Monday, November 13, 2006

De Nietzsche, de ma vie et de l'associabilité
Nietzsche proposes a sweeping historical "genealogy" of the origins of the tottering moral distinctions he claims are at the center of the Western and especially modern experience.
Lundi soir dans la bibliothèque. Cela fait à peu près une demie-heure que je suis sur la même et unique page d'un livre qui en fait 233. L'ordinateur est allumé mais sans raison particulière. Ca fait une présence. Geek attitude. Je regarde autour de moi, ces gens qui ont l'air d'avoir pris racine à leurs tables, s'usant les yeux sur des piles de livres. Personne ne se parle, personne ne se regarde. Concentrés, mot après mot, ligne après ligne. Qu'auraient-ils fait de leur lundi soir s'ils avaient eu le choix? Ils ont probablement passé le week-end au même endroit.
His central question, 'under what conditions did man devise the value judgements good and evil' is, he claims, best answered by a story of historical 'degeneration', the reaction of a large, but weak and powerless social group (the 'slavish'), eager to rewrite the terms of moral discourse in a way more favourable to their position and prostects.
Le week-end, aaah, le week-end! Vendredi, tea time avec Victoria et ses amis français, nous allons au "Papageno", un bar aux décors baroques de coulisses d'opéras. Nous commandons un earl grey et déballons en cachette des cookies achetés au préalable, espérant passer inaperçus, jusqu'à ce que le serveur nous apporte de petites assiettes d'un air dédaigneux. La suite de la soirée, je la continue à l'eau pétillante, par une soirée au pub entre filles de ma résidence.
Samedi après-midi, shopping avec Sandrine, j'achète une très jolie mini-jupe avec de grands carreaux à l'anglaise. Puis je retrouve mes cousins Robert-Guy et Emilie pour assister à un feu d'artifice et picoler une bouteille de vin à trois. Je me suis deubeul bookée pour la soirée, je cavale pour assister à une pendaison de crémaillère à East Finchley. Dans le métro, deux hommes et une fille, discutant allègrement de tout et de rien, me prennent dans leur conversation. "Where do you come from"? "Your English sounds Polish!" "Do you think my girlfriend looks undecent with that dress?" La crémaillère est pendue, sans lumière mais avec des centaines de bougies partout, et quelques chillies pour corser la soirée.
Je prends mon temps pour me rendre à un anniversaire du côté de Tower Bridge. Je descends un arrêt trop tôt, je marche seule le long de la Tamise, à regarder les lumières se refléter dans l'eau, et les mouettes raser les vagues. Chouette quartier pour un kot! Des maisons hautes d'une dizaine d'étages et vieilles d'une centaine d'années, reliées les unes aux autres par des ponts en bois. Je demande mon chemin au staff d'un restaurant italien qui discute sur le pas de la porte. Cacophonies de réponses. "The francese is lost!" mais dix minutes plus tard, je suis toujours là, à écouter un chauve me dire qu'il pense se faire boucler les cheveux.
J'arrive à destination. Personne n'entend quand je sonne à la porte, personne n'entend non plus quand je rentre, la musique est poussée à fond, accompagnée par la guitare d'un chinois. De temps à autre, un couple danse. Et déjà, c'est l'heure d'attraper le dernier métro.
Il fait froid, j'attends le bus sur London Bridge. Je vois Tower Bridge d'un côté, et l'entièreté de la ville de l'autre, scintillant déjà sous les lumières de Noël. Je retrouve le Londres que j'ai quitté l'année passée. Et je m'écroule sur mon lit, un sourire béat aux lèvres.

Nietzsche also believes, as a separate element in his account, that this whole project was doomed from the start, that, in order to succeed, it needed to tell a very different story than the true one about its origin and status, a story, he claims, that eventually could not withstand the imperatives of truthfulness and self-consciousness promoted by that very point of view.

Ce serait mentir de dire que je n'ai pas travaillé. J'ai en ce moment neuf livres sur la table, dont quatre déjà parcourus. Ma vie sociale se résume à cette étincelle du samedi. Le reste du temps, je suis entourée d'associaux. Dimanche soir, notre tentative d'organiser un restaurant est tombée à l'eau parce que les participants n'ont pu décoller des essays. Un à un, ils se désistaient, ils avaient travaillé toute la journée mais ne pouvaient pas se libérer malgré tout. The London School of Geekonomics, on appelle mon université. Tout s'y étudie. Rien ne s'y passe.

For Nietzsche is not only interested in showing that such a moral ideal would have been attractive to people in such a powerless situation, and that they would have found it difficult to admit that so much of their attraction to such an ideal was based on resentment, fear, envy, and even self-hatred.

