Thursday, September 28, 2006

Serrons-nous la main!
Bonjour, écrit en 19 langues différentes... On a dû me prendre pour une folle, ou pour une fille qui avait un truc à vendre, parce que je suis passée de groupe en groupe en demandant aux gens quelle était leur langue maternelle. J'aurais dû parier un truc, genre, des bières ou des muffins de chez Starbucks.Allez, je vais être sympa, un cadeau kitsch à qui sait me reconnaître au moins dix langues.
Remarquez la quasi inexistance de ma ligne de vie, ça vous panique pas?

Tuesday, September 26, 2006

Avant que je ne les accroche...
Voici quelques dessous de verres (soupoc, il paraît que ça s'appelle), souvenirs de sympathiques soirées entre amis.
A Cologne, pendant la coupe du monde:Au Coach (comme c'est original):
A Sarreyer, près de Verbier:
A la Terrasse, avant de partir pour Londres:Je vous avais prévenus, qu'ils allaient se trouver sur mon blog! Bonne journée à tous.
C'est toi qui connais!
"D'où viens-tu?" est la question qui suit la demande de mon prénom. Je viens de Belgique. Certains me demandent où c'est. D'autres me disent qu'ils y sont déjà allés. D'autres encore me répondent, cela tombe bien, je voulais avoir l'opinion d'un Belge sur ta politique extérieure. Pour n'importe quel étranger, je suis supposée être devenue une experte en mon pays, en connaître les moindres détails touristiques, économiques, politiques et culinaires. "Qu'est-ce qu'il faut visiter en Belgique?" "Comment décrirais-tu l'histoire belge?" "Est-ce facile d'être un si petit pays dans l'Union Européenne?" Je dois bien dire que souvent, les étrangers connaissent mieux mon pays que moi-même.

Et après qu'ils m'aient posé ces questions, je fais exactement la même chose pour eux. Ma flatmate américaine se fait carrément aborder dans la rue par des étrangers. Les gens lui posent des questions sur Bush, sur la guerre en Irak, ils désapprouvent ou demandent son opinion. Parfois, ils cherchent aussi la provocation. Pour moi, heureusement, cela se limite aux institutions européennes et à nos problèmes linguistiques.


Julie, Nina et moi devant le London Eye, avec en main, des boissons de Café Néro.
C'était déjà comme ça l'année passée, d'ailleurs, et avec le temps j'ai développé des réponses automatiques. Ce qui a changé, c'est que soudainement je me suis transformée en guide de Londres. Comme j'ai vécu ici un an et que les autres débarquent, souvent on me demande "amène-nous où tu veux", et moi je me dirige vers un resto ou un pub que je connais. Devant un bâtiment, je déclame le guide du Routard.
Et parfois, c'est "où habites-tu à Bruxelles?" Quand je dis Kraainem, on me répond "je vois très bien où c'est". Nina, ma colocataire, a habité Kraainem pendant six mois. J'ai aussi rencontré un Autrichien dont les parents habitent Tervuren. "A quel niveau de Kraainem habites-tu? près du Carrrefour?" Non, je réponds, aux Quatre Bras, "alors tu es à la limite de Wezembeek", et ça me fait bizarre de parler de détails aussi locaux ici, alors qu'en Belgique, les gens voient à peine de quoi je parle.
Et sinon, Amaury est à Londres lui aussi, preuve en images.

Plus de photos sur mon compte Flickr.

Sunday, September 24, 2006

Londres, quand il ne pleut pas
Et voilà, il ne pisse plus la pluie sur la ville et tout reprend directement un ton positif.
Je suis allée hier à Borough market, à deux rues de chez moi.
Il y avait toutes sortes de choses à voir, dont ces citrouilles aux formes un peu bizarres, du pain, des fruits et légumes, des produits français (fromage, foie gras, vin), un étalage de bières belges, et j'en passe. Beaucoup d'ambiance, beaucoup de monde, beaucoup de francophones et surtout un peu de soleil.

D'ailleurs il y a tout plein de photos sur mon compte Flickr.

Nous avons aussi trouvé une échoppe de cocktails de fruits pressés. Je me suis laissée tenter par le suivant, bien que je n'avais rien bu la veille:
Et ça a donné un curieux mélange à trois couches:

Je fais une drôle de tête, mais c'est normal, je venais d'en boire une gorgée et ça arrachait bien!Je retiendrai pour les lendemains de fête. A côté de moi, ma flatmate Nina.

