Mais oui, quel est donc ce fantomatique robinet qui tient tout seul dans les airs? Où se trouve-t-il? Comment survit-il? Tant de questions auquel ne pourra répondre que le prix de l'excellence géographique. Indice: c'est en Belgique, et même en Flandre, pour être plus précise. Il y a d'autres indices sur la photo... Par contre, j'ai oublié de vous le dire hier, mais une personne anonyme et moi-même nous sommes fait une de ces soirées DVD! Incluant: - Un film basé sur un roman de Jane Austen - Des pancakes au sirop d'érable - De la tisane dite "des Lamas" venant de la Septième Tasse (plus communément connue sous le nom de "pelouse") - Quelques colocs qui ont vu le truc, se sont foutus de notre gueule et ont décampé aussi sec. La preuve en images: Admirez au passage les superbes tasses vintage trouvées dans les affaires de kot de mon père. Dans les années 70, donc. Ces tasses sont absolument splendides; et il est inutile de préciser que j'ai le service assorti.
Moi ces derniers temps, j'ai tout le temps la dalle, c'est affreux. Comment voulez-vous que je perde ces 5 kilos d'hiver si je me comporte comme - et je vous cite l'exemple qui me vient, naturellement, comme ça, en tête - comme une Regout? Vous n'avez même pas idée je crois, ça fait 3 heures que je n'ai plus mangé et je sens que je vais tomber d'inanition. J'ai épuisé toutes mes pommes, j'ai même poussé le vice jusqu'à me siffler une barre de céréales-chocolat-noix de coco. J'ai l'estomac qui appelle, je sens que je vais me bouffer un bras, c'est dingue. Oui, c'est dingue. Personne ne s'en fout et tout le monde se sent concerné. Donc pour vous faire comprendre mon désarroi, je vais partager avec vous ces derniers grands moments de la gastronomie belge. Tout d'abord, le prix de l'excellence culinaire à qui sait me reconnaître la chose ci-dessous (petit indice: c'est écrit quand on passe sa souris sur la photo). Oui bon, j'avoue que je n'ai pas vraiment cherché à vous imposer un degré de difficulté sur ce coup-là (ce sont des muffins au thé vert et au chocolat blanc, pour ceux qui n'avaient pas compris). Alors je vais ajouter une question subsidiaire: à qui appartiennent ces mains? Aha! Il s'agit d'une femme dont la tendre moitié lit ce blog, enfin il prétend en tous cas. Pour continuer sur ma lancée, voici glorieusement l'arrivée des pizzas faites maisons, simplissimes, vraiment. Il suffit d'acheter de la pâte à pizza, de la chair de tomates, et plein de trucs à mettre dessus. (Ici, en l'occurence, de la mozzarella, du fromage de chèvre, des champignons, de la roquette, des tomates pomodorris, des olives et quelques lardons). Et puis les plus britanniques d'entre nous le savent bien: pas d'été sans Pimm's! Et c'est pourquoi j'ai le grand honneur de vous présenter le premier Pimm's de l'année, 100% British, fait à base de Pimm's, de Canada Dry, de pommes, d'oranges et de concombres. (Oui, de concombres). Et puis last but not least, un petit avant-goût de ce que donne l'apéro quand Gwen cuisine... (Gwen, c'est anonymous pour les intimes). Elle sait aussi faire de super gâteaux mais ma photo a foiré, donc j'attend la sienne. Voilà, j'espère que vous avez un petit peu faim, non mais un petit peu quand même, et que vous comprenez ma douleur. De mon côté, la situation ne pourrait pas être pire. Là je suis en train de m'aphoner des litres d'eau pour noyer ma faim, et je sens l'eau qui descend d'une traite jusque dans un estomac vide, c'est la famine totale.
“For God’s sake,” he said, hearing her, but not turning round. “Don’t make supper for me. I’m going out.” At that point, Mary Maloney simply walked up behind him and without any pause she swung the big frozen leg of lamb high in the air and brought it down as hard as she could on the back of his head.
