Thursday, September 13, 2012

La saison des moules!

J'espère pour vous que vous n'avez pas raté la saison des moules cette année... En tous cas, dès le moment où j'ai entendu l'arrivage à la radio, j'ai rameuté les Merri chez les parents (qui sont relativement habitués les uns aux autres, donc c'est bien passé), et j'ai fait l'acquisition d'environ 11 kilos de mollusques (mauvais jeux de mots s'abstenir):
Saison des moules!
Mmmmh, moules. J'adoooore les moules. 
Surtout quand ce n'est pas moi qui dois les laver:
Saison des moules!
Ni les cuisiner:
Saison des moules!
Aaaaah.
Saison des moules!
J'en ai d'ailleurs profité pour ramener un petit souvenir du Mexique aux Merri.
Saison des moules!
Et, en l'honneur de mon retour en Belgique, ils m'avaient préparé une tarte très couleur belge:
Saison des moules!
Citron-framboises-mûres!
Ahlala qu'est-ce que c'était bon cette histoire, et ça ne va pas s'arranger quand je vous annoncerai qu'en fait, je suis au régime...

Wednesday, September 12, 2012

Bon anniversaire Guillaume!

Comme vous pouvez vous en douter, cette année encore j'ai suivi la grande tradition familiale, qui veut que je n'offre plus à mon frère que des cadeaux confectionnés à partir de ses anciens caleçons...
Le coussin d'anniversaire
Ca commence à devenir un challenge mais je parviens encore à trouver l'inspiration!

Tuesday, September 11, 2012

Bibil va vous aider à mieux utiliser internet


Mes amis facebook  n'ont pu l'ignorer, mon groupe d'écriture créative et moi sommes en plein dans la promotion de notre livre, "the Meantime". C'est assez fun de promouvoir un livre, d'ailleurs l'ensemble de ce processus de publication était lui-même très instructif, même si cela nous a demandé beaucoup de travail. Nous avons un site web, un groupe facebook, et sommes disponibles à Waterstones Bruxelles. Nous allons vendre des copies Place Lux tous les jeudis (ça marche super bien!) et avons déjà quelques belles reviews. Jeudi dernier, à Place Lux, j'ai vu un mec se marrer tout seul en lisant notre livre - il était en train de lire ma nouvelle, m'a-t-il dit. On nous rapporte même avoir vu des gens lire notre livre dans le métro! C'est gai d'avoir tous ces feedbacks. Notre public est surtout les jeunes expatriés de l'Eurobubble, parce que la plupart des histoires sont écrites par des gens de ce profil, mais je pense que c'est un livre qui peut parler à beaucoup de gens. Vous aurez définitivement appris quelque chose à la fin de votre lecture!

