Friday, March 27, 2009

iiiiiii!

Plus que trois heures et dix minutes.
Edit. Plus que trois heures et cinq minutes. Oui ben ça passe lentement tout ça, il me semble.
Edit. Plus que deux heures cinquante-cinq minutes. Pour tuer mon impatience, je suis allée chercher des photos de winter cupcakes sur internet. Ci-joint.
Edit. Bon, ça fait longtemps que je ne suis plus allée à la toilette, non?
Edit. A force de réfléchir sur la signification du mot "Edit", je suis tombée là-dessus. Ben c'est "Edith" mais en Hongrois.
Edit. Plus que 2h30, et oh! Déjà un premier commentaire. Un(e) anonyme qui m'apprend la diabolique fonction F5. Que diantre. Désormais ma vie ne sera plus jamais la même.
Edit. J'étais de nouveau concentrée sur mon boulot quand une collègue est passée dans mon bureau pour me dire: "et alors, tu n'as pas encore commencé à décompter les minutes?" Puis, une autre est passée dans le couloir avec sa valise: faudrait pas rater l'avion. Booo. Plus que 2h10.
Edit. HhhhhHHhHHH!!!!! (Plus qu'une heure vingt).
18h. * Ding *
18h30. Je suis chez moi. Je suis en vacances. Et, heu... J'ai une valise à faire, et des skis à déplacer.
Feuque.
(Pour ceux qui n'auraient pas compris le message qui se trouve caché dans ce poste alambiqué: je serai au ski pendant toute la semaine prochaine, yiiihaaa! Pensez bien à moi - en bien).

Thursday, March 26, 2009

26 ans


Quand on a 26 ans, on n'a pas juste 26 ans de plus que le jour où on est né: on a aussi 1 an de plus que lorsqu'on avait 25 ans. Et au bout des 25 ans révolus, l'Etat a un message bien spécifique à nous délivrer.
1. Tes réductions jeunes, plus jamais, tu n'auras (car jeune, tu n'es plus).
2. Tes réductions étudiants, en certaines circonstances, ne s'appliqueront pas (car étudiant, tu n'es plus sensé être).
3. Tes transports en commun, au prix plein, tu payeras (car tu es sensé travailler, bouse de jeune post-ado).
4. Dans la vie active, pleinement, tu participeras...
Et oui... Je bénéficiais encore d'un an de sursis après avoir célébré mes 25 ans, mais à présent il est difficile de ne pas se rendre à l'évidence: à 26 ans, on est sensé être un adulte. Ouais. Enfin, c'est ce qu'on dit.
Quand je regarde autour de moi, à 26 ans, la plupart de mes amis ont:
- Un contrat à durée indéterminée.
- Un copain(copine)/fiancé(e)/époux(se).
- Un appartement/une maison.
- Et dans certains cas, des enfants.
Enfin, en résumé, ce qui est communément accepté comme le standard du jeune cadre dynamique qui a terminé ses études à 24 ans.
A 26 ans, j'ai accompli:
- Un contrat à durée déterminée.
- Heu, c'est tout.
Booo, je suis une bouse.
Mais pour ne pas nous déprimer, je vais sortir de cette check list imposée par les conventions sociales et je vais ajouter:
- Une vague ambition littéraire, concrétisée par une angoisse compulsive de la page blanche.
- Un banquier qui m'appelle pour me dire qu'il serait temps de commencer à épargner pour ma pension.
- Un intérêt pour la cuisine, ce qui techniquement devrait faire en sorte que les gens acceptent encore de venir manger chez moi, histoire que je ne passe pas toutes mes soirées toute seule quand j'aurai 45 ans.
- Heu, c'est tout.
Ouais ben moi je dis à ce rythme-là, vivent les 27 ans. Profitez, les petits jeunes, profitez encore de vos tendres années! Il viendra un jour où vous regarderez en arrière et direz, "mais où est passée ma jeunesse? Où ont filé mes jours?" Et vous adopterez un berger allemand qui vous mangera le jour où vous viendrez à décéder, toute seule chez vous.
(Le prix de l'excellence littéraire à qui reconnait l'hommage qui se cache derrière cette citation burlesque).

Wednesday, March 25, 2009

Spéciale dédicace à Maman

Je ne sais pas dans le cadre de quelle émission ils ont fait ça, mais ça donne super bien...

