Monday, December 17, 2018

Le marathon de Noël du Fil de Bibil


Et voilà, le marathon de Noël est terminé pour le Fil de Bibil ! J’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai tenu le coup!

Mais bon en vrai, je ne vous cache pas que la conclusion de cette année, c’est que je suis déçue. De mes 7 ventes de Noël, il n’y en a qu’une qui a vraiment marché, mais parce que cela avait marché pour tout le monde et pas seulement pour moi. Les autres ventes, en vrai, étaient juste okay. Pas la misère mais pas dingue. Comparé à l’année passée où j’ai cartonné à toutes mes ventes, puis aux efforts que j’ai mis dans le Fil de Bibil cette année pour être à la hauteur de ce que je pensais être une nouvelle succession de succès, la performance est franchement en dessous de mes attentes. Je suis parvenue à atteindre mes objectifs minimums, à savoir payer mes fournisseurs sur base de mes ventes et sans devoir y mettre de ma poche. Mais à part ça, le Fil de Bibil a tout juste frôlé la surface de l’eau sans jamais décoller. Et ça aurait été passable si cela faisait partie d’un contexte global peu favorable. Mais je vois bien comment c’était sur les stands des autres créateurs et créatrices. C’était une très bonne année pour tous les autres. Et c’est décevant, c’est vrai, parce que ça avait bien commencé, et que maintenant je me sens bloquée quand les autres avancent.
Je vois bien qu'il y avait un problème cette année avec mes stands. J’attirais moins le regard que l’année passée, et ce alors que j’avais plein de nouveautés. L’année passée, on n’arrêtait pas de me demander, « et vous faites ceci ? vous faites cela ? ». Alors j’en avais tiré des leçons, et je me suis concentrée pendant une année sur ce que je pensais me faire défaut. J’ai introduit ce que quelques personnes m’ont demandé d’introduire, pensant que cela correspondait réellement à une demande. Sauf que paradoxalement, maintenant que c’est là, ça n’intéresse plus personne. Le résultat, c’est que je me retrouve à déplacer des montagnes de brols sur mes stands et à devoir stocker des invendus (et je peux vous dire que ces petites choses non seulement ça ruine mais ça occupe bien l’espace). Et le plus frustrant c'est que personne ne m’a dit, « ah c’est trop cool que vous ayez des peignoirs/plaids/ensembles de bain/sorties de bain/etc etc, j’avais tellement envie que vous en proposiez ». On m’a juste dit, « tu sais quoi Bibil ?  Tu devrais faire des tabliers » ; « tu devrais changer tes bavoirs et mettre un biais autour ». Mais je peux vous parier que si jamais l’année prochaine j’ai une offre de tabliers et des bavoirs avec un biais autour, il n’y aura plus personne pour dire qu’il l’avait suggéré. Et donc j’avais tout ce brol sur mes tables car je n’avais pas su faire une choix, et à côté de moi, sur les autres stands, les gens se ruaient sur d’autres créatrices qui proposaient un ou deux produits phares qui attiraient le regard, sur des stands désencombrés.

Cette année, j’ai beaucoup douté sur le Fil de Bibil. J’ai passé beaucoup de temps à me dire que le problème se situait dans le manque de temps que je pouvais consacrer à mon activité, et sur le manque d’équilibre que j’avais avec ma vie privée (quelle vie privée franchement, je ne fais que du Fil de Bibil depuis juin). Puis je me suis dit que c’était parce que je manquais de conviction quand je faisais des ventes, que j’étais tellement fatiguée, que je n’avais plus la passion des premiers stands. Mais après ces marchés je pense que le problème se situe en réalité au niveau du produit. Je crois que mes trois problèmes principaux sont :
1.      Trop d’offre
2.      Une mauvaise politique de prix
3.      Aucun produit qui sorte du lot
Alors pour les deux premiers points, c’est relativement facile. Bon c’est vrai que j’ai un fameux stock et qu’il ne va pas partir tout seul, ce que me rappelle le fait de le voir tous les jours trainer dans mon salon, mais soit. Le soucis c'est d’amener tout mon stock à chaque fois que je me déplace sur une vente. Moi qui pensais que j’étais de la génération des diginatives, je dois avouer que je fais preuve d’un manque flagrant de stratégie digitale. Je vois bien que celles qui ont du succès amènent quelques articles et renvoient à leur webshop pour le reste. (Leur quoi ? ah non j’ai pas de webshop moi en fait). Puis en ce qui concerne les prix, j’ai fait des prix ronds pour me faciliter la vie, et en me disant que les gens n’étaient pas cons non plus, quand on leur propose un produit à 19,5€, ils savent quand même que c’est 20, alors autant dire 20 directement et ne pas m’embêter avec un fond de caisse de petite mitraille.
La leçon que j'en tire c'est que les gens ne sont pas cons, certes, mais ils sont paresseux (enfin parfois ils… non je m’arrêterai là). L’attention qu’ils te consacrent n’excède pas le temps qu’il leur faut pour dépasser ton stand. S’il n’y a rien pour attirer leurs regards au premier coup d’œil, ils passent au stand suivant. S'ils voient 19,5€, ils voient 19,5€ et ils passent à l'article suivant. L’année passée, mon stand a vraiment marché pour la simple raison que ce qu’on voyait en premier, c’est un essuie de cuisine brodé qui disait, « Maman a toujours raison ». Ca faisait rire les gens, du coup ils s'arrêtaient et ils regardaient le reste. Cette année, je n’avais rien qui attirait le regard aussi directement. Par contre, les créatrices autour de moi, oui.  
Ce qui m’amène au troisième point qui est plus problématique : je n’ai aucun produit qui sorte du lot. Pas de produit phare. Quand on dit, « le Fil de Bibil », je ne sais pas si les gens ont en tête une image qui leur vienne directement à l’esprit. Je me plais à penser qu’on pense à mes bavoirs (ils sont si beaux ! j’y passe tant de temps !). Mais à part une poignée de clients et amis fidèles que j’aime d’amour vrai, je pense plutôt que les gens se rappellent qu’une fois par an, j’amène ma machine à broder sur place. C’est un « pain reliever » sur le court terme (« oh ben on ne prendrait pas ça pour le cadeau de naissance de Pimprenelle ? »), si du moins il n’y a personne d’autre qui propose des cadeaux de naissance personnalisés autour de moi ; mais en dehors des stands on n’y pense plus. Je dois trouver un moyen de rendre mes produits plus mémorables, plus uniques. Je pense que c’est ce que j’ai essayé de faire en diversifiant à ce point mon offre. Mais je crois que j’ai cherché dans la quantité quelque chose qui devait se travailler sur la qualité. C’est peut-être le graphisme et le look de mes produits que je dois travailler pour me démarquer des gens qui ont la même machine que moi et qui savent faire la même chose.
Enfin, au delà du produit, une de mes autres priorités de cette année, cela va devoir être de mieux gérer mon temps et l'investissement personnel que je fais dans le Fil de Bibil. Car oui d’accord c’est très bien de vouloir faire en sorte que ça marche, mais le problème est quand cela se fait au détriment du reste... 
Et puis travailler sur ce côté perfectionniste à outrance qui fait que je suis persuadée de ne pouvoir apprendre que de mes faiblesses et non de mes forces, et qui fait que je suis incapable de profiter de mes succès. Car j'ai quand même rempli mon objectif minimum qui est de terminer l'année en rendant le Fil de Bibil auto-suffisant. Mine de rien ce n'est pas peu de choses étant donné le préfinancement conséquent nécessaire à cette activité. Mais bon voilà, j'avais espéré un peu plus... 
Mais que je me réjouisse! J'ai mon inventaire à faire pour me consoler :-)