Sinon, vous êtes nombreux à me dire que vous êtes impatients d'avoir vos copies. Je n'ai pas encore reçu mes copies d'auteurs, les seules que j'ai eues en main étaient celles que nous réservons aux ventes en libraire ou à Place Lux. Je viens donc vous apporter un message. Réfléchissez à combien de fois vous allez me voir dans les prochains mois, sachant que je serai la plupart du temps en rupture de stock. Et demandez-vous si le plus simple, si vous voulez nous lire, ne serait pas de nous commander via Amazon. La marge bénéficiaire est strictement la même pour nous, le délai de livraison est de deux à trois jours, et j'accepterai quand même de vous faire une dédicace si vous me montrez votre exemplaire.
Bien. Je vous l'ai déjà dit. Et je vous ai aussi entendu répondre, "oui mais moi Amazon j'ai déjà essayé et je ne comprends pas". Et je me suis alors rendue compte que le problème était bien plus grand qu'en surface. Vous ne savez pas utiliser Amazon. 
Et bien, je vais vous apprendre comment.
1. Rendez-vous sur votre page Amazon et tapez "the meantime brussels". La livraison est gratuite à partir de Amazon.fr pour la Belgique, mais elle est aussi gratuite en UK via .co.uk, en USA via .com, en Espagne via .es, en Italie via .it et en Allemagne via .de.
2. Cliquez sur "Ajouter au Panier"
3. On vous demandera d'ouvrir une session. Soit vous êtes déjà client, et vous vous identifiez. Soit vous n'êtes pas encore client, cliquez sur "non, vous êtes un nouveau client". 
4. Si vous devez vous créer un compte: on vous donnera des instructions très simples, à savoir votre nom, username et mot de passe, votre numéro de carte de crédit et votre adresse de livraison. Amazon est un site sûr. Si d'aventure quelqu'un parvenait à craquer votre mot de passe, il n'aurait pas accès à votre numéro de carte, et il ne pourrait livrer qu'à l'adresse que vous avez entrée. Bon maintenant si votre ordinateur n'a pas d'antivirus et que le simple fait d'entrer votre numéro de carte quelque part vous met à risque, alors je ne réponds de rien.
5. Votre compte est créé et vous êtes prêts à commander? Très bien. Une fois que vous êtes dans votre panier, assurez-vous de n'en avoir commandé qu'un (au cas où vous l'auriez commandé en plusieurs exemplaires sans le réaliser), et cliquez sur "passer la commande". On vous demandera de choisir votre adresse de livraison. Puis votre mode de livraison: rapide (2 à 3 jours ouvrés) ou prioritaire (1 jour ouvré), ou autre en fonction de votre pays. Attention! Seule la livraison de 2 à 3 jours vous garantit la livraison gratuite. 
En fonction de votre pays, il se peut qu'Amazon en profite pour essayer de vous faire découvrir Amazon Prime. Ne prenez pas cette option, c'est un abonnement qui sera tacitement payant après la période d'essai, vous n'en serez pas forcément prévenus. Non, soyez patients, prenez l'option la plus lente, mais qui reste au final assez rapide. 2 à 3 jours ouvrés, on a connu des délais de postes plus longs. 
6. Regardez si tout est correct et confirmez votre commande.
Et voilà! Vous pouvez guetter votre livreur amazon à présent... Notez que s'il n'y a personne chez vous en journée, cela peut être une riche idée de vous le faire livrer au travail ou chez vos parents.
Puis vous pourrez, à l'instar de Vincent, m'envoyer cette heureuse photo:
The Meantime
Yeah baby.

Saturday, September 08, 2012

L'Année de l'Enfer

Soyons pratiques, voulez-vous. Vous n'êtes pas sans le savoir (au cas où le hint du titre ne vous a pas mis la puce à l'oreille) que j'entre dans ma dernière année de financement. Celle où la deadline se rapproche avec danger, où l'on commence à avoir des sueurs froides à l'évocation du mot "rédaction". Oui, j'entre en fin de thèse. L'année où il sera très malvenu de dire ceci:
Bref. Comment ais-je remarqué que j'étais en fin de thèse? Me demanderez-vous. C'est très simple. Tous mes terrains sont finis, je n'ai plus une thune dans mon budget de fonctionnement, et là je commence à avoir vachement la pression de me mettre à rédiger.
Mon promoteur aussi, d'ailleurs. Tout à coup je me suis mise à le voir tous les quinze jours, au lieu des six fois l'an habituels. 
A notre dernier meeting, mon promoteur et moi avons relu ensemble un document de ma plume intitulé "plan de thèse". Je lui ai dit que j'avais comme un problème parce que j'avais épuisé mon budget de retranscriptions d'entretiens et qu'il m'en restait une dizaine à faire retranscrire. Il m'a répondu que j'avais aussi un autre problème, qui était que je n'avais pas de cadre théorique, et que je ne semblais pas encline à vouloir en développer un. Et que d'ailleurs quand on y regardait bien je n'avais pas de problématique non plus.
La thèse, m'a-t-il dit, peut être rédigée de deux façons: comme une symphonie de Beethoven, l'architecte, hyper structurée et hyper construite avant de commencer à la rédiger; ou comme une symphonie de Schubert, le funambule, où l'on commence sans trop savoir où cela va se terminer. Là dedans, il faut clairement que je fasse du Beethoven, même si je peux me permettre un peu de Schubert de temps en temps.
Puis il s'est excusé de l'usage de ces "métaphores pourries". Et m'a demandé de lui transmettre une problématique pour jeudi prochain. Et que j'aille voir les autres membres de mon comité d'accompagnement aussi: on doit préparer La Réunion Ultime, à savoir, la réunion où tous les membres de mon comité me prodiguent leurs derniers conseils avant que je ne me lance dans ce doux inconnu de la rédaction de la thèse.
Alors, jusqu'à présent, je kiffe la rédaction, ce qui est plutôt un bonne nouvelle. (D'ailleurs, bon). On va voir si cela tiendra l'épreuve du temps. Logiquement, l'Année de l'Enfer, c'est aussi l'année où mes collègues font un burn-out, une dépression, perdent ou gagnent dix kilos, rompent les liens avec leur famille, assistent à un total break-down de leur vie sociale et sentimentale, se retrouvent dans des difficultés financières graves, pleurent dans les couloirs, réalisent qu'elles ne trouveront aucun job parce qu'en tant que docteur les barèmes sont trop hauts, et abandonnent. Bref. Mon point de vue sur la situation est que j'ai déjà eu ma part d'anxiété quand je réalisais mes terrains, et que si j'ai pu survivre à cela, je survivrai à la rédaction. Et mes parents m'aiment trop que pour me mettre dehors (j'espère).
Vous serez, bien entendu, tenus au courant du début de la rédaction du chapitre théorique. Je ferai sans doute moins ma maligne.

