Sunday, December 18, 2005

Suite de ma semaine - mercredi soir et jeudi
Mercredi soir: nous avons fêté Noël cacahuette au kot. Voici, plus ou moins, à quoi ressemblait la table de la cuisine...


Presque tous les cokoteurs ont participé. Une semaine avant, nous avons tiré au sort le nom de notre cacahuette - ce qui a été l'occasion, pour certains, de se rendre compte qu'ils ne connaissaient pas les noms de tous leurs cokotteurs.
Heureusement j'ai tiré Swati (sans arrière-pensée) dont je connais fort bien les goûts et les désirs. J'ai bien cru qu'elle avait deviné toute l'histoire lorsqu'elle m'a abordée en ces termes:
- Je sais que c'est toi qui a tiré mon nom.
Sueur froide, panique, mais comment le savait-elle?
En réalité elle ne savait pas. Mais a continué à plaisanter sur ce sujet toute la semaine.
Ici, je lui offre solennellement son cadeau: un porte-boucle-d'oreilles. Ca peut paraître anodin mais je peux vous affirmer qu'elle en rêvait.

Moi, pour ma part, j'ai reçu une trousse de toilette en soie chinoise... Très jolie. Je remercierais bien ma cokoteuse sur ce blog mais je ne connais pas son nom - et je doute qu'elle lise mon blog. Mais je n'en demeure pas moins reconnaissante dans le fond de mon âme.
Jeudi, Christmas shopping. Nous avons passé la journée à écumer Oxford Street, à lécher les vitrines et à sympathiser avec les vendeurs. Nous avons perdu plus d'une demie-heure chez GAP: le temps que l'emballeur a mis à nous emballer trois cadeaux. Une lenteur à devenir folles. En plus il ne nous causait même pas.
Une fois n'est pas coutume, mais je n'ai pas pu résister: je suis repartie avec cet adorable moose, qui me fixait d'un regard suppliant sur un étalage de Hamleys. Il s'appelle Moosebelly (c'est écrit sur l'étiquette), il a un très gros ventre, des pattes en triangle et une petite barbichette. Il est pour moi.
Juste une photo suggestive: retour de shopping à Oxford Circus.

Friday, December 16, 2005

MAJI AWARD WINNIG TEAM
L'équipe de gauche à droite: moi-même, Tan (Chine), Alec (USA), Laura (Italie) et Rania (Egypte).
Mardi et mercredi ont été une vraie course contre la montre. Comme je l'avais déjà dit, nous nous sommes divisés en quatre équipes pour créer notre propre journal. Notre "Harrow Sun" s'est trouvé en compétition avec "The Bacon Bugle", "The Tanja Times" et "The Codependent". Deux jours pour achever la compétition.
Mardi, nous avons travaillé sur l'actualité: quels thèmes couvrir, combien de mots, etc. J'ai couvert l'assassinat de Tueni à Beirut, les révélations concernant les prisons secrètes de la CIA et Gotovina plaidant non coupable.
Mercredi, nous avons mis tout cela en page, et ajouté quelques articles que nous avions écrit précédemment, comme des reviews, profiles ou travel pieces. Rania corrigeait les articles, Tan a réalisé la front page, Alec la page centrale et Laura la page arrière.
Tan et notre frontpage
J'ai été désignée volontaire pour être l'envoyée spéciale de la journée. C'est-à-dire, je me trouvais la plus près de la porte quand la nouvelle est arrivée. Il parait que c'est chose courante...
La nouvelle (inventée pour le journal) est arrivée à 11h: un métro s'était immobilisé entre King's Cross et Euston, pas moyen de contacter le chauffeur. De conférence en conférence, il est apparu qu'il y avait eu explosion; que les équipes de secours avaient beaucoup de mal à parvenir au train à cause de la fumée; et que les rames ne donnaient aucun signe de vie. Bref, de quoi présager une catastrophe (voire un acte terroriste???) Panique, nous voyions déjà nos headlines: "Tube under attack", mais sans en avoir aucune confirmation, ce qui était particulièrement ennuyeux pour la frontpage, car cela signifiait devoir tout redessiner à la dernière minute... Et finalement, à 16h (une heure avant la deadline), la vérité est apparue: accident technique, et le train était vide et hors service de toutes façons. Mais les services de secours ont mis 4h à le savoir. Bref, l'histoire est devenue tout à fait mineure, et nous n'avons pas eu à refaire la frontpage. Ceux qui l'avaient déjà refaite ont dû revenir à la page de départ. Bonne simulation d'une journée de travail en temps réel.
Après mûre délibération, les professeurs ont finalement désigné quel journal méritait le MAJI Award... (MAJI = MAster Journalism International). Nous l'avons gagné avec deux nominations (meilleure frontpage et meilleure backpage), et avons eu l'extrême honneur de repartir avec le trophée, un véritable chef d'oeuvre composé d'une imitation de cannette de bière John Smith's surmontée d'une boule de Noël.
Et finalement, pour nous souhaiter un bien joyeux Noël, nos deux professeurs nous ont offert des bics-oiseau avec des plumes de partout, particulièrement kitch.
La remise du bic kitch à notre prof de design (par notre prof de print journalism)
Nous avons célébré tout cela au Noodle bar.

