mon lieu favori de vacances, et j'ai commencé à vanter les mérites de la montagne tandis que c'était marrant ça, hololo, elle n'avait pas piqué la bonne veine, il fallait recommencer, et ah tiens celle-là non plus.
Enfin bref.
On a parlé de sport. De course à pied, puis de fil en aiguille, des chaussures de course, puis des chaussures que je porte dans la ville de tous les jours, puis des anormalités multiples que présentaient ma plante de pieds, la preuve que je ne marche pas bien, que je m'appuie trop sur l'avant, et d'ailleurs c'est marrant ce que vous me dites là parce que mon centre de gravité sur la Wii Fit est toujours trop en avant, ah mais c'est bien la Wii Fit alors? Parce qu'on ne m'en a pas donné de tellement bons échos...
Et hop, en disant ça, elle saisit sa fraise, qui rententit d'un énorme BZZZZRRRRRrrrrRÔÔÔAZZRRR. Et voilà, je savais que j'étais en train de me faire avoir.
"Non mais détentez-vous mademoiselle, on n'est pas chez le dentiste ici, et puis d'ailleurs ça ne fait pas mal."
Et elle avait raison, ça ne faisait pas mal.
A que cela ne tienne. Elle n'avait pas encore approché l'objet de mes douleurs, le mal de mes jours, enfin mon ongle incarné. Parce que je me dois de vous fournir une petite explication à ce sujet. Voyez-vous, il arrive de temps en temps qu'un ongle subisse un traumatisme, comme par exemple faire une expédition de montagne de 8 jours avec des chaussures mal adaptées. Pour l'expliquer de façon poétique, et toujours par exemple, l'ongle devient rouge, puis bleu, puis noir, puis passe par une série de tons jaunes et bruns qui font qu'on évite de le regarder sous la douche. Puis un beau jour, on découvre un nouvel ongle. Tout beau, tout neuf, enfin c'est ce qu'on devine, car ce nouvel ongle, et bien il pousse en dessous de l'ancien.
Et quand l'ancien tombe, par exemple en une belle journée ensoleillée de février, genre le jour où je me suis ruée sur mon téléphone pour prendre rendez-vous; et bien ce jour-là, on se rend compte que l'ongle n'a pas seulement poussé sous l'ancien ongle, mais aussi sous la peau qui se trouvait en dessous de l'ancien ongle. Et que donc que l'on a de la peau en guise d'ongle, et un ongle en guise de peau.
Vous avez chancellé là? Non mais si, vous pouvez me le dire hein, faites pas vos gonzesses non plus.
D'ailleurs la podologue allait m'apporter la preuve que mon autodiagnostic était faux, doublement faux, car ce que je pensais être un ongle sous une peau, était en réalité une espèce de grosse croute cicatrisée dégueulasse qu'elle allait justement m'enlever. Mais oui m'enlever, mais c'est tout à fait possible, et ça ne fait pas mal.
Et c'est là qu'elle a sorti une lame, et une deuxième dose de désinfectant. Mais je ne devais pas m'inquiéter.
Ah oui.
Et ça n'a pas fait mal.
C'était même plutôt agréable, elle me massait les pieds en même temps que de lancer la conversation sur la bénignité de mon cas, et des cas médicaux qu'elle avait déjà vus, et des progrès de la médecine de nos jours.
Louche.
Mon coloc m'aurait-il menti?
J'ai donc hasardé le sujet de la piqûre gore, enfin juste pour savoir, non pas que je me sois inquiétée à ce sujet, mais bon. Et la podologue m'a assuré que non, que je n'aurai pas de piqûre, que dans un mois si mon ongle ne poussait pas correctement on me mettrait une protèse en résine pour faire office de tuteur, mais l'opération était totalement superflue, mais ahlala oui elle était d'accord que ça faisait drôlement mal cette piqûre, et que le pire était les jours qui suivaient, car ça continuait à faire très mal, au point que les gens ne savaient plus dormir, parce que le contact avec les draps était trop douloureux. Mais cela ne me concernait pas, enfin du moins à présent, parce qu'on ne sait jamais ce que nous réserve l'avenir.
Puis elle a terminé.
Nous avons pris rendez-vous pour la pose de la résine, la conversation était toujours des plus sympathiques, tout allait bien, il faisait beau dehors, et je suis ressortie de là sans la moindre douleur, détendue de ce massage, en me disant que ça restait louche, mais que vraiment, finalement, en fait, c'était le pied.

