Monday, February 16, 2009

Quelle héroine de Jane Austen êtes-vous?

Oui, laquelle?
Bon, ben sans grande surprise, je suis Elinor Dashwood, la soeur aînée responsable qui laisse la raison dominer ses sentiments, et qui finit limite vieille fille à force de se sacrifier pour tout le monde. Ce dont je suis seulement moyennement contente, parce que le happy end d'Elinor Dashwood voyez-vous, c'est qu'elle s'attire l'attention romantique d'Edward Ferrars, qui excusez-moi, mais n'a vraiment rien pour lui. Sauf que dans un ultime effort de le rendre plus populaire, dans le film, il est joué par Hugh Grant. Mais ne nous emballons pas. Même si bon, Hugh Grant, quand même, mais reste calme, Bibil, reste calme.
Sinon un autre test me dit que je suis Anne Elliot, mais bon ça ne change pas grand chose puisqu'on s'accorde généralement à dire qu'Anne Elliot est une version raffinée d'Elinor Dashwood - vieille fille de 27 ans, étouffant ses sentiments à grands coups de raison au point de refuser d'épouser l'homme qu'elle aime. Elinor au moins elle a 21 ans. Booo. Je suis vieille.
Boooo.
Bon. Si vous êtes un homme et que le résultat de ce test vous déclare un Mr Knightley, ou à la rigueur un Mr Darcy, je vous autorise à laisser vos coordonnées dans mes commentaires. Si vous êtes un Willoughby, par contre, il vous faudra l'autorisation de mon père. Et si vous êtes un Edward Ferrars c'est même pas la peine d'y penser.
Et oui j'ai bien conscience que personne d'autre que moi ne comprend ce post, mais vous verrez, bientôt vous viendrez me demander mes romans de Jane Austen que j'ai en double exemplaire.
Si, si. Vous verrez.

Thursday, February 12, 2009

Ouais bon du coup...

Poids idéal +4,3 kg.
Oui oui vous avez bien lu, une perte de poids de 1,5 kg causée uniquement par la gastro. Ce qui veut dire qu'en temps normal j'ai dans mon petit bedon rebondi près de 1,5 kg de, enfin bon, faut-il aller plus loin.
Sinon, j'apprends avec choc que Fix et Strepy ont bouloté à eux deux un sachet de 1kg de M&Ms en une soirée. 1 kilo. Entier. A deux. 500 gr par personne. En supposant qu'ils soient rentrés chez eux vers 19h, ça fait 100gr par heure.
D'ailleurs si vous voulez continuer le ragot plus loin, je crois avoir entendu trace du passage d'un Seb (pas forcément celui dont il est fait mention ci-dessus) chez nous vers 4h30 du matin. Je pense que son corps s'est échoué tel celui d'un cachalot sur un canapé quelconque jusqu'à 6h30, et je m'avancerait même à dire qu'il a oublié de ranger son bol sale dans le lave-vaisselle. A la place il l'a déposé au dessus de la machine en attendant que quelqu'un d'autre le range pour lui. C'est-à-dire, que je le fasse. Seb, qui que tu sois, saches-le, si tu avais été un de mes colocs, c'est par un autre orifice que des M&Ms auraient été intégrés à ton organisme.
Ah oui, et est arrivé par voie postale un superbe objet que nous avons hésité à utiliser comme lance-pierre, mais que nous avons préféré laisser trainer suggestivement en décoration murale. Je vous laisse deviner ce que c'est. Et je voudrais bien savoir qui l'a fait parvenir chez nous...
Et iiik, demain, on est vendredi 13.
Double-iiiik, en mars aussi on a un vendredi 13.

Tuesday, February 10, 2009

Juste une pensée comme ça

Chaque roman de Jane Austen comporte sa part de maladie. La maladie! C'est l'événement dramatique du livre. "Is your sister unwell?" est TOUJOURS un hint d'un sentiment amoureux, toujours... Quand Jane Bennet attrape une angine, son soupirant Mr Bingley l'accueille chez elle, et en tombe éperdument amoureux (malgré toute la glamouritude de la chose); sa soeur Elizabeth Bennet vient alors prendre soin de sa soeur et ne manque pas de s'attirer la flamme de Mr Darcy. Dans Mansfield Park, Tom Bertram ne revient à la moralité que lorsqu'il attrape une pneumonie lors de ses débauches londoniennes et que tous ses prétendus amis l'abandonnent dans la rue. Et que dire de Marianne Dashwood, qui attrape le typhus dans un élan d'auto-destruction après avoir été abandonnée par Willoughby, et que le Colonel Brandon sauve héroïquement de la mort?
Moi je dis, que de romantisme, que de lyrisme, que de tension dramatique.
Mais je me demande.
Jusqu'à présent, on a une angine, une pneumonie, et le typhus.
Pourquoi, mais seulement pourquoi, aucun de ces héros n'a-t-il attrapé une gastro?