Friday, September 07, 2012

Bibil is back!

Hé oui, me voici à présent rentrée de vacances, fraiche et dispose et légèrement mexicaine, ayant eu le temps d'emménager chez mes parents, de me réadapter à la vie en Belgique, de terminer quelques projets de couture, de commencer la promotion d'un livre, mais aussi d'aller à Londres, Düsseldorf, et Uccle (c'est loin, dites). 
La réadaptation a été un peu surprenante: je m'imaginais que cela se ferait instinctivement, d'un seul coup. Quand vous rentrez chez vous, c'est un peu comme si vous n'étiez jamais parti, non? Et bien en fait pas du tout. Tout d'abord, cela m'a fait très bizarre de rentrer chez mes parents, et d'être de nouveau nourrie, logée et blanchie comme pendant mon adolescence. Ce n'était pas pour me déplaire, en fait, mais il m'a fallu un petit temps pour réaliser que je ne devais pas aller faire mes courses quand j'avais besoin de quelque chose, je pouvais l'écrire sur la liste des courses, et un petit lutin allait me le chercher gratuitement. 
Il m'a fallu un peu de temps aussi pour réaliser que j'étais là sur le long terme. A chaque fois que j'ouvrais une brique de lait, je me demandais quand était la prochaine fois que je partais à l'étranger, pour savoir à quel rythme je devais la boire. A chaque fois que je choisissais mes vêtements de la journée, je faisais une sélection entre ceux que je comptais mettre en Belgique, et ceux que je comptais mettre dans ma valise. Le premier weekend que j'ai passé à Bruxelles a été très étrange: le samedi matin, je me suis réveillée super tôt avec la pression d'accomplir un maximum de choses et de voir un maximum de gens, pour me dire qu'en fait ce n'était pas grave, j'avais le temps, je ne devais plus compter mes jours.
Ensuite, une fois que je me suis sédentarisée un petit peu plus, je me suis rendue compte du temps qui avait passé. En un an et demi, il y en a eu des mariages, des bébés, des gens qui se sont casés ou qui sont partis vivre ailleurs. Ce n'était plus du tout comme en mars 2011. Les sorties avec mes amies célibataires se font maintenant aussi avec leurs copains; quand je rend visite à mes amies à bébés, je me retrouve non plus avec un, mais avec deux ou trois enfants; j'ai eu, en tout et pour tout, six annonces de grossesse à mon retour, toutes pour des filles plus jeunes que moi. 
Au bureau, nous avons à présent une fontaine à eau, des nouveaux WCs et une imprimante recto-verso. Je suis à présent dans les doyennes du centre de recherche, dans le top cinq des plus âgés. Tous ces petits jeunes de 23 ans qui commencent leur doctorat avec enthousiasme. Il y en a qui sont nés en 1990. Ils me regardent avec admiration quand je leur dis que j'approche de mon centième entretien. 
Si ils savaient, les pauvres, qu'un jour ils se retrouveront à ma place, face à la date du 1er octobre, marquant officiellement le début de l'Année de l'Enfer, l'année de la deadline, du bout du bout, du burn out et de la déprime, à savoir, la dernière année de financement (erronément appelée dernière année de thèse, même si en théorie il est toujours mieux que la thèse soit finie en même temps que le financement).
Bref. Bibil is back, same as ever. Avec la différence que quand elle vous invitera chez elle vous rencontrerez aussi ses parents, ses soeurs, son chien, et ses cousins; et il est fort probable qu'elle vous pousse à acheter son livre, ou au moins à retranscrire son centième entretien.

