Friday, March 30, 2007

Petite soirée DVD
Hé oui voilà ce que devient ce qui était à la base une petite soirée DVD chez Gwen.
Elle nous acceuilli avec un bon petit repas et en préparant un gâteau au chocolat qui, ma foi, avait l'air bien bon.


Mais en le sortant du four nous avons trouvé qu'il avait une consistance un peu louche et tant soit peu liquide. C'est là que Gwen - heu pardon, c'est là que Kévin - s'est écrié: oh, la farine! Oui, nous avions oublié la farine, donc nous l'avons ajoutée après coup et recuit le gâteau, pour un résultat des plus originaux.
Puis nous sommes allés louer un DVD de gonzesses, Marie-Antoinette, contre l'avis de Kévin (cet homme est un martyr de la cause moderne, je ne dis que cela).

Et nous avons ouvert un peu de mousseux, des chips, et quelques fruits caloriques pour accompagner le gâteau.
Merci Gwen!

Thursday, March 29, 2007

Je vieillis
Bon bon bon, oui, j'avoue, c'était mon anniversaire la semaine passée. J'ai à présent un âge divisible par 2, 4 et 6, m'a rappelé Julia. Et aussi par 1 et aussi par 24. Aaaahlala le temps se fait pluvieux et je ne fais pas plus jeune. Si vous voulez que je vous explique la photo, c'est un coeur que les bougies forment sur le gâteau alors bon c'est un coeur que forment mes mains. J'ai fêté cela à Verbier entre amis et à Bruxelles en famille. Cette année je n'ai demandé/reçu quasi que des bouquins! Orwell 1984, L'histoire d'Angleterre écrite par Churchill, comment cuisiner des sushis, pourquoi les femmes ne savent pas lire les cartes routières et j'en passe. Aaah érudition quand tu nous tiens.
J'ai aussi reçu des gants de vaisselle et des menottes. Allez savoir pourquoi.

(Enfin moi je sais pourquoi mais bon je ne vais pas le dire hein).

Et comme me dit Gwen: pour l'instant, je n'ai qu'une seule ride, et je suis assise dessus!


(Les emballages cadeaux ont été très ciblés cette année)

Tuesday, March 27, 2007

Bibil postule
Non seulement ça me bouffe tout mon temps, mais ça me bouffe aussi toute mon énergie et toute mon attention. J'y pense non stop, j'en parle non stop, je demande des pistons et des conseils un peu partout, j'appelle des gens que je connais par un ami qui connaît quelqu'un qui connaît, c'est pire que les examens. C'est la première fois que je postule, que j'écris des lettres de motivations, tout ça, et de ma vie je n'ai jamais effectué d'interview. Moi qui était jusqu'à présent une oasis de calme et de sérénité (si, si), je suis devenue une boule de stress incapable de m'asseoir devant mon PC plus de trente secondes. On dit que les hommes pensent au s*xe toutes les 52 secondes, et bien je compatis parce que c'est franchement c'est chiant d'avoir une pensée comme ça qui m'obsède de jour comme de nuit.
Gaëlle m'a suggéré de limiter le temps pendant lequel je m'occupe de postuler et de n'y concentrer que deux heures par jour. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire, parce que j'ai beau essayer de me déconnecter c'est impossible, et puis zut j'ai un blocus à commencer aussi, hein!
Si quelqu'un se sent inspiré et a envie de rédiger des lettres de motivations pour moi, et en anglais, surtout qu'il n'hésite pas à se manifester... Et puis si vous avez entendu parler de stages/jobs/promotions canapé dans les institutions européennes ou dans des think tanks/boites de consultance en politique européenne, hein... Ou si vous connaissez quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît...
Pfff moi je dis, je vais postuler pour le chômage ce sera plus simple.

Monday, March 26, 2007

Quand on porte un bonnet toute la journée...
...L'effet est bizarre quand on l'enlève.
C'est pourquoi vous remarquerez quand pendant les pauses, les mecs n'avaient aucun problème à les retirer et se faire des coiffures de punks (c'était drôle), tandis que Diane et moi on hésitait un peu plus (c'était laid).

Même si on m'a déjà dit plusieurs fois que franchement, ce bonnet, il valait mieux que je le bazarde (mais je ne le ferai pas tant que le bonnet jaune fluo de Gauthier sera toujours à l'air libre).
Et tiens, en parlant de Gauthier, le voici en train de raconter la blague du Roi des Ours. J'ai dû faire un petit montage parce que j'ai filmé tout ça sans son accord. Et je publie cela sans son accord aussi, d'ailleurs.