Tuesday, December 04, 2018

It's that time of the year again

Chaque année, je me dis, l'année prochaine, en décembre, je me mets des limites. Et chaque année, quand décembre est derrière moi, je me dis, hé bien je n'y suis pas du tout arrivée, dites. L'année prochaine, il faudra mieux anticiper.
Et l'année suivante, j'ai beau me dire, oui j'avais dit que j'anticiperai... tout recommence.
Bref.
Là on est début décembre. Je suis laminée les gars. Juste à l'instant j'ai dû remplir un formulaire avec ma date de naissance, je peux vous dire que ça a été dur. 
Non mais l'année prochaine, je dois me mettre des limites, c'est clair.
Pourtant j'ai essayé de le faire cette année. Décembre 2017 a été trash avec le Fil de Bibil en plein essor et un changement professionnel imprévu. Après une période de latence entre janvier et avril où j'étais écoeurée de la couture et de la broderie, j'ai petit à petit repris en mai, et je me suis dit, là Bibil, tu te souviens de décembre 2017, si tu as l'intention de continuer le Fil de Bibil, pour décembre 2018 il va falloir anticiper. 
Long story short, passer à temps partiel n'était pas envisageable, alors je me suis dit que j'allais trouver un atelier pour m'aider. J'en ai trouvé deux. J'ai remis à l'emploi plusieurs personnes pour juillet et août, ce qui au départ m'a procuré pas mal de satisfaction. Cependant, même si le contact avec le personnel encadrant s'était bien passé, je me suis rendue compte que concrètement parlant ceux qui cousaient mes articles n'avaient aucun plaisir à le faire, et que cela se reflétait dans la qualité de la production. A nouveau, long story short, cela a fini par me prendre plus de temps que si je l'avais fait moi-même, pour finalement pas mal de stress lié à la perte de contrôle sur une partie du processus de production, et pour retourner dans le rouge au niveau comptable. J'ai entamé le mois de septembre en étant littéralement épuisée.
Alors, une parenthèse. A un moment on se rend quand même compte, hein, que quand on a besoin de s'autocongratuler à la fin de la journée pour se dire, ouf, aujourd'hui encore tu es parvenue à la boucler cette p*tain de journée, et que tu sais que ce sera pareil le lendemain, et que tu fais ça tous les soirs pendant quelques mois, il y a un moment où, comment dire, on sait que ça ne pourra pas durer.
Enfin bref. 
Septembre, donc, c'est là que mes cours du soir ont commencé. 
(Ah ben oui j'ai recommencé des cours du soir, je ne vous l'avais pas dit? Je me fais un petit master en management derrière les fagots, parce que bon mes trois masters actuels et ma thèse ça m'avait laissé un goût de trop peu, vous voyez). 
Bon. Ces cours ont beau être super passionnants et me correspondre complètement, et bien mine de rien je n'avais plus l'habitude. Déjà au départ j'étais stressée de ne pas me faire d'ami et d'être rejetée des équipes de travail (réminiscence ridicule de l'école primaire et secondaire), ça m'a trotté en tête pendant des semaines. Et puis il a fallu se remettre dans le rythme. Donner 3 heures de concentration comme ça en soirée après avoir eu une belle journée de boulot derrière toi, ce n'est pas easy game.
Je m'attendais à céder en décembre, et curieusement, c'est en octobre que j'ai cédé. Retour chez la gastro-entérologue, qui m'a dit en substance qu'entre mon boulot, le Fil de Bibil et mes cours du soir, un des trois devait disparaître, et qu'en fait en étant lucide il fallait bien se rendre compte que ce ne serait pas mon boulot, et donc qu'il fallait choisir entre le Fil de Bibil et les cours du soir. Je le savais, mais bon. J'ai arrêté le Fil de Bibil, en même temps que le café, l'alcool, le gras, et les nuits de sommeil de moins de 6 heures. Je me suis reposée, ça a duré un peu plus d'un mois. 
J'ai essayé de me désengager de mes sept marchés de Noël, je ne suis parvenue à en annuler, heu, ben en fait aucun, personne ne voulait que j'annule (ce qui est flatteur mais un moment il faut aussi se dire que personne n'est irremplaçable, l'année prochaine je me mettrai des limites, je vous jure). Bref, mi-novembre, premier marché de Noël, et là le succès était tellement inattendu que j'ai été en rupture de stock. Ca a été comme un choc électrique, je suis repartie d'un seul coup en mode turbo. Et c'était reparti.

