Saint Valentin, n.m.,
1. Fête occidentale célébrée le 14 février durant laquelle les amoureux s'échangent des billets doux et preuves d'amour.
2. Fête commerciale permettant à la poste, aux fleuristes et aux chocolatiers d'engranger leurs recettes d'une année.
3. Deadline redoutée des célibataires qui sont traités tels une minorité marginale et triste pendant 1 jour, et qui par la suite évitent de fréquenter des couples pendant une semaine, de crainte d'entendre des histoires romantiques/indécentes qui ne les concernent pas (quelle que soit leur tentation de finir les chocolats).
4. Célébration qui tombe immanquablement pendant les zones de pic de grippe ou de gastro ou d'angine ou d'autre maladie hivernale.
A part pour cette année, je dis bien à part pour celle-ci, je voue une haine féroce pour la Saint Valentin, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus et même plus.
L'année passée, j'étais en vacances avec 3 couples, dont 2 qui ont célébré la chose de leur côté, et 1 qui a décidé de boycotter l'événement mais qui s'est échangé tant de tendre mots kitschement romanesque accompagnés de mamours émotionnés que c'était comme si leur fête avait été célébrée avec nous. L'année d'avant s'est terminée sous la couette, où j'étais tenue au chaud par une pneumonie en faisant des confessions sur l'oreiller à mon blog, pendant que s'organisait sans moi une orgie de sushis entre gonzesses. L'année précédente s'est passée au pub à s'ennivrer de Carling tiède, euh en fait c'était fun donc on va l'inscrire dans le rang des exceptions, et l'année encore avant, le cap a été célébré par une gigantesque fête entre célibataires à mon kot de Louvain-la-Neuve, où j'ai finalement dû aussi intégrer les couples qui étaient trop vexés d'être exclus de la chose, et qui donc finalement avait perdu son sens initial.
Mais soit.
Cette année, c'était différent.
Cette année, j'ai célébré l'amûûûr.

Ou plus précisément, le mariage de Line et de Vincent.
Aaaah mais quel buffet dessert, les amis, on n'avait jamais vu ça! Le gâteau des mariés, un gigantesque coeur aux fruits et à la crème sur pâte feuilletée, nappé de massepain; des glaces et sorbets auxquelles pouvaient être ajoutées crèpes aux pommes et calvados; des tartes à la framboise, à la banane, aux pommes, des gâteaux au chocolat, des millefeuilles... Je n'ai pas eu assez d'une assiette pour tout gouter, et - oh! Excusez-moi, je dois essuyer un filet de bave que cette tendre évocation vient de susciter.
Mais je m'égare.
Je connais Line depuis huit ans, je l'ai rencontrée lors de mon premier jour de candi en histoire, et nous nous sommes trompées toutes les deux de visite guidée pour nous retrouver avec les romanes. Nous avons, paraît-il, échangé une passionante conversation où j'ai dû avouer le nom de mon école secondaire, et il semblerait qu'elle ait trouvé ça très drôle; moi je me souviens qu'elle portait un pull rayé qui lui allait très bien. A l'époque elle était déjà avec Vincent, et oui, et depuis quelques années, même.
Dans les années qui ont suivi, nous avons poursuivi avec assiduité des cours d'heuristique et d'histoire des institutions, où je dessinais sur tous ses syllabi des smiley grotesques, puis je passais chez elle après mes cours de sport où nous mangions des frites chez Jean-Lou (ok on n'a fait de Jean-Lou qu'une fois mais c'était mémorable), et où nous argumentions sur le fait qu'elle n'était pas blonde mais brune.
Aaaah. Que de souvenirs.
Mon souvenir le plus récent est de la voir danser autour d'un balais en plein milieu de la rue, portant un tutu rose et un boa en plumes, avec les gens applaudissant sa performance. Mais détail que tout cela. Et de l'entendre parler de Vincent comme au premier jour, démontrant que huit années n'étaient qu'une broutille dans l'éternité de leur amûr, et c'est pour cela que je tiens à le proclamer:
Line, Vincent, toutes mes félicitances.
Je ne doute pas que vous avez choisi ce jour symbolique pour pouvoir appeler votre premier enfant Cupidon (si c'est un garçon) ou Chérubine (si c'est une fille), ce qui donnera lieu à de joyeux surnoms dans l'école primaire, et à des minutes de gausserie pour les futurs employeurs chez qui débarqueront son CV.
Sans vouloir offenser mes lecteurs éponymes, si toutefois il y en a.