Sunday, February 08, 2009

Bibil souffre

Attention, je vais me plaindre. Non mais je vous le dis pour que vous soyez prévenus, hein. Donc si vous continuez à lire c'est votre faute. Et si vous étiez justement en train de manger et que vous avez persisté malgré tout dans la lecture de votre blog préféré, vous ne pourrez vous en tenir que comme seuls responsables.
Aujourd'hui, je vais me plaindre parce que je souffre du ventre.
"Bibil on t'avait dit de ne pas abuser des muffins" me direz-vous, mais que nenni, je n'ai pas simplement mal au ventre. Quand on a simplement mal au ventre il est possible de vaquer à ses activités du week-end, comme par exemple se mettre derrière un bar et servir des verres à des petits jeunes de 17 ans, qui sont persuadés que parce qu'ils te font les yeux doux ils auront une réduction sur le prix du wisky-coca. Car en effet, cela était mon activité quand j'ai commencé à avoir mal au ventre, vendredi soir vers 1h du matin. (Donc techniquement samedi matin). (Mais ne nous arrêtons pas sur les détails). Si vous demandez une explication pour pareil acte, sachez que j'étais bénévole dans l'organisation de la soirée Vacances Pour Tous. Comme ça, c'est dit.
Mais l'essentiel de mon histoire vient après. Quand je me suis réveillée le lendemain, fraiche comme une rose et pimpante comme un gardon, comme toujours après un lendemain de fête, j'avais toujours mal au ventre. L'après-midi aussi. J'ai pris une légère collation vers 17h, parce que bon il fallait quand même manger, et à 19h je me suis dit, j'aurais peut-être pas dû.
Et j'ai donc choisi de passer mon samedi soir, de 19h à 1h du matin, en tête à tête romantique avec ma cuvette de wc. Dans un soucis de bienséance et de civilité, je vais arrêter la description ici; ça ne sert à rien de vous parler de "rhume des fesses" ou de "ah mais le voilà, le jus d'orange!". Toujours est-il que ce matin, je me suis réveillée après une courte nuit ponctuée de cauchemars de fièvre et d'aller-retours à la salle de bain, pour constater qu'et bien, je n'avais pas moins mal au ventre; et en plus j'ai des courbatures aux abdos à cause des spasmes que ma vésicule biliaire, qui ne s'était pas manifestée depuis longtemps, a daigné m'accorder. J'ai expié dans la douleur mon péché de gourmandise.
Voilà, je me suis plainte, ça, c'est fait.
Maintenant essayons de trouver une explication rationelle à ce phénomène. Je vais avancer trois hypothèse, auquelles les médicaux d'entre vous sauront me répondre.
1. Une intoxication alimentaire, en provenance peut-être de la légère collation du frigo de ma mère, mais plus probablement originant dans les sandwishes que j'ai mangés vendredi soir et qui avaient été sortis du frigo assez longtemps avant, ou dans la viande pas très bien cuite que j'ai mangée avant cela, ou dans le mélange mandarine-napoléon et eristoff ice qui s'en est suivi. En tous cas un de ces trucs-là n'était pas net.
2. Une salmonelle. Pouvant trouver son origine dans la viande pas assez cuite ou dans les sandwishes pas assez frigorifiés.
Espérons que non.
3. Une grippe intestinale. Que j'aurais choppé soit de mon coloc, soit de ma collègue de bureau qui l'ont eue tous les deux. Internet me dit que ça se transmet par les mains et par les objets qu'on touche en commun, ce qui inclut poignées de portes et vaisselle, en abondance dans les deux cas. Mais en parlant d'objets touchés par beaucoup, vendredi soir justement, j'ai pu manipuler à mon aise moultes billets et pièces de monnaie, verres, tickets boissons et autres choses qui sont passées par plusieurs mains. D'ailleurs j'ai aussi touché les portes des toilettes publiques tant vendredi soir qu'au bureau. Je me suis lavée les mains après, mais paraît-il que cela ne suffit pas toujours... Diane et Sophie, prenez-en bonne note.
Si on part dans cette logique, mon ami internet me dit que le temps d'incubation est de 1 à 3 jours, ce qui veut dire que j'aurais pu chopper la chose dès mercredi, et si on analyse mon emploi du temps, on trouvera: un repas dégueulasse au resto universitaire (pardon christophe mais c'est vraiment pas bon cette fois), un repas à la crèperie bretonne, un partage de machines de sport, une manipulation de sandwishes de midi, etc. etc. Les occasions sont multiples. Cependant je pense que je vais accuser séparemment mon coloc et ma collègue de me l'avoir transmis comme ça ils vont compatir avec mon malheur, et si ça se trouve, faire la vaisselle à ma place.
Ceci dit si vous aussi vous voulez vous plaindre, vous avez les commentaires pour le faire, lachez-vous, internet c'est là pour ça.