En fait, ma relation avec le Fil de Bibil suit un schéma récurrent. Avec le Fil de Bibil je fonctionne un peu comme un appareil sous tension électrique. Quand la tension est là, je carbure, je brûle, je turbine - je me réveille à 5 heures du matin en ressassant tout ce que j'ai à faire, et je produis jusqu'à tomber de fatigue, et recommencer. J'adore ça. Je suis accroc à cette tension, à cette intensité de vie, d'avoir l'esprit en mouvement permanent et le corps en une boule d'énergie. 
Mais je sais que ce n'est pas durable, alors parfois, quand je suis trop fatiguée, je m'arrête.
Quand la tension n'est plus là, et bien, c'est comme le jour et la nuit. Je suis écoeurée, je me demande pourquoi je fais tout ça, si je ne suis pas en train de gâcher mes belles années à poursuivre un objectif éphémère, à quoi ça rime de m'épuiser, et je doute. Qu'est-ce que je doute! Je me demande si c'est réellement une passion de créer qui me dévore, ou si de façon beaucoup moins romancée, c'est mon besoin de perfection et de briller qui prend des proportions démesurées. Je me demande si je fais ça vraiment pour moi, ou si je fais ça pour l'image que les autres ont de moi. Alors je laisse le côté rationnel reprendre le dessus, je fais des comptes et des inventaires, je me dis que la créativité et la passion c'est très joli mais que tous les mois j'ai la moitié de mon salaire qui file dans ce panier percé. 
Et dans ces périodes, je me fais vachement ch*er, aussi. 
Alors, quand je me suis suffisamment reposée, je remonte la vague. Je recommence à coudre. A ce moment-là je réalise à nouveau que j'ai besoin du Fil de Bibil, et qu'en fait peu importe que ce soit le Fil de Bibil ou autre chose, j'ai besoin de créer, d'interagir et de me dépasser. Et la tension revient. Et le problème n'est pas tant qu'il y ait de la tension ou pas de tension ou que j'alterne les deux, c'est que dans un cas comme dans l'autre, c'est le manque de limites le problème. 
Et je le sais, tout ça, je le sais. 
Enfin, avec ça, vous avez un résumé de mon année, mon année 2018 condensée en un seul post. 
Mais l'année prochaine je me mets des limites. Je vous jure. Si, c'est vrai.

Friday, August 24, 2018

Une petite interruption


Comme vous le voyez, j'ai laissé passer plus d'une demi-année depuis mon dernier post, ce qui correspond au moment où j'ai fait passer mon blog en mode privé. Fin 2017, j'avais eu envie de m'exprimer librement sur une expérience professionnelle malheureuse sans que cela ne me poursuive. Lors de mon précédent boulot, un membre de ma hiérarchie était en effet tombé par hasard sur mon blog et l'avait mentionné en pleine réunion, surpris de la virulence avec laquelle j'avais critiqué les derniers mois de ma thèse. J'ai eu peur d'avoir dépassé les bornes. J'avais dit à l'époque que je ne parlerais pas de travail sur le blog et je m'y étais tenue; mais je ne m'attendais pas à ce qu'on me reproche ce que j'avais écrit lors de ma thèse. Alors j'ai limité les accès à mon blog, et je me suis exprimée librement sur ce que j'avais à dire à ce moment-là.

J'ai en effet en tête ce qui est arrivé à Petite Anglaise. Elle avait mentionné dans un de ses anciens posts son travail de manière anecdotique, en termes neutres mais dans un jour où elle n'avait pas une motivation extraordinaire pour y aller. Lorsqu'elle a révélé son identité et que son boss a découvert le blog, elle s'est ensuite fait licencier car dès le moment où elle pouvait être identifiée, la société pouvait elle aussi être identifiée. C'était au début du blog 2.0, avant l'ère de facebook, et Petite Anglaise avait à l'époque une notoriété folle. A l'heure actuelle, les ressources humaines ont peut-être un petit peu plus l'habitude d'être confrontés à l'activité internet de leur personnel. Ou en tous cas, on peut dire que le fait que leur personnel publie du contenu sur internet n'est peut-être plus aussi anecdotique qu'à l'époque. Et puis je prends un cas extrême, licencier quelqu'un pour faute grave car elle se plaint une fois sur internet qu'on soit un lundi matin et que la motivation n'y est pas, c'est un peu drastique.

