Wednesday, January 10, 2007

Pendant ce temps, à Vera Cruz
Mais qu'est devenue Bibil? Une demi-semaine que je suis à Londres, toujours pas de nouvelles, me suis-je noyée dans une Guiness sans pitié, me suis-je intoxiquée au fish&chips? Me suis-je étouffée avec un muffin? Ou écrabouillée avec une pile de syllabi?
Je vous rassure cela n'est rien de tout cela. La vraie raison de mon silence c'est tout d'abord que j'ai repris les cours, et ensuite que je me suis rendue à ce pélerinage sacré que j'effectue chaque année à cette date, j'ai nommé: les SOLDES.
J'arrive un peu tard cette fois, j'ai raté le début, et là nous sommes passé au level 2 de la solde, ou pour dire ça de façon plus intellectuelle, aux soldes de seconde génération. C'est-à-dire, des rabais sur les rabais. Ce n'est plus -30%, ce n'est plus -50%, c'est carrément passé à du -70%. Sur les étiquettes, le £120 est barré pour faire place à un £100 qui est lui-même barré pour faire place à un £70 qui est également barré pour faire place à un £30. Que c'est beau, les larmes m'en viennent.
Du coup j'achète la blinde en étant persuadée de faire des économies. Ahem. Bref.
Evidemment il n'y a plus que des tailles extra-larges ou extra-small, et quand je cherche un peu je déniche parfois des larges ou encore des small. L'année passée j'avais encore un choix: soit je prenais le large et au pire je le passais dans le séchoir, soit je prenais le small et c'était un peu moulant. Cette année je suis forcée d'opter pour le large, without ze séchoir, parce que c'est devenu ma taille. Un big jump de la taille 38 à la taille 40/42. L'année passée je rentrais parfois dans du 36, et exceptionnellement dans du 34. Aaaah que cela me gâche mon plaisir.
Parce que d'un point de vue psychologique, c'est impossible, je ne peux pas acheter des vêtements à ma nouvelle taille, cela voudrait dire que j'accepte la situation comme non-temporaire avec possibilité de ne pas retourner à la taille antérieure.
D'un autre côté, la bouée qui dépasse, c'est laid.
Dilemne.
Alors j'achète quand même parce que de toutes façons il n'y a plus de médium.
Ce qui m'amène à mon soucis suivant: le régime. C'est-à-dire le régime que je ne suis pas en train de faire et que pourtant j'ai drôlement intérêt à commencer. Je pèse 6 kilos de plus que l'année passée. Je sais très bien pourquoi j'ai grossi, c'est à cause de toute la fatigue du trimestre passé, je mangeais n'importe quoi parce que j'étais trop crevée pour manger sainement, et parce qu'il n'y a pas à dire, un muffin ça réconforte quand on bosse.
Et c'est précisemment parce que je vais bosser la blinde que je me dis que le régime, c'est une idée déjà condamnée à l'échec.
Ce qui m'amène à vous parler de mon trimestre. (Remarquez la petite transition, on ne sait jamais que ce soit passé inaperçu).
Enfin, parler de mon trimestre, c'est beaucoup dire. Je peux tout résumer en quatre mots: Six essays et deux présentations. D'accord ça fait cinq mots si on compte le "et", mais je maintiens que sans le "et" ça ferait quatre, si vous n'êtes pas d'accord avec moi je propose qu'on résolve tout cela par un vote à voix majoritaire de 2/3.
Le point positif, c'est que deux de mes cours m'intéressent énormément. Mais. (Il y a toujours un mais, vous aussi vous avez remarqué?)
Voilà je tue le suspense et je vous le dis carrément: j'ai un un cours qui est beaucoup trop compliqué pour moi. Il s'appelle "Policy-making in the European Union", et ça parle exactement de ce que dit le titre. Des institutions pures et dures, du gouvernement, des sciences politiques, qui nécessitent bien entendu des prérequis que je n'ai pas.
Et pire... Pire que les blagues sur les Belges, pire que les chicons au gratin, pire que les brocolis au micro-onde (mais qu'est-ce qui pourrait être PIRE?). Pire, pire, je vous dit, c'est une véritable catastrophe pour mon métabolisme...
Le séminaire commence à 9 HEURES du matin!
Hein quoi, mais vous ne voyez pas le problème, moi je vous dit que 9 heures du matin c'est TÔT. Je dois me lever à 7 heures, mon kot vient à peine de s'endormir, , il fait encore noir quand je prends mon bus. Alors oui j'ai décidé que c'était tôt.
Surtout si je tiens ma bonne résolution d'arrêter le café.
Quelque chose me dit que vous en entendrez encore parler...

7 comments:

Anonymous said...

Courage Bibil! La vie est une véritable aventure... que de défis à relever :-)

Anonymous said...

Contente de voir que tu rejoins le commun des mortels, chère soeur. N'ai pas honte de porter du 40/42, c'est la taille moyenne et c'est ce que je porte depuis bien longtemps.

N'empêche que je t'avais prévenue en début d'année. ^^

F-Red said...

C'est ça Eliane... fait moi passer pour un anorexique...

Line said...

on va fonder la communauté des aspirantes au régime :D

Anonymous said...

Alors moi je me suis bien informée, et:
- le régime-privation ne sert à rien, car la privation entraine la compulsion, qui entraine la culpabilité, qui entraine la répression, qui entraine la privation, etc. En plus, en se privant, on reprendra tout son poids si pas plus. C'est une loi que personne ne veut croire et que pourtant tout le monde a déjà constatée sur sa balance.
- La solution: accepter la racine du problème et surtout accepter de changer son mode de vie ; pas d'espoir sans baskets! Il faut donc faire du sport de manière régulière, en favorisant les sports d'endurance. Et bien sûr les muffins n'aident pas, il faut manger équilibré. Et ce dernier point est plus facile à respecter qu'on ne le croit. Remplace les pâtes par des pâtes complètes, le riz par du riz complet, ne mélange pas féculents (non complets) et graisses (dont animales, cad la viande). Et tu peux manger des muffins, oui, mais pas trop.

Bon ben voilà ça s'appelle Alice en exams.

Bibil said...

Je peux manger des muffins?
Il ne faut pas me le dire deux fois!

Anonymous said...

toujours aussi amusant de te lire, Bravo !!!