Tuesday, February 19, 2008

Skiskiskiskiski!
Voici déjà un petit aperçu de mes sports d'hiver édition 2008... Nous sommes allés sur les Arcs, un groupe de douze bons amis très motivés et désespéremment en quête de vacances, et je rassure ma mère, je ne me suis pas mise en danger pour réaliser les vidéos suivantes.




Là où je me suis réellement mise en danger, par contre, c'est sur ces pistes, très pentues, bosselées, verglacées, voire les trois en même temps...

Piste noire de Drozet



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Et vous pouvez déjà voir que nous avons eu beaucoup de chance avec le temps! La suite plus tard, à moins que je ne charge un des participants au séjour d'écrire le prochain post...

Sunday, February 17, 2008

400 ème post
Que je vais le célébrer avec cette vidéo historique que m'a envoyée Gwen.

Accessoirement, je suis du retour du ski. Rien de cassé, rien de brûlé à part ma peau, et en rentrant chez ma parents j'ai constaté que ma salle de bain était redevenue l'annexe de la chambre de ma soeur.

Friday, February 08, 2008

J'ai été enlevée par des extraterrestres. Je ne répondrai plus à vos emails pendant quelques jours. Je reviendrai dimanche 17, le ventre rempli de fondue sans lactose et de vin de Savoie.
Zut, je viens de donner un sérieux indice quant à l'endroit où je me trouverai.
Evidemment je n'ai pas encore fait mes valises.
Evidemment je me suis engagée à nettoyer près de 60m² de tapis à la machine du Brico avant de partir.
Evidemment c'est aussi le jour où le Roi du Matelas m'annonce que mon matelas est arrivé et qu'il faut que je vienne le chercher illico.
Evidemment je suis hyper en retard.
Mais pour ne pas faillir à mon habitude, je rédigerai toutefois une note d'adieu au cas où il m'arriverait quelque chose sur la route.
D'abord, Esmé aussi elle fait ça quand elle part en voyage, et non ce n'est pas bizarre. (Esmé qui vient de remporter un prix de cuisine internationale en présentant une mousse au chocolat belge, on peut la féliciter.)