Il n'empêche que j'aime vraiment beaucoup le travail que je fais actuellement. Même si j'assume totalement ce que j'ai écrit lors de mes expériences professionnelles précédentes, je n'ai pas envie que cela pose un cas de conscience à ma hiérarchie actuelle. Car je ne sais pas comment Petite Anglaise a fait pour rester anonyme, mais moi mon nom est partout, que je le veuille ou non, et à l'heure actuelle impossible que les moteurs de recherche ne mêlent pas sur la même page mon blog, mon employeur, mes études, les membres de ma famille, ou même mon adresse. Que je le veuille ou non, mon nom est associé tant à mon travail qu'à ce blog, qu'à plein d'autres choses. 

Mais je constate que le blog me manque. Une fois que je suis passée en mode privé, plus personne ne parvenait à se connecter à mon blog, et ce même si j'avais délivré (parfois plusieurs fois) les autorisations nécessaires. A force d'être confrontée à des problèmes techniques, j'ai laissé tomber. Mais j'ai l'impression d'avoir perdu quelque chose en arrêtant de blogger. Après tout, cela fait treize ans que je fais cela. Je regrette d'avoir arrêté ce blog, d'avoir laissé la peur prendre le dessus. C'est quelque chose que j'ai besoin de faire. 

Pour le moment, j'ai donc pris la décision de continuer à blogger en mode public, en respectant toujours la règle de ne pas mentionner le travail avec lequel je suis liée par un contrat, et de me garder d'exprimer des opinions pouvant y être reliées. Je me sens par contre libre de parler du Fil de Bibil et de tout ce qui concerne ma vie privée. 

Cela fait du bien d'être de retour!



Monday, January 15, 2018

Un peu de rangement!

Ceux et celles (ceux.celles? ce.lles.ux?) qui me connaissent savent que je suis bordélique. Et encore, le mot est faible... Ce n'est pas que je n'aime pas ranger, mais c'est surtout que je suis envahie d'objets qui n'ont pas de place spécifique, jusqu'à ce que l'emplacement où ils se trouvent par hasard devienne leur place spécifique. Même si c'est un rebord de fenêtre ou un bout de ma salle de bain.
Imaginez cette tendance amplifiée par la période de Noël où je cours derrière le temps, je ne dors pas, j'utilise des tonnes de tissus différents que je laisse en chantier n'importe où et j'en recommande plein d'autres mais sans que je résolve la question de savoir où les mettre.
Illustration.
Ca, c'est devant la porte de la cuisine. C'est une place comme une autre, j'ai envie de dire.
Ca, c'est la salle de bain d'amis (mais de toutes façons sur le mois de décembre mes amis ce sont mes tissus et mes machines, pas vous)



Et forcément, car ça, c'est la chambre d'amis



Mais Bibil! Tu n'as pas une pièce couture? Me demanderez-vous. Mais si, mais si, la voici:

Ca dégénère comme ça doucement jusqu'à ce que tes amis ne peuvent plus trouver un siège chez toi sans que:
Bon, voilà. Il y en a partout, mais vraiment, partout, partout, partout.
Du coup, ma bonne résolution de cette année s'est un petit peu imposée d'elle-même, je dois dire. Parce qu'il y a un moment où, hein, enfin, voilà.
Ca m'a pris trois trajets chez Ikea, dont un pour faire 1h15 de file au service après-vente pour une malheureuse petite vis manquante...

(Là voilà, la cachotière!)
Et plus d'une semaine à tester la patience de mes voisins en tapant du marteau le soir en me chantonnant stupidement, "si j'avais un marteau"... Mais le résultat est là! J'ai l'honneur de vous présenter ma pièce couture! Tadaaaaam!



J'y ai casé tous mes tissus!!!! (Incroyable!!!) Sauf trois caisses dont j'ai fait don à une association. Ce qui m'a encouragé à freiner les achats compulsifs...







Oui, bon, mais ce sont les soldes aussi. (Mes parents n'ont pas encore remarqué l'endroit où je les ai planqués chez eux).
Le highlight de cette expérience, c'est de constater que:
1. J'ai une caisse entière de tissus à pois. Deux, si on compte le craquage ci-dessus. C'est beau les pois, quand même.
2. Oui, j'ai des tissus que j'ai achetés pour me faire des projets pour moi! Il doit y avoir 1/2 caisse à tout casser, certains trainent là depuis 7 ans;
3. J'ai retrouvé du courrier "urgent" datant de 2015 dans tout ce bazar. Ainsi que plusieurs versions de la conclusion de ma thèse (ooooh que c'est touchant) et quelques CV complètement dépassés;
4. Acheter des tissus car "ça pourrait servir", ça ne sert à rien, car ça ne sert jamais.
5. J'ai casé mes tissus, oui, mais maintenant comment vais-je caser mon matériel pour la broderie? (Oh ben je dirais 7-8 caisses encore)
Bonne année à tous!

Tuesday, October 10, 2017

Quelques souvenirs du mois de septembre

Hé oui, je suis de nature inspirée aujourd'hui, et en classant quelques photos du mois de septembre je me suis dit que c'était peut-être le bon moment pour vous en faire part!
(Enfin j'ai décidé que ça vous intéressait car si vous êtes venus sur ce blog c'est que vous l'avez voulu, en même temps).