Le soir, rendez-vous à Angel avec les rescapés des départs de Septembre, c'est-à-dire, avec ceux de l'année passée qui étaient encore à Londres. Nous sommes allés au Living Room, qui est exactement comme celui de Belgique, même ambiance et même nourriture. On ne le dirait pas mais là je suis en train de boire un cocktail:

Ca s'appelle "Chocolate Wonka", il y a dedans un tas de trucs bien sucrés et bien caloriques, dont du butterscotch shnapps, du vanilla shnapps, du chocolat chaud, de la crême fraîche (aaah, du lait!) et des marshmallows. Délicieux, quoiqu'il aurait été plus dans le ton au milieu de l'hiver quand il fait bien froid et qu'il y a des décorations de Noël partout.

Il y avait même un chanteur et un pianiste. Ils chantaient des hits qui passent en boucle à la radio, en version jazz.
Et après, direction un petit bar sympa, "the Angelic" tout simplement, à cause de la station de métro, sans doute.



Comme quoi, il suffit de sortir un peu et de voir des amis pour faire s'en aller les coups de cafard.

Un peu plus d'information sur mon logement, pour ceux qui connaîtraient un peu Londres. J'habite à Great Dover Street, dans le quartier de Southwark, près de la station de métro Borough. "Le Sud de la Tamise! Mais je ne te parle plus!" s'est exclamé Amaury quand je lui ai dit, oubliant sans doute qu'au Sud de la Tamise, il y est né. J'ai une chambre pas si mal que ça, même si elle est plus petite que la précédente. J'ai ma propre salle de douche, connection internet, téléphone fixe et mini-frigo.

Friday, September 22, 2006

Londres, le retourC'est avec mes deux tonnes de valises habituelles que je suis repartie pour Londres... Encore une fois, pour me lancer dans l'inconnu, pour déballer mes affaires dans de nouveaux endroits, avec de nouveaux gens parlant une langue qui n'est pas la mienne. Ce n'est pas comme si je n'avais jamais fait ça avant, mais quand même, hier soir, dans cette chambre aux sons étrangers, je me sentais un peu seule. Surtout que cette fois-ci, le logement n'est pas terrible terrible. La chambre est bien, la cuisine aussi, mais le quartier... Nos voisins sont des logements sociaux, et à tous les coins de rue il y a des bandes de jeunes rebelles fumeurs de substances illicites. "We are in the doggy area" m'a dit d'emblée ma nouvelle flatmate. Le Harlem de Londres. Le genre d'endroit où il ne vaut mieux pas se perdre à minuit.
Enfin pour mettre fin au ton pessimiste de ce post, je peux vous révéler un scoop.
J'ai fait l'objet d'une technique d'approche ce soir.
Oui oui, ça vous étonne peut-être, mais c'est véridique. Je vais l'intituler: la technique de "la panne d'ordinateur".
En résumé: mon PC refusait obstinément de se connecter au réseau internet des halls of residence, et je commençais à m'énnerver, lorsqu'un mec, petit et peau à problèmes, me dit qu'il peut m'aider. Son look et sa gaucherie me fait conclure à l'ingénieur informaticien, et j'accepte avec reconnaissance, sans me douter que j'allais faire l'objet d'une technique un peu similaire à celle du billard ou de la carte: rapprochement, tentative de faire se toucher les mains, et j'en passe. Sauf qu'apparemment il n'était pas ingénieur et n'y connaissait rien, et finalement j'ai repris mon ordi et j'ai tout fait moi-même (ce dont je ne suis pas peu fière, je dois l'avouer). Mais c'était bien essayé quand même.
Enfin si jamais vous avez envie de m'envoyer des petits emails ou sms d'encouragement, c'est le moment, parce que ce n'est pas facile.

