"Bibil, c'est pas cool, sur ton blog il n'y a plus que des photos, et il n'y a plus jamais de texte". Certes, je te le concède, ami lecteur. Et il y a une raison bien spécifique pour cela: je travaille. Enfin, pas à l'heure actuelle, car au moment où ce post sera publié, je me trouverai dans un Eurostar en direction de Londres, où j'irai consulter un éminent spécialiste en... Ah, non, c'est aussi du travail. Fichtre.
Mais le concept reste le même: la deadline, les complications dues aux interruptions du trafic aérien, le travail le week-end, les nuits sans sommeil à cause du stress traumatique, tout ça. Je me trouve déjà très généreuse de penser à ton divertissement, fidèle lecteur, et de scheduler des posts pour que tu ne tombes pas dans un syndrome de manque et ne me facture pas la dépression qui va s'ensuivre.
Mais soit.
Du texte tu veux, du texte tu auras, et tu seras donc forcé de TOUT lire sur mon nouveau potager, et de m'en remercier en exprimant ta joie.
***
Tout a commencé par un soir de mars, où de généreux convives m'ont offert pour mon anniversaire de25 23 ans deux énormes bacs de plantes aromatiques en me disant: "Bibil, ton challenge, c'est que ce truc reste en vie."

Certes. Faut-il rappeler mon historique jardinier, où j'ai tué en une semaine trois des dix plantes que Nina m'avait confiées en plante-sitting. Ainsi que de successifs plants de basilic, coriandre et autres achetés pour compléter une recette de Jamie et sporadiquement arrosés jusqu'à leur inévitable décès... Et je ne vous parle même pas de mes fraises sur Farmville qui - Ah non, c'est vrai, ça ne compte pas.
Mais bon, autant vous dire que de maintenir en vie pas moins de 9 sortes d'herbes aromatiques différentes, c'était le challenge du siècle. D'ailleurs les Merri m'avaient offert un livre explicatif au cas où j'aurais besoin d'assistance. Et j'avoue, J'AVOUE. Ce n'est que lorsque le basilic a commencé à piquer du nez que je me suis dit, Bibil, ce livre tu le lis.
Et là j'ai lu. (Retranscription approximative).
1. "Bibil, dès le moment où tu reçois les plants d'herbes aromatiques, tu les plantes dans ton jardin, genre tout de suite, là, il faut que tu te bouges." Ah, ben pour le coup ça faisait déjà deux semaines; c'est malin, il y avait des racines qui s'étaient échappées par les petits trous en dessous des pots et qui s'étaient développées tout autour. Mais bon. J'ai tout planté. Après avoir dégagé le parterre de rosier qui était envahi par des mauvaises herbes de toute sorte; vous ne me croirez peut-être pas, mais ça m'a fait trois brouettes de trucs à allerdumper généreusement donner au compost de mes parents.
2. "SAUF le basilic." Ah. Je déplante le basilic, hop, dans un pot très large avec du terreau, pour lui laisser de l'espace, tout ça.
3. "PAS que du terreau, Bibil, enfin! Le mélanger aussi avec de la terre du jardin, sinon la terre est trop riche, le basilic pousse trop vite, etc etc". Nom d'une bêche. Hop, un peu de terre en plus, ni vu ni connu. Ahaaa il pousse quand même vite, mais on va dire qu'on n'a rien vu.
4. "Ah oui et by the way, ne pas trop arroser le basilic, sinon les racines vont moisir". Ca, ça va. Sauf que j'avais beau ne pas trop l'arroser, j'avais l'impression qu'il était comme constamment noyé et quele terreau la terre mélangée au terreau était dans état de pourriture permanente. Jusqu'à ce que mon coloc me dise, une semaine plus tard, "tu as vu Bibil j'arrose ton basilic tout le temps, presque deux fois par jour! C'est cool hein?". Ce qui est très généreux, mais malgré tout n'a pas reçu la gratification que cela méritait. (Je m'en excuse d'ailleurs publiquement, si toutefois ledit colocataire lit mon blog. Mais comme je sais bien qu'il ne le fait pas, je peux balancer tout ce que je veux sans que cela ne me porte préjudice).
Enfin, après toutes ces péripéties, cela fait près de deux semaines que j'ai tout planté, et je dois même dire que le jardin se porte bien. Je l'ai même agrémenté de quelques plantes supplémentaires...

Ce qui fait que j'ai à présent dans mon jardin de la sarriette, du thym, du thym citron, deux sortes de romarins différents, une plante curry, de la coriandre, de l'estragon, de la ciboulette, du persil, de la sauge et de la menthe.
(Ici, la sarriette)

Et bien entendu le si problématique basilic.