1. Les Merrimoose se sont marriés

Hé oui! Avant d'aller vivre leurs aventures Outre-Atlantique, ils ont franchi le pas et ils nous ont préparé une big fête... Quatre bières différentes brassées pour l'occasion, viande de barbecue exceptionnelle, on a mangé incroyablement bien, et surtout on était bien entourés! 
Et comme on est des chanceux on a eu droit aux restes le lendemain... Désolée pour les végétariens qui tombent sur ce post mais ces ribs étaient juste incroyablement tendres, elles avaient cuit à basse température pendant 24h avec une marinade de dingue. Après on a fait diète pour compenser. Si. C'est vrai.
Enfin bref, à la fin de ce week-end, on avait l'impression d'être partis en mini-vacances alors qu'on était restés chez nous. Et on était même reposés. C'est fou.

2. Point de vue couture
Bon, il y a eu du Fil de Bibil bien sûr, et je carbure depuis plus d'un mois pour préparer les marchés de Noël et la réouverture de la boutique Etsy... Parfois je me fais des bonnes résolutions de ne pas faire de couture pendant plusieurs jours de suite, ou de me réserver une journée de week-end sans couture, enfin bref, le succès de ces initiatives est relativement modéré. Mais il faut que je me mette des limites parce que je sais comment ça va, je me laisse emporter par mes projets sans considérer que je travaille à temps plein quand même et un moment donné je ne sais plus suivre... Mais donc du Fil de Bibil:

Mais j'ai fait quelques robes pour enfants sur le modèle de la robe Birdie de la Maison Victor, comme ici:

Et je vous partage aussi ce lunch bag sur mesure pour le tupperware de MC (j'ai dû enquêter secrètement pour connaître la taille dudit tupperware, je suis assez fière de moi). 


3. Salami...
...a été mordu par un renard. Le pauvre, il a foncé chez moi en panique totale et plein de sang, ça faisait peine à voir. Pas de blessure profonde mais il a reçu des shots d'antibiotiques dans la demi-heure et a dû garder le cône pendant une semaine... Salami, on ne le dirait pas, mais il est plus difficile à dresser que Knacki. Et donc on n'a jamais réussi à lui faire manger ses médicaments. Pour y parvenir on a dû les lui hacher menu dans du maroilles.
Puis il est allé mieux.
Et il a fait ça.

Je vous l'ai dit qu'il était plus difficile à dresser que Knacki.
Mais cela ne m'atteint pas car...

4. J'ai une nouvelle brodeuse!

Une machine professionnelle. C'est une bête de compétition! Vous devriez voir la vitesse à laquelle elle brode et la précision du point! En plus elle change automatiquement de couleur, c'est vraiment un plaisir de travailler avec elle... J'attends un peu avant de proposer des broderies sur le Fil de Bibil car je suis toujours en recherche de fournisseurs, et je suis toujours en train de carburer pour les marchés de Noël, et je suis toujours en train de me donner de bonnes résolutions de me mettre des limites. Mais c'est pour bientôt!


Allez, ben bon mois d'octobre alors hein...



Sunday, September 24, 2017

Atelier Nami Cosmétiques

Je vous ai déjà parlé de mon amie Line et de Nami Cosmétiques, les cosmétiques zéro déchet... Aujourd'hui nous avons fait un atelier chez moi, et bien c'était franchement chouette! Non seulement nous avons passé une après-midi sympathique mais nous avons appris plein de choses...
(Vous allez par ailleurs remarquer ma superbe nappe qui fait toute ma fierté)
(Mais oui vous allez la voir)
Line est restée plusieurs heures avec nous pour parler de sa passion des produits cosmétiques, de son engagement zéro déchets, des différents ingrédients entrant dans la composition de ses produits, et nous on a fait un shampoing solide et un déodorant... 

Pour le shampoing solide, nous avons pu chacune personnaliser les ingrédients en fonction de nos besoins... Pour moi c'était huile de ricin (pour mes cheveux secs) et de jojoba (pour mes cheveux qui sont aussi gras, en fait), argile blanche, et en huiles essentielles cèdre de l'atlas, ylang-ylang et tea tree. On verra ce que ça donne! Les recettes ont été testées en laboratoire (et je le sais car j'ai crowdfundé les premiers tests) et je suis impatiente de voir le résultat en pratique...
Puis on a fait un déodorant et ça je sais déjà que ça marche bien car j'en ai déjà un chez moi, et on a reçu la fiche avec les recettes, bref de quoi faire tout plein de cadeaux de Noël cette année...
Et Knacki, elle, a profité de l'instant présent. 
 Un peu de bain-marie pour faire fondre tout ça! (En avant-plan remarquez une belle chemise en liberty vintage)
 Et hop, on mélange avec de la dinette avant que cela ne devienne solide...
 Admirez les belles mains de Marie qui dose comme personne
 Et voilà le résultat final! Un shampoing solide dans le coeur, et un déodorant dans le muffin! On pourrait presque les manger...
Ca sent trop bon! Un de ces quatre vous ne devrez pas vous étonner de me voir débarquer chez vous avec un produit cosmétique que j'aurai fait moi-même (ou commandé au cas où j'ai la flemme). Par contre si c'est le déodorant vous devrez le prendre un peu personnellement parce que bon... Enfin il était temps que quelqu'un vous le dise, en même temps.