Sunday, February 03, 2008

Faites la file comme tout le monde, Monsieur
Ce que les clients aiment le moins, c'est faire la file. Ils n'ont pas compris que pour éviter d'attendre il faut prendre rendez-vous. Non, ils aiment voir la banque comme un lieu convivial où l'on peut venir et se faire servir dans la minute comme dans un restaurant. Ils débarquent donc, voient la file au guichet jusque dehors, la file à l'accueil pareil, et une petite dizaine de personne qui attendent pour voir des conseillers. Et ça, ils n'aiment pas. Scandaleux que cela Mademoiselle, faire attendre une personne âgée c'est tout simplement une honte, avant c'était mieux, avant on était mieux servis.
A quoi je réponds: utilisez le Self.
Alors il y en a toujours qui sont plus intelligents que tout le monde et qui croient avoir trouvé la parade pour éviter la file. Ils ne vont pas au guichet, ils ne vont pas à l'accueil, non, ils se postent tout simplement à proximité des bureaux pour choper un conseiller qui aurait le malheur de passer par là.
C'est le cas du Pharmacien. Il est habitué. Il ne fait jamais la file. Il n'aime pas attendre. Il pourrait faire la file au guichet pour indépendents, où il n'y a que quinze minutes d'attente, mais non. Il s'assied près des bureaux et fait le siège, espérant que l'accueil ne remarque pas ses actes.
C'était sans compter sur l'hôtesse.
Une hôtesse c'est mobile, ça n'est pas enfermé derrière un bureau, ça vient demander en quoi elle peut vous aider. Ce à quoi le Pharmacien répond gentillement qu'il va être reçu par un conseiller. "Vous avez rendez-vous?" Je lui demande. Il n'a pas rendez-vous. "Vous vous êtes présentés au guichet?" Il ne s'est pas présenté, il y a trop de file. "C'est à quel sujet?" C'est confidentiel. Bon. Je vois bien qu'il ne veut pas me le dire parce que nous savons tous les deux que je vais l'envoyer au guichet. Je lui fais poliment remarquer qu'il y a plusieurs personnes avant lui, ce qui lui fait environ 30 à 40 minutes de file. Il râle. Il tient un commerce, il ne peut pas attendre. Je lui demande si c'est une opération qu'il peut faire au guichet. Je lui fais remarquer qu'il y a moins de file au guichet pour indépendents, 15 minutes, versus 40 minutes chez le conseiller. Il râle. Il ne veut toujours pas me dire pourquoi il est là. Je lui demande si c'est une opération qu'il peut faire au Self. Là il s'emporte carrément, disant que je suis folle à lier, que le Self je ne me rends pas compte, mais c'est hyper dangereux Mademoiselle, il ne faut jamais faire confiance au Self, les gens volent votre code, les machines falsifient votre carte, elles ne comptent pas juste et la banque prend un dividende caché qui n'apparaît pas sur les extraits de compte.
Gros blanc. Je suis un peu interloquée.
Un conseiller, attiré par le bruit, arrive, voit le Pharmacien, le reconnaît (il vient toutes les semaines il paraît), et le Pharmacien en profite pour lui foncer dessus en espérant couper la file. Comme chaque semaine il est là pour un dépôt d'argent. Comme chaque semaine le conseiller lui répond qu'on ne peut pas faire de dépôt d'argent en dehors des guichets, ce sont des normes de sécurité qui ont été imposées il y a quelques mois mais que le Pharmacien essaie néanmoins de contourner de façon hebdomadaire.
Si vous voulez, lui dit le conseiller, vous pouvez le faire via le Self.
Et là c'était la phrase qu'il ne fallait pas dire.
Il voyait clair dans notre jeu, le Pharmacien, on voulait lui faire utiliser le Self pour l'arnaquer, on allait lui voler son argent, ces machines n'étaient pas du tout fiables en plus, il y a des gens qui allaient lui copier sa carte, des bandits qui allaient la lui voler, on avait mis des caméras cachées pour vérifier son code secret, bref. En plus moi il ne me connaissait pas et il refusait que je le lui explique le Self, parce que vous savez ces jeunes ça croit tout savoir et ça ne sait rien, c'est d'une impertinence monstrueuse.
Un autre conseiller passe, même cinéma, même refus, même proposition d'utiliser le Self, même scandale. Finalement il se retrouve à faire la file au guichet des indépendents. Il a perdu 20 minutes à argumenter avec les conseillers et maintenant c'est la guichetière qui commence à paniquer, parce qu'elle connaît bien le client, elle a affaire à lui toutes les semaines.
Et c'est là qu'une fois au guichet, il le monopolise pendant 40 minutes.
40 minutes entières.
J'observe un petit peu et je remarque qu'il cherche partout dans ses vêtements des mini-trucs hyper pliés et que c'est là qui lui prend un temps dingue.
La guichetière m'expliquera plus tard qu'il a caché des billets partout dans ses vêtements, qu'il les a chiffonnés et dissimulés dans, par exemple, des papiers de bonbon ou des pochettes à CD.
Parce qu'il n'y a pas qu'au Self qu'on peut lui voler son argent. Quand il marche dans la rue, les gens le connaissent, c'est le Pharmacien, il tient un commerce, tout le monde sait que quand il va à la banque c'est pour un dépôt, alors il a peur.
En attendant: dépôt de billets au Self = 3 minutes. Au guichet pour indépendents = 15 minutes. Chez un conseiller = interdit, temps d'argumentation variable. Le Pharmacien a réussi à rester à la banque plus d'une heure pour une opération qui, montre en main, prend trois minutes au Self.
Alors je vous en supplie, la prochaine fois que vous irez dans une banque, amis lecteurs, posez-vous bien attentivement la question: est-ce une opération que je peux faire au Self? Vous vous épargnerez bien des souffrances...