Allez, tous avec moi... Do, a dear, a female dear; Ray, a drop of golden sun...
(Ceci dit, je cherche un bon coiffeur à Bruxelles; gentes damoiselles, si vous avez des conseils, n'hésitez pas - par email).

Tuesday, March 24, 2009

Afterlife

Hier, nous avons eu une session d'écriture créative assez intéressante. (Pour ceux qui ne suivent pas, je fais partie d'un groupe d'écriture créative et nous nous réunissons tous les lundis).
(C'est en anglais, mais pour vous faciliter la vie je vais vous traduire la chose dans la langue de Molière.)
(Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, était un dramaturge et acteur français qui a vécu de 1622 à 1673).
(Voilà, c'est dit.)
Et maintenant que tout le monde suit, j'en retourne au vif du sujet. Enfin le vif, c'est beaucoup dire, car le thème de notre atelier d'écriture était... "Describe an afterlife".
Une fois la question énoncée, on s'est tous regardés d'un air hébété pendant quelques secondes, ne sachant pas trop comment comprendre la question. "Et si on ne croit pas en une vie après la mort?" a dit l'un. "Tu ne dois pas forcément parler de quelque chose auquel tu crois. Simplement une version fictive." Alors bon. On a tous écrit pendant 30 minutes, perdus dans une grande concentration. Celui qui a posé la question s'est levé pour aller aux toilettes puis est revenu en ayant trouvé l'inspiration. Par après, il nous a lu sa version des choses: quand on meurt, on va dans un lieu où il fait froid, où on est nu, et où notre seule distraction est de se ch*er dessus. "Ah mais on a dit une version. C'est une alternative comme une autre. Pourquoi pas?"
Tout le monde a ri, puis nous sommes passés à quelqu'un d'autre, en s'attendant à avoir au moins une fois dans la soirée un texte plombant et déprimant, ou en tous cas pas léger.
Et bien non.
Il semblerait qu'en 30 minutes, la seule option qui s'était offerte à nous pour traiter d'un sujet aussi lourd et philosophiquement chargé était la voie de l'humour.
La personne suivante avait imaginé un système où les gens se réincarneraient en objets symbolisant leur existence. Un banquier se serait réincarné en snowglobe, se retrouvant inondé de paillettes d'or à chaque fois qu'on le secoue. Un jeune fêtard décédé trop tôt se retrouverait en poisson exotique, plein de couleurs et sans mémoire. Le narrateur était lui-même un hibou, et avait anciennement été un vieil homme sage.
De mon côté, j'ai préféré décrire la punition d'un homme abject qui se retrouve réincarné en une mouche à m*rde, donc un truc velu, plein de pattes, et devant réprimer son envie de manger, et bien, la m*rde. La mouche se rebelle contre son sort, se suicide dans une toile d'araignée, puis se trouve réincarnée une seconde fois... en un ver de terre. Qui conclut: "I wish I was still a fly!"
Mon texte préféré décrivait une personne âgée se réveillant dans un lieu inconnu, avec une créature qu'elle ne reconnait pas, et en chemin vers une destination étrangère. Le texte était lu à des niveaux différents jusqu'à ce que l'on se rende compte que cette personne âgée était simplement un "unreliable narrator": elle souffrait d'Alzeimer et ne reconnaissait plus ce qui l'entourait.
Ce qui m'a donc le plus frappé, c'est que malgré le thème chargé de symboles et de croyances, nul d'entre nous n'a vraiment écrit un texte sérieux. Juste de la fantaisie, sans dogme ni jugement, avec seulement une vague notion que ce qui arrivait à nos personnages après leur mort était, grosso modo, lié à leur vivant. Etait-ce parce que nous étions pris par surprise? Pris dans une limite de temps? Ou bien simplement incapable de nous imaginer, sérieusement, ce qu'impliquerait une description objective d'un tel sujet?
Vous auriez parlé de quoi, vous?

Monday, March 23, 2009

Who Shot the Sheriff?

