Sunday, January 14, 2007

Bibil au bois dormant
Je ne sais pas comment elle a arrangé son compte, la Belle au Bois Dormant, pour apparaître glamour même après 100 ans de sommeil. Moi j'ai dormi un week-end entier et je ressemble à une épave, me mouchant et éternuant sans arrêt, la voix rauque et ronflant probablement comme un âne. D'autant plus que mon pyjama confo des périodes de flemnardise n'est pas de la dernière mode et que ma chambre est dans un état de bordel jusqu'ici inégalé.
J'ose même pas vous mettre des photos.
A la place je vous mets une photo d'Amaury, qui est malade lui aussi, sauf que lui il tousse (échelle deux dans la perte de la glamouritude, on ne joue plus sur le même terrain).
Enfant il jouait à se suspendre à cette barre en fer. Il le ferait encore s'il n'était pas devenu trop grand (de taille).
Oui si vous vous demandez je suis aller manger avec Diane et lui puis faire un petit tour dans Hyde Park, avant de défoncer des records d'heure de sieste, insensible à la partie de football qui se jouait sous ma fenêtre et à ma voisine du dessus qui fait son aérobic avec des sabots (enfin ça c'est une théorie qui ne tient qu'à moi).
(Attention. Le post qui va suivre comporte beaucoup de plaignasseries agrémentées de quelques jurons. Si vous êtes trop jeunes, ou si vous n'avez pas envie de compatir avec moi, allez plutôt regarder ceci, merci).
Bibil est malade
Oui ne me demandez pas comment, ne me demandez pas pourquoi, et surtout, ne me demandez pas ce que j'ai: parce que je n'ai pas encore pu voir un docteur. Quoi pas encore, ça fait deux jours que je vous bassine avec ma gorge qui me fait mal! Allez-vous vous exclamer.
Oui, mais nous sommes en Angleterre.
Je vous explique.
En Belgique, lorsque je suis malade, j'appelle le docteur, il me reçoit dans la journée, et j'ai mes médicaments le soir-même ou le lendemain au pire.
A Londres... C'est une autre histoire.
Vous avez déjà tous entendu ce qu'il s'est passé l'année passée. J'avais voulu voir mon médecin à Harrow, parce que j'avais mal à la gorge. Je vous laisse aller consulter mes archives, à chaque fois on me disait d'appeller le lendemain, et à chaque fois il n'y avait pas de rendez-vous.
Résultat: retour en Belgique, angine à streptocoques, deux semaines d'antibiotiques, un mois à me remettre après. Et je reste convaincue qu'en trois jours j'aurais pu être guérie si le docteur m'avait reçue dans des délais décents.
Bref.
Hier je me suis dit que j'allais rententer le coup. Puis je me suis rendue compte que j'avais oublié de changer d'adresse, et donc de changer de docteur, mais je suis toujours aussi naïve et je m'imaginais qu'après cette formalité je pourrais prendre un rendez-vous.
Je change d'adresse, de docteur, tout est en ordre, et je m'étonne moi-même que tout aille si bien. Il doit bien y avoir un truc quelque part, je me dis. Non, j'ai apporté ma preuve d'adresse, je refuse de donner mes organes au cas où je meurs (encourageant non), on ne me fait pas d'ennui. C'est bizarre. Cela va trop bien.
Je m'aventure alors carrément en terrain risqué et je demande un rendez-vous. Cela ne m'a surpris qu'à moitié, mais on me dit non. Quoi non? Je suis venue, tout est en ordre et je suis malade. On me répond, je dois faire un health check d'abord.
C'est-à-dire, on doit vérifier que je sois en bonne santé.
C'est très logique.
Bref je prends rendez-vous pour mon health check. Ah, cela tombe bien, il y a une place disponible le vendredi. "Aujourd'hui?" Je réponds innocemment. Non, vendredi la semaine prochaine.
Cool.
Naïve que je suis.
Enfin c'est pas grave, après tout je n'ai pas si mal que ça et je continue mes activités comme je les avais prévues: dès 17 heures, les pubs du vendredi soir, et ce jusqu'à leur fermeture.
Et bien j''aurais mieux fait de rester dans mon lit avec une petite tisane: ce matin, impossible de respirer par la bouche tellement cela me faisait mal (et en même temps mon nez était bouché, je ne vous raconte pas le beau tableau).
Je suis allée avec Sandrine à Borough market pour acheter leur super-jus de citron chaud requinquant, mais malheureusement cela n'a pas suffit. Ma petite sieste s'est transformée en une après-midi complète in ze plumard. Maaaaal. Veut mouriiiiir.
Et je ne sais pas pour vous, mais se forcer à rester dans son lit, ce n'est pas la chose la plus passionnante qu'il soit au monde. Au bout d'une demie-heure, j'avais terminé de compter les moutons, les sauterelles et les hippopotames.
Réfléchissons, me suis-je dit. Qu'est-ce que je fais d'habitude pour me distraire quand je suis malade?
Solution n°1: Regarder la télé. Je n'ai pas la télé. Crotte.
Solution n°2: écouter la radio? Je n'ai pas la radio. Double crotte.
Solution n°3: glander sur msn. Je n'ai pas le wireless et suis obligée de m'assoir à mon bureau. Triple crotte.
Solution n°4: travailler. Heu.
Enfin bref, j'ai passé l'après-midi à regarder le plafond dans un semi-coma, à compter plus d'animaux que Noé lui-même, à me dire que j'avais mal et à attendre la mort.
Je voudrais bien vous dire si j'ai de la fièvre mais je n'ai pas de thermomètre! Ha.
Ceci va être un long week-end.