Wednesday, January 30, 2008

Iiiiik! Il y a une pieuvre dans mes WC!
Aaah, toutes les surprises d'une nouvelle maison. Il y a d'abord eu celle de découvrir la couleur originale des murs et des tapis. Au fur et à mesure, on a aussi découvert un mur moisi caché par une armoire, un châssis moisi bouché au scotch, et la hotte qui n'a jamais été nettoyée fixée au super scotch. Dans toutes les armoires il restait des brols inombrables, les Petits Riens n'en ont voulu que de la moitié, et l'autre moitié traîne lamentablement dehors ou dans notre futur salon qu'on doit encore peindre.
Très rapidement, il y a ensuite eu le: mais il ne chauffe pas ce radiateur, mais pourquoi celui-ci chauffe-t-il alors qu'on l'a éteint, et pourquoi ce thermostat ne fonctionne-t-il pas? Quel esprit malin s'est-il emparé de notre tuyauterie? Résultant en la visite du chauffagiste qui a constaté que le chauffage ne fonctionnait pas tout court, et que si certains radiateurs chauffaient, c'était parce que l'eau chaude des sanitaires se perdait en chemin dans certains tuyaux de chauffage. Comment Diantre? Le chauffagiste nous a remplacé une petite vingtaine de tuyaux et de vannes et est parti en nous disant: vous savez, vous avez un problème avec votre fosse septique.
Et aujourd'hui qu'il pleut, ça pue les égouts dans toute la maison. C'est un problème qui n'est pas encore résolu. Bref.
J'ai emménagé officiellement avant-hier et je pensais être arrivée au bout de mes surprises, lorsque.
Lorsque j'ai voulu utiliser mes WC.
Et là, c'est comme un monstre qui a jailli de la chasse d'eau.
Déjà l'eau était brune à cause de toute la rouille qui s'expédiait par cette chasse inutilisée depuis des années. J'ai aussi pu constater que cette eau, au lieu de s'évacuer sainement à travers un tourbillon bien net, et bien, elle restait là, débordant légèrement sur le sol de la salle de bain.
Mais pourquoi donc cette eau ne s'écoule-t-elle pas? Me suis-je demandée en sachant pertinemment bien que je ne voulais pas en connaître la réponse.
Dans un élan de courage et d'abnégation, je suis allée acheter du Déstock au supermarché pour dissoudre dans une grande réaction chimique acide tout ce qui pouvait possiblement se trouver dans ce tuyau, vivant ou non, entravant la libre circulation de... enfin... pas besoin d'aller plus loin.
Au bout de trois tentatives infructueuses, fort me suis-je fait de constater que je devais passer à une solution plus draconienne.
Je suis alors allée chercher une ventouse. Oui, chers lecteurs, imaginez-vous ce beau spectacle: j'ai commencé à déboucher mes WC de façon dynamique et sanguinaire.
Et non, cela n'a pas marché.
C'est alors qu'une pensée m'a traversé l'esprit: je pourrais aller vérifier moi-même ce qui bloque mon tuyau. M'armer d'un gant, aller mettre ma main là-dedans et ramener à l'air libre la Chose Immonde.
J'ai rejeté cette pensée aussi tôt qu'elle est venue.
Puis je suis restée sans savoir quoi faire devant cette cuvette et je me suis dit qu'il n'y avait pas d'autre moyen.
Donc je l'ai fait. Munie de gants qui m'arrivaient au coude et d'un antiseptique puissant au cas où le liquide horrible entrerait en contact avec ma peau, mais je l'ai fait.
A ma grande surprise, la Chose Immonde était un objet solide, lisse, rond, et après avoir tâté et tenté d'attraper l'objet, je me suis surprise à trouver une petite anse.
Mais mais mais, c'est que l'OBJET QUI BOUCHE MES WC EST UNE TASSE!!!!
Comment Diantre ceci est-il arrivé?
C'est là qu'un sauveur providentiel et désirant garder l'anonymat est venu m'aider dans ma lutte contre le Monstre Horrible et ni une, ni deux, il a repoussé l'objet vers le fond du tuyau, a tiré la chasse, a ventousé comme un malade pour créer un appel d'air jusqu'à ce que l'objet se retrouve embarqué dans une grande aventure à travers ma tuyauterie.
Voilà.
Comme ça vous savez.
Maintenant, je voudrais bien savoir comment une tasse est arrivée dans le siphon de mon WC?