Sunday, December 11, 2005

Réveillée en sursaut ce matin à 6h00 par une forte explosion. C'était comme si elle était toute proche, c'était très impressionant; je suis restée réveillée longtemps, me demandant ce qui avait bien pu se passer, et où.
Quelques heures plus tard, explication par la BBC:
"Large explosions have rocked a fuel depot near Hemel Hempstead in Hertfordshire shooting flames hundreds of feet into the sky."
Article: http://news.bbc.co.uk/1/hi/uk/4517962.stm


C'est une chose de l'entendre de ses propres oreilles et une autre de l'entendre à la télévision, mais je vous conseille de voir la vidéo. Vous l'avez peut-être entendu aussi... Le bruit a pu être perçu de loin.

Je ne sais pas exactement à quelle distance l'explosion s'est passée, mais dans le ciel bleu il y a des filets noir, que l'on pourrait confondre avec des nuages de beau temps si ce n'était l'odeur. On nous a conseillé de garder nos fenêtres fermées. Terrible perspective de ce que pourrait donner un monde plus pollué.


*** edit ***

Lundi 12 Décembre 0h26

Sondage auprès de mes flatmates. Interrogé 8 personnes sur les 16 vivant dans cet appartement. 3 seulement ont entendu l'explosion (et une est partie photographier les lieux, elle est en Photojournalisme). Dans ces 3 personnes, à 6h du matin, 2 étaient toujours réveillés à travailler sur leurs travaux (hé oui les temps sont durs), et la troisième c'était moi. D'où la question: aurais-je le sommeil léger? Il m'a semblé que c'était la fin du monde qui tombait sur ma tête. Incroyable que 13 autres personnes ne s'en soient pas réveillées.

Illustration 12 Décembre à 10h00.

C'est un réel soulagement qu'il n'y ait pas de perte humaine, toute la matinée je me suis rongée les sangs en espérant que ce bruit terrible ne correspondait pas à une catastrophe meurtrière. Le tribut écologique est très grand, l'air que je respire en ce moment en est largement empoisonné. Il est rageant de savoir que ce dépôt va continuer à brûler pendant des jours sans que l'on ne puisse l'en empêcher. En même temps, le mois passé, une histoire similaire s'est déroulée en Chine à une échelle bien plus grande (une rivière entière a été polluée), les médias n'en parlent plus. Comme quoi les catastrophes écologiques se répètent et s'oublient tout aussi rapidement. L'histoire est à suivre...

Thursday, December 08, 2005

Tadsaaaaam...
Je vous présente fièrement le fruit de mon travail de design... A droite, la front page du "Northwick Star", et à gauche, une inside page.

La semaine prochaine, nous aurons deux jours pour réaliser notre dernier assignment: notre propre newspaper, environ 5 pages, composé d'articles rédigés de notre propre main. Enfin un travail qui nous intéresse tous vraiment! Nous avons divisé la classe en quatre groupes de cinq. Notre première décision a été de prendre un déjeuner éditorial.

Chacun a préparé qqch. Alec (USA) a fait une salade de thon, Rania (Egypte) une salade de légumes, Yingzi (Chine) une soupe aux algues, et moi-même... Apercevez-vous le speculoos de la Saint Nicolas sur la table?

Tuesday, December 06, 2005

MERCI SAINT NICOLAS

Faith, USA: "That's the biggest cookie I've ever seen"


PS: J'ai besoin d'un DVD software... J'ai un lecteur DVD mais mon ordinateur refuse de les lire.

Monday, December 05, 2005

SAINT NICOLAS ARRIVE
Nos souliers sont sur le qui-vive
Nous avons été sages comme des petits moutons
Nous avons dit nos prières et chanté des chansons
Dérangé le kot à des heures infernales
Et même attiré l'âne avec un oreiller smile




Week-end très chargé. Comme j'avais passé une semaine horrible à cause de ces assignments et surtout à cause de cet article qui Dieu merci est rendu, j'ai décidé de consacrer mon week-end... A me détendre. Cela est vite apparu aussi épuisant que travailler, mis à part que j'en garde de meilleurs souvenirs.
Tout d'abord, Emeline est venue me voir. Nous avons passé le plus clair de notre temps à chercher des logements pour son futur séjour en Angleterre.


