C'est normal. Au début de l'année, Kéké a fait de même pour les cravates de Strep.
Ahaaa! Leçon à retenir: quand on efface une photo de facebook, ça ne veut pas dire qu'elle n'est plus en ma possession.
Friday, July 30, 2010
Chère Dgé
Dgé, j'ai reçu ceci pour toi.
"Mademoiselle Gérardine,
J'irai droit au but.Votre essuie, votre maillot de bain et votre pull sont à l'instant en ma possession. Si vous appelez la police ou avertissez la presse, jamais vous ne les retrouverez vivants.
Pour les récupérer, il vous faudra déposer dans une valise une somme de 20 000 EUR en coupures de 5, 10 et 20 EUR, dont les numéros ne se suivent pas. Cette valise sera à déposer dans un endroit que je vous indiquerai dans un prochain message. Après vérification du contenu de la valise, le lieu où vous pourrez récupérer vos vêtements sains et saufs vous sera révélé. (Si vous décidez de remplacer ce montant par une bouteille de Pimm's, nous pouvons trouver un arrangement).
Etes-vous disposée à traiter avec moi selon ces termes ?
Vous avez jusque 13h00 ce vendredi 30 juillet pour répondre à cette question. Passé ce délai, j'exécuterai un de vos vêtements toutes les heures !"
Oui, bon, c'est ta faute aussi hein, Dgé, à disséminer tes affaires un peu partout dans la Belgique...
Thursday, July 29, 2010
Quelle bonne idée, ces séances en plein air...
L'été, c'est l'été; et la crise, c'est la crise; et George, ça reste George (What else?). Donc quand il y a moyen de combiner les trois (Séance en plein air gratuite de Up in the Air avec George Clooney), vous pensez, j'y étais au premier rang.
Tout se passait bien, Gaëlle, un couple de frileux anonymes et moi étions tranquillement assis à une bonne place. Nous avions des popcorns, des couvertures, George était là en train de faire de grands sourires charmeurs, le film était même un tantinet prenant, sauf que.
Au moment où on pense que le film se dénoue, on reçoit une goutte.
Bah, qu'est-ce qu'une petite goutte dans un ciel belge, allez-vous me dire.
Puis la goutte s'est transformée en deux. Puis en trois. Puis en une petite dizaine. J'ai ouvert mon parapluie, Gaëlle s'est mise en dessous, et le couple de frileux anonymes qui avaient déjà toutes les couvertures se sont juste un peu mieux emmitouflés. De toutes façons, c'était bientôt la fin, et dans le pire des cas, c'était une averse passagère.
Naïfs que nous sommes.
Au bout de 10 minutes de drache soutenue, il a bien fallu se rendre à l'évidence: l'averse n'était pas passagère, et le film ne se dénouait pas. Au bout de 15 minutes, tout le monde était parti, même les frileux, sauf évidemment Gaëlle, moi et notre parapluie. Car averse ou non, George reste George; et nous voulions connaître la fin du film.
Et en effet. Nous l'avons connue. Mais avant cela nous avons pu nous rendre compte que si le parapluie couvrait nos têtes, il ne couvrait pas l'entièreté de nos chaises, donc avant peu un petit étang s'était récolté en marge de nos jeans, a gagné progressivement du terrain, puis... Quand le générique de fin est finalement apparu sur l'écran, Gaëlle et moi étions assise les fesses dans un lac.
Et nos sacs aussi.
Et les couvertures que nous avions apportées aussi.
Et nos chaussures.
Et tous nos vêtements, en général.
Je ne vous raconte pas le trajet du retour, ni le chaos de ma salle de bain où tout a été mis à sécher, ni à quel point il est agréable de se faire réveiller au milieu de la nuit par un "tic tic tic tic" et de se dire, mais c'est quoi ce bruit? Pour se rendre compte que c'était de la flotte qui coulait des couvertures et commençait à déborder sur le plancher de ma chambre.
Aaaah, l'été.
Monday, July 26, 2010
Guêpes
(Petit frisson inconfortable à la simple mention de ce titre).
Vendredi passé a été un grand jour, j'ai nommé le jour où nous avons vaincu le nid de guêpes. L'homme de la situation s'appelait T., il a déjà résolu des problèmes similaires chez mes parents, mais pour bénéficier de son intervention miraculeuse (et gratuite), il a fallu que je le supplie en néerlandais... et si vous connaissez mon niveau de néerlandais, vous comprendrez pourquoi ce n'était guère chose aisée.