Monday, July 10, 2017

Le Fil de Bibil

Hé oui, pour vos yeux ébahis, laissez-moi vous présenter mon petit bébé!
Mais non, pas ma thèse.
Mais non, pas mes chiens.
Je veux dire, le Fil de Bibil. 
Figurez-vous que j'ai professionnalisé la chose... Et bien c'est super gai! J'ai eu la chance de rencontrer une chouette graphiste qui m'a créé ce logo:
Et depuis... Cartes de visite, étiquettes, tote bags, enfin ce logo est déclinable sur tous les supports! Les couleurs (rouge corail et bleu marine) ont été pensées pour s'assortir avec toutes les couleurs. Je ne vous dis pas l'enthousiasme le jour où vous recevez ceci:
500! Il y en a 500 dans cette boite!
Alors, me direz-vous, ça marche bien?
Et bien la réponse honnête est oui, ça marche bien. D'ailleurs j'ai hésité pendant plusieurs semaines avant de faire ce post de crainte de créer un engouement et de devoir décevoir celles et ceux qui voudraient un bavoir, là tout de suite. Autant vous le dire directement: je n'ai plus de disponibilité avant le 20 août... 
Ce n'est pas tellement que je croule sous les commandes, c'est plutôt que combiner un travail à plein temps, tout l'admin et le marketing autour du lancement d'une activité professionnelle, et une vie sociale à côté (aaaah la belle saison qui revient), ça fait beaucoup... En semaine c'est tout simplement impossible, et le week-end dès que j'ai une activité en journée ou même juste des courses à faire c'est fichu. Finalement si j'ai 4 heures par semaine pour coudre je suis heureuse! Du coup pour éviter que les commandes ne deviennent un stress je suis obligée d'espacer mes délais... 

Moi je vous dis ça marcherait beaucoup mieux si j'avais une machine à broder professionnelle!
* se perd dans une petite rêverie *
Hein? Ah oui. 
Et est-ce que je n'en ferais pas mon activité à temps plein?
Ben les gars, comment dire, ce n'est pas exactement comme si j'avais le business plan du siècle et que cela pouvait réellement être rentable comme activité principale. Déjà, j'ai créé un site web (vous avez vu comment je le place discrètement?) pour automatiser la procédure parce que discuter avec les gens des différentes options qui s'offrent à eux c'est très chronophage. 
D'ailleurs c'est effarant de se dire que j'ai bien coupé de moitié les tissus que je proposais à la confection de bavoir et qu'il m'en reste toujours 60... Sans compter les Liberty et les Petit Pan! Rho je ne sais pas me limiter, c'est dingue!
Je ne vous dis pas la crise de stockage que je traverse pour le moment, je suis en train de virer des meubles pour pouvoir mettre des caisses de tissus à la place, et en attendant elles s'entassent dans l'entrée, dans le salon, dans ma chambre, enfin partout, ça t'envahit sournoisement comme de la cellulite après les fêtes, j'hésite à en proposer le rangement comme activité sur un groupe de crossfit... 
Je vous montrerai une photo.
Mais si.
Un jour. 
En attendant, pour les courageux/ses qui peuvent attendre jusqu'au 20 août, n'hésitez pas!

Sunday, July 02, 2017

Oh, mais! Vous ne rêvez pas, c'est bien du patchwork

Ca alors, cela faisait si longtemps...
A l'occasion du baptême de ma nièce, j'ai ressorti ma grande équerre, ma ouatine et mon pied pour piqué libre et j'y suis allée franco. Ma technique était simple: j'ai pris tous les tissus à pois que j'avais en ma disposition (+ quelques uns que je suis allée acheter en plus, l'occasion fait le larron) et j'ai fait ceci:

J'avais reçu comme vague instruction de ma soeur que ça devait aller avec le rose de la chambre et le rouge du salon et tant qu'à faire aller avec plein d'autres couleurs différentes, donc voilà. J'ai pris toutes les couleurs que j'avais, je les ai séparées par du blanc, et c'est la formule magique pour assortir même les couleurs qui ne vont pas ensemble. 
C'était fin avril.
Quelques jours plus tard, elle m'a envoyé cette photo:
Et depuis, chaque mois, je reçois une update!
Voici la photo pour le mois de mai

 Et celle-ci pour le mois de juin.
Il n'y a plus qu'à coudre les vêtements assortis au patchwork... (Ou bien ce serait déconner? Dites-moi que non)