L'application iPhone de la semaine

What's App


D'accord, il est très possible que vous connaissiez déjà cette application, et que par esprit de rébellion vous aviez décidé d'utiliser Viber à la place, bon, c'est votre choix (sachez que je suis sur les deux). What's App et Viber c'est le même principe, sauf que l'un est payant, l'autre pas. Mais What's App a plus d'options que Viber: il vous permet d'envoyer gratuitement sms, photos, vidéos, mais aussi sons audio, emplacement (oui, ça vous permettrait aussi de skipper l'installation de "Localiser mes Amis exposé le 17 août), enfin bref tout quoi. Un peu comme avec des iMessages, sauf que votre interlocuteur n'a pas besoin d'avoir un iPhone pour en bénéficier. 
Le seul truc qu'il ne fait pas, par contre, c'est appeler. Mais bon, Viber non plus...


Et si je puis ajouter, c'est assez rapide, parce que les images et vidéos sont réduites pour être envoyées (ça ne fera rien à votre fichier original, que je vous rassure).

Wednesday, September 05, 2012

La Vie des Autres - Adrien

Aujourd'hui, pour notre dernière édition de "la Vie des Autres", Adrien va nous parler du Palais de Justice... Pour les non-Belges d'entre nous, sachez que le Palais de Justice c'est ceci:


Construit à la fin du 19e siècle sous le règne de Léopold II, le Palais de Justice a été construit par l'architecte Joseph Poelaert (à qui nous devons notamment notre Colonne du Congrès) et est plus grand que la basilique Saint Pierre de Rome. La légende dit d'ailleurs que les habitants du coin, aux capacités linguistiques limitées, ont littéralement interprété le titre de "Chief Architect" des architectes anglais travaillant sur le chantier comme "schieven architek"; les amis non-belges d'entre nous apprendront que "schieve" veut dire "de travers". Et de fait, son architecture parfois absurde lui vaut d'abriter de temps à autres des représentations théatrales du Procès de Kafka. Mis à part ca, le Palais de Justice est très souvent dans l'actualité belge en raison de son état de délabrement et son besoin d'une rénovation couteuse.
Adrien c'est à toi.

***

Quand j’ai commencé à travailler au Ministère de la Justice, il y a déjà trois ans, on m’a alloué un bureau au cinquième étage avec une vue agréable sur Saint-Gilles, et quelques manifestations syndicales. Puis, ayant changé d’affectation, j’ai été relocalisé au sixième, qui a des fenêtres plus petites et placées plus haut: j’imagine, le grenier quand le bâtiment était encore un hôpital. Pourtant, je ne me suis pas plaint. 

Et pour cause, quand je me lève de ma chaise de bureau et que je regarde par la fenêtre, je vois le Palais de justice. Un petit bout. Le plus impressionnant bâtiment de Bruxelles, et à mon sens le plus beau. Il est chargé d’Histoire et d’histoires, il est un symbole, il est détesté, il est photographié. 

Il y a un mois, je suis passé dans un greffe en face du Palais. L’un des bureaux, en coin, avait une fenêtre donnant sur la ville – la vue porte de l’Eglise des Minimes jusqu’à l’Atomium – et l’autre sur le Palais. Horreur ! L’occupant, sympathique toutefois, n’avait rien trouvé de mieux que de monopoliser les tablettes pour des plantes, style école primaire, qui cachaient ces merveilles ! 

Le Palais me rappelle une certaine jeunesse, jeunesse où je rêvais être parmi les gens illustres. De grands noms y sont associés ou gravés, d’autres y sont gardés précieusement, sur des stèles, aucun dont je n’ai finalement pris la peine de me souvenir. Sauf deux, Poelaert et Schuiten, bien sûr. Adolescent, j’y rejoignais des fois mon père dans son bureau. J’adorais me balader dans les couloirs immenses aux plafonds hauts comme des maisons. Quelques fois, nous restions un peu plus tard et nous visitions les coins les plus reclus. D’une salle d’audience austère à une rampe d’escalier quelconque, puis d’une porte simple à des archives moites, puis à la chaufferie, où des dossiers du siècle passé (le 19ème donc) étaient abandonnés, pour terminer sur les rampes macadamisées. Un parking avec une vue imprenable sur tout Bruxelles, apparemment suffisament romantique pour certains. Un jour, un escalier, que je ne retrouve plus, nous a amené au Saint des Saints : le couloir situé dans la coupole de la Salle des Pas Perdus. Waw ! 



