Thursday, August 31, 2006

Fryent Country ParkAaaah le calme, la nature, les oiseaux qui chantent, après une semaine dans le stress et dans la pollution de la ville... Regardez bien ces photos, le soleil se lève à peine sur un champ d'herbes folles, perce à travers le feuillage enchanteur d'un bosquet. Qui pourrait croire que cet endroit se trouve à Londres?
Il s'agit de Fryent Country Park, une véritable ôde à la campagne en plein centre de Wembley, le coeur urbain du Middlesex. Le parc couvre 103 hectares, et sa réserve naturelle abrite quantités d'oiseaux, de lapins et de rongeurs, ainsi que d'occasionnels renards. Des petites haies séparent les champs aux tons dorés. Ce qui devait n'être qu'un bol d'air est rapidement devenu un vrai paradis, ravivant la nostalgie de la campagne de mon enfance.
Il est 10 heures du matin, un homme et son fils jouent au cerf-volant, des petites filles se promènent à cheval et des petites vieilles promènent leur chien. La conversation n'est pas difficile à engager, ces dames ont toute une vie à raconter mais préfèrent me parler de leurs labradors et des renards. Je suis une étrangère, cela s'entend, mais elles n'arrivent pas à déterminer mon accent. "Un accent français", je réponds, et elles me disent que j'ai de la chance, parce que le Français est une langue si difficile à apprendre, mieux vaut le connaître quand on est jeune. D'ailleurs tout est mieux quand on est jeune, elles n'ont plus les jambes pour traverser le parc, et elles se contentent tous les jours du même parcours.
Résultat? J'ai fini par porter les sacs du marché jusque chez elles.
Voici une photographie aérienne prise sur le site officiel du Brent Borough of London:
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Wednesday, August 30, 2006

Notting Hill CarnivalColoré, vous ne trouvez pas? Brésil? Rio de Janeiro? Non, c'est le carnaval de Notting Hill à Londres.
Ce festival de rue, mettant à l'honneur la culture des Caraïbes, a été établi dans les années 60. Son but initial était de résoudre les tensions entre les nouveaux immigrants de la mer des Antilles et les autres communautés existantes. Depuis, il ne cesse d'attirer du monde; cette année, ce sont environ 500,000 personnes qui se sont déplacées.
J'étais préparée à beaucoup de choses, mais pas à ça. Le long des rues principales, des danseurs aux costumes colorés défilent et dansent sur les sons de la Jamaïque. Dans les rues secondaires, des centaines de petites échoppes vendent nourriture, boissons et produits touristiques à des milliers de jeunes agglutinés en masse. Si vous aimez les bains de foules, les baffles faisant vibrer votre corps quelque soit la distance qui vous sépare, et si vous aimez vous faire asperger de bière ou de lait de coco, alors le carnaval est fait pour vous! Personnellement, je doute que quiconque, fût-il l'étudiant le plus guindailleur de Louvain-la-Neuve, puisse tenir le rythme plus de quelques heures. Mais même pour quelques heures, le carnaval en vaut le détour.
A côté des célébrations officielles, vous pourrez apercevoir de jeunes anglais dansant à l'extérieur devant leur fenêtre:
Ou bien déguster une noix de coco, comme Caro et moi ici:
Boire le lait de coco, c'est simple. Mais manger la noix, c'est loin d'être aussi facile! Après moultes tentatives avec nos doigts et nos ongles, c'est la carte d'étudiante de Caro qui y est passée. Désolée Caro, mais c'était pour la bonne cause...
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Tuesday, August 29, 2006

Caro in London Tout a commencé par une conversation msn vendredi soir. Caro me demande si "c'est toujours d'accord pour que je vienne demain?" Hein, demain? Et là je me rappelle: je lui ai proposé de venir pour le week-end. "Oui oui tout à fait" je réponds, et pendant que nous réglons les détails, je regarde ma chambre à la dérobée et ne peux m'empêcher de constater une similitude avec un champs de bataille ou avec une jungle sauvage.
Elan de panique.
Vendredi, 23h00: Je me jette sur mes affaires éparpillées, je les empoigne à bras le corps, les planque à droite et à gauche, m'empare d'un aspirateur, passe la salle de bain aux grandes eaux, nettoie, dépoussière et désinfecte.
Samedi, 9h30: Je me rue au supermarché, achète des crumplets et muffins par paquets de dix, passe tout mon répertoire téléphonique à la recherche d'un matelas pneumatique, et finalement arrive une heure en retard au rendez-vous, le frigo plein et ma chambre scintillant de propreté.

