(Petit frisson inconfortable à la simple mention de ce titre).
Vendredi passé a été un grand jour, j'ai nommé le jour où nous avons vaincu le nid de guêpes. L'homme de la situation s'appelait T., il a déjà résolu des problèmes similaires chez mes parents, mais pour bénéficier de son intervention miraculeuse (et gratuite), il a fallu que je le supplie en néerlandais... et si vous connaissez mon niveau de néerlandais, vous comprendrez pourquoi ce n'était guère chose aisée.
"Ich habe - heu, enfin, ik heb, heu, un probleem, ja ja ja, een probleem met wasps... ah, oui je veux dire wespen! Een wespen nest. Ja, in de weg (in het weg?) van mijn huis."
Enfin, vous voyez, quoi, la catastrophe totale.
Mais bon, T. est venu, il a vu, un beau nid de guêpe pile dans le chemin de l'entrée de ma maison, genre ça fait une semaine que je fais le tour par la porte de derrière pour sortir de chez moi, c'est très pratique. Et il a vaincu. Pour ce faire il a pris le tuyau d'arrosage, il a inondé le nid, puis il a pris une pelle et a tout recouvert d'un joli monticule de terre. C'est simple, mais il fallait oser. Il y avait des guêpes furieuses qui lui tournaient autour comme une armada et il ne s'est pas fait piquer une seule fois. Pas une seule. J'admire.
En attendant il me dit que les guêpes allaient être "heel boos" et qu'il fallait s'attendre à ce qu'elles "prik", ah ben oui, j'ai pu m'en rendre compte les jours suivant.
Alors, le vendredi, je les observe, elles sont furax autour de ce qui était avant leur nid, je n'ai jamais vu de guêpes voler aussi vite et sur un espace aussi condensé. Et là j'ai eu un peu pitié. (D'abord peur, mais pitié ensuite). J'imaginais un peu la scène.
"Jack! Je suis coincée! Help! Je manque d'air!"
"Tiens bon Brenda, j'arrive! Surtout n'abandonne pas!"
"Dylan, ou est Dylan?"
"Brenda, Dylan est mort..."
"Noooon pas Dylan! On venait de rembourser notre emprunt!"
Et j'étais même limite admirative devant ce que j'interprétais comme de la solidarité. Et je me suis dit, bon, demain, elles auront creusé un trou exactement là où on l'avait rebouché.
Le lendemain, samedi donc, elles n'avaient cependant pas recreusé de trou. Tout ce qu'elles faisaient, c'était voler au dessus du monticule en essayant de trouver l'entrée.
"Bauer, l'ennemi est à nos portes - non, pire! Il a bouché la porte. Faites quelque chose, l'avenir de l'humanité dépend de vous."
"Comptez sur moi, chef. L'ennemi a toujours une faille. Il suffit de la trouver." Deux heures plus tard.
"Bauer, une update?"
"Je ne m'arrêterai de chercher qu'à l'heure de ma mort, chef."
Et là je me suis dit, c'est de la persévérance.
Toujours est-il que dimanche est passé, et à présent lundi, et que les guêpes sont toujours là à tourner autour du monticule.
Et là je me dis.
C'est quoi, exactement, la taille du cerveau d'une guêpe?
"Vindiou, Fernande, j'aurais juré qu'on avait une porte ici!"
"Mais cherche, hein, Marcel, elle n'a pas pu se reboucher quand même!"
5 comments:
Les insectes sont nos amis, il faut les aimer aussi.
Voilà que Sybille commence à se réconcilier avec ses plus anciennes ennemies.
donc tu fais toujours le tour par la porte de derrière, puisqu'ELLES tournent toujours autour de leur nid?
J'aime beaucoup les références à Beverly hills 90210 (pratiquement 20 ans la série ;) et 24h chrono :D
Mmmmmmm En faisant ma revue des blogs ... quelle surprise de voir des messages hum très drôles j'en conviens ... mai quelque peu similaires :)
Excellent! ;)
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