Thursday, September 21, 2006

Couples
A chaque fois qu'on va boire un verre entre amis, ça ne manque pas, il y a un couple dans la pièce. Ce soir nous étions à la Terrasse, et à côté de nous, c'était le grand amour: jeux de pieds sous la table, jeux de mains au dessus, bisous, déclarations enflammées. Certains ont trouvé le couple attendrissant. Moi, j'ai l'impression de voir des couples partout.
Mes amis et moi sommes à un moment charnière de notre vie. Notre dernière année d'études. C'est le moment où tout bascule, où nous devons chercher du travail, où soudainement nous ne sommes plus des étudiants, mais des adultes. Et soudain les gens arrêtent de s'amuser avec des relations frivoles. Ils cherchent de la stabilité. Ils cherchent à être un couple.
Les couples... Le sujet de conversation privilégié des célibataires. Les couples qui tiennent. Ceux qui vont rompre. Les démonstratifs. Les discrets. Les autosuffisants. Ceux qui vont bien ensemble. Ceux qui unissent les contraires. On prédit les mariages, alors que les fiançailles pleuvent à la pelle. Ah, l'obsession du couple! L'angoisse du célibataire! C'est tout ce que j'entends ces derniers temps: la peur des gens qui voient des paires et qui se voient seuls.
J'ai du mal à comprendre pourquoi. Nous avons 23 ans. C'est jeune. Nous avons la vie devant nous, tout à apprendre, tout à expérimenter. La liberté, c'est maintenant que nous l'avons, et tout ce que nous cherchons, c'est à se mettre la bague au doigt et la corde au cou.
Photographie: Kevin Schön pour stock.xchng

Wednesday, September 20, 2006

Bibil travaille pour Eurostar
Hé oui! Je n'ai pas voulu l'ébruiter plus tôt, mais mon blog a été repéré par Eurostar, qui me propose de participer à son nouveau projet: "Voice of a City". J'ai passé une deuxième sélection, et j'ai reçu une réponse positive aujourd'hui. Conclusion, dès octobre, vous me verrez blogger pour Eurostar.
Le principe de "Voice of a City" est simple, il s'agit d'un blog animé par dix francophones vivant à Londres. Nous serons sept Français et trois Belges. Nous parlerons de tout et de rien, de notre vie quotidienne et de nos meilleurs conseils de sortie.
Je vais donc me trouver dans l'obligation de sortir au moins une fois par semaine, d'écumer les restos et les pubs pour le boulot, dépenses couvertes. Et je vais recevoir des tickets aller-retour Londres-Bruxelles. Et un appareil photo numérique. Trop bien. "Tout smooth", comme dirait mon frère. "Tout trance", ajouterait-il plus tard, et "tout chill", ça va aussi.
Comme quoi, blogger a du bon.

Monday, September 18, 2006

Bon anniversaire Guillaume
Regardez cette attitude. Jeune, cool, rebelle, il se fait un point d'honneur à ne pas sourire, parce qu'une photo de famille, ça craint grave. Ou alors non, c'est une pose spéciale pour un jour spécial, il fait le boss, le "stylé", le "grinçant".
Aujourd'hui il a 18 ans. Et toutes ses dents, même si la dentiste m'a dit qu'il n'allait pas les garder très longtemps s'il continuait à ne pas les brosser.
De toutes façons, quand je l'ai vu pour la première fois, des dents, il n'en avait pas. A la sortie de la clinique, il était empaqueté dans des vêtements de bébé neufs. Pas question de réutiliser nos affaires de filles; Guillaume, c'était un garçon, LE garçon et le seul. Minuscule, tout rose et tout mignon, sur les photos de familles, au milieu de ses trois grandes soeurs.
Avec les années, il a développé un style bien à lui, la mèche rebelle et provoquante, les grimaces de "grinçant", et récemment, la coupe tondue. Tout cela s'est assorti d'un vocabulaire godinnois. "Furte", "grince", "smooth", "trance", "furte la grinçante, elle est toute smooth". Et j'en passe.
<-- Et ça, ce sont des sushis! Kanako, tu vas être fière de moi, je les ai faits de mes blanches mains à partir des ingrédients de base. Les feuilles d'algues fumées, le riz spécial collant, le saumon, le crabe, le thon, l'avocat, le concombre, le wasabi, et la petite planche en bois spéciale, là, celle pour rouler les sushis. Oui, j'ai trouvé tout ça en Belgique.
Par contre, certains n'ont pas su relever le défi du wasabi. -->
Il faut remonter le moral à Maman, elle a un coup de vieux pas possible maintenant que tous ses enfants sont majeurs.