14h00: La journée est superbe, nous décidons de marcher de Victoria station à Big Ben. Puis de là, nous nous disons, pourquoi ne pas remonter jusque Trafalgar square? Et de là, jusque Leicester square? Et de là, jusque Picadilly Circus. Et de là, nous prenons un cappuccino et décidons de passer un peu de temps dans Hyde Park.
19h00: Nous l'avons traversé sur toute sa longueur. Voici Caro posant devant les fontaines:
Et nous voici disant bonjour à Peter Pan.

20h30: Fidèle à moi-même, j'emmène Caro à Chinatown pour un repas student pas cher (quiconque est déjà venu me visiter à Londres a dû expérimenter la chose).

23h00: Après cette journée épuisante où nous avons gagné quelques kilos de muscles et parlé sans interruption pendant une dizaine d'heures, nous nous plantons devant Desperate Housewives. Et là, Caro commet l'inadmissible: elle s'endort.
Crime.
Alors même que Rex apporte à Bree les papiers du divorce.
Le lendemain, dimanche 9h00: réveil avec un petit déjeuner de roi. Muffins, crumpets, porridge, céréales et fruits, cela aurait dû suffir à nourrir un régiment entier mais pas nous.
11h00: Nous tournons un peu autour de Harrow, de son centre commercial et de son école réputée, et concluons le tout par un lunch de tortellinis carbonaras (je n'ai jamais autant mangé de ma vie).
Et hop, ni une ni deux, nous voici parties pour le Carnaval de Notting Hill (voir futur post). 15h00: Il fait chaud comme au milieu de l'été, nous avons bu du lait de coco à même la noix, mangé l'intérieur, fait un peu de bruit en suivant le défilé, exploré les rues bondées de mondes.
17h30: Nous tentons de sortir de la zone du carnaval pour attraper un bus, n'importe lequel, vers n'importe où.
18h00: Nous sommes à l'arrêt au milieu de centaines de personnes tentant de s'échapper.
18h30: Nous attrapons le premier bus qui passe et descendons au premier arrêt de métro que nous voyons.
19h00: Aaaaah! Enfin le calme! Nous voici à Primrose Hill sur Regent Park, admirant la vue sur Londres et surtout le ciel, car nous sommes couchées de tout notre long et entamons une sieste réparatrice. Caro constate, en enlevant ses chaussures, qu'elle a tant marché que la semelle s'est trouée.
21h00: Voici qu'arrive une pizza taille XXL devant nos assiettes. Nous sommes chez un Italien à Hampstead Heath, adresse découverte grâce à l'anniversaire d'Eliana.
23h00: Et nous voilà rentrées, encore plus épuisées que la journée précédente, mais cette fois nous découvrons que Rex a une maîtresse qui satisfait ses passions sado-masochistes et nous ne nous endormons pas devant Desperate Housewives.
Lundi, toutes les heures: du café, encore du café et beaucoup de café. Il pleut, nous marchons un peu à travers le British Museum, collections africaines et la gallerie piège à touristes où se trouve la pierre de rosette et les sculptures du Parthénon. Et puis nous nous abandonnons au Café macchiato de Café Néro.
J'ai utilisé le mot "café" cinq fois dans le paragraphe précédente. C'est dire comme nous en avions besoin.
Remarquez, j'aurais aussi pû utiliser le mot "chocolat".
Merci Caroline pour avoir égayé mon week-end. Je me permets de rappeler aux lecteurs de mon blog que son anniversaire, c'est mercredi prochain, le 6 septembre.
Promis, bientôt, je me mettrai au régime.