Sunday, January 27, 2008

Bonjour Monsieur, comment puis-je vous aider?
Quand on fusionne deux banques, pas mal de confusion s'ensuit. On ne sait pas qui est où, où est quoi, ni depuis quand et pour combien de temps. D'un seul coup 5000 clients s'ajoutent et tout ce qu'on a fait pour y subvenir c'est ajouter un deuxième guichet et un accueil. Cela donne beaucoup de clients désorientés et pleins de questions, faisant la file pendant des heures et forcément mécontents. Un mini-chaos de confusion.
Qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là?
On engage une hôtesse.
Cette hôtesse c'est moi.
On ne le dirait pas, mais mine de rien, c'est un job à responsabilités.
Mon rôle principal est d'expliquer aux gens comment fonctionne le Self Bank afin de désengorger les guichets. Très rapidement, mes fonctions se sont étendues à: chercher les cartes de banque, accompagner les clients au coffre, diriger les clients vers les conseillers disponibles, répondre au téléphone, m'occuper des objets perdus, et surtout, surtout, recevoir le mécontentement des clients.
Parce qu'ils sont mécontents, mes chers clients.
Tout d'abord il y a les personnes âgées. Leur petite agence locale, qui pendant des années avait été leur principal lieu de socialisation (surtout le mercredi à cause du marché), leur a été soudainement retirée, et sans avertissement. "Nous vous avons envoyé un courrier pour vous en informer, Madame". "Oh mais vous savez, moi, le courrier qui vient de la banque, je ne le lis pas. Pouvez-vous m'expliquer où je peux prendre mes extraits de compte?"
Plus de la moitié de notre clientèle se compose de personnes âgées qui viennent là quotidiennement, et parfois plusieurs fois par jour. Ils sont là dès l'ouverture de l'agence, regardant d'un air furieux le personnel de l'autre côté de la vitre alors qu'ils doivent attendre l'ouverture des portes. Parfois ils n'ont qu'un virement à déposer, mais ils s'assoient dans la salle d'attente pendant une demie-heure et discutent. Au début, il a surtout été question de leur montrer où était quoi, qui était où, ce qui avait changé et ce qui était resté le même. Ils sont avides de savoir ce qu'est devenue leur agence locale, mais refusent catégoriquement que je leur explique comment fonctionne le Self. "Ah non hein Mademoiselle, moi toutes ces machines c'est de la technologie, je n'y comprends rien. C'est quand même incroyable ça. Je refuse qu'on laisse une machine remplacer le service clientèle." Et puis de se plaindre qu'elles attendent pendant 45 minutes pour une opération qu'elles auraient pu faire en trois minutes au Self. A tel point que pour désengorger la foule, on a interdit les retraits d'argent inférieurs à 600 euros au guichet: une hôtesse vous montrera comment utiliser le Self. Alors ils ont trouvé la parade: ils oublient leur carte à la maison. Comme ça ils sont obligés d'aller au guichet. "C'est quand même incroyable ça Monsieur, vous vous rendez compte, ils font attendre une personne âgée pendant presque une heure debout devant un guichet. Le service n'est plus ce qu'il était. C'était mieux avant". Ah oui mais c'est bien pour ça qu'on m'a engagée, Madame. Et quand les extraits de compte sont tous imprimés, que tous les virements et retraits sont faits, qu'il n'y a plus aucune raison de rester à la banque, et bien ils arrivent chez moi. "Dites-moi, Mademoiselle, je n'arrive pas à comprendre ceci sur mes extraits de compte. Pourriez-vous me prendre rendez-vous avec un conseiller?"
