Thursday, July 24, 2008

Gauffres!

Vous vous demandez sans doute ce qu'il en a été de la fête Belgo-Grecque dont je vous ai parlé. Si si, je le sais que vous vous le demandez. Parce que je n'ai pas fait que regarder Heroes 2 ce week-end, faut pas croire, y a quand même eu un peu d'action.
Laissez-moi vous résumer la chose avec quelques chiffres.
18/07, 6h: heure de lever pour chercher une machine à gauffre en location pour la journée. Poids: 30 kg. En addition, j'ai acheté l'équivalent de 260 gaufres en petites boules surgelées.
Taille de mes muscles de bras, avant: 2 nanocentimètres. Après: 2 décimètres (au moins).
A 8 heures j'ai déposé le tout chez Diane où j'ai étalé les boules de pâte pour l'autoriser à dégeler et la levure à prendre.
Quand je suis revenue 12 heures plus tard, le volume de la pâte avait doublé. Plus rien ne rentrait dans les caisses. Joie. Nous avons cuit quelques gauffres pour dédommager Diane de l'odeur de levure qu'avait pris son appart, puis direction la soirée.
Je vais passer l'épisode lyrique du transport de la chose jusqu'au lieu de la fête, une péniche le long du canal.
Je le passerai parce que c'est un des videurs qui est venu nous aider, nous faibles gonzesses, à transporter la machine, et qu'il a soulevé ça comme s'il s'agissait d'une balle de tennis, nous exposant ainsi à une abjecte humiliation publique.
Nous étions trois à tenir le stand de gauffres, et mine de rien on a beau dire mais quand les gens font la fête, ils sont plus intéressés à boire qu'à manger. Nous avons rapidement compris que nous n'arriverions pas à liquider notre stock. Pis encore: que nous n'arriverions pas à cuire tout notre stock, vu que 260 gaufres sur une machine de deux, et bien, ça prend du temps.


Et indeed. Jusque 5 heures du matin nous avons cuit ces gauffres sans relâche. Ce fut fun, très fun, et nous avons mangé de façon gargantuesque jusqu'à épuisement des stocks. Le moment fut au networking. Nous sommes soudain devenues les meilleures amies des gens qui tentaient de recevoir des gauffres gratos. Nous avons déjoué les plans machiavéliques des bourrés qui tentaient de nous les voler. Bref.
Vers 5 heures, nous avons atteint une limite physique, parce que faut pas croire mais cuire des gauffres c'est physique. C'est avec déchirement que nous pris la décision jeter l'équivalent de 100 boules de pâte pour gauffre non-cuites. Je regrette encore. Non mais je vous assure que nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour les sauver, mais on n'allait pas les manger crues non plus, quoi. Et moi je n'allais pas cuire 100 gauffres le lendemain pour les voir pourrir sur la table de ma cuisine.

Mais je le regrette encore. Vraiment. Tout ce gâchis. Toutes ces gauffres en devenir à qui on a refusé un futur. Que de tristesse dans ce bas monde.

Toujours est-il que j'étais dans mon lit à 6h30, le jour était levé, les oiseaux chantaient, et limite je savais que si j'attendais encore une demi-heure j'aurais pu prendre le petit dej avec mes colocs. J'étais debout à 10h30 pour nettoyer et rendre l'appareil. Puis pour me diriger vers la mer où j'ai accompagné Gaëlle, Alexis et Strepy dans une énorme balade à vélo de quelques heures.

Ce fut épique aussi. Le reste des passagers du train vous confirmeront que j'ai un très joli ronflement.

Mais pourquoi a-t-il fallu jeter tant de pâte à gauffre?

3 comments:

Anonymous said...

Pourquoi vous n'avez pas partagé les boules de pâtes entre vous?? Alors qu'il y a des personnes qui crèvent de faim!!

Bibil said...

Rho je sais, je sais! Je me sens hyper coupable! Mais la pâte avait une durée de vie qui ne dépasserait pas midi (c'est fou ce que ça périme vite ces petites choses) et en plus, personne d'autre n'était motivé pour les cuire, parce que pour rappel ça faisait un peu 7 heures qu'on ne faisait que ça... Mais je me culpabilise quand même la blinde.

Anonymous said...

tu aurais pu cuire les gaufres et les surgeler.. Comme çà nous aurions tous pu les goûter. Parce que tu nous as donné drôlement envie d'en manger!!