"Ich habe - heu, enfin, ik heb, heu, un probleem, ja ja ja, een probleem met wasps... ah, oui je veux dire wespen! Een wespen nest. Ja, in de weg (in het weg?) van mijn huis."
Enfin, vous voyez, quoi, la catastrophe totale.
Mais bon, T. est venu, il a vu, un beau nid de guêpe pile dans le chemin de l'entrée de ma maison, genre ça fait une semaine que je fais le tour par la porte de derrière pour sortir de chez moi, c'est très pratique. Et il a vaincu. Pour ce faire il a pris le tuyau d'arrosage, il a inondé le nid, puis il a pris une pelle et a tout recouvert d'un joli monticule de terre. C'est simple, mais il fallait oser. Il y avait des guêpes furieuses qui lui tournaient autour comme une armada et il ne s'est pas fait piquer une seule fois. Pas une seule. J'admire.
En attendant il me dit que les guêpes allaient être "heel boos" et qu'il fallait s'attendre à ce qu'elles "prik", ah ben oui, j'ai pu m'en rendre compte les jours suivant.
Alors, le vendredi, je les observe, elles sont furax autour de ce qui était avant leur nid, je n'ai jamais vu de guêpes voler aussi vite et sur un espace aussi condensé. Et là j'ai eu un peu pitié. (D'abord peur, mais pitié ensuite). J'imaginais un peu la scène.
"Jack! Je suis coincée! Help! Je manque d'air!"
"Tiens bon Brenda, j'arrive! Surtout n'abandonne pas!"
"Dylan, ou est Dylan?"
"Brenda, Dylan est mort..."
"Noooon pas Dylan! On venait de rembourser notre emprunt!"
Et j'étais même limite admirative devant ce que j'interprétais comme de la solidarité. Et je me suis dit, bon, demain, elles auront creusé un trou exactement là où on l'avait rebouché.
Le lendemain, samedi donc, elles n'avaient cependant pas recreusé de trou. Tout ce qu'elles faisaient, c'était voler au dessus du monticule en essayant de trouver l'entrée.
"Bauer, l'ennemi est à nos portes - non, pire! Il a bouché la porte. Faites quelque chose, l'avenir de l'humanité dépend de vous."
"Comptez sur moi, chef. L'ennemi a toujours une faille. Il suffit de la trouver." Deux heures plus tard.
"Bauer, une update?"
"Je ne m'arrêterai de chercher qu'à l'heure de ma mort, chef."
Et là je me suis dit, c'est de la persévérance.
Toujours est-il que dimanche est passé, et à présent lundi, et que les guêpes sont toujours là à tourner autour du monticule.
Et là je me dis.
C'est quoi, exactement, la taille du cerveau d'une guêpe?
"Vindiou, Fernande, j'aurais juré qu'on avait une porte ici!"
"Mais cherche, hein, Marcel, elle n'a pas pu se reboucher quand même!"
Guest post mémorable
(mémorable car je vous donne un apperçu de l'objet de mon mémoire)
Les beaux jours sont revenus, et ceux des vacances aussi. Pourquoi ne pas en profiter pour aller visiter un des plus beaux villages de la Wallonie, Wéris?
Sachez que cet adorable endroit a été classé parmis les 20 plus beaux villages de Wallonie. C'est en partie dû à son aspect de village du 19ème siècle, ses vieux édifices médiévaux classés, mais surtout grâce à la plus vaste concentrations de monuments mégalithiques de toute la Belgique. Sur près de 8 kilomètres de long, on peut retrouver 27 menhirs et deux allées couvertes regroupés en différents groupes, et alignés sur un axe Sud-Sud-
Ouest à Nord-Nord-Est.
Ouest à Nord-Nord-Est.
Le plateau est également encerclé par de nombreuses grottes et abris-sous-roches ayant servi de sépultures collectives à l'époque de la construction des différents monuments.
L'histoire du champ mégalithique commence officiellement en 1879, lorsqu'un major signale la présence d'un dolmen dans ce petit village reculé. L'Etat en fait immédiatement l'acquisition, le fouille et le restaure de façon assez anarchique. En 1888, des paysans qui voulaient enlever des grosses pierres de leur champ découvrent un second dolmen.