Saturday, January 13, 2007

Dake the Duck
Oui, mon canard bouillotte a un nom. C'est écrit sur l'étiquette en bas: il s'appelle Dake, il vient d'Amsterdam.
Il a rencontré mes flatmates hier. Du fait de la présence de l'étiquette à un endroit stratégique, ils ont décidé que c'était un mâle, mais enfin tout cela est très subjectif.


Merci encore Nicho, ce canard est en passe de devenir la mascotte du kot! Il faudrait que j'arrive à en choper plusieurs pour que mes flatmates aient chacun leur Dake...
Moi de mon côté ça ne va pas trop mal, mis à part que je suis en train d'attraper l'angine qui court dans le campus. Je combats à coups de tasse de thé au citron, de "Rescue Remedy" de Borough market (jus de citron chaud, miel et gingembre), de Strepsils et de siestes.
J'ai trop fait la fête, ça devait m'arriver, me direz-vous. Et bien même pas! Car cette semaine s'est passée plutôt comme ça:

On a formé un petit groupe d'étude avec mes flatmates et on a travaillé dans le cuisine avec des petites lumières d'ambiance pour nous donner du courage. La responsabilité en incombe donc au chauffage insuffisant de ma cuisine et de ma chambre. Si je porte plainte contre mon landlord, vous pensez que j'aurai gain de cause?

Thursday, January 11, 2007

La vie sauvage du petit canard bouillotte(Merci Nicho)

