Tuesday, January 31, 2012

On peut encore, on est toujours en janvier.

Voici pour votre bonheur personnel une vidéo que je voulais vous poster début janvier, au moment où je l'ai réalisée, donc. Elle porte sur mes fêtes de Noël, afin de vous éviter de trop longs posts, parce que j'aime faire des vidéos, et parce que comme le dit l'adage, une vidéo vaut parfois mieux qu'un long discours.
Ca, c'était le plan.
Est arrivé le moment où je me suis dit que ce serait cool d'y intégrer les vidéos que mon père avait prises. Ca a pris trois semaines. Bon, d'accord, j'ai d'abord tenté de lui faire essayer wetransfer et puis dropbox, pour finalement nous amener à un constat d'échec d'apprentissage technologique à distance. Enfin, nous sommes parvenus à nous débrouiller, et finalement la vidéo est là.
Ceux qui me connaissent un peu devineront d'eux-mêmes le password. Pour indice, il s'agit d'un mot en six lettres désignant un dessert que j'affectionne particulièrement. Sans majuscule. Si vous ne trouvez vraiment pas vous pouvez toujours m'emailer.
Et techniquement parlant, nous sommes toujours en janvier, j'ai donc toujours officiellement le droit de vous souhaiter une bonne année...

Sunday, January 29, 2012

Soph & Manu à Paris

Vous n'avez pu ignorer lors du post précédent la présence de deux têtes familières en territoire non-familier. C'est normal. C'est parce que le weekend passé, Manu et Soph sont venues me rendre visite à Paris. Juste à temps pour la seconde démarque des soldes; autant vous dire que le programme du weekend était tout tracé.
Entre les magasins, il nous est arrivé de nous poser. Souvent. Parce que faire les magasins ça fatigue, et parce qu'il n'y a rien à faire, un bon ragot est mieux échangé autour d'une tasse de café.
Nous avons, entre autres, trouvé ce que d'autres mettent un épisode entier de How I Met à débusquer: The Best Burger in Town. La tâche m'avait un peu été prémâchée (remarquez le choix hautement approprié du vocabulaire) par la chaude recommandation qu'en avait faite ce blog. Et il n'avait pas tort, pain et frites homemade, viande et légumes bio, et des associations de goût à tomber par terre... (Comme je suis une aventurière du goût j'ai pris un burger au fromage bleu; Sophie et Manu n'ont pas osé, elles ont juste pris un classique). Et voici.
The Best Burger in Town!
Never mind ma tête de blocus, pleine de cernes et de traits tirés, dans exactement trois jours j'ai une autorisation de dormir et croyez-moi que je ne vais pas m'en priver.
Et puis bon, un autre highlight est venu peu après, où fortes d'une envie d'approfondir notre culture littéraire et historique, nous sommes allées prendre un verre au Café de Flore.
Café de Flore
6€ le verre de Coca. Mais bon. Nous avons pu checker une case supplémentaire dans la liste des choses à faire une fois dans une vie. On n'a pas vu de célébrités. Mais par contre, il y avait des caméras qui étaient à l'affût. Je pense qu'ils n'en ont pas vues non plus, ceci dit entre nous.  
Mais je vois déjà vos têtes épanouies me demander la nature des ragots qui se sont échangés lors de ces nombreuses ripailles.
...
...
(Création d'un effet de suspense)
...
Ben en fait, pas grand chose. Mais parfois il faut un peu de brainstorming mutuel pour parvenir à cette conclusion bien naturelle, en fin de compte: quand je ne suis pas en Belgique, il ne se passe rien.
(Libre à vous de me donner tort. J'accepte aussi les messages privés si ledit ragot est particulièrement croustillant). 
(Pfou dites quel usage subtil de la psychologie inversée, j'aurais bien besoin d'un peu de frangipane pour m'en remettre).

Friday, January 27, 2012

Je dois vous faire un aveu.

J'aime la frangipane.
Oui, j'ose braver les interdits et déclarer haut et fort ma passion dévorante et dévastatrice pour la frangipane, galette des rois, poudre d'amande et toutes leurs déclinaisons. (A première vue dévorante pour le dessert en question, mais dévastatrice pour ma ligne par la suite - la vengeance est l'apanage des plats qui ne se mangent pas forcément froid).
Et par conséquent je n'ai pas honte de vous dire que cette année j'ai fêté la galette des rois non pas une fois.
Yet another galette des rois
Chez Gab et Antoine. J'ai une couronne pour me consoler de ne pas avoir eu la fève.
Non pas deux fois.
Galette des rois
Chez Steph et Aubry.
Galette des rois
C'est Isabelle qui a eu la fève.
Mais bien trois fois.

Galette des Rois
Chez Paul, oui on est trois et non on n'a pas vu trop grand.
La fève
C'est Sophie qui a eu la fève. On a tout mangé et perso j'avais un peu mal au ventre après.
Bref. Avec tout ça, de ma vie je n'ai jamais eu la fève. Si on excepte les tartes individuelles de chez Picard que je n'ai pas voulu partager. Le grand lobby de la frangipane doit disposer d'informations secrètes à mon sujet. Ou bien il y a dans mon corps un dispositif répulsif à fèves. Parce que même dans les tartes individuelles de Picard, la fève se cachait dans le dernier morceau, pour me narguer tiens. 
Ceci dit le mois de janvier n'est pas fini. Et j'ai une excellente recette de galette.