Ou, la murder party sur le thème Far West, donnée afin d'oublier la douloureuse réalité de mes 26 ans et de la perte de mes réductions jeunes sur le Pony Express (entre autres).
Car crime il y a eu, et un crime sérieux. Nous n'étions pas rassemblés depuis une demi-heure dans le Saloon de la Dernière Chance (dont j'étais l'heureuse propriétaire) que le Shérif a été assassiné. Qui était le coupable?
Scarlett O'Lala, ma nouvelle recrue et dernière conquête du Shérif? (Shérif que je connaissais à peine, faut-il le préciser). Ou Juanito Banditos, propriétaire de ranch mexicain, ne se départissant jamais de ses célèbres chihuahuas?
murder2
Le chef Indien Lowerwatha, dont la grand-mère Fière Truie avait été empoisonnée par l'eau de feu du Shérif? Le Général Moutarde, dont le Shérif avait surpris le trafic d'armes (bien que rien dans la Bible ne prohibe ses agissements)? L'entrepreneur de pompes funèbres Woody Box, qui n'avait plus de morts à enterrer depuis que le Shérif avait remis de l'ordre parmi les hors-la-loi?
Murder Party 1
Une des galantes du Saloon? Qui, de Big Emma, Lucy BangBang ou Scarlett O'Lala, avait le plus de raisons de l'assassiner?
Murder Party 5
Lily la Tigresse, que le Shérif avait séduite puis abandonnée? La maire Elise Emoi, afin que le Shérif ne se présente pas aux élections? Ou bien tout simplement son adjoint, Dennis NoGood, qui rêvait de devenir Shérif à la place du Shérif?
Murder Party 4
Ou bien quelqu'un d'autre? Pourrait-il s'agir de n'importe quel autre personnage présent à la soirée?

(De gauche à droite: Snow White, ma fille rebelle de 15 ans; Vanilla Muffin, serveuse; Marie McCousin, propriétaire de ranch; Calamity Janette, chasseuse de prime; le Général Moutarde; le chef Indien Lowerwatha; Dot Dash, la télégraphe intellectuelle; Richard Levéreux, directeur de la banque; et Russel DeCheval, cowboy solitaire).
Quoiqu'il en soit, ce léger assassinat ne nous a pas empêchés de nous amuser, et de souffler mes si nombreuses bougies apposées sur des muffins un peu ratés...
D'ailleurs, si vous vous promenez en ville, faites attention à ce hors-la-loi notoire.
On le dit inoffensif, mais de petite vertu.

Sunday, March 22, 2009

26 ans hier

cjnoizjrfgnierxljvgzr sofgjzvomn blblblbl....
Il me semblait bien que j'oubliais un truc essentiel hier soir, en allant dormir. Je me suis rappelée de me changer, de me brosser les dents, d'enlever des milliers de pinces dans mes cheveux, d'éteindre la lumière. Tout y était? Mmmm, non.
Fermer mes rideaux. Voilà ce que j'ai oublié.
Diantre que le soleil se lève tôt dans cette contrée, se levant sur la deuxième journée de mes 26 ans: le deuxième jour d'une vie sans réduction jeune dans l'Eurostar. J'ai checké les cheveux blancs et ça va, je n'en ai toujours pas; par contre, je ne pourrais pas en dire autant pour les débuts de ride.
Au moins j'ai un superbe bouquet de fleurs (roses et gerberas) pour me faire oublier l'inévitable... Bibil, y a un happy birthday deuxième round tout à l'heure, et... Tu as toujours la vaisselle de 22 personnes à faire.
Et un salon à nettoyer.
Salon dans lequel se trouve du foin.
blblblblblblbbl....

Thursday, March 19, 2009

Bibil et le grand mystère de son alimentation

Bon.
Hier, dans la journée, si nous faisons le compte, j'ai mangé.
- Du porridge avec du miel au petit déjeuner.
- Une pomme à 10h.
- Une demi-baguette au chèvre à midi.
- Vers 16h, des biscuits bio au son, accompagnés d'une tisane.
- Vers 17h, une poire (pas assez mûre, j'en conviens), une banane, des céréales aux noix de pécan.
- A 19h30, un steak d'agneau bien cuit, des pâtes intégrales cuites dans du bouillon de légumes, des brocolis, et un peu de chocolat noisette.
- A 20h, une tisane.
Ca vous a l'air sain, ça, non?
Je ne me suis pas englouti le contenu d'un Quick et de la petite Casa réunis. Ma cuisine est propre. Mes produits sont frais. Vraiment, je ne comprends pas. La vie, parfois, c'est quand même pas juste.
(Le lecteur averti comprendra de lui-même la suite des événements, et déduira par ailleurs que je suis encore dans mon lit à 11h du matin, ayant dormi en tout et pour tout 5 heures.
Boooo.)
(Et je n'ai pas envie d'y voir un lien direct de cause à effet sur l'hygiène précaire de mon lieu de travail, mais bon... Heu, quand même quoi.)