Introduction surprenante? Il n'en fallait pas moins pour le lancement d'une nouvelle rubrique: "le petit divertissement littéraire" du jour, en l'occasion de mon 550e post. Une rubrique où, en gros, je partage avec vous une histoire courte. Parce que je vous connais: vous n'avez pas le temps de lire, pas le courage de commencer un livre, pas d'argent à dépenser en littérature ou simplement pas la motivation de vous rendre chez le libraire. Alors vous ne lisez pas. Et bien la solution est ici pour vous, tout frais pesé sur votre écran d'ordinateur: des petites histoires de trois ou quatre pages qui se lisent la plupart du temps en moins d'une demi-heure. L'avantage? C'est que quand une histoire est ainsi condensée (beaucoup d'auteurs publiaient ce genre de nouvelles dans des journaux afin de se faire connaitre), elle est obligée de vous attirer, de vous interpeler, de vous faire réfléchir, voire souvent de vous choquer avec une fin surprenante. Imprimez-les quand vous devez aller à une conférence fastidieuse, vous verrez; vous serez toujours heureux de vous perdre dans vos notes érudites lorsqu'un intervenant particulièrement soporifique prendra la parole. Aujourd'hui je partage avec vous: Roald Dahl, Lamb to the Slaughter, 1954. Vous y lirez, entre autres, l'introduction de ce post. Version originale ou traduction française ("Le coup de gigot"). Mary had a little lamb...
Oubliez Poutine, c'était juste pour la rime. Tout cela pour dire que tout à l'heure j'étais en train de manger ma traditionnelle pomme de 17h en regardant la même vue par la fenêtre de mon bureau, quand tout-à-coup la vérité m'a frappée de plein batteur à oeufs (le fouet, c'est démodé). Je suis enfermée dans la routine. Enfin, ce n'est pas la première fois que je me dis ça. J'y pense à chaque fois que j'exécute un geste routinier, et que je ne peux pas me rappeler de la façon dont je l'ai exécuté la veille ou un mois auparavant. Hier par exemple, en essayant de dormir, je me suis dit que c'était quand même dingue: j'ai des milliers d'options devant moi et pourtant, je m'endors toujours de la même manière. Je m'allonge sur le dos un moment, le temps de détendre mon dos, puis je commence à me sentir bien, et paf! Je me tourne sur le ventre, les bras au dessus de mon oreiller. Jamais sur le côté, jamais de 3/4, jamais en pliant une jambe ou en mettant mes bras le long du corps, non. Je fais toujours la même chose. Le matin aussi je suis mécanique: j'écoute la radio jusqu'à la première publicité, puis je me lève pour ne pas l'entendre, mais trop tard. Je vais prendre une douche, je m'habille, je fais bouillir de l'eau, je prépare ma capsule de thé en attendant, je mange et je bois mon thé toujours après avoir mangé pour que l'eau refroidisse un peu. Et puis je prends la voiture pour suivre le même itinéraire, même lorsqu'on annonce des embouteillages. Au boulot, pareil. J'ai un rituel pour allumer mon ordinateur, des horaires pour manger le moindre snack, des habitudes de travail. Après le boulot, je ne fais que répéter des formules déjà testées. Le lundi, j'ai cours d'écriture créative. Le jeudi je fais du sport. Le week-end, je reste à Bruxelles: je vais courir avec le chien, j'écris, je vais chez des amis, je rends visite à mes parents, et parfois je sors. Mais ce sont toujours les mêmes endroits, les mêmes personnes, le même radius Montgomery-Uccle. D'un côté j'aime cette routine. Elle est calme, elle est familière, elle est sécurisante. Puis aujourd'hui, j'ai donné un coup de fil que j'avais longtemps postposé parce que mon interlocuteur me stressait. Je me suis concentrée, j'ai cherché les réponses, j'ai fait très attention au choix de mes mots. Quand j'ai raccroché le combiné j'ai été submergée par une espèce de vague de post-stress, un sentiment de soulagement et de fatigue, comme après un examen oral, et je me suis dit. Tiens, cela faisait longtemps que je