Saturday, August 26, 2006

Bournemouth
Une petite échappée pour respirer l'air iodé de Bournemouth. J'y ai retrouvé Dyah, qui y habite maintenant à plein temps. Nous avons bien vite compris que les soldes (-70% chez Monsoon) avaient plus d'attrait que les plages où s'entassaient les corps blanc fluo-rouge homards des anglais.
Nous avons écumé toutes les boutiques. TOUTES! Sans exception. Et sans le faire exprès, nous avons trouvé l'objet des fantasmes de Strepy. Pour ma défense, il s'agissait d'une boutique de lingerie tout à fait normale de l'extérieur... Et pour ma défense toujours, je n'y ai rien acheté.
Et puis j'ai retrouvé ma cousine Caroline (ça rime) qui était à Bournemouth en stage de langue. Nous avons écumé les pubs pour une traditionnelle bière à l'anglaise. J'avais une meilleure photo, mais apparemment elle est allée se perdre en Guadeloupe (je laisse à Caroline le soin d'expliquer).

Thursday, August 24, 2006

English Brunch
Dimanche passé, Patrick, notre professeur de journalisme écrit, nous a invités chez lui pour un lunch/goûter/diner anglais. C'est-à-dire, on s'est assis là, et on a causé et mangé toute la journée, en sirotant un peu de thé et en admirant la beauté des roses.
Patrick habite Bushey, en dehors de Londres, dans une charmante petite maison qu'il a aménagée avec passion et parfois avec un peu de kitsch typiquement British.


Si vous aviez vu la table du repas! Des dizaines de petits bols dans lesquels se trouvaient des petits légumes, bitesizes de pain ou de chou-fleurs, humous, sauces et salades variées. Il a dû leur falloir quelques jours de travail pour pouvoir la dresser. Le jardin ressemblait à une jungle tropicale, avec de hauts arbres et plantes gigantesque cachant les maisons environnantes L'entretien ne prend pas beaucoup de temps, dit Patrick: il n'y a que des buissons que le ciel de Londres arrose copieusement.

Mais cette fois-ci le ciel a été clément et nous a même offert quelques rayons de soleil.

Si vous observez bien ces photos, vous pouvez voir des cookies Merriman, ainsi que des blueberry et chocolate muffins que j'ai cuisiné de mes blanches mains.

Et pour comme beaucoup ne pourront pas être là à la graduation ceremony, Patrick a décidé d'en organiser une un peu moins formelle pour nous offrir ce diplôme tout à fait officieux.

"Everybody has a toilet wall", a-t-il conclu en nous l'offrant.

Wednesday, August 23, 2006

Le malheureux destin des jeans de Bibil
Un mardi matin comme les autres, je sors de ma douche, j'enfile un jeans et un t-shirt, je me fais une tasse de thé. Comme toujours, je suis la première levée, et un silence complet règne dans l'appartement, même dans la chambre de la flatmate dépravée. Il pleut un petit peu. Rien ne laisse présager le drame. Je baille, je m'étire. Je me prépare à mettre mes chaussures, je me penche, et... crac. Une énorme déchirure au niveau des fesses.


Rha! Mon jeans GAP préféré! C'est pas vrai! Après une investigation poussée, force est de constater que le tissus est usé jusqu'à la corde (et non pas, comme le disent les mauvaises langues, que j'ai beaucoup grossi).
Je dois être maudite. C'est le deuxième que je déchire cette année. J'en veux pour preuve cette photo d'un autre jeans GAP qui s'est rompu au mois de février:


Heureusement, rien de cela ne s'est passé en public...
Petite note mentale: investir dans des sous-vêtements un peu plus sexy. Posted by Picasa
Allez, une minute de narcissisme. Posted by Picasa
Quelques photos supplémentaires du mariage d'Olivier et Marie
Un grand merci à Pierre-Antoine pour cette photo d'Olivier et Marie dans l'église...
...Et pour cette photo à la sortie de l'église.
Que de filles, que de filles!
Si vous saviez ce que ça s'est raconté... Posted by Picasa