Wednesday, March 18, 2009

Il y a une justice

Si je vous montrais ceci:
Muffins
Ou cela:
Le financier aux griottes et aux pistaches
Ou encore ceci:
Muffins printaniers
Vous vous dites?
"Juste Ciel, cette fille a l'air tellement accroc au sucre que ça ne m'étonnerait pas qu'elle fasse encore des rêves de maison de pain d'épices"
Ou encore:
"Juste Ciel, cette fille a l'air tellement accroc au sucre que ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit tentée, tous les jours, de se chopper un à un tous les carrés de sucre qui trainent à côté de la machine à café de son boulot"
Voire même:
"Juste Ciel, cette fille a l'air tellement accroc au sucre que ça ne m'étonnerait pas qu'elle ait plein de caries".
A cela, je réponds:
1. Oui, j'ai déjà réfléchi à l'option de la maison en pain d'épices, puis j'ai pensé à la date de péremption de ce truc qui contiendrait forcément des produits périssables, à moins d'être boosté de conservateurs de partout. Puis aux insectes que ça attirerait. Puis à l'impact du soleil sur le nappage en chocolat. Les rêves d'enfant c'est très bien, mais parfois il faut rester pratique.
2. ... Je ne ferai aucun commentaire quant à ces carrés de sucre qui, il est vrai, sont toujours juste au milieu de la table, s'exposant sans retenue, m'appelant doucement d'une voix tentatrice.
3. Je suis allée chez le dentiste aujourd'hui.
Ah oui.
Ah c'est la joie.
D'où le titre de mon post.
J'arrive chez ma dentiste, je m'installe. Elle prend des nouvelles de ma personne, de la famille, me fait ouvrir grand la bouche, et continue à essayer de me faire parler. Et cela donne:
Dentiste: "Dites-moi, cela fait un petit temps que vous n'êtes plus venue."
Moi: "ha hè hè, hun han hé hi" (à savoir, "ça c'est vrai, un an et demi").
Petit moment de silence.
Dentiste: "Ce n'est pas ce que dit mon dossier." Elle prend son petit instrument qui ressemble à une aiguille en serpe pour aller gratter mes gencives. "D'après mon dossier, vous n'êtes plus venue depuis 2006."
Moi: "ha hon?" ("Ha bon?")
2006. Trois ans sans dentiste. Trois ans durant lesquels j'ai mangé, en moyenne, 365 x 3 desserts, plus les suppléments. Huuuu. J'ai commencé à craindre.
Dentiste: "Oh, qu'est-ce que je vois là?" Elle gratte un truc avec son aiguille et je sens avec frayeur la pointe s'approcher dangereusement d'un nerf. "Ah non, autant pour moi. Ce n'est pas une carie. Oh, mais heu, et là?" Et elle a recommencé. "Ah, là non plus. Oh mais dites-moi, ici!" Et pas de carie non plus, incroyable.
Mais n'en concluez pas pour autant que je m'en sois sortie à si bon compte. Comme je vous l'ai dit dans le titre, il y a une justice.
Donc la dentiste a continué: "vous n'avez pas mal?"
"Ben un peu quand même" ais-je répondu. Non mais je me suis sentie obligée de lui dire la vérité hein. Après tout, je suis venue parce que j'avais mal. "Ici, en haut à droite, en dessous de la gencive". Et je lui ai montré le truc.
Alors là EVIDEMMENT, munie de sa petite serpe, elle va me gratter EN DESSOUS de la gencive en haut à droite. Elle réfléchit, fait un petit "Mmmm oui", puis va trafiquer un truc derrière mon dos.
Dentiste: "On va faire une radio".
Moi: "hu hoi? hè houhoi?" ("Une quoi? Mais pourquoi?")
Dentiste: "Il est possible que vous ayez une carie en dessous de la gencive."
Moi: "hehahihohuhihohèha!" (mouvement de panique soudain).
Dentiste: "Oui mais ne vous inquiétez pas hein, ça se guérit, c'est juste une petite anésthésie locale et puis..."
Moi: "hooooooooooooon!!!"
Dentiste: "Oh, mais une petite piqûre... Et arrêtez de bouger, je... ah, c'est malin, je vous ai coupé un bout de gencive. Ah ben oui ça saigne, ça forcément."
Justice, je vous dis, justice.
Le sucre finit toujours par avoir raison.
Traitre chose.
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