Et tant qu'on y est, je peux également vous raconter la blague de la mobilette. C'est un peu une inside joke parce qu'en fait ce n'est pas sensé être drôle. En gros, ce n'est pas une blague, quoi.
Alors voilà, c'est un mec qui entre dans une boulangerie et qui demande deux baguettes pas trop cuite.
- Désolée, nous n'en avons plus, répond la vendeuse.
Et le mec répond:
- C'est pas grave, je suis en mobilette.
Voilà, c'est là que vous devez rire (ou pas). Vous ne comprenez pas? C'est normal, il n'y a rien à comprendre. Mais ce qui est bien avec cette blague c'est qu'on peut la raconter avec plein de variantes différentes. C'est pas grave, je suis en ski/en surf/à pieds/en charrue/en Porssche. Mais ça ne fait rire que nous, en fait.
Ceci dit, variante inventée par Christophe le dernier jour:
Mr et Mme Lette ont un fils, comment l'appellent-ils?
Fondue!
Fondue, selon Wikipedia: un des plats nationaux suisses typiques, que l'on retrouve également en Savoie (France), Vallée d'Aoste et Piémont (Italie). C’est du fromage à pâte dure que l’on fond pour le manger chaud.
Selon nous: Quelques litres de fendant réchauffés dans lequel se trouvent un peu de kirsch et une minorité de fromage. Mais c'est bien parce que je suis allergique au fromage, hein.

Résultat: heureusement qu'il y avait un peu de pain pour assurer la partie non alcoolisée du repas. Maman sera presque choquée de savoir que nos proportions de fendant étaient les mêmes que celles qu'elle utilise avec ses amis et que, contrairement à elle, nous n'avons pas agrémenté cela d'un coup du milieu. Voilà, comme ça c'est dit, voici Maman dans l'incapacité de me faire des reproches.
Evidemment après on avait un peu de mal à se concentrer sur les jeux de société (Ci-dessous, Jungle Speed).



Voici une petite vidéo sympa que j'ai tournée dans la cuisine, avant que la fondue ne soit prête, donc là si je puis préciser nous sommes sobres.

I love the fondue, c'est dingue. Ah oui et Vincent et Diane ont un gage qu'ils n'ont pas encore effectué. Faites-les souffrir.
Ski, ski, et re-ski
Les Islandais ont près de 12 mots pour désigner la neige, dont la signification diffère en fonction de sa consistance, de son adhérence, de son abondance, etc. Au Groenland, ils en ont à peu près 15. Nous, nous n'en avons qu'un, de même que nous n'avons qu'un mot pour désigner "poudreuse", "brouillard", "tempête de neige", "je suis perdu dans un nuage", ou encore "mais quel temps de merde".
En clair, si vous lisez entre les lignes, vous comprendrez que le temps a été dégueulasse.
Illustration:

Ceci est l'un des rares moments où nous sommes passés en dessous du plafond nuageux. Mais la règle générale était de se perdre dans un brouillard plus ou moins épais et plus ou moins neigeux/pluvieux/grêleux/froid/douloureux.

C'était un peu comme la sensation de se perdre dans une page de papier blanche, ou encore de se trouver à la sortie du broyeur à papier, se recevant plein de flocons dans le visage.
Mais j'ai l'air de me plaindre, en réalité nous n'avons vraiment souffert que le premier jour, lorsque naïvement nous nous étions équipés de micro-lunettes de soleil et de crême à bronzer. Dès le lendemain, nous avons chacun opté pour des stratégies différentes afin de combattre le blizzard.
Ci-contre, la technique du dissident Corse, adoptée par Amaury (junior), plus modernement connue comme "fous ta cagoule". Ca protège bien mais ça ne le fait pas quand on veut aller dans une banque.


Il y a aussi la technique qu'a adoptée Gauthier, celle de l'anti-camouflage: un bonnet jaune fluo, bien pêtant, pour être sûr de ne pas le perdre.
Ou encore celle de Vincent, celle du camouflage neige intégral, bien involontaire en fait, car souvent c'était dû au fait qu'il était sorti de la piste et s'était retrouvé dans la poudreuse sans le savoir. Ou encore au fait que Gauthier l'attendait avec de la neige à lui faire manger.
La preuve en images.

Allez, quand même une photo d'un moment de soleil, au début de la piste Tortin. C'était le premier jour.

Comparez avec cette photo du dernier jour et constatez notre sublime hâle bronzé aspirine.