J'ai envie de revoir mes amis. J'ai envie de retrouver mon ancienne vie où les gens se parlaient encore entre eux. Je me promène parmi des rues comme sculptées dans de la pierre, glorieuses et fières comme l'était Londres dans son histoire. Tout ce que je veux, ce sont des espaces verts, ces petites rues sans prétention où l'on peut voir un peu de gazon. Je me promène sous de fantastiques illuminations de saison, et j'ai envie des petits marchés de Noël bruxellois. Je suis à Londres, mais j'ai envie de Belgique. Je n'ai jamais connu aussi fort ce sentiment d'appartenance, cette force qui me pousse à retrouver mes racines. Je n'en peux plus d'être ici.
Alors. (si vous avez décroché c'est ici qu'il faut reprendre)
J'ai craqué.
Et je reviens en Belgique ce week-end!
Préparez vos cornets de frites et vos chopes de bière.
Extraits: Pippin (Robert B.), Modernism as a philosophical problem, 2nd edition, Blackwell, 1999, p.92.

Sunday, November 12, 2006

Le week-end de Papa et Maman Bibil à Londres
J'ai eu l'honneur de recevoir la visite de mes parents le week-end passé.
Cela faisait à peu près deux mois qu'ils ne m'avaient plus vue, raison suffisante pour que les larmes montent aux yeux de Maman en sortant de l'Eurostar. On aurait dit qu'elle m'avait crue morte. Que d'émotion croyez-moi.
Et bien, c'était très différent de la visite de mes soeurs. Tout d'abord parce qu'aux lieux de larmes, Alice m'avait accueillie d'un bon "Femme! Porte mon sac".
<-- Et aussi parce qu'il y a eu ce fabuleux tea-time à Fortum and Mason (regardez moi cette clotte de beurre, j'en bave). Et tellement plus de musées, et tellement moins de fêtes étudiantes.

Au moins je ne peux pas me plaindre de n'avoir pas bien mangé! Tous les restos hors-budget que je n'osais pas faire y sont passés. J'ai dégusté un English breakfast sans précédent à l'hotel - et un buffet de sushis très abondant.
Papa a beaucoup filmé, surtout autour des Houses of Parliament -->

<-- Et sur l'insistance de Maman, arrêt obligatoire au Starbucks que j'ai, paraît-il, transformé en une vraie légende sur mon blog.
Ma culture s'est également rehaussée d'une très bonne expo sur Velazquez à la National Gallery, et d'une expo sur Holbein au Tate Britain.
Et puis je me devais aussi d' emmener mes paternels faire un tour bien touristique sur le bateau-mouche de la Tamise -->
Tout plein de romantisme, au coucher du soleil!
Ainsi qu'un tour sur le London Eye, alors même qu'éclataient de partout les feux d'artifice de Guy Fawkes. Superbe superbe. Vous pouvez voir tout ça sur mon compte Flickr.

La conclusion? Ils sont venus, ils ont vu, ils sont repus, et ils reviendront. Enfin, pas tout de suite, sivouplé.

Saturday, November 11, 2006

Bibil fait sécher ses chaussettes Je fais ce que je peux, hein!
Répétez tous après moi, "les chaussettes de l'archiduchesse sont-elles sèches..."

Friday, November 10, 2006

La corde aux jours impairs
Pour un peu changer de parler de moi tout le temps, je m'en vais vous prouver que je sais aussi parler des autres et je m'en vais vous recommander le dernier livre que j'ai lu. "La Corde aux Jours Impairs" d'un de mes amis dont je ne vais citer que le nom de plume, Thomas Taddeus.
(Indice, c'est le seul écrivain que je connaisse dans la vie réelle)
La Corde, c'est le nom donné à l'assassin, qui pend ses victimes aux jours impairs. Un jour, un cadavre; et le lendemain, se demander qui sera le prochain. Savoir qui, savoir quand, savoir comment, et ne rien savoir éviter.
Vous l'aurez compris, il s'agit d'un roman policier, mais allant complètement à contresens de tout ce que vous avez lu auparavant. Ce n'est pas l'intrigue que l'on en retient, mais bien les personnages. De hauts responsables imbus d'eux-mêmes mais en réalité incapables de rien; un écrivain de polards perdu dans son imagination débridée; un journaliste véreux cherchant le scandale partout; un médecin légiste faisant des blagues macabres; des services secrets embusqués derrière les buissons, et des policiers de province ne pensant qu'à jouer à la belote. Dans tout cet imbroglio de personnages grotesques, les seuls à posséder un peu d'humanité sont l'inspecteur... et l'assassin.
Drôle, prenant et surprenant.
Tenez, voici même un lien au cas où ça vous dirait de le commander.