1. Fête occidentale célébrée le 14 février durant laquelle les amoureux s'échangent des billets doux et preuves d'amour.
2. Fête commerciale permettant à la poste, aux fleuristes et aux chocolatiers d'engranger leurs recettes d'une année.
3. Deadline redoutée des célibataires qui sont traités tels une minorité marginale et triste pendant 1 jour, et qui par la suite évitent de fréquenter des couples pendant une semaine, de crainte d'entendre des histoires romantiques/indécentes qui ne les concernent pas (quelle que soit leur tentation de finir les chocolats).
4. Célébration qui tombe immanquablement pendant les zones de pic de grippe ou de gastro ou d'angine ou d'autre maladie hivernale.
A part pour cette année, je dis bien à part pour celle-ci, je voue une haine féroce pour la Saint Valentin, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus et même plus.
L'année passée, j'étais en vacances avec 3 couples, dont 2 qui ont célébré la chose de leur côté, et 1 qui a décidé de boycotter l'événement mais qui s'est échangé tant de tendre mots kitschement romanesque accompagnés de mamours émotionnés que c'était comme si leur fête avait été célébrée avec nous. L'année d'avant s'est terminée sous la couette, où j'étais tenue au chaud par une pneumonie en faisant des confessions sur l'oreiller à mon blog, pendant que s'organisait sans moi une orgie de sushis entre gonzesses. L'année précédente s'est passée au pub à s'ennivrer de Carling tiède, euh en fait c'était fun donc on va l'inscrire dans le rang des exceptions, et l'année encore avant, le cap a été célébré par une gigantesque fête entre célibataires à mon kot de Louvain-la-Neuve, où j'ai finalement dû aussi intégrer les couples qui étaient trop vexés d'être exclus de la chose, et qui donc finalement avait perdu son sens initial.
Mais soit.
Cette année, c'était différent.
Cette année, j'ai célébré l'amûûûr.
Ou plus précisément, le mariage de Line et de Vincent.
Aaaah mais quel buffet dessert, les amis, on n'avait jamais vu ça! Le gâteau des mariés, un gigantesque coeur aux fruits et à la crème sur pâte feuilletée, nappé de massepain; des glaces et sorbets auxquelles pouvaient être ajoutées crèpes aux pommes et calvados; des tartes à la framboise, à la banane, aux pommes, des gâteaux au chocolat, des millefeuilles... Je n'ai pas eu assez d'une assiette pour tout gouter, et - oh! Excusez-moi, je dois essuyer un filet de bave que cette tendre évocation vient de susciter.
Mais je m'égare.
Je connais Line depuis huit ans, je l'ai rencontrée lors de mon premier jour de candi en histoire, et nous nous sommes trompées toutes les deux de visite guidée pour nous retrouver avec les romanes. Nous avons, paraît-il, échangé une passionante conversation où j'ai dû avouer le nom de mon école secondaire, et il semblerait qu'elle ait trouvé ça très drôle; moi je me souviens qu'elle portait un pull rayé qui lui allait très bien. A l'époque elle était déjà avec Vincent, et oui, et depuis quelques années, même.
Dans les années qui ont suivi, nous avons poursuivi avec assiduité des cours d'heuristique et d'histoire des institutions, où je dessinais sur tous ses syllabi des smiley grotesques, puis je passais chez elle après mes cours de sport où nous mangions des frites chez Jean-Lou (ok on n'a fait de Jean-Lou qu'une fois mais c'était mémorable), et où nous argumentions sur le fait qu'elle n'était pas blonde mais brune.
Aaaah. Que de souvenirs.
Mon souvenir le plus récent est de la voir danser autour d'un balais en plein milieu de la rue, portant un tutu rose et un boa en plumes, avec les gens applaudissant sa performance. Mais détail que tout cela. Et de l'entendre parler de Vincent comme au premier jour, démontrant que huit années n'étaient qu'une broutille dans l'éternité de leur amûr, et c'est pour cela que je tiens à le proclamer:
Line, Vincent, toutes mes félicitances.
Je ne doute pas que vous avez choisi ce jour symbolique pour pouvoir appeler votre premier enfant Cupidon (si c'est un garçon) ou Chérubine (si c'est une fille), ce qui donnera lieu à de joyeux surnoms dans l'école primaire, et à des minutes de gausserie pour les futurs employeurs chez qui débarqueront son CV.
Sans vouloir offenser mes lecteurs éponymes, si toutefois il y en a.
2 comments:
je suis heureuse d'avoir amélioré ta perception de la fête des amoureux pour une année ^^
nous étions très heureux de partager ce moment important avec toi!!! gros bisous poulette!
Ah mais maintenant c'est pour toujours! Car quelle que soit la pourritude de mes futures Saint Valentin, je chérirai à jamais le souvenir de cette journée et j'en aurais le coeur tout réchauffé...
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