Même si ici nous partageons une bonne pinte de Guiness.
Samedi soir, nous sommes allée voir "The Woman in White" (the musical). Je ne peux que chaudement vous le recommender. De façon assez surprenante, pas de danse, mais un décor très intelligemment pensé et surtout des chansons magnifiques. Allez donc faire un tour sur http://www.womaninwhitethemusical.com/WIW_London/frameset.htm section musique et écoutez la démo de 8 minutes... Vous verrez ce que je veux dire.
Dimanche, j'ai organisé l'anniversaire surprise de Sarah (qui n'était plus surprise à cause d'indiscrétions grecques). Le plan initial était d'aller faire du patin à glace à Kew Garden.


Voilà une partie du groupe initial. Comme vous pouvez le constater, le jour était parfait, le soleil brillait comme jamais il n'a brillé sur ciel londonien. Si seulement... Mais il est apparu que l'idée a eu trop de succès et nous nous sommes retrouvés à 23. Oui, 23 personnes SANS réservation... Vous devinez la suite. Plus de place. Nous sommes allés à la patinoire du National History museum. Plus de place non plus. Nous avons renoncé et échoué dans un pub, ce qui n'était pas mal non plus.
Puis, le soir, nous sommes allés à BELGO, le fameux restaurant belge dont je vous ai déjà parlé.



Et voilà ce que ça donne. J'ai réussi à manager au moins une surprise: une gaufre belge avec une bougie au son du joyeux anniversaire. Si vous regardez bien, il est écrit: "Happy Birthday Sarah" sur l'assiette.

Et voici le souvenir que Sarah en a écrit sur un carton de bière.

Pas de doutes, cette signature est authentique.
Et pour finir, nous avons pris quelques photos dans les rues de Londres illuminées à l'approche de Noël. Voici l'arbre de Covent Garden:


Et finalement, je rends hommage à cette photographie prise par Lulu d'un sans-abri sous les vitrines de Noël. Elle parle d'elle-même.

Voilà mon week-end. De très bons moments de détente qui sont plus que précieux.
Beaucoup d'entre vous m'ont demandé quand je rentrais en Belgique, alors autant en faire un communiqué de presse: je rentre le 21 décembre à 22h. Je ne suis disponible que les midis jusqu'au 25 où je pars aux sports d'hiver. J'aurai encore un court séjour en Belgique du 5 au 7 janvier. Je sais que cela ne vous laisse pas vraiment le temps de me voir mais de toutes façons je suppose que vous êtes tous en blocus et n'avez pas vraiment la tête à sortir. Je compatis sincèrement, et rassurez-vous il y a une justice, j'ai dû travailler sans arrêt depuis le début de l'année.

Thursday, December 01, 2005

Bon, j'avoue. Samedi était un jour frustrant. Un peu déprimé aussi, mais je ne m'en suis vraiment rendue compte que les jours suivants, lorsque tout le monde a commencé à se soucier pour ma santé mentale. J'avais passé la journée à la British Library à travailler comme une mule, le soir je n'arrivais plus à me concentrer, et je me sentais très seule de n'avoir vu personne de la journée.
Quoiqu'il en soit, j'ai l'immense plaisir de vous annoncer que mon article est terminé - mes articles en réalité, parce que j'ai dû en écrire d'autres depuis. Il n'est pas parfait. C'est-à-dire, il est très loin d'être objectif. Je désapprouve avec ce que l'on m'apprend ici, à savoir que l'objectivité n'est pas essentielle du moment que l'information soit complète et que la parole soit donnée à tous. Cette question me travaille, c'est d'ailleurs le thème que j'ai choisi pour un nouvel essay: l'objectivité est-elle désirable? Je sais en tous cas qu'elle n'est pas possible, mais je pense qu'il s'agit d'un but à viser même si on ne sait pas l'atteindre. Suite au prochain numéro - je commence mon essay demain.
En fait, tous mes professeurs me le disent: je suis trop perfectionniste. "You are very conscientious and probably setting yourself very high standards - maybe higher than you need to. Though that is a good fault, it's not good to let it make you too anxious" m'a écrit un d'entre eux. Je suppose que j'ai pas mal à désapprendre ici, des choses valorisées dans le monde académique mais qui ne peuvent pas survivre dans les médias.

