Tuesday, August 08, 2006

Londres-campagneLondres la cosmopolite, avec ses 14 millions d'habitants, 300 langues et au moins autant de différentes religions. On pourait penser qu'il s'agit d'une ville dynamique, épuisante, ou le voyageur n'a pas de répit.
A présent, c'est démontré, il y a moyen d'être aussi relax à Londres que dans une maison de campagne.
Il suffit pour cela de rester chez soi et de regarder des DVD.
Bon j'avoue, Desperate Housewives par temps de pluie, ça le fait à fond. Un bon petit film d'exorcisme à minuit passé, ça le fait aussi. Mais malgré tout, nous sommes à Londres, avec tout ce qu'il y a à voir et à visiter...
Tout d'abord laissez-moi vous présenter les protagonistes du séjour.
<-- Choupi et Choupinette (s'appellant aussi entre eux Choupou, P'tit Chou, P'tite Choute, et autres surnoms comprenant le mot "Chou"). Pour des raisons encore mystérieuses, ils ont été re-surnommés Diégo et Annabelle: Diégo pour Diane, Annabelle pour Amaury.
En dépit de son apparente belgitude, Amaury est Londonien à 50%. Cela n'est hélas pas l'avis de tout autre Londonien essayant de prononcer son nom, mais là n'est pas la question. Sa Maman a une maison dans le quartier de Shepherd's Bush, et c'est là qu'il logeait avec Diane et Alexis, tandis que je restais chez moi à Harrow-perpette.

Je l'ai introduit à la phrase précédente, Alexis (freedom pour les intimes, devenue Joséphine au cours du séjour) était là aussi. Nous avons reçu la visite exceptionnelle de Gatien, en mission à Londres (Goupil pour les intimes, devenue Pamela au cours du séjour).

Le timing était pratique: je me levais à 8h, travaillais sur mon projet jusque 14h, puis recontrais les autres vers 15-16 heures. Je ne me couchais pas trop tard puisqu'il fallait que j'attrape le dernier métro chaque soir. Et comme la vie du campus ne s'était pas arrêtée pour autant, j'avais une vie sociale assez remplie. la formule marchait plutôt bien pour moi.

<-- Par contre je ne résiste pas à la tentation de vous montrer cette photo d'Alexis, qui pour échapper aux soirées DVD, écumait avec Gatien les soirées pour célibataires. Commentaires qui voudra. Non, ce n'est pas le musée de cire. C'est une vraie madame.

Monday, August 07, 2006

Iiiiiik! Il y a une pieuvre dans ma cuisine!
Au secours, aidez-moi! Il y a des montres aquatiques dans ma cuisine!
Je voulais prendre mon lunch sans embêter personne, lorsque j'ai ouvert la porte de la cuisine et j'ai été assaillie par des relents de choux et de fruits de mer. J'ai regardé sur la table et iiiiik! Mais ces trucs sont dégueulasses! C'est des mini-pieuvres dans un bol! Mais comment peut-on manger des trucs pareils?
Apparemment les chinoises préparent un festin en quantité, parce qu'il y avait des petits bols partout, remplis de trucs plus repoussants les uns que les autres. Du choux, des germes de soja, un tas de plats non-identifiables ainsi qu'une série de sauces gluantes.
J'ai voulu trouver un échappatoire rapide et me réchauffer des restes, mais en ouvrant la porte du micro-onde j'ai trouvé ce truc -->
Mais qu'est-ce que ça peut bien être? Et en plus ça pue la rage, c'est infect.
Je suis réfugiée dans ma chambre, traumatisée, et j'ai faim.
Et le pire est à venir.
J'ai découvert des pieds de poulet dans le freezer.

Sunday, August 06, 2006

Pique-Nique à Primrose Hill
Primrose Hill, sur Regent Park. L'endroit est connu pour sa vue imprenable sur Londres. Il rassemble aussi les jeunes de tous bords avant et après les concerts environnants. Nous le connaissons surtout pour son atmosphère éclectique et pour les chiens ridicules qui s'y promènent, grapillant notre nourriture lorsqu'on n'y prète pas attention.

Nous y sommes allés pour l'anniversaire d'Eyglo (21 -hem- ans, encore toutes mes félicitations), avec moultes victuailles et boissons de tous les continents: pancakes islandais, dumplings chinois, Danish cheese et cookies Merriman.
Nous sommes venus au soleil couchant; certains sont repartis au soleil levant. Cette fois-ci, plus de conversations d'au-revoir ni de nostalgie, mais simplement quelques bons fous rire et la création de nouveaux souvenirs. L'oubli momentané des soucis quotidiens, des projets de fin d'étude, de vies sentimentales chaotiques ou d'inquiétudes pour un pays en guerre.