Catégorie de client numéro deux: les femmes carriéristes. Celles-là ce sont les seules qui soient réellement difficiles à gérer. Elles n'ont le temps pour rien, sont exigeantes envers tout, arrivent à l'agence avec un air pincé et demandent à voir quelqu'un maintenant, tout de suite, et quelqu'un de compétent je vous prie, parce que je n'ai pas le temps, j'ai un travail important, moi. Evidemment elles n'ont pas pris rendez-vous, évidemment tous nos conseillers sont occupés, parce qu'il y a une horde de personnes âgées qui ne comprennent pas leurs extraits de compte, alors elles s'énnervent. C'est scandaleux la façon dont on vous traite ici, avec ce qu'on paie on pourrait au moins être reçus avec un minimum de décence, cela va s'entendre vous savez, j'ai des amis hauts placés. Les hommes carriéristes réagissent de la même façon mais avec un minimum de retenue, parce que bon gueuler sur des petites jeunettes c'est mal vu. Les femmes, elles, ne se retiennent pas.
Catégorie numéro trois: les jeunes parents. Ils arrivent avec une ribambelle d'enfants qui hurlent et qui souvent déclarent d'un air confus qu'ils doivent faire/ont fait pipi (une gentille hôtesse les accompagne alors aux toilettes du personnel, avec un parent hyper gêné qui espère qu'un des conseillers ne le reconnaîtra pas). Heureusement nous avons dans le hall une magnifique petite maison fluo avec des jeux de construction, ce qui permet aux parents de faire la file et aux personnes âgées de parler petits enfants, mais ce qui agace au plus haut point les femmes carriéristes. "A-t-on idée d'emmener des enfants dans des lieux pareils", "Aucune considération" et "quel manque d'éducation".
Catégorie quatre: le jeune couple. Ils sont généralement là pour une question de prêt ou d'assurance, se tiennent la main et se regardent amoureusement mais avec un peu d'inquiétude quand même, c'est-à-dire: quand allons-nous parvenir à rembourser? Ils sont mignons tout plein et ne se plaignent jamais. Oui, vous avez bien entendu: JAMAIS. Le jeune couple défie toutes mes attentes: il a pris rendez-vous, attend son conseiller et est content d'être à deux.
Catégorie cinq: la mère et la fille, ou le père et le fils. Ils sont généralement là pour ouvrir un compte jeune. Ils sont venus à deux parce que le jeune en question doit apprendre et que le parent doit signer. En général ils ne se plaignent pas non plus. Quand je leur montre comment fonctionne le Self, c'est: Mon Dieu, mais c'est merveilleux tout ce qu'on arrive à faire avec la technologie de nos jours. Où va s'arrêter l'innovation?
Catégorie numéro six: les adolescents rebelles. Ils arrivent toujours par groupe de trois ou quatre, pour une seule opération, et une opération minime. Mettre un billet de cinq euros sur son compte d'épargne. Faire un virement à "Zazou" ou à "Thor le terrible" pour rembourser "tu sais quoi". Je commence par leur expliquer comment fonctionne le Self Bank puis je m'en vais rapidement en sachant qu'ils sont en train de se foutre de ma gueule. Parfois, ils n'osent même pas venir me demander conseil.
"Ouais regarde t'as vu, izont foutus une meuf au Self"
"Kesselle fout là, elle sert à rien"
"Ouais mais zyva, va lui parler hein"
"T'es un bouffon toi, tu me parles pas comme ça d'abord"
"Ouais t'as pas de c*uilles ou quoi, zyva comment t'es pas capable de parler à une meuf"
"Nan mais c'est bon, chte la laisse, huhuhuhuhu (rire gras)"
(C'est là que j'interviens) "En quoi puis-je vous aider, Messieurs?"
"Ouais heu on vient pour aller au guichet Mamzelle" et ils se cassent en ricanant par petits soubressauts, entravés dans leur route par leur pantalon qui leur descend jusqu'aux genoux, laissant entrevoir l'entièreté de leur caleçon et parfois même un petit bout de fesse.
Si vous voulez que je vous explique comment fonctionne le Self, je pense me spécialiser dans des cours particuliers...