La même année, trois énormes blocs sont découverts plus au Sud. Les archéologues ont alors du mal à dire s'il s'agit d'un troisième dolmen, de menhirs ou blocs erratiques. Les fouilles sur le plateau s'arrêtent vers 1906 et ne recommenceront sérieusement qu'en 1979, alors que le site est classé au patrimoine monumental majeur de Wallonie. Les fouilles qui s'y déroulent toujours sont supervisées par la Région Wallone. Lors de ces dernières années, de nombreux nouveaux menhirs ont été mis au jour et la théorie de l'alignement a pris beaucoup d'ampleur. La compréhension des techniques de construction a également beaucoup évolué. Cependant, de nombreuses questions restent en suspens. La documentation archéologique ne permet pas de répondre à toutes les questions. Les archéologues reviendront à Wéris, à la recherche de nouvelles tombes, allées couvertes et menhirs. Affaire à suivre...
Son statut de patrimoine exceptionel pousse les responsables à mettre le paquet pour que le site soit bien fouillé, entretenu et présenté aux personnes qui viendront profiter de leurs vacances ensoleillées dans la région. Dans le village lui-même, vous trouverez un musée réparti dans deux bâtiments. Là-bas, vous pourrez obtenir un plan de la région, et en avant l'aventure!
Il existe de très nombreuses façon d'explorer la région. Personnellement, j'ai une préférence pour le vélo et les promenades à pied. La ballade implique d'escalader la coline de calcaire pour contempler la superbe vue depuis la pierre Haina. Ce monolithe naturel domine tout le plateau et est visible depuis plusieurs menhirs et allées couvertes. Il existe même une théorie qui affirme que les dolmens et certains menhirs sont alignés avec la pierre Haina sur les équinoxes et le solsitice d'été. Cette théorie est cependant difficile à vérifier, les différents monument ayant subit de profondes modifications depuis leur construction vers 3000 avant JC.

Après une bonne journée sur le plateau, sachez que le site se trouve en "Terre de Durbuy", à une quinzaine de minutes de la plus petite ville du monde, où l'accueil des touristes est très bien organisé. Il est très agréable de s'attarder dans la région tout un week-end.
A bientôt au détour d'une vieille pierre!
Friday, July 23, 2010
La beauté est subjective.
Le dernier jeans en soldes chez Gap. Ma taille (hem, nouvelle taille). Et le mieux, c'est que je m'y étais rendue dans le but de trouver un nouveau jeans...
(Bon, j'en suis aussi repartie avec un pull, un débardeur, et quelques accessoires que la bienséance m'empêche de dévoiler ici mais que Gé et moi aurons le plaisir de faire découvrir aux initiés).
Wednesday, July 21, 2010
J'ai investi.
Je voulais le faire depuis longtemps, quelques années au moins; et après de multiples tergiversations, je vous annonce que j'ai enfin craqué et que j'ai investi.
Dans quoi? Me demanderez-vous. Aurais-je succombé au charme certain d'un bungalow sur une île tropicale? Aurais-je finalement cédé aux appels désespérés de ma banque pour mon épargne-pension? Me serais-je rendue compte que c'était à nouveau la saison des moules?
Non.
J'ai investi dans de l'art.
De l'art, me direz-vous, ce concept étroit et en même temps infiniment extensible - un petit peu comme la thèse - mais qu'est-ce que l'art? Et bien pour moi, il s'incarne en cette magnifique petite statuette en bois articulée de Jeff Soan.
Vue de haut
Vue de face
Évidemment, toute la beauté de cette statuette réside dans le mouvement, que vous ne pouvez pas voir en photo - c'est malin. Ce phoque bouge comme un vrai poisson dès qu'on le caresse, au milieu de sa mer de bubblewrap, c'est assez incroyable. En tous cas Gé et moi avons passé un certain temps dans son atelier, à admirer ses poissons, girafes, étoiles de mer, tapirs et autres vertébrés. Autant vous dire que je suis très fière de ma nouvelle acquisition.
Audrey, Esmé, j'espère pour vous que vous êtes très jalouses.
Monday, July 19, 2010
Il faut entretenir le moral des troupes
Et mon frère, qui se trouve actuellement en camp louveteau (remarquons que mon jeu de mot du titre se serait parfaitement appliqué si mon frère était en camp scout, mais enfin, gardons le moral des meutes, donc), mon frère je disais va bientôt recevoir ce petit postpack de survie.
Ration de survie faisant référence à ce post-ci,et à un autre que je n'ai jamais eu le temps d'écrire mais impliquant l'achat souvenir d'une boite de conserve de viande norvégienne absolument ignoble et qu'on a noyées de sauce pour pâtes pour quand même les manger.
Si je n'ai aucune réaction par rapport à la carte postale, j'estimerai que le message a été assimilé par tous les lecteurs mâles de mon blog.
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