Wednesday, May 03, 2017

Salami est allé au dog show

Comme je vous le dis.
Pourquoi? Me demanderez-vous. Et bien parce qu'il ne suffit pas que votre chien ait un pedigree pour que sa progéniture en ait un. Et dans la mesure où j'aime beaucoup les chiots, et que Salami est totalement consentant dans cette affaire, et bien... J'ai fait les démarches pour que Salami soit, comme on le dit dans le jargon, "admis à l'élevage".
Je suis donc allée à une compétition internationale et de prestige à Anvers, et c'était un événement important à en juger par les voitures de sponsors aux décorations parfois relativement douteuses. Je peux vous dire que les éleveurs qui vont là, ce sont des professionnels. On voit qu'ils ont l'habitude. Ils viennent avec leur matériel: chaises pliables, valises contenant les affaires de toilettage, cages pour les multiples chiens de compétition. Et ça, ça s'applique pour les teckels comme pour les bouviers bernois, le ring à côté. Trois cages pour bouvier bernois par éleveur, ce n'est pas une mince affaire, je vous le dis. 
Puis il y a moi, qui arrive avec un Salami totalement terrorisé au bout de sa laisse, avec rien d'autre qu'une enveloppe contenant les documents de la compétition et une boite contenant l'arme suprême - un reste de pain de viande. La compétition durait de 10h à 17h. Comme j'ai galéré pour trouver un parking, je suis arrivée à 10h05. Salami passait à 10h03. Pas de bol, Salami-Paul. Du coup, le pauvre, il avait été jugé absent, et ça s'arrêtait là. Je pouvais rentrer chez moi. 
Bon.
Je suis allée trouver le responsable en lui disant, en substance, qu'avec tout le respect que j'avais pour sa compétition de prestige, en fait le classement ne m'intéressait pas, je voulais juste faire une admission à l'élevage. Au bout de quelques négociations dans mon plus beau néerlandais, la juge a quand même accepté de prendre mon chien pour voir s'il était apte à propager ses gênes. Ce qui s'annonçait relativement bien, jusqu'à ce qu'elle demande à Salami de défiler.
Alors, ce qu'il faut savoir, c'est que les autres chiens, ceux des pros, ils n'ont pas le trac. Ils se baladent totalement à leur aise autour du ring, ils marchent au pied, ils courent, ils s'assoient, ils se tiennent parfaitement droit quand on leur demande. Ils ont la classe. Salami, lui, il était mort de trouille. La juge m'a demandé de marcher avec lui. Il se baladait la queue entre les jambes, le pet vers le sol, les pattes en canard, en vrai il rampait. Et encore, il n'avançait que parce que j'avais sorti l'arme suprême - que je devais tenir juste devant son nez. Mais parfois il se laissait distraire. Il s'est secoué au moins deux fois, puis quand il est arrivé au niveau des autres chiens, il a commencé à paniquer, à faire marche arrière, à se rebiffer, et là on va dire que le public se marrait franchement. La juge ne m'a pas demandé de courir ni de le faire s’asseoir. Elle l'a directement mis sur une petite table et l'a mesuré. 
Elle a dit quelque chose en russe à son interprète, dans lequel j'ai compris le mot "standard", puis en substance on m'a expliqué, avec des mots simples, que Salami n'était pas un teckel nain, contrairement à ce que disait son pedigree, qu'il était trop grand, et qu'il fallait changer son pedigree pour qu'il soit un teckel standard. Jugement: "non recevable". 
Tout ça pour ça.
En plus, la juge, qui est une juge internationale et de prestige, m'a envoyé paître en disant qu'il fallait que je me trouve un juge belge pour faire les démarches. J'ai dû ressortir mon plus beau néerlandais au secrétariat pour qu'on me trouve un juge belge qui écrive une petite lettre afin que je puisse faire les démarches. C'était compliqué. J'avais un Salami totalement traumatisé dans les bras qui me rentrait toutes ses griffes dans le cou. J'ai failli abandonner, je suis relativement fière d'être allée jusqu'au bout de ce truc. Il y a plutôt intérêt à ce qu'il y ait des chiots à la clé après tout ça.
Enfin, une fois que ça, c'était fait, je suis allée voir ce que c'était, en vrai, un dog show.
Et bien, c'est beaucoup d'autres chiens qui ressemblent au tien. C'est un peu perturbant. Salami a fini par un peu se décoincer et a essayé de propager ses gênes chez une de ses congénères qui lui semblait relativement jolie - sauf que c'était un mâle. Puis il a été agressif avec tous les autres.
Un dog show, c'est aussi des gens qui sont très intenses sur le toilettage. Ils sortent les bigoudis, font de la microchirurgie sur la chevelure abondante de leurs bêtes de compétition, et soignent avec attention ces espèces de coucougnettes inversées sur le dos de leur caniche. 
Mais c'est aussi du spectacle! Il faut bien divertir les enfants. Parce qu'il n'y a pas que la beauté dans la vie, il y a aussi le dressage...
Enfin, au final, j'étais quand même contente de ne pas avoir dû attendre la fin de la compétition, et je suis rentrée chez moi avec un Salami qui a été malade pendant tout le trajet, et qui n'a bouffé que de l'herbe pendant les jours qui ont suivi.
Mais il me remerciera plus tard.
Enfin je crois.

Thursday, March 30, 2017

Et les vacances, ça se passe?


 Et bien, deux choses.
1. Prendre des vacances quand on n'est plus en thèse, c'est pas mal, en fait. On ne devrait pas être en train de rédiger, on ne se sent pas coupable, on profite pleinement du fait que quand on glande, on ne devra pas le payer plus tard. Oui, vraiment, c'est pas mal.
2. Tous ces gens qui disent de faire attention au troisième jour du ski parce qu'on est fatigués, de faire attention au relâchement du stress, etc, et bien je les comprends. Le stress que j'ai au travail est différent que celui de la thèse car il est beaucoup plus "immédiat", et on ne s'en rend pas vraiment compte sur le moment-même, mais c'est quand on s'arrête que la fatigue tombe. Le premier jour je me suis fait une petite conjonctivite derrière les fagots, sexy et pratique. Les autres se sont fait de sympathiques tendinites ou autres chutes, des angines, et pour ma part j'ai eu un reflux de malade pendant tout le séjour. C'est gai, dites, les vacances. 

Non mais pour de vrai, c'est gai, les vacances. Je ne vous poste pas de photo de groupe car certains sont réfractaires au fait d'avoir leur image sur internet, mais pour ceux qui reconnaissent le fond, j'étais aux Menuires. Il y avait encore de la neige et du soleil par intermittence. Quand il n'y avait plus de neige on avait des terrasses. Et on a carrément bien mangé, les bonnes résolutions de perte de poids sont postposées aux 20km de Bruxelles. Ah oui le masque en plein soleil c'est à cause de la conjonctivite, et j'ai mes lunettes de soleil en dessous. Je vous ai dit, sexy et pratique.
Sinon j'ai fini une pieuvre dont je suis particulièrement fière...
Allez à bientôt depuis Bruxelles où il fait beau aussi, en fait...