Monday, January 23, 2012

Aujourd'hui, je voulais vous faire part d'une nouvelle importante


Pour l'occasion je suis allée vérifier par moi-même une légende urbaine qui voudrait qu'à proximité du centre Georges-Pompidou se trouve:
Ah ben, c'est donc vrai. Et encore mieux, si on prend l'avenue Brisemiche on arrive à la rue du Cloître Saint-Merri, où se trouve l'Eglise Saint-Merri, l'école Saint-Merri, l'hôtel Saint-Merry et la communauté paroissiale de Saint-Merri. En référence l'abbé Médéric, mort en 700, canonisé Saint-Merri par contraction. C'est wikipédia qui me l'a dit.
Voilà. Bon anniversaire, Anonymous, et bonne transition vers la trentaine.

Friday, January 20, 2012

Cadeaux

Sybille étant absente de la blogosphère, profitons en pour parler cadeaux.

Je pense que vous aurez déjà tous remarqué que Bibil aime faire des cadeaux et vous en avez sans doute été victime comblé!

Mais elle ne se contente pas d’offrir un bouquin ou un CD, non, Sybille a l’art de trouver le cadeau original, sympa, drôle mais surtout kitsch qui vous fera plaisir. Et souvent, il faut admettre que c’est assez bien tapé.

Histoire de vous rafraichir la mémoire, voici une petite liste non exhaustive de ce que Sybille a déjà offert (sans mentionner les inavouables): une boîte à mouchoir/un tablier faits avec des caleçons usés, un pot avec de la terre et une graine-qu’on-sait-pas-ce-que-c’est mais que t’as pas intérêt à laisser mourir, un déguisement de hot dog (!!), du tissu pour que tu sois obligé d'apprendre à coudre, un carnet/album rempli de photos, pompons brillants et tissu vache, un bac pour faire des glaçons en forme de Titanic et iceberg, des tasses volées, un bavoir en forme de poussin et pour finir, des trucs qui se mangent mais avec des ingrédients dont tu n’as jamais entendu parler.

Mais là où elle est carrément montée d’un cran c’est qu’elle commence à faire des cadeaux aux animaux. J’ai ainsi reçu un cadeau de Sybille pour Noël. Alors fondamentalement, l’emballage m’intéressait plus que le contenu mais je suis quand même très fière de poser devant mon calendrier teckel. Il faut savoir que chaque mois, un teckel déguisé fait la une de ce splendide calendrier.

Si vous êtes sage je vous montrerai peut être le teckel Marilyn Monroe ou le teckel Spok. En attendant, racontez nous ce que vous avez déjà reçu de Sybille.

Wouf !

Fourchette

Ps : tant qu’on parle de cadeaux, je vous rappelle que Sybille a toujours une « wish list » dans la colonne de droite si, contrairement à elle, vous êtes un jour en manque d’inspiration.




Wednesday, January 18, 2012

Pour vous dire de quoi est faite ma journée maintenant.