Ceci dit, je suis allée voir Chicago lundi. Non, je ne vais rien écrire dessus, merci j'en ai déjà assez fait cette semaine :-) Mais voici quelques photos

Oui, elles ont été prises illégalement. Oui, je pourrais être poursuivie en justice. Bon, il serait temps que certains d'entre vous créent un blog également, ça me permettrait de garder contact avec la Belgique... J'ai l'impression de vivre ici depuis des décennies.

Saturday, November 26, 2005

Je sais que j'écris beaucoup sur mon blog ces derniers temps. Ce n'est pas que je sois en face de mon ordinateur plus souvent que d'habitude, c'est que je n'arrive plus à me concentrer. Je veux dire, me concentrer sur cet article que je dois rendre la semaine prochaine. Jusqu'il y a peu, quelle que soit l'heure à laquelle je rentrais, j'arrivais à travailler jusqu'à 1 ou 2 heures du matin de manière satisfaisante. Maintenant, j'ouvre mon document, je le relis et de nouveau les mots m'échappent, je ne sais pas du tout comment l'aborder, j'en change toute la structure et c'est encore pire qu'avant. En parallèle je lis ce que d'autres personnes écrivent, dans mon cours, dans les journaux et sur internet, et soudainement j'ai l'impression de n'avoir rien à dire, aucune idée, aucun style littéraire. C'est très frustrant.
J'ai essayé de me concentrer sur d'autres travaux en attendant une idée salvatrice, mais je n'ai plus le choix maintenant, il faut que je le rédige. J'ai terminé toute la partie recherche pour mes autres essays et il n'y a plus grand chose d'autre que je puisse faire sinon résoudre le problème le plus urgent. La deadline de mon article est vendredi. Je n'arrive pas à me détacher des mots de mon texte et à y réfléchir, et finalement je décide de laisser tomber et d'aller dormir, mais je reste réveillée presque toute la nuit parce que je n'arrête pas de penser à cela.
J'ai beaucoup aimé tout le côté du rassemblement d'information, les interviews et la recherche, mais maintenant que je dois rédiger, les choses sont très différentes. Mon article parle de la procédure d'expulsion en Belgique. Beaucoup de termes juridiques, qui n'ont pas toujours d'équivalent en anglais, pour commencer. Et puis, écrire en anglais n'est pas compliqué en soi, mais écrire avec style est une tout autre question. Comment structurer ce que j'ai à dire? Qu'est-ce que je dois dire avant quoi, quand est-ce que je dois citer des gens, qui dois-je citer, et comment? La vérité, c'est que je n'ai aucune idée de la façon dont je dois rédiger un article de 2000 mots, et mon professeur n'aide pas beaucoup. "The rule is that there is no rule", qu'il dit, mais il doit certainement y avoir QUELQUES règles, ou au moins des erreurs à ne pas faire. Cela a à voir avec l'intuition je suppose, avec le talent peut-être. Ca fait déjà deux semaines que je me casse la tête là dessus, et l'idée que dans la vraie vie j'aurais dû le rédiger en un ou deux jours me terrifie.
Je manque terriblement d'expérience et je le sens. Je ne suis pas la seule à venir tout droit du BA, c'est déjà ça, mais je suis bien la seule à n'avoir aucune sorte d'expérience journalistique. Et, pire, je suis bien la seule à n'être intéressée par aucun sujet, à n'avoir aucune opinion sur rien. Et la façon dont j'écris est simplement froide et ennuyeuse au possible, académique et sans aucune originalité.
Bref, je remets en question les raisons pour lesquelles j'ai choisi le journalisme. Je me rend compte que le métier est en réalité bien plus compliqué tout en étant bien moins prestigieux que ce que je pensais. Que cela demande du travail, mais aussi du talent. Chaque jour. Même les jours sans.
Que cela demande aussi de comprendre les choses. Ou au moins d'essayer de les comprendre, ce qui prouverait d'une certaine façon que je m'y intéresse. Avoir des idées. Avoir des arguments. Avoir des opinions. Savoir les décrire dans des mots que les gens ont envie de lire.
Et je sens que j'ai encore beaucoup de chemin pour y arriver...
Je vous rassure ceci dit, Papa-Maman surtout, je me débrouille bien aux cours. Mes points aux travaux académiques sont très bons et mes articles ne sont pas trop mal. J'ai parlé de mes soucis à mon professeur, et il m'a dit que je ne devais pas m'en faire.
Je suppose que cette histoire d'article va se résoudre avec le stress de la dernière minute.