Pour le moment, je ne leur ai pas encore donné de prénom, à l'inverse d'un fidèle lecteur et ami bloggeur à qui je viens subrepticement de retirer l'accès à mon blog. D'un autre côté, ce serait un peu difficile, vu que tous les prénoms évidents (Basile le basilic, Tomato la tomate, Syboule la ciboulette...) ont déjà été pris par le colocataire de l'individu susmentionné (qui parle à ses plantes) (c'est véridique)(Aaaah je suis en Angleterre, je ne peux pas retirer cette info avant dimanche, c'est dommage). J'avais pensé à Romain le Romarin et Persée le Persil, mais à part ça... Si vous avez des idées...
Mais le concept reste le même: la deadline, les complications dues aux interruptions du trafic aérien, le travail le week-end, les nuits sans sommeil à cause du stress traumatique, tout ça. Je me trouve déjà très généreuse de penser à ton divertissement, fidèle lecteur, et de scheduler des posts pour que tu ne tombes pas dans un syndrome de manque et ne me facture pas la dépression qui va s'ensuivre.
Mais soit.
Du texte tu veux, du texte tu auras, et tu seras donc forcé de TOUT lire sur mon nouveau potager, et de m'en remercier en exprimant ta joie.
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Tout a commencé par un soir de mars, où de généreux convives m'ont offert pour mon anniversaire de
Certes. Faut-il rappeler mon historique jardinier, où j'ai tué en une semaine trois des dix plantes que Nina m'avait confiées en plante-sitting. Ainsi que de successifs plants de basilic, coriandre et autres achetés pour compléter une recette de Jamie et sporadiquement arrosés jusqu'à leur inévitable décès... Et je ne vous parle même pas de mes fraises sur Farmville qui - Ah non, c'est vrai, ça ne compte pas.
Mais bon, autant vous dire que de maintenir en vie pas moins de 9 sortes d'herbes aromatiques différentes, c'était le challenge du siècle. D'ailleurs les Merri m'avaient offert un livre explicatif au cas où j'aurais besoin d'assistance. Et j'avoue, J'AVOUE. Ce n'est que lorsque le basilic a commencé à piquer du nez que je me suis dit, Bibil, ce livre tu le lis.
Et là j'ai lu. (Retranscription approximative).
1. "Bibil, dès le moment où tu reçois les plants d'herbes aromatiques, tu les plantes dans ton jardin, genre tout de suite, là, il faut que tu te bouges." Ah, ben pour le coup ça faisait déjà deux semaines; c'est malin, il y avait des racines qui s'étaient échappées par les petits trous en dessous des pots et qui s'étaient développées tout autour. Mais bon. J'ai tout planté. Après avoir dégagé le parterre de rosier qui était envahi par des mauvaises herbes de toute sorte; vous ne me croirez peut-être pas, mais ça m'a fait trois brouettes de trucs à aller
2. "SAUF le basilic." Ah. Je déplante le basilic, hop, dans un pot très large avec du terreau, pour lui laisser de l'espace, tout ça.
3. "PAS que du terreau, Bibil, enfin! Le mélanger aussi avec de la terre du jardin, sinon la terre est trop riche, le basilic pousse trop vite, etc etc". Nom d'une bêche. Hop, un peu de terre en plus, ni vu ni connu. Ahaaa il pousse quand même vite, mais on va dire qu'on n'a rien vu.
4. "Ah oui et by the way, ne pas trop arroser le basilic, sinon les racines vont moisir". Ca, ça va. Sauf que j'avais beau ne pas trop l'arroser, j'avais l'impression qu'il était comme constamment noyé et que
Enfin, après toutes ces péripéties, cela fait près de deux semaines que j'ai tout planté, et je dois même dire que le jardin se porte bien. Je l'ai même agrémenté de quelques plantes supplémentaires...
Ce qui fait que j'ai à présent dans mon jardin de la sarriette, du thym, du thym citron, deux sortes de romarins différents, une plante curry, de la coriandre, de l'estragon, de la ciboulette, du persil, de la sauge et de la menthe.
(Ici, la sarriette)
Et bien entendu le si problématique basilic.
Pour le moment, je ne leur ai pas encore donné de prénom, à l'inverse d'un fidèle lecteur et ami bloggeur à qui je viens subrepticement de retirer l'accès à mon blog. D'un autre côté, ce serait un peu difficile, vu que tous les prénoms évidents (Basile le basilic, Tomato la tomate, Syboule la ciboulette...) ont déjà été pris par le colocataire de l'individu susmentionné (qui parle à ses plantes) (c'est véridique)(Aaaah je suis en Angleterre, je ne peux pas retirer cette info avant dimanche, c'est dommage). J'avais pensé à Romain le Romarin et Persée le Persil, mais à part ça... Si vous avez des idées...
4 comments:
Est-ce que les gants ont suffisamment protégé tes délicates mains d'écrivain? Le parterre est superbe, j'attends les recettes de Jamie aux herbes fraiches!
il ne faut pas s'attacher à ce que terminera de toute manière dans la casserole. Donc, ne pas donner de nom aux plantes adorées.
Jamie la plante curry, je crois que c'est clair. Sinon je suis d'accord avec ta maman, pas de petits noms. J'ai fait l'erreur avec mon dernier chat, Schrödinger, et j'ai moins apprécié le BBQ ce dimanche-là...
Martin le thym?
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