La nuit arrivant, et avec elle un froid polaire, Eyglo a eu la bonne idée de sortir son pashmina.
Oh! A dit Lulu, Cela me rappelle les mariages chinois des siècles passés.
Le voile avait une importance déterminante dans la cérémonie, et dans tous les films à l'eau de rose qui ont suivi lorsque la cérémonie est tombée en désuétude. Les époux ne s'étaient jamais rencontrés auparavant. L'épouse arrivait sur une chaise à porteur, voilée de rouge. Présentée de la sorte à son époux, elle était ensuite transportée dans la chambre.

Dans la chambre? A-ton demandé.
Moi: Tu veux dire, une chambre de cérémonie?
Lulu: Non, la chambre de la nuit de noces.
* Soudainement, elle attire l'attention de tous * (Surtout si vous connaissez Lulu, un peu timide et surtout très réticente à aller plus loin que ce qu'elle vient d'expliquer).
Lulu: Puis l'époux arrive dans la chambre
Tout le monde: Aaaaaah!
Lulu: Et il soulève le voile avec un bâton en bois
Sara (me regardant avec un air entendu): Un bâton en bois?
Doug (moins subtil): Mais quel est exactement le symbole derrière ce bâton?
Shirley (venant à la rescousse): non, non, c'est un fin bâton, plutôt comme un chopstick...
Ahmed (voulant la suite): donc il soulève le voile avec un chopstick, et après?
Shirley: Et bien, dans les films, on passe à la scène suivante.
Doug (moins subtil): Mais dans la vraie vie, il se passe quoi?
Lulu: Et bien l'épouse est assise sur le lit, elle doit enlever ses chaussures.
Sara (me regardant d'un air entendu): Ah, elle enlève donc ses chaussures? Et l'époux aussi?
Lulu: Je suppose, oui, il enlève ses chaussures aussi.
Eyglo (parlant probablement d'expérience): J'espère qu'il enlève aussi ses chaussettes!
Ahmed: donc, ils enlèvent leurs chaussures tous les deux, mais après?
Lulu: Et bien, il y a des bougies.
Ahmed: des bougies, bien, mais après?
Lulu: Et bien, ils éteignent les bougies.
Sara: Eyglo, ton avion part quand encore?
Eyglo: Dans quatre heures, pourquoi?
Sara: On n'aura peut-être pas le temps d'entendre la fin d'ici-là.
Ahmed: D'accord, ils enlèvent le voile, ils enlèvent les chaussures, ils éteignent les bougies, mais après?
Lulu: Après, ils vont à l'intérieur de la grande moustiquaire, et ils la ferment.
Tout-le-monde: Aaaaaaah!
Ahmed: Et dans la moustiquaire, il se passe quoi?
Eyglo (parlant probablement d'expérience): Mon Dieu, et c'est la première fois qu'ils se recontrent? Ils doivent être vachement nerveux là-dedans!
Ahmed: Oui mais, dans la moustiquaire, il se passe quoi?
Lulu: Et bien, heu... Ben...
Sara: Ils vont dormir après cette journée épuisante?
Moi: Ils regardent un DVD?
Lulu: Euh... Ben... En fait...
Doug: Et bien, dans la moustiquaire, il n'y a pas de moustiques!
Lulu: Voilà! Il n'y a pas de moustiques!

Peut-être faudrait-il que je vérifie la version officielle.
Bon anniversaire Eyglo, Sandra et Ahmed!

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Friday, August 04, 2006

Quelques blagues sur les ingénieurs informatique
Amis geek qui m'entourez, surtout ne vous sentez pas visés. Et si vous le prenez personnellement quand même, sachez que c'est Alice qui m'a raconté ces blagues.
***
C'est un ingénieur informatique qui se promène autour du lac de Louvain-la-Neuve...
Tout à coup arrive une nymphomane à vélo. Au moment où elle voit l'ingénieur, elle jette violemment son vélo, arrache plus violemment encore tous ses vêtements et lui dit: "Vas-y, prend ce que tu veux".
L'ingénieur informatique, pragmatique, prend le vélo.
Le lendemain il raconte son aventure à un de ses amis ingénieurs info, qui lui répond: "Oui, tu as raison. Moi non plus, les fringues, ça ne m'aurait pas intéressé."
***
C'est un ingénieur informatique qui se promène autour du lac de Louvain-la-Neuve avec ses autres amis ingénieurs info. Il raconte ses aventures de la veille avec une fille qu'il a emballée à la Casa.
L'ingénieur: Alors je l'ai ramenée chez moi, et elle a commencé à se déshabiller
Les amis: aaaaaah...
I: Elle a commencé par enlever ses vêtements de guindaille
A: ooooooooh...
I: Puis elle a enlevé son t-shirt et s'est retrouvée en sous-vêtements
A: eeeeeeeh...
I: Et là elle a enlevé sa culotte et l'a jetée sur mon nouveau PC
A: Hein quoi! T'as un nouveau PC? Raconte!