Tuesday, January 22, 2008

Danio est sur facebook
Samedi passé, je me suis rendue compte que le chien d'Amaury le dissident Corse était sur facebook, et que le mien n'y était toujours pas. Cela a été un choc tectonique pour le moins. Toute la soirée, j'en ai rongé mon frein de jalousie, et dès le lendemain, j'ai remédié à l'injustice de la situation. Danio m'en remerciera, il est à présent sur facebook.

(Petite note à ma mère: non, ce n'est pas une raison pour t'y inscrire. Je n'accepterai jamais d'être ton amie, ou alors je ne te laisserai accéder qu'à mon profil limité. Si tu veux voir le profil de Danio, je te le montrerai, mais je ne te donnerai pas son password).
(Diantre quelle geekitude dans ces propos)

Petit à petit, mon hardi petit animal s'est fait des amis. Des gens ont écrit sur son wall, le taggent sur des photos, bref, grâce à moi il se socialise virtuellement. Mieux: il existe sur le web. Et dire qu'il avait vécu sans cela jusqu'à présent. Quelle émotion de voir cette brave petite bête se créer une individualité qui lui est propre...

Sauf qu'à présent c'est moi qui en apprend des belles.
Au fur et à mesure que Danio se crée des amis, j'apprend comment ils se sont rencontrés.
J'en vois qui sont partis en vacances avec elle (Danio est une elle), qui ont joué dans le jardin avec elle, qui l'ont sauvée de la mort alors qu'elle s'apprêtait à manger de la mort au rat (merci Strepy). Elle a fait pipi sur le tapis de l'un ou l'autre après avoir tenté de manger leur table en marbre, bref, tout ce qu'il y a de plus normal pour un chien sain, soigné et plein de vigueur.
Et puis il y a les autres.
Il y a cette petite dizaine, hommes ou femmes, cousins ou non, agés ou moins agés, avec qui Danio "hooked up", "dated", "were practically married", "still get along great" mais "it's complicated". Il y a ceux qui lui ont fait boire de la bière et ceux qui l'ont dépravée au cours de beuverie sans nom (la Yellow par exemple, où je pensais que Danio avait été mise au lit avant le début des festivités). Elle m'avait caché tout cela.
C'est toute une image qui s'écroule. Pourtant je sais que dans le fond de son coeur, Danio est une brave, innocente et chaste bête, ce qui est à attendre étant donné l'éducation exemplaire que lui ont donnée ses maîtres.
Mais que voulez-vous, il faut bien une adolescence à tout le monde.
Je vais commencer à fouiller ses affaires pour voir si je n'y trouve pas des cigarettes.

Saturday, January 19, 2008

Que?
Hier soir, j'ai regardé un documentaire animalier accompagné d'une tisane camomille. Vers 22 heures, la fatigue me rappelant que mes jeunes jours s'échappaient progressivement, je suis allée me coucher, armée de mon plus beau pyjama en pilou et de ma petite bouillotte. Je me suis endormie d'un sommeil bienheureux, rêvant de ménage et de famille.
Lorsque tout à coup...
Mon GSM a sonné. 1h30 (du matin): non, ce n'était pas mon frère. Non, ce n'était pas un pote bourré. Non. C'étaient mes parents.
Ils étaient partis faire la fête et avaient oublié leur clé.
Je suis perturbée. Comment en sommes-nous arrivés là?