Thursday, November 09, 2006

Graduated!MA Journalism International, with Distinction... Sybil Wegowte!
C'est ainsi que j'ai été proclamée dans cette éphémère instant de célébrité, d'une durée de quelques secondes à peine, où embarrassée d'une toge de la taille d'une nappe et d'un chapeau répondant aux lois de la gravité, je me suis avancée sur le podium pour serrer la main d'un type avec un chapeau médiéval encore plus ridicule que le mien.
Et voilà, c'était fait. J'étais officiellement diplômée.
Maman pleurait de fierté.

Et moi je trouvais ça plutôt cool, je me serais crue dans un film américain et j'ai revu tous mes amis de l'année passée.

Et on a aussi pris des photos. Pleeeein de photos. Armés de notre chapeau losange à floche et d'un diplôme qui n'est même pas officiel, le tout dans un fond de fougères folles.
<-- Les "graduates anonymous". Il fallait réussi à se cacher derrière son chapeau mais il n'y a que Kanako qui y ait réussi.
On a bien arrosé tout ça et on a mélangé toutes sortes de nourritures différentes, ce qui a donné un bien triste résultat la nuit venue, mais c'est une autre histoire.
Allez, je m'en retourne travailler à l'obtention d'un autre diplôme.

Tuesday, November 07, 2006

Je suis malaaaaadeu...
... Complètement malaaaaadeu!
Je sais que vous attendez tous des nouvelles et des photos de ce fabuleux week-end où je suis officiellement devenue diplômée d'un MA en Journalisme (héhéhé). Mais une infortunée combinaison de bouffe japonaise, de spicy nachos, de cidre et de gateau au chocolat a eu raison de mon foie et là, je suis malade comme je ne l'ai jamais été.
Quelle torture.
Je n'en ai pas dormi de la nuit, mis à part une petite demie-heure sur le siège de mes toilettes.
Alors voilà, le récit de ce week-end, ça attendra. Bisous à tous.

Sunday, November 05, 2006

Bonfire night

"Remember, remember the fifth of November,

Gunpowder treason and plot.

We see no reason

Why gunpowder treason

Should ever be forgot!"


Ouaaaais, c'est Bonfire night! Célébrons, festoyons et buvons à l'échec du complot de Guy Fawkes...
Bonfire night 19
Pour ma part, j'ai célébré comme quelques milliers d'Anglais et je suis allée voir le feu d'artifice de Clapham Common vendredi soir. Et puis comme quelques milliers d'Anglais, j'ai bu des centaines de pintes de bière jusqu'à pas d'heures... (23h30, en réalité, parce que je ne voulais pas rater le dernier tube, et en fait de pintes, je me suis contentée d'eau, mais dans ma tête j'ai quand même célébré ça comme les vrais).
Bonfire night 10
Le feu d'artifice a duré 20 minutes, sur les mélodies gracieuses des valses viennoises et sur les sons un peu plus héroïques de Star Wars (ou du Seigneur des Anneaux?). Je me suis pris quelques milliers de photons dans les yeux et au moins autant de décibels dans les oreilles. Notre fête nationale, à côté de ça, ça vaut pas grand chose... J'ai pris tellement de photos que je vous envoie simplement un lien, à vous de choisir ce que vous voulez voir.Bonfire night 20

Wednesday, November 01, 2006

Ouais c'est mes soeursElles sont venues à Londres et on a fait plein de trucs. Une comédie musicale, un tour sur un bus amphibie, une balade de Jack l'Eventreur, Madame Tussauds, et balade dans tous les quartiers de Londres et à Hyde Park. Un brin de shopping à Covent Garden, Oxford Street et Harrods, et plus traditionnellement à Borough market. On a mangé Chinois, British, Français et Indien. On a fait la National Gallery et le British Museum. On a bu un verre avec Diane et Amaury, on a bu du vin dans une cave éclairée aux chandelles, on s'est rendu à une fête d'Halloween de mes halls of residence, etc. etc. Mais on n'est allées qu'une seule fois au Starbucks.
Alors voilà je vais vous mettre quelques photos parce que bon, elles sont cool. Il y en a plus sur mon compte Flickr (pour changer).
Plongeant dans la Tamise, devant le Millenium Bridge
Un brownie qui me fait encore baver quand je le vois:
Attention, derrière toi, c'est affreux!
Hulk! @ Madame Tussaud Les nouveaux couples princiers
Couples princiers @ Madame Tussaud Et pour le reste, je laisse intentionellement un voile de mystère, voire un chouia de suspense. En fait j'ai trop la flemme pour tout raconter. Eliane, Alice, il faut prendre le relais.