Thursday, August 03, 2006

Qui a dit que les éléphants étaient en voie de disparition?
L'été, aaaah! L'été! Les complexes qui disparaissent sous le soleil! Les jupes et maillots stretch à n'en plus finir! La balance restée loin, loin, très loin dans la grisaille de Londres!
Cela a d'abord été la World Cup, avec ses chips et ses bières. Puis l'Italie, avec ses glaces et ses pizzas. Puis la Belgique, avec ses frites et ses chocolats. Puis, retour à Londres, avec chips et bières, glaces et pizzas, frites et chocolats.
Puis un beau jour (à savoir hier), la pluie est revenue. J'ai alors voulu enfiler un pantalon. Drame, crise, catastrophe mondiale: je ne rentrais plus dedans.
Et il a bien fallu me rendre à l'évidence.
Avant l'été, je ressemblais à un être humain.
A présent, je ressemble à ça -->
Bon, d'accord, ce n'est pas aussi dramatique, après tout il ne s'agit que de 4 tout petits kilos ridicules (pris en deux mois).
Il n'empêche qu'il y a cinq ans, lorsque j'ai dû faire face une situation similaire (six ridicules petits kilos pris en deux mois), ma mère m'a envoyé rapido-presto chez une diététicienne. Qui m'a urgée de perdre non pas six, mais huit kilos, sans quoi je ne pourrais me montrer sans honte à la face du monde et devrais par la même occasion détruire tous mes miroirs dans un élan d'autopunition.
Et à présent... Et bien, je me dois d'être un peu pragmatique. Soit je maigris, soit je m'achète une nouvelle garde-robe. J'avoue que la deuxième proposition est plus tentante...
Photographies: mètre par Floal sur stock.xchng; porc sauvage par Ginger Garvey sur stock.xchng.

Wednesday, August 02, 2006

The Park Race
Honey, take me dancing tonight
Whispered lies to put the wrong things back to right
But I don’t want to be alone tonight
If that’s alright
Grape, The Park Race


<-- Jamie

The Park Race, c'est un groupe musical parmi tant d'autres à Londres. Mais c'est un peu notre groupe à nous aussi, une de mes classmates sort avec le chanteur. Leur histoire, on l'a déjà entendue mille fois, et les chansons plus encore. Mais le groupe, je n'étais jamais allée le voir.


Simon -->

Hier, The Park Race se produisait au Too-2-Much, un ancien club de strip-tease au centre de Soho. La décoration est restée intacte: murs et rideaux de velours rouge, petits coeurs sur le bar et barres de strip-tease sur le côté. Et curieusement l'effet est électrique: le bar en devient trendy, l'ambiance chaleureuse.

<-- Marc

Nous avons à peine le temps de prendre une bière que le groupe est déjà sur scène, à gratter la guitare frénétiquement et à sauter partout. Le son est fort, je peux sentir mon coeur s'accorder au rythme des vibrations, le public est captivé. La moitié de la salle venue pour les voir, eux seuls, malgré l'annonce d'autres groupes dans la deuxième partie de la soirée.

Phil -->

Ils sont quatre, ils sont jeunes, et informations prises ils ne sont pas célibataires. Mais ils sont doués, ont de la voix et beaucoup d'énergie à revendre. Vous pouvez downloader certaines de leurs chansons sur leur site, www.theparkrace.co.uk.