Wednesday, March 08, 2017

Productivité

Je me suis remise à coudre pour le Fil de Bibil... Et bien, cela fait du bien! Mon salon est une scène de chaos post-apocalyptique, j'ai du tissu partout, je ne trouve plus mes ciseaux dans tout ce désordre, et parfois je ne suis pas même sûre d'où se trouve mon chien... Mais cela découpe, brode et coud et je peux vraiment partir dans tous les sens, cela fait du bien... 
Ces derniers mois je m'étais forcée à me restreindre un peu du côté créatif. J'ai remarqué qu'à la fin de ma thèse, j'étais obsédée par l'idée de la productivité. Chaque minute devait être passée à produire quelque chose. Je ne pouvais plus simplement passer une soirée à me détendre devant la télévision, il fallait faire de la couture, du point de croix ou autre, et ma détente c'était ça. Au fond cela ne me détendait pas, parce que je me rendais compte que je produisais pour produire. Je m'engageais dans tout et me mettais des échéances. Comme pour ma thèse, je ne prenais plus de plaisir à le faire, je vomissais des pages de la même manière que j'empilais des bavoirs. A l'époque, je me sentais tellement nulle part et en retard dans tout qu'il fallait que j'aie du rendement. 
J'ai finalement eu assez peu de temps entre la fin de ma thèse et le début de mon nouveau travail. Quand j'ai commencé en temps plein dans un secteur totalement différent de ma thèse, cela m'a demandé beaucoup d'énergie pour m'adapter, et la couture avait un peu la même sensation que sur la fin de ma thèse. Passion au départ, obligation à la fin. Bref, ces derniers mois, j'ai pris un break avec la couture, et je me suis obligée à faire d'autres choses à la place, comme lire des livres, jouer à des jeux de société, faire du sport, voir des amis. 
Et maintenant, six mois après avoir commencé mon nouveau travail, je commence à me stabiliser. J'ai enfin l'énergie nécessaire pour pousser le Fil de Bibil dans la direction voulue. Je vous prépare un site web, nouveau logo, nouvelle collection de tissus, et en attendant j'ai produit des bavoirs à la pelle pour épuiser tous mes "anciens" tissus. Car je sais que si je ne fais rien, ils vont rester languir dans un coin de mon stock. C'est une sorte de nettoyage de printemps en somme...
Qu'est-ce que cela fait du bien de s'y remettre! J'avais oublié ce que cela donnait, de s'investir complètement dans un projet créatif d'envergure. 44 bavoirs sont en production et je pourrais continuer si je le souhaitais... 
Et sinon, j'ai fait des pieuvres. 

Vous avez vu l'amélioration par rapport à la dernière fois? Hein? 
A très bientôt!

Tuesday, March 07, 2017

Et sinon, quoi de neuf docteur?

Si, j'ai le droit de faire ce jeu de mot pourri, parce que je l'ai bien mérité mon titre de docteur, d'abord.
(S'il me sert au quotidien? Mais je vous en pose des questions, aussi)
Bref. Voici un petit update en vrac de mon début d'année 2017... On est déjà en mars, je veux toujours écrire 2016, que le temps passe vite dites donc!

1. Mon père a une nouvelle obsession.


Il a ramené un appeau grenouille de Birmanie et il s'évertue à essayer de la reproduire, avec des bois et des formes différentes. Elles ne sont pas toutes concluantes, mais c'est comme la couture ou le crochet, il faut beaucoup de ratés avant de commencer à réussir...

2. En parlant de pieuvres...

J'ai craqué. J'ai trouvé un site aux Pays-Bas qui faisait les cotons moins chers qu'en Belgique et qui avait toutes les couleurs possibles et imaginables. Je ne les ai pas toutes prises. Presque, mais pas toutes. Tu en as pour un an, me direz-vous, mais j'ai déjà donné pas mal de ces pelotes à des amies pieuvreuses, donc on verra bien combien de temps ça tient... Bon je n'ai pas vraiment fait d'effort pour cacher la marque (et ce n'est pas une pub cachée), mais si vous souhaitez contribuer au projet, au moins vous pourrez reconnaître le coton conforme parmi les autres. 

3. Et comment vont les chiens? Mais ils vont bien, merci! 
Danio a 12 ans 1/2 et est en pleine forme. Bon, elle bouge un peu moins facilement, prend plus vite du poids, et ses petites problèmes comportementaux (angoisses, aboiements, etc) commencent à devenir de plus en plus gros, mais so far so good.


Knacki n'a pas fait de fugue déterminante ni de blessure extraordinaire... Il y a bien un soir où sa balise gps a arrêté de fonctionner alors qu'il était 22h et qu'il gelait, on n'était pas super à l'aise quand même, on l'a retrouvée 3 voisins plus loin sur base de ses destinations favorites du moment (le gps c'est sympa quand même, au fond).


Et Salami est fidèle à lui-même... 

4. Et en parlant de teckels, vous avez vu mes cartes de voeux? C'est Still on Paper qui me les a faites, je vous la recommande fortement!  

 5. Et enfin, vous aurez bientôt des nouvelles du Fil de Bibil... Vous verrez :-)