Wednesday, January 10, 2007

Pendant ce temps, à Vera Cruz
Mais qu'est devenue Bibil? Une demi-semaine que je suis à Londres, toujours pas de nouvelles, me suis-je noyée dans une Guiness sans pitié, me suis-je intoxiquée au fish&chips? Me suis-je étouffée avec un muffin? Ou écrabouillée avec une pile de syllabi?
Je vous rassure cela n'est rien de tout cela. La vraie raison de mon silence c'est tout d'abord que j'ai repris les cours, et ensuite que je me suis rendue à ce pélerinage sacré que j'effectue chaque année à cette date, j'ai nommé: les SOLDES.
J'arrive un peu tard cette fois, j'ai raté le début, et là nous sommes passé au level 2 de la solde, ou pour dire ça de façon plus intellectuelle, aux soldes de seconde génération. C'est-à-dire, des rabais sur les rabais. Ce n'est plus -30%, ce n'est plus -50%, c'est carrément passé à du -70%. Sur les étiquettes, le £120 est barré pour faire place à un £100 qui est lui-même barré pour faire place à un £70 qui est également barré pour faire place à un £30. Que c'est beau, les larmes m'en viennent.
Du coup j'achète la blinde en étant persuadée de faire des économies. Ahem. Bref.
Evidemment il n'y a plus que des tailles extra-larges ou extra-small, et quand je cherche un peu je déniche parfois des larges ou encore des small. L'année passée j'avais encore un choix: soit je prenais le large et au pire je le passais dans le séchoir, soit je prenais le small et c'était un peu moulant. Cette année je suis forcée d'opter pour le large, without ze séchoir, parce que c'est devenu ma taille. Un big jump de la taille 38 à la taille 40/42. L'année passée je rentrais parfois dans du 36, et exceptionnellement dans du 34. Aaaah que cela me gâche mon plaisir.
Parce que d'un point de vue psychologique, c'est impossible, je ne peux pas acheter des vêtements à ma nouvelle taille, cela voudrait dire que j'accepte la situation comme non-temporaire avec possibilité de ne pas retourner à la taille antérieure.
D'un autre côté, la bouée qui dépasse, c'est laid.
Dilemne.
Alors j'achète quand même parce que de toutes façons il n'y a plus de médium.
Ce qui m'amène à mon soucis suivant: le régime. C'est-à-dire le régime que je ne suis pas en train de faire et que pourtant j'ai drôlement intérêt à commencer. Je pèse 6 kilos de plus que l'année passée. Je sais très bien pourquoi j'ai grossi, c'est à cause de toute la fatigue du trimestre passé, je mangeais n'importe quoi parce que j'étais trop crevée pour manger sainement, et parce qu'il n'y a pas à dire, un muffin ça réconforte quand on bosse.
Et c'est précisemment parce que je vais bosser la blinde que je me dis que le régime, c'est une idée déjà condamnée à l'échec.
Ce qui m'amène à vous parler de mon trimestre. (Remarquez la petite transition, on ne sait jamais que ce soit passé inaperçu).
Enfin, parler de mon trimestre, c'est beaucoup dire. Je peux tout résumer en quatre mots: Six essays et deux présentations. D'accord ça fait cinq mots si on compte le "et", mais je maintiens que sans le "et" ça ferait quatre, si vous n'êtes pas d'accord avec moi je propose qu'on résolve tout cela par un vote à voix majoritaire de 2/3.
Le point positif, c'est que deux de mes cours m'intéressent énormément. Mais. (Il y a toujours un mais, vous aussi vous avez remarqué?)
Voilà je tue le suspense et je vous le dis carrément: j'ai un un cours qui est beaucoup trop compliqué pour moi. Il s'appelle "Policy-making in the European Union", et ça parle exactement de ce que dit le titre. Des institutions pures et dures, du gouvernement, des sciences politiques, qui nécessitent bien entendu des prérequis que je n'ai pas.
Et pire... Pire que les blagues sur les Belges, pire que les chicons au gratin, pire que les brocolis au micro-onde (mais qu'est-ce qui pourrait être PIRE?). Pire, pire, je vous dit, c'est une véritable catastrophe pour mon métabolisme...
Le séminaire commence à 9 HEURES du matin!
Hein quoi, mais vous ne voyez pas le problème, moi je vous dit que 9 heures du matin c'est TÔT. Je dois me lever à 7 heures, mon kot vient à peine de s'endormir, , il fait encore noir quand je prends mon bus. Alors oui j'ai décidé que c'était tôt.
Surtout si je tiens ma bonne résolution d'arrêter le café.
Quelque chose me dit que vous en entendrez encore parler...

Thursday, January 04, 2007

Comme neige au soleil
Certains d'entre vous se sont demandé la raison de mon absence aussi longue qu'injustifiée de ce glorieux et illustrissime blog (ne reflétant par ailleurs que la grandeur de son auteur... Mais je m'égare).
Je me ressourçais.
Mais oui, vous avez bien entendu, je rechargeais mes batteries à coup d'air alpin, de ski et de pain français. En un mot, j'étais partie aux sports d'hiver. Aux Arcs, pour rester fidèle aux bonnes traditions.

Ont pris part à cette folle aventure mes parents, mon frère Guillaume et ses potes, ainsi que ma cousine Valentine et son amie Audrey. Vacances très familiales donc, parfait pour un peu de repos et de relaxation, pour évacuer le stress, etc.

Mais c'était sans compter que Guillaume nous amenait Jack Bauer dans sa valise, c'est-à-dire une saison complète de 24 heures chrono, que nous avons déjà commencé à mater dans la voiture.Et là, oublier la tension, c'est un peu raté.

Par contre, pas de chance pour cette année, la neige nous a fait défaut, et sont apparues plaques de terres, caillasse et même pluie (sans déconner, de la pluie à 2000 mètres d'altitude en plein hiver). Les suivants ont été un peu plus chanceux car la neige a, paraît-il, fait une apparition tardive. Ce n'est que partie remise pour l'année prochaine.

