Tuesday, May 01, 2007

Ô marteau piqueur
Que je t'aime, que je t'aime! Pendant un mois je n'avais plus entendu ton doux son, me réveillant sans aucune contrainte extérieure et perdant ainsi de précieuses heures de travail.
J'avais oublié ce que je ratais. Mais heureusement ces glorieux temps sont de retour.
Dites-le moi, qui n'aime pas profiter du lever du soleil à 6h30 am - AM, oui ça veut dire le matin, oui oui oui - par le son de la route qui se perfore, accompagné d'éventuelles vibrations quand le camion se met à forer de concert?
Autre argument. Qui ne s'est jamais couché en oubliant d'allumer son réveil, et malgré le comfort de sa couette, a dû se lever à contrecoeur pour tout mettre en route? Et bien, grâce à toi, ô marteau piqueur, je peux dormir tranquille sans m'en préoccuper, sachant que la municipalité s'occupe de mon réveil en douceur. La municipalité veille sur moi. Elle m'aime. Elle se préoccupe de mon bien-être.
Et puis, ô marteau piqueur, si je peux me permettre, je trouve que ton son répétitif me rappelle vaguement la techno des boites dans lesquelles je ne vais plus, examens obligent, et m'ouvrent une fenêtre d'évasion sur mes cours. Trraaaatraaatratraaaaaaam poum poum, que tu fais, et le camion t'accompagne de concert, tit tit tit tit vroum vroum, et tes ardents ouvriers participent avec un fond vocal fort harmonieux et assez indistinct de leur accent. Il n'y a pas à dire, le chant des oiseaux qui rompt le silence, c'est démodé, et je jubile à l'idée de connaître désormais des rythmes plus urbains et branchés.
Et puis une fois que je suis réveillée, le fait de savoir que je ne suis pas seule, d'être constamment rappellée qu'il y a une présence dans la rue, cela me donne l'impression d'être dans la vie active. Cela me permet de faire une séparation entre la semaine et le week-end. Pardon le dimanche, parce que heureusement le samedi tu es là aussi.
Je ne sais comment je surmonterai ton absence, ô marteau piqueur. Je remercie la providence que tu sois toujours là malgré qu'on ait annoncé ton départ pour la fin du mois de mars. Je pense que je vais t'enregistrer sur 10 CD avec bonus, que je jouerai cette douce mélodie chaque matin au réveil, à des heures que je n'ai pas choisies pour connaître cet émerveillant sentiment de gueule dans le c** quand on est sorti la veille. Je chanterai dessus. Je danserai dessus. Je ferai des remixs, ça fera un tabac. Ô marteau piqueur, si tu acceptes d'être ma Muse, à nous deux nous pourrons monter les marches du succès et briser les préjugés musicaux, métaphore renvoyant à la façon dont tu brises la route, comme ça, sans pitié.

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Bon. La morale de cette histoire? Retrouver les boules quiès mises de côté depuis le départ de la flatmate dépravée.

4 comments:

F-Red said...

Tu devrais conseiller à la municipalité d'essayer le concept "Silent Disco" pour leur marteau piqueur... D'ailleurs il ne serait pas socialiste dans cette municipalité ??? Cet esprit de se préoccuper à 100% de la vie des gens y compris de leur réveil me rappel un certain assistanat... Bref je m'égare et m'en retourne à mon boulot... Oui oui le 1er mai c'était jusqu'à la fin des humanités que j'ai pu en profiter :)

Anonymous said...

apres le karcher, les fan de sarkozy en viennent a politiser le marteau piqueur...

Bientot le tour de la benne à ordure pour faire du tri sélectif?

F-Red said...
This comment has been removed by the author.
Bibil said...

J'y crois pas, la direction des halls of residence sont en train de faire une distribution de boules quiès gratuites!