n'avais plus fait ça. Et c'est pour ça qu'en mangeant ma pomme de 17 heures j'ai pensé à la liste des choses que je n'avais plus faites depuis longtemps. La liste des gens avec qui j'ai perdu le contact... On me dit toujours que quand on est jeune et quand on n'a pas encore d'attaches, on a toutes les options du monde devant soi. Au début c'était vrai; mais de plus en plus, je choisis celle qui s'écarte le moins de mes habitudes. Les autres options me fatiguent, et je n'ai pas envie de faire l'effort d'aller vers l'inconnu. Le problème c'est que plus je m'enferme dans la routine et moins elle m'a l'air agréable. Je commence à cesser de voir les autres options et je commence à penser que je n'ai plus qu'un seul choix: faire la même chose, encore et encore et toujours. Plus rien n'est jamais spontané, plus rien n'est jamais aventureux, plus rien ne me donne d'adrénaline et plus rien ne m'étonne. Il paraît qu'ironiquement, c'est ça qu'on appelle la vie active. En gros, j'ai besoin de changer d'air. Donc. Si vous êtes un ami que je n'ai plus vu depuis longtemps. Et/ou vous avez envie depuis toujours de faire quelque chose de mémorable mais n'avez jamais trouvé le temps. Et/ou vous lisez ce blog (probablement par routine, mais on ne va pas revenir là dessus), Droppez un commentaire ci-dessous. Je vous préviens déjà: Gwen et Kev, on se fera une soirée DVD bouffe décadente. Gaëlle et Alexis, on viendra tagger vos murs. Diane et Soph, on va se faire une thalasso dans pas très longtemps. Y a un pub crawl qui va s'organiser un de ces jours. Je suis hyper partante pour aller à la mer un de ces quatre, je n'y suis allée que 3 fois en 2 ans... Et Obama (le chien), je vais t'apprendre le tour ci-dessous.
Bon, d'accord, le dernier truc c'était pour trouver un prétexte de vous poster une vidéo de chien. Mais j'ai le droit après tout, c'est mon blog.
Oué! Voici les photos compromettantes! Je remarque que les intéressés étaient particulièrement anxieux qu'elles ne soient pas révélées au grand public, car ils sont venus sur mon blog pour réclamer leur droit à l'image. A une heure pas particulièrement matinale, si je puis me permettre. Enfin. En tous cas, c'est raté, car les photos sont là. Nous sommes allés au Havana Club, où il y avait de la bonne musique, de bons cocktails, et où il faisait très très chaud. Mais ce n'était pas grave: quoi de plus attrayant qu'un bon t-shirt suintant de transpiration après tout? Mais je n'en dirai pas plus et vous laisserai vous faire votre propre jugement d'après les photos ci-dessous.
(Rodolphe était tombé, si vous vous demandez ce qu'il fait là)
On a eu très chaud un moment et on a pris des cartes postales en bas pour s'en servir comme d'un éventail, entre autres. La fin de la soirée approche, on est dégueulasses de transpiration que ce n'est même pas permis Ce qui ne nous empêche pas de constater que le vrai but d'une telle température n'est point de nous faire souffrir, mais bien de nous faire nous déshabiller. Je salue d'ailleurs ce jeune homme dénudé au cas où il viendrait, lui aussi, réclamer son droit à l'image. Car Strepy lui a donné l'adresse de mon blog (voir ci-dessous).
La photo est un peu tendancieuse, je le reconnais, mais je tiens ici à défendre l'honneur de Strep devant témoins. Strep n'est pas un homme comme ça. Heu, voilà. Après tout, Strep, tu peux défendre ton honneur par toi-même si tu veux. Ensuite, pas du tout vers les premières lueurs du jour nouveau, nous sommes allés prendre un bon petit déjeuner bien reconstituant au Cabestan:
Et le prix de l'excellence télévisée à qui reconnaît la référence culturelle ci-dessous. Une toute bonne soirée. Strep, Gé et Fix: si vous ralez pour les photos, je vous préviens. J'ai aussi des vidéos.
D'ici une heure, j'en connais quelques uns qui regretteront l'invention de l'appareil photo numérique. En attendant soyez patients. J'y travaille, j'y travaille...