Friday, February 06, 2009

L'important dans la vie, c'est de se lever du bon pied

Je n'ai jamais été quelqu'un du matin. Jamais. Aussi longtemps que je puisse m'en souvenir, je n'ai jamais été complètement réveillée avant le repas de midi. Et quand j'avais 7 ans, j'avais pour institutrice une charmante jeune dame qui ne supportait pas que je lui fasse la gueule.
"Alors, tu t'es levée du pied gauche?" qu'elle me disait tous les jours. "Parce que bon, on dirait pas que tu t'es levée du pied droit."
Au bout d'un certain temps, soucieuse de bien faire, je me suis mise à faire attention. Je devais sortir de mon lit avec le pied droit. Attention Sybille, le pied droit sur le sol en premier. Sinon ce n'est pas bien.
J'y suis parvenue, et c'est toute fière mais pas forcément plus réveillée que je suis arrivée à l'école, et que mon institutrice m'a dit: "et alors, tu t'es levée du pied gauche?"
"Mais non Madame", que je lui ai répondu, "Je me suis levée du pied droit." Et elle m'a mise au coin pour tant d'impertinence. Alors pendant toute la période où j'étais punie, j'ai commencé à réfléchir. On dit "se lever du pied gauche" parce que pour la plupart des gens, le pied gauche est le mauvais pied. Mais j'étais gauchère. Si on suivait cette logique, alors il fallait que je me lève avec le pied droit, mon mauvais pied. Enfin si quand on est gauchère des mains on est forcément gauchère des pieds. Mais pourquoi pas.
Je me suis exécutée le lendemain.
"Et alors, tu t'es levée du pied gauche?" me demanda mon institutrice.
"Oui, Madame," j'ai répondu. "Parce que hier je me suis levée du pied droit et vous m'avez grondée."
Mon enfance est faite d'une longue série de traumatismes.
Comme quoi dans la vie, l'essentiel, c'est de se lever du bon pied.

Wednesday, February 04, 2009

Weee! Il neige à Londres!

(Photo prise par Froggie)
Aaah comme j'ai envie d'y être... Non mais il parait que c'est le chaos total, les bus, les routes, les gens qui glissent, les parapluies qui se retournent, ceux qui sont immobilisés chez eux, les supermarchés qui ne se remplissent pas, tout est inefficace, et... Londres me manque!
(Bon d'accord il neige ici aussi mais c'est pas une raison; ici il n'y a que mon frère qui en profite en faisant des dérapages frein à main sur mon parking, mais on va dire que je ne l'ai pas vu faire).
D'ailleurs si j'avais été à Londres, j'aurais fait la tournée des bonshommes de neige avec Esmé... Qui du coup a dû se résoudre à la faire sans moi, quelle triste perspective, mais à laquelle elle a quand même su rendre justice... Voir la vidéo.

Mon préféré, c'est quand même celui-là.

Tuesday, February 03, 2009

Oh. Mon. Dieu.

Il me faut ce sac.
Mais bon, je risque fort de me faire dévisager dans la rue, personne n'ayant lu Pride&Prejudice, ou alors ayant vu le film; mais dans ce cas ils s'imaginent Elizabeth Bennet sous les traits de Keira Knightley, aussi surnommée Bouche de mérou, ce qui m'est encore plus insupportable.

Sunday, February 01, 2009

Austen Power

Je suis plongée dans les romans de Jane Austen. C'est-à-dire que j'ai commencé un cours de critique littéraire sur Jane Austen et qu'on commence avec tous les romans que je n'ai pas encore lu, ce qui me donne une excellente excuse pour m'immerger totalement dedans.
Je suis dans Mansfield Park, et dès mardi j'entamerai Sense&Sensibility.
Et j'aime.
Non seulement j'aime son style littéraire, sa capacité d'observation et de création de personnages, mais j'aime aussi l'ambiance qu'elle crée: celle de la campagne anglaise au 19e siècle du point de vue féminin de l'époque. Une mine d'or pour l'Histoire.
Aaaah... L'époque où on n'avait pas l'électricité ni l'eau courante, où on se chauffait au charbon et où on se déplaçait en fiacre... Où le thé était apporté par les domestiques avec des petits gâteaux et des sandwishes... Où, pour faire une tamponne, on invitait les jeunes gens non mariés des familles affluentes du voisinage, accompagnés justement de leurs parents et/ou chaperons; ces derniers étaient placés à des tables où on jouait aux cartes pour pouvoir échanger des ragots sur les possibles alliances, sur qui avait demandé qui pour les deux premières dances et sur les robes des jeunes filles... L'époque où un frouchelage ignoble était concrétisé par un baise-main, et où la pire des disgrâces pour une famille consistait en une fugue amoureuse d'une des filles. Et où on passait ses jours à écrire des lettres, que Diantre on aurait presque dit que ces jeunes filles tenaient un blog...
Que...
Ah oui, le blog!
Et bien maintenant c'est updaté.
Soyez heureux.
PS: Je vais bientôt posséder tous les romans de Jane Austen en deux exemplaires, une longue histoire d'introductions différentes, donc si vous voulez en emprunter...