L'été, c'est l'été; et la crise, c'est la crise; et George, ça reste George (What else?). Donc quand il y a moyen de combiner les trois (Séance en plein air gratuite de Up in the Air avec George Clooney), vous pensez, j'y étais au premier rang.
Tout se passait bien, Gaëlle, un couple de frileux anonymes et moi étions tranquillement assis à une bonne place. Nous avions des popcorns, des couvertures, George était là en train de faire de grands sourires charmeurs, le film était même un tantinet prenant, sauf que.
Au moment où on pense que le film se dénoue, on reçoit une goutte.
Bah, qu'est-ce qu'une petite goutte dans un ciel belge, allez-vous me dire.
Puis la goutte s'est transformée en deux. Puis en trois. Puis en une petite dizaine. J'ai ouvert mon parapluie, Gaëlle s'est mise en dessous, et le couple de frileux anonymes qui avaient déjà toutes les couvertures se sont juste un peu mieux emmitouflés. De toutes façons, c'était bientôt la fin, et dans le pire des cas, c'était une averse passagère.
Naïfs que nous sommes.
Au bout de 10 minutes de drache soutenue, il a bien fallu se rendre à l'évidence: l'averse n'était pas passagère, et le film ne se dénouait pas. Au bout de 15 minutes, tout le monde était parti, même les frileux, sauf évidemment Gaëlle, moi et notre parapluie. Car averse ou non, George reste George; et nous voulions connaître la fin du film.
Et en effet. Nous l'avons connue. Mais avant cela nous avons pu nous rendre compte que si le parapluie couvrait nos têtes, il ne couvrait pas l'entièreté de nos chaises, donc avant peu un petit étang s'était récolté en marge de nos jeans, a gagné progressivement du terrain, puis... Quand le générique de fin est finalement apparu sur l'écran, Gaëlle et moi étions assise les fesses dans un lac.
Et nos sacs aussi.
Et les couvertures que nous avions apportées aussi.
Et nos chaussures.
Et tous nos vêtements, en général.
Je ne vous raconte pas le trajet du retour, ni le chaos de ma salle de bain où tout a été mis à sécher, ni à quel point il est agréable de se faire réveiller au milieu de la nuit par un "tic tic tic tic" et de se dire, mais c'est quoi ce bruit? Pour se rendre compte que c'était de la flotte qui coulait des couvertures et commençait à déborder sur le plancher de ma chambre.
Aaaah, l'été.
2 comments:
J'avais pas l'air bête non plus, moi sur mon attraction à la foire... Trempée jusqu'à l'os!! ;-)
ah oui bien joué le couple frileux anonyme :-)
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