Sunday, February 08, 2009

Bibil souffre

Attention, je vais me plaindre. Non mais je vous le dis pour que vous soyez prévenus, hein. Donc si vous continuez à lire c'est votre faute. Et si vous étiez justement en train de manger et que vous avez persisté malgré tout dans la lecture de votre blog préféré, vous ne pourrez vous en tenir que comme seuls responsables.
Aujourd'hui, je vais me plaindre parce que je souffre du ventre.
"Bibil on t'avait dit de ne pas abuser des muffins" me direz-vous, mais que nenni, je n'ai pas simplement mal au ventre. Quand on a simplement mal au ventre il est possible de vaquer à ses activités du week-end, comme par exemple se mettre derrière un bar et servir des verres à des petits jeunes de 17 ans, qui sont persuadés que parce qu'ils te font les yeux doux ils auront une réduction sur le prix du wisky-coca. Car en effet, cela était mon activité quand j'ai commencé à avoir mal au ventre, vendredi soir vers 1h du matin. (Donc techniquement samedi matin). (Mais ne nous arrêtons pas sur les détails). Si vous demandez une explication pour pareil acte, sachez que j'étais bénévole dans l'organisation de la soirée Vacances Pour Tous. Comme ça, c'est dit.
Mais l'essentiel de mon histoire vient après. Quand je me suis réveillée le lendemain, fraiche comme une rose et pimpante comme un gardon, comme toujours après un lendemain de fête, j'avais toujours mal au ventre. L'après-midi aussi. J'ai pris une légère collation vers 17h, parce que bon il fallait quand même manger, et à 19h je me suis dit, j'aurais peut-être pas dû.
Et j'ai donc choisi de passer mon samedi soir, de 19h à 1h du matin, en tête à tête romantique avec ma cuvette de wc. Dans un soucis de bienséance et de civilité, je vais arrêter la description ici; ça ne sert à rien de vous parler de "rhume des fesses" ou de "ah mais le voilà, le jus d'orange!". Toujours est-il que ce matin, je me suis réveillée après une courte nuit ponctuée de cauchemars de fièvre et d'aller-retours à la salle de bain, pour constater qu'et bien, je n'avais pas moins mal au ventre; et en plus j'ai des courbatures aux abdos à cause des spasmes que ma vésicule biliaire, qui ne s'était pas manifestée depuis longtemps, a daigné m'accorder. J'ai expié dans la douleur mon péché de gourmandise.
Voilà, je me suis plainte, ça, c'est fait.
Maintenant essayons de trouver une explication rationelle à ce phénomène. Je vais avancer trois hypothèse, auquelles les médicaux d'entre vous sauront me répondre.
1. Une intoxication alimentaire, en provenance peut-être de la légère collation du frigo de ma mère, mais plus probablement originant dans les sandwishes que j'ai mangés vendredi soir et qui avaient été sortis du frigo assez longtemps avant, ou dans la viande pas très bien cuite que j'ai mangée avant cela, ou dans le mélange mandarine-napoléon et eristoff ice qui s'en est suivi. En tous cas un de ces trucs-là n'était pas net.
2. Une salmonelle. Pouvant trouver son origine dans la viande pas assez cuite ou dans les sandwishes pas assez frigorifiés.
Espérons que non.
3. Une grippe intestinale. Que j'aurais choppé soit de mon coloc, soit de ma collègue de bureau qui l'ont eue tous les deux. Internet me dit que ça se transmet par les mains et par les objets qu'on touche en commun, ce qui inclut poignées de portes et vaisselle, en abondance dans les deux cas. Mais en parlant d'objets touchés par beaucoup, vendredi soir justement, j'ai pu manipuler à mon aise moultes billets et pièces de monnaie, verres, tickets boissons et autres choses qui sont passées par plusieurs mains. D'ailleurs j'ai aussi touché les portes des toilettes publiques tant vendredi soir qu'au bureau. Je me suis lavée les mains après, mais paraît-il que cela ne suffit pas toujours... Diane et Sophie, prenez-en bonne note.
Si on part dans cette logique, mon ami internet me dit que le temps d'incubation est de 1 à 3 jours, ce qui veut dire que j'aurais pu chopper la chose dès mercredi, et si on analyse mon emploi du temps, on trouvera: un repas dégueulasse au resto universitaire (pardon christophe mais c'est vraiment pas bon cette fois), un repas à la crèperie bretonne, un partage de machines de sport, une manipulation de sandwishes de midi, etc. etc. Les occasions sont multiples. Cependant je pense que je vais accuser séparemment mon coloc et ma collègue de me l'avoir transmis comme ça ils vont compatir avec mon malheur, et si ça se trouve, faire la vaisselle à ma place.
Ceci dit si vous aussi vous voulez vous plaindre, vous avez les commentaires pour le faire, lachez-vous, internet c'est là pour ça.