7h30, debout, la tête dans un endroit très sombre de mon anatomie et au moins aussi sombre que la nuit à l'extérieur. Douche, qui est-ce que je vais interviewer aujourd'hui, ah oui, des syndicats et des fonctionnaires, faudra être pas trop chic et un peu chic en même temps. Bon. Je m'habille en noir, c'est passe-partout, j'emmène un collier que je mettrai au moment de voir les fonctionnaires pour upgrader la tenue. 
Porridge, pas de café car on va d'office m'en donner un à mon premier entretien, maquillage mais pas de mascara parce que sinon je vais me frotter les yeux. Agenda, check. Carnet de notes, check. dictaphone, check. Téléphone, check. Bics de rechange et piles de rechange, check. Carte de métro, check. Clé de ma chambre, check. Ordinateur et son chargeur, check. Parapluie, check. Livre girlie frivole pour le métro... Aah mais il est où celui-là? J'ai tout à coup comme un horrible doute de l'avoir laissé dans le métro hier soir. A checker. 
8h50. Il y a des sapeurs-pompiers qui font leur entrainement devant la Cité Universitaire en tenue de sport moulante provocante. L'un d'eux retire son t-shirt. Vous ne rêvez pas. Toutes les filles regardent la scène d'un air distrait.
9h10. J'ai pris le RER, et maintenant je suis perdue à la station Chatelet-les-Halles.
9h35. J'arrive 5 minutes en retard à mon premier entretien de la journée pour cause de perte de ma personne dans la station Chatelet-Les-Halles. Je suis dans le 11e, on m'offre un café, je demande si je peux enregistrer. Je présente de façon professionnelle ma thèse avec des phrases toutes faites et souvent répétées. Mon interlocuteur a préparé son texte lui-aussi. Après viennent les questions. Où? Quand? Toujours demandées en premier, afin d'ancrer le sujet et de permettre à mon interlocuteur de fouiller sa mémoire. Je fais attention à l'endroit où je regarde, pas directement dans ses yeux sinon c'est trop intimidant, je me cible sur une zone neutre quelque part entre ses yeux et ses sourcils. Je fais attention à mon langage corporel. Pas de bras croisés, pas de coudes sur la table, carnet de notes à plat sur la table, arrêter de chipoter à mon bic. Je pose des questions sur le pouvoir décisionnel de l'organisation. Je pose des questions sur le plombier polonais, sur la crise économique, sur la problématique très française des Roms. Je demande ce que les autres acteurs ont fait. Je demande des documents. Je demande comment ça s'est passé au niveau européen. En Allemagne. Au Royaume-Uni. On casse du sucre sur le système et sur la xénophobie ambiante dans la mise en oeuvre de la décision. Je redemande des dates. J'ai noté des mots quand je pensais à une question sortant de mon cadre de grille d'entretien. J'ai fait attention à ne pas faire de bruit quand j'ai bu mon café, pensant à l'étudiant qui allait retranscrire. Je pense vaguement à quel étudiant va le retranscrire. C'est un entretien de qualité cinq étoiles pour la retranscription, je parle de façon posée, mon interlocuteur est clair, il n'y a pas de bruit de fond. Je me demande à qui je vais donner mes "entretiens désastres", ceux où je me fais démonter et ceux dans des cafés où on n'entend rien.
11h. Mon second entretien m'appelle pour savoir si en fait, finalement, je ne peux pas venir "maintenant". C'est dans le 14e. Je retraverse tout Paris.
11h10. Je suis perdue dans la station Chatelet-Les-Halles.
11h30. J'arrive à mon autre entretien. On ne me donne pas de café, je demande si je peux enregistrer. Je présente ma thèse avec les mêmes phrases toutes faites et souvent répétées. Mon interlocuteur entame un monologue de 15 minutes. Je pose une autre question, il ré-entame un monologue de 15 minutes. En voici un à qui je ne devrai pas tirer les vers du nez. Je me concentre sur un point neutre, mais à partir d'un certain temps je n'y arrive plus. Alors je le regarde dans les yeux. Il ne remarque pas. Je suis sur une chaise trop basse pour moi, mon langage corporel est nul. On ne casse pas du sucre sur le système et sur la xénophobie ambiante. La question sur le plombier polonais est répondue en 12 minutes, celle sur la crise en 23, je ne pose pas celle des Roms. Je calcule le coût total de la retranscription de cette interview. Mon interlocuteur parle toujours. Je rate un mot, une phrase, j'ai perdu le fil. Je fais semblant de suivre. Je regarde la vue, je constate qu'il y a là une façade en brique, une façade en crépi, et une façade faite d'un composé synthétique quelconque. Je réfléchis à mes discussions avec mon architecte qui me conseille le composé synthétique quelconque. Non, décidément, les panneaux synthétiques c'est fonctionnel mais c'est très moche. 
12h30. Mon interlocuteur parle toujours. J'ai faim. Mon ventre gargouille furieusement mais personne ne l'entend. C'est là que je remarque qu'il y a pas mal de bruit dans la rue.
13h30. J'ai remercié mon interlocuteur, je suis sortie. Je me rends compte qu'en fait, je suis plus près de chez moi que de mon bureau. Je rentre, je me jette sur mes restes de la veille, je croise certains de mes colocs encore en pyjama. Ils parlent de leurs examens. Je leur parle de mes entretiens. Quelque part dans la conversation je leur propose de retranscrire mes entretiens. Quelque part dans la conversation je dois avouer mon âge. 
15h. Retour au bureau. Je checke mes emails, je fais une liste des gens que je dois contacter aujourd'hui, je tente de les contacter, personne à leur secrétariat. Je renvoie des emails. Je me demande si je parviendrai à les voir en janvier. Les Affaires étrangères me refusent de me donner les coordonnées directes d'un mec qui est maintenant ambassadeur (ben tiens). On pouvait toujours essayer. 
17h. J'udpate le blog (huhu).
17h30 (attendu). Je passe au Picard parce qu'il ferme à 20h et parce que je dois acheter de la mangue.
18h. Je me rends à mon troisième entretien de la journée, dans le 6e. Je ne passe pas par Chatelet-Les-Halles, merci mon Dieu. Mais par contre je vais faire un entretien dans un café, beaucoup de bruits de fonds, il va falloir que je fasse quelque chose pour mes entretiens qui se passent dans des cafés. 
20h30. Je rentre chez moi. Je cuisine un curry de poulet à la mangue avec Marie-So. Yeah. Rock on. Puis je vais m'écrouler dans mon lit à 22h30. Sans le livre girlie que j'ai très certainement oublié dans le métro.
***
Bref, si jamais vous vous demandez pourquoi je ne donne plus de nouvelles, c'est normal. Je suis vivante, j'ai juste beaucoup de boulot.
PS: Gabrielle, je dois te faire un aveu. Il est fort probable que le livre girlie dont je parle est celui que tu m'as prêté. Hum. Si je ne le retrouve pas je te le rachète, promis.