Oui mais, famille, repos et télé c'est très bien, mais qu'en est-il de mon réveillon? Je dois avouer que je redoutais de devoir le passer en babysitting des enfants des potes de ma mère, comme l'année passée et comme quelques années auparavant.

C'était sans compter sans l'intervention inespérée de Gabrielle, qui était partie pas loin de là avec un groupe très sympa, et que j'ai rejoint à la dernière minute.

Sur cette vidéo, nous sommes en train de boire un petit "coup du milieu" pour tasser un peu la raclette.

Bref des vacances très sympa et dont j'avais bien besoin pour entamer le nouveau trimestre. Car oui, il y a une justice... Chers lecteurs qui souffrez actuellement d'un blocus dantesque en me maudissant de m'être prélassée dans la neige, sachez que les dix prochaines semaines qui s'annoncent me verront pêter un cable d'une dimension hors-catégorie. Vais-je survivre? Je m'en vais rédiger un testament au cas où, donc si vous avez une volonté particulière je veux bien la prendre en considération, mais avant lundi.

Laissez-moi vous présenter
A mon nouveau Vaio (ordinateur de James Bond et de Jude Law, si je puis le rappeller).
Il est beau, il est léger, il est design, il a un écran qui déchire sa mère, et il est super rapide, c'est le rêve. Tant de bonheur en 15 pouces. Je me suis offert le Sony Vaio VGN-FE31H Remarquez j'aurais juste pu dire un Sony Vaio, voire juste pu dire un nouvel ordinateur portable, mais je tiens à satisfaire mon lectorat geek et donc je rajoute:
- Intel Core 2 Duo processeur T5500
- 1 Go de mémoire ram
- 120 Go de disque dur
- Ecran 15.4 WXGA X-black LCD
- Carte graphique NVidia Geforce Go 7400 avec Turbocache
- Micro et webcam intégrés
- 2,8 kg
Voilà ce que j'appelle d'avantageuses mensurations, même si je ne suis pas sûre de tout comprendre, mais on va faire semblant que je viens pas de recopier l'étiquette qui se trouve actuellement sous la paume de ma main gauche.
Hier soir, vous n'imaginez même pas l'extase. Je ne suis pas arrivée à décoller de l'écran. Je testais tous les programmes, je transférais tous mes fichiers, raide dingue que j'étais. Je m'étais assise dans la seule pièce encore non envahie par mon brol permanent, à savoir la salle de bain, et je suis restée sur le carrellage jusqu'au petites heures de la nuit.
A savoir jusqu'à 4h30 du matin, heure où ma connection internet m'a lachée. J'ai chatté avec Seb sur msn en parlant de tout et de rien. Cela faisait au moins trois ans que je n'avais plus fait cela, c'est-à-dire depuis la dernière fois où j'avais eu des vacances sans dissertation, c'est-à-dire depuis août 2004. Ca nous a rapporté quelques années en arrière, sur nos glorieuses années lovanistes. Nous avons eu amplement le temps de constater que même si nous avions vécu les mêmes événements avec les mêmes personnes, nous les avions vécus de façon totalement différente.
Bien sûr je ne me doutais pas que pauvre Cath essayait de dormir de l'autre côté de l'écran, bercée par le tapotement intempestif du clavier et les wizz en tous genre. Pardon Cath! Blâme moi si cela a affecté d'une façon quelconque ton examen du jour.
Et alors que je transférais mes dossiers d'un ordinateur à l'autre, je me suis rendue compte avec effroi que j'avais survécu jusqu'à présent avec un disque dur de 30 Go. Comment ais-je fait? Je me le demande encore.
30 Go? Mais c'est la capacité d'un iPod ça...

Tuesday, January 02, 2007

2007
L'année passée, à cette date, j'en étais plus ou moins au même stade que maintenant: j'étais étudiante, j'étais à Londres. Cette année, j'ai gagné un an, six kilos et des tonnes de travail en plus.
Mais j'ai aussi amassé pas mal de souvenirs. J'ai des amis aux quatres coins du globe, des Etats-Unis au Japon en passant par l'Islande. J'ai voyagé un peu partout, j'ai pris 10 fois le train, 4 fois l'avion et 3 fois la voiture. J'ai remporté un diplôme.
L'année prochaine, je ne sais pas trop où j'en serai. Je travaillerai sans doute, dans quelle ville, je ne sais pas encore.
Je vous souhaite à tous une joyeuse année!