Monday, December 15, 2008

Larve

Subst. fém.
1. Zoologie: Forme intermédiaire qu'affectent certains animaux, notamment les insectes, au premier stade de leur développement, avant le stade adulte.
2. Être qui est au commencement de son existence, qui n'est pas complètement formé.
3. Par analogie: Être insignifiant, sans valeur; être vil et méprisable.
4. Gros tas mous et gras n'ayant plus la capacité ni la volonté de se déplacer autrement qu'en se trainant de façon pathétique et en se plaignant amèrement de sa condition.

Je suis retournée au boulot aujourd'hui mais c'était peut-être une erreur. J'ai le cerveau frit, la fièvre sur le come back, le nez en mode dégât des eaux, et en plus je ne fous rien. Rien. Que dalle. Je dois présenter un nouveau draft à mon promoteur jeudi. Comment je vais faire, je ne sais pas encore. Mais je devrais peut-être remercier l'état nébuleux de mon cerveau pour m'éviter de stresser à ce sujet, car il ne réalise pas qu'on est déjà le 15 décembre et que je n'ai plus que trois semaines pour terminer mon projet. Non, j'ai d'autres problèmes plus importants. Comme:
1. Je ne sais pas très bien comment je vais me retrouver en état de conduire tout à l'heure pour rentrer chez moi.
2. J'ai un cadeau à chercher plus ou moins urgemment du côté de Toison d'Or, ce qui me renvoie à mon problème numéro 1.
3. En fait je crois que je suis quasiment indéplaçable.
4. Je n'ai plus d'odorat. Plus rien. Qui dit plus d'odorat dit plus de goût. En cette période de l'année, c'est très frustrant.
5. Bien malheureusement je ne fais pas partie de cette catégorie de personne qui perd du poids quand elle est malade. Par contre je suis membre à part entière de la communauté des gens qui bouffent quand ils sont fatigués. Ce qui fait que j'ai atteint mon poids d'hiver maximal, niveau alerte rouge. En termes scientifiques cela se traduit par poids d'été + 4 kilos. La semaine officielle de la bouffe n'a même pas encore commencé. Rho zut hein va de nouveau falloir faire régime.
6. Je veux dormir. En arrêter de me plaindre, aussi. Non en fait ce sont les autres qui veulent que j'arrête de me plaindre, moi je veux juste dormir.
Boooo.

Wednesday, December 10, 2008

Bibil perpétue les bonnes traditions

Vin chaud: check.
Sapin: check.
Décoration du sapin: presque check.
Mince pies: check.
Vanilla kipfern (recette familiale, c'est très bon): check.
Mandarines: check.
Froid, neige, temps dégueu: check.
Chien attardé qui ne se sent plus parce qu'on mange du boudin: check.
Bon et bien je croyais que la liste était complète; la liste de toutes les choses qui annonçaient officiellement l'arrivée de Noël.
Mais j'avais oublié le plus important. Oh! Mais comment pensais-je passer un Noël sans? N'ais-je donc aucun respect des traditions? Ah, non, moi vivante, on ne dira pas que je n'ai pas l'esprit de Noël. J'ai donc remédié à cette lacune dans la semaine.
Rhino-pharyngite: check.
Ah ben voilà, on allait presque s'inquiéter.
PS: Pour le cageot de mandarines, vous vous êtes tous trompés. Il pesait 10 kilos. 10 kilos à 2,5 euros. L'affaire du siècle, quoi.