Aujourd’hui, le Palais ne m’impressionne plus de la même façon, mais je l’adore toujours autant. Il me semble plus triste qu’avant, et moins énigmatique. Non pas tant parce qu’il nécessite des travaux plus criants qu’il y a une douzaine d’années (la coupole resplendit d’ailleurs à nouveau), mais surtout parce que la sécurité a changé. Avant, il représentait une certaine nonchalance, toutes portes ouvertes (cellules mis à part, ouf !), labyrinthique, délabré, avec des aménagements absurdes et des bureaux décalés et vieillis. Pour moi, l’Etat et le droit c’était un peu comme ça, et cela m’attirait. Ca sentait le vieux livre, l’autorité, la tradition et surtout l’absurde. Un peu aussi le symbole d’une Belgique unie, précoloniale et riche. 

En peu de temps, tout a changé. Certes, des travaux sont toujours nécessaires, mais plus aucune porte n’est ouverte. Je ne peux plus m’y perdre comme avant. Pourtant, je sais qu’il regorge encore de secrets inconnus. Très peu sont relatés toutefois, et quand ils le sont, je suis tiraillé entre la joie et la déception : je ne puis les découvrir par moi-même. J’ai imaginé beaucoup de plans chancelants pour le faire, mais hélas ! 

L’ancien Ministre avait lancé un appel à projet pour son affectation dans le futur. L’utilisation du Palais m’a toujours semblée alambiquée. Intéressé, j’ai visité l’exposition qui en avait été faite, et j’en suis ressorti, hum, pas trop rassuré. Si j’appréciais l’initiative, l’idée de voir « le complexe » transformé en hôtel ou en centre commercial était horrifiante. Heureusement, tous les projets n’étaient pas imaginaires. Quelques voix se sont levées pour redorer le bâtiment, mais, à mon étonnement, pas tant que ça… Il est pourtant évident que ce bâtiment est une merveille en tant que telle, une pyramide du Galgenberg, qui mériterait d’être classée au patrimoine de l’UNESCO (il parait que c’est en projet). Et que l’on pende par les pieds quiconque oserait dire le contraire ! ‘’Philistines’’, comme disent les anglais, ou iconoclastes plus près de nous. Résultat de l’appel à projet : rien n’est projeté. Ouf ! Il reste le Palais de Justice. Zut ! Tiraillé, par les contraintes budgétaires et communautaires, il va s’écrouler. (Pour la pétition, voici le chemin). 

Pour l’instant, heureusement, il reste encore une part d’énigme et d’absurde. Par exemple, personne ne veut y travailler car peu confortable mais personne ne veut s’en défaire. Et d’ailleurs personne ne veut payer pour le moderniser. Pourtant, il faut être honnête, c’est tout à fait faisable. La poussière des couloirs, l’immensité de la tâche et ses portes gigantesques survivent. Illustre, il le reste. Il tient debout, grandiose, sans pour autant être arrogant, le gris prévalant. 

Non définitivement, il existe une certaine étonnante humilité dans ce bâtiment. Mais il a longtemps glissé dans la désinvolture de ceux qui l’entretiennent. Des jours chantants sont toutefois à l’horizon. La conscience de perdre une telle perle tant architecturale qu’administrative a touché certaines consciences. Oui, je l’aime ce le Palais de Justice. Et si lui et moi on a des traits communs, ce serait quand-même chouette de le voir entrer le XXIème siècle…. 

P.S. : Dès lors, si vous avez trouvez des informations très intéressantes sur le bâtiment, je suis preneur. 

P.P.S. : A propos de machins classés Unesco, il existe une initiative pour classer la culture du carillon à l’UNESCO. Ca n’a rien à voir, mais j’avais envie de vous le dire ! D’ailleurs, voici une photo de votre humble serviteur fondant une cloche.