Tuesday, April 29, 2008

Le lundi au soleil, c'est une chose qu'on aura jamais...
Ce week-end, nous étions à Paris, il faisait beau, il faisait chaud, les gens flânaient dans les parcs, les habits d'été étaient ressortis et cela fleurait bon l'insouciance des longs congés...
Quand ont sonné les 17 heures ce vendredi j'ai tout laissé tomber et je suis partie en catimini par les escaliers de secours (ma technique pour ne pas faire remarquer mon départ); et hop, j'étais chez Sophie, et nous téléphonions à Diane pour lui dire qu'elle devait arrêter de bosser elle aussi, que Soph, Cha et moi allions la rejoindre pour lui donner quelques instructions. "Ca pue" a-t-elle répondu et ça l'a tellement perturbée qu'elle a tout laissé en suspens elle aussi.
Le week-end était fabuleux, mais j'ai conscience de l'avoir déjà dit; je raconterai tout en détail en incluant quelques photos sans toutefois enfreindre à la vie privée de la future mariée dont la culotte a été brûlée sous la Tour Eiffel.
Mais ce n'était qu'un week-end.
Et paf, sans prévenir, d'un seul coup ça a été lundi, et il faisait dégueulasse, et j'avais carrément l'impression d'un retour de vacances laborieux. Tout y était, du décallage des heures de sommeil au rattrapage des dossiers laissés en suspens par mon départ précipité.
Parce que, il faut bien que je l'avoue un jour, au quotidien, je fais pas toujours des trucs très passionants. Loin de moi l'idée de critiquer un stage que j'ai eu tellement de mal à obtenir, je suis bien traitée, je m'entends bien avec ma maître de stage et je suis dans une très bonne équipe. Mais il faut se rendre à l'évidence: je travaille dans un département financier. Qui dit département financier dit finance et comptabilité. Voilà. Ca dit tout.
Mon boulot implique de rester 8 heures par jour derrière un PC à travailler sur des tables Excel, et j'estime ma journée comme exceptionnellement intéressante lorsque je peux assister à un meeting ou descendre à la cafétaria avec un collègue. Mais ce n'est pas trop mal, pour le moment j'appartiens à la catégorie neutre des stagiaires.
Parce que j'ai divisé les stagiaires de la Commission en trois catégories.
Catégorie un: les hyper-motivés. Ils aiment ce qu'ils font et surtout, on leur donne des trucs à faire qui ont un potentiel à être aimé. Ils quittent le boulot avec regret en se disant qu'ils auraient bien travaillé davantage sur leurs dossiers. Ils se lèvent le matin heureux d'y retourner.
Très peu de gens appartiennent à la catégorie un.
Catégorie deux: les neutres. C'est la catégorie à laquelle j'appartiens. Le stage c'est relax, on arrive quand on veut, on part quand on veut, personne ne surveille ce qu'on fait. Le boulot n'est pas hyper passionnant mais au moins on passe un bon moment avec les autres stagiaires, parce qu'il faut bien l'avouer, on passe pas mal de temps à glander ensemble.
Catégorie trois: les dépressifs. Leur stage est horrible. Soit on les abandonne sans rien à faire et ils sont seuls toute la journée; soit on les traite comme le bas de l'échelle sociale, alors qu'il faut bien se l'avouer, la plupart des stagiaires de la Commission sont trop qualifiés et souvent mieux qualifiés que leurs patrons; soit le boulot qu'on leur donne est tout simplement chiant.
Tant que je reste dans la catégorie neutre, tout ira bien.
Pourvu que le week-end arrive vite.

2 comments:

Anonymous said...

c'est une semaine de travail de 3 jours, suivie de 4 jours de congé qui a commencé.. Pas de quoi se plaindre, tu vas avoir le temps de travailler dans le jardin.

Bibil said...

... ou de glander.