La palme de la citation du séjour revient à Vincent, qui a déclaré comme ça dans le brouillard: "J'ai essayé de manger la neige, mais j'ai arrêté quand j'ai pensé à toutes les usines par lesquelles ça a dû passer".

Friday, March 16, 2007

Pas si vite, petit fripon
Ton esprit s'était déjà envolé avec moi vers le pays de la fondue, m'imaginant jouer à cache-cache dans les sapins voire me rouler dans la neige, mais non.
Je suis toujours à Londres.
Pourtant j'avais bien géré mon affaire, j'avais terminé mes essays, fait mes valises à temps, nettoyé ma chambre à fond, éteint toutes les prises, tout. J'avais pris mes deux énormes valises pour mon dernier séminaire, dans le but de cavaler prendre mon train. Je me suis fait aider genre par quatre mecs (prof inclu) pour porter les valises jusqu'à la sortie de l'auditoire. J'ai pris un taxi, passé les contrôles de douane, acheté le Cosmo du mois, et je me suis assise à ma place de train d'un air triomphant. Il faisait beau. J'étais en vacances. Tout allait bien.
Cela allait tellement bien que d'un coup, je me suis dit: ça va merder. Panique, sueurs froides. Tout va trop bien. Cela ne peut que merder.
Et indeed.
Ca a merdé.
Ca a commencé par un message du chef de bord disant qu'on aurait un peu de retard à cause d'un feu sur une voie. Certes, cela n'arrive pas tous les jours me direz-vous, et j'aurais dû sentir le truc venir. Trois-quart d'heure plus tard, on n'était toujours pas parti, on avait déjà eu trois messages pour calmer notre impatience. Je suis allée faire un petit tour au bar et le staff avait l'air un peu désespéré. "Oh non pas encore une nuit à l'hôtel" ou bien "mais c'est l'anniversaire de ma copine ce soir". Oups. Mamouth sous cailloux.
Et voilà. Train annulé. Tous les trains de la journée aussi d'ailleurs. Et puis tant qu'on y est, tous les trains du lendemain.
Supeeeeeer.
Donc je suis rentrée chez moi, laissant derrière moi une marée humaine en pleine ébullition éructant de façon peu polie leur frustration sur le personnel de bord. A ce moment-là je remerciais encore la life parce qu'après tout, j'avais un logement, un téléphone et une connection internet. Je suis rentrée chez moi, me suis enfilée une demi-tablette de chocolat et je me suis mise à l'ouvrage.
Sauf que.
Tous les bus avaient été pris d'assault, il n'y en avait plus un seul. Plus avant dimanche. Les avions étaient assailli également, les places se faisaient rares ou en tous cas incroyablement chères. Imaginez-vous une ambiance 24H, avec le chronomètre qui défile. Tut, tit, tut, tit... et superposés à l'écran: une Bibil hargneuse au téléphone, Maman Bibil concentrée sur internet, Amaury-le-Rosbeef derrière son Gmail, et le tout en suractivité, pendant DES HEURES. C'était comme négocier avec des terroristes ("Négatif, nous ne négocions pas avec les terroristes" "Mais Mason, ils ont la fille de Bauer en otage") sur le montant d'une rançon. Tout était hors de prix. Pas de solution, j'en étais venue aux larmes, quand on s'est dit tant pis, cédons aux exigences de l'offre et de la demande. Ma petite Maman que j'aime m'a offert un billet au prix plein, demain à la première heure. Avec ce budget j'aurais pu m'acheter un petit iPod. Ou bien 50 muffins. Faites le calcul.
Oui, mais et mes bagages dans tout ça? Mes deux lourdes valises que je n'arrivais pas à porter seule? J'ai dû reshuffler le tout pour ne prendre avec moi que 20 kg, et j'ai largué le reste chez mon cousin dont un ami rentre en voiture la semaine prochaine.
"Mais c'est un caca de mastodonte ce que tu m'apportes là" m'a-t-il dit en me voyant débarquer avec la valise restante.
Sur ce vous m'excuserez mais je vais tenter de prendre cinq heures de sommeil.
Rajout utile numéro un: J'ai mon horaire d'examen. 6 examens en 9 jours, entre le 11 et le 19 juin. Mais j'ai envie d'y survivre, hein.
Rajout utile numéro deux: J'ai updaté ma wish list sur Amazon. Je ne sais pas, un jour quand vous aurez envie d'y faire un tour.
Et Hop!
Et je suis partie. A dans une semaine.