Photographies noir et blanc prises sur www.theparkrace.co.uk

Sunday, July 30, 2006

Les vieux qui crient dans le métro
Il se tenait là, à la sortie du métro, torse nu, bras ouverts, défiant la foule qui venait contre lui. Il avait les cheveux gris, sales, il tenait dans chaque main une bouteille d'alcool. Il criait dans le vide des mots que l'on ne pouvait pas comprendre. Son visage, un proche ne l'aurait pas reconnu, déformé par des grimaces que n'interrompaient que ses cris. Les premiers voyageurs ont hésité avant de passer à côté de lui, puis finalement, ils l'ont fait. Tout le monde l'a fait. Et un employé du métro lui a gentillement demandé de s'écarter de la voie.
Les vieux qui parlent seuls dans le métro londonien, c'est chose courante. Personne ne sait vraiment ce qu'ils essaient de dire, ni contre qui ils crient. Au début je mettais cela sur le compte de l'alcool. Maintenant, je n'en suis plus si sûre.
Ce qui est certain, c'est que lorsqu'un d'entre eux entre dans un wagon, les passagers changent de rame. Moi aussi, parce que j'ai peur. Et je me demande toujours pourquoi venir crier dans le métro devient leur seule façon de s'exprimer. Leur seule façon de lutter contre l'exclusion.
Dans ce pays le désespoir se crie à la face du public.
Et il n'y a pas que les vieux du métro. Il y avait aussi cette fille, par exemple, cette étudiante de mon université, qui s'est jetée contre la rame. Elle était moins âgée que moi. Je l'avais peut-être déjà vue dans les couloirs de la bibliothèque, qui sait? Anonyme, jusqu'à ce qu'elle décide de mettre sa mort en scène.
Ou cet homme qui travaillait à l'hôpital voisin, et qui pendant la nuit est venu se pendre à un arbre. Trois mois plus tard, les gens lui apportent toujours des fleurs, et des messages exprimant combien cet homme a rendu les gens heureux. Des mots qui expriment le sentiment de culpabilité de ceux qui n'ont pas vu les choses venir.
Cet arbre se situait sur son chemin du retour, entre l'hôpital et le métro.
Quoi qu'il se passe, le désespoir, c'est dans le métro de Londres que je l'ai vu cette année.

Friday, July 28, 2006

Mind the Gap
Les joies du métro londonien...
Hier, je devais voir ma promotrice au campus de Regent Street. Le plan était très simple. Je prennais la Metropolitan line jusque Baker Street, puis la Bakerloo line jusque Oxford Circus. J'avais prévu 35 minutes de trajet, ce qui était plus qu'assez. J'en veux pour preuve la recherche que je viens d'effectuer sur le journey planner du London Underground, qui me dit: je peux le faire en 25 minutes.
Oui, mais déjà, comme à son habitude, la Metropolitan line s'est arrêtée au milieu de nulle part et sans explication aucune. Mais comme c'est systématique, on prévoit toujours 10 minutes supplémentaires à tous nos trajets. Sauf que là lorsque j'arrive à Baker Street, il était déjà 12h55. Je devais voir ma promotrice à 13h. Bon, 5 minutes pour deux arrêts de métro, c'est faisable.
Et ben, non. La Bakerloo line a décidé, pour des raisons mystérieuses laissées à la discrétion du conducteur de la rame, de ne pas faire escale à Oxford Circus. Consternation, abhération et protestation parmi les voyageurs.
La station suivante est Piccadilly Circus.
Il est 13h10.
Je commence à cavaler à pied le long de Regent Street, avec des chaussures à talon et à contre-sens d'une marée humaine assoiffée de shopping.
J'arrive finalement au campus de Regent Street, dégoulinante de sueur et d'une couleur cramoisie que ma colère contre les transports en commun n'arrange pas. Il est 13h30. Evidemment, ma promotrice n'est plus là.
Comme les emails sont le seul moyen que j'ai de contacter ma promotrice, je pars à la recherche d'une salle d'ordinateur, dans le secret espoir qu'elle y soit aussi. Il n'y en a pas sur le campus de Regent Street. Il faut que je me rende à Wells Street, TRES facile à trouver selon le réceptionniste, sauf qu'il m'a donné de mauvaises indications donc j'ai tourné en rond pendant une demie-heure. Et quand j'ai enfin pu voir mes mails, ma promotrice m'avait écrit, à 13h30 pile: "Où es-tu?"
Où j'étais? Dans la pièce qu'elle venait de quitter cinq minutes avant. Et qu'elle a rejoint cinq minutes après. Alors que j'étais déjà partie. Enfin, nous arrangeons un autre rendez-vous.
Bon, ce n'est pas tout ça, mais il faut que je pense au trajet du retour. A contre-coeur et de nouveau à contre-courant de la marée humaine, je me rends à Oxford Circus, pour constater avec surprise qu'elle n'est plus fermée.
Je m'informe auprès d'un employé, qui me répond:
"Uh? No, the station wasn't closed... What? Didn't stop what? Uh, I dunno, mebbe the driver... mebbe the station was closed after all..."
Super, je demande, donc je peux prendre la Central line (pour aller voir Amaury et Diane qui sont à l'arrêt Shepperd's Bush).
"Uh, don't think so. Mebbe it is better if you walk to Bond Street".
Et c'est reparti. Au bout d'une demie-heure j'arrive à Shepperd's Bush. Il est presque 15h, mes chaussures me font mal, et il commence à pleuvoir. Super. Merci les transports londoniens. Heureusement, Amaury a une voiture.
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