Bon, je tue tout le suspense de ce post par ce titre sans glamour, et le lecteur attentif devinera qu'il n'y a pas de double sens, que je n'ai pas fait de collision frontale avec un homme nommé Pierre-Victor, non. Je me suis prise un procès-verbal.
J'explique.
J'étais à la place Meiser, téléphone à la main, insultant les autres automobilistes et écrasant les personnes âgées, selon la conduite irréprochable qui me caractérise si bien. Je venais de Reyers et je voulais faire demi-tour pour retourner sur Reyers. Je m'étais donc mise sur la bande de gauche pour pouvoir tourner plus facilement, illustration ci-dessous.
Jusque là, tout est normal.
Seulement voilà: je ne suis pas une conductrice sauvage, et quand beaucoup de personnes se pressent pour passer avant moi, j'avoue que je les laisse passer pour pouvoir peinard me tracer mon chemin après eux. C'est ce qui s'est passé hier. J'ai démarré au vert, puis j'ai laissé passer les conducteurs hargneux qui voulaient absolument me gratter le passage, me retrouvant ainsi dernière dans la file.
C'est là que je me suis fait héler de façon peu polie par un officier de police.
Ma première pensée, c'était qu'il était là pour faire la circulation et que je je gênais, donc qu'il voulait que j'avance.
Il tape sur ma voiture et m'engueule.
"NON, pas LA, mais ICI" s'époumonne-t-il comme s'il essayait de dresser un chien.
Toute traumatisée, je conduis la Bibil Mobile jusqu'à son collègue qui était arrêté un peu plus loin.
"Vous savez ce que vous venez de faire, là, mademoiselle?" qu'il me dit.
Je m'arrête un moment, ravie d'avoir l'air toujours assez jeune pour qu'on m'appelle mademoiselle (ne pensant pas que c'était peut-être dû à l'étiquette parking ULB sur le parbrise d'une toute vieille twingo jaune vomi). "Heu, non," je réponds.
Il me regarde d'un air désolé.
"Vous avez brûlé un feu rouge. Violation de l'article blablablablabla, et puis les piétons blablablablabla, enfin c'est une faute grave."
Je balbutie, n'ayant pas la présence d'esprit de me dire, heu mais non je ne l'ai pas brûlé ce feu rouge, je proteste, et puis d'abord comment est-ce que vous pouvez me dire ça? Vous êtes tellement loin du feu que vous ne pouvez pas le voir. Ah oui, comme j'aurais dû dire ça. A la place, je fais, "Ah bon?" et je le laisse me dire:
"C'est une amende de 150 euros, vous le savez, ça?"
Gloups.
"Ca fait beaucoup," que je réponds, non mais quelle conne vraiment, j'aurais eu la présence d'esprit de sortir de mon état de choc que je me serais rendue compte que ce feu, quand je l'ai passé, il était vert. Il me regarde d'un air condescendant. "Carte d'identité, permis de conduire, et papiers du véhicule."
Bon, ben la voie de l'humour, autant oublier. Je switche instantannément en mode naïf mais plein de bonne volonté, je ne savais pas, on ne m'y reprendra plus. C'est une stratégie qui m'a déjà fait éviter des amendes de resquillage de transports en commun à trois reprises. En fait, c'est la seule stratégie que je connaisse, et il faut croire que j'ai une tête de conne parce qu'en général ça marche à tous les coups.
Et cette fois-ci, je dois dire que ça a presque marché. Le policier commençait à prendre pitié, pour un peu je me serais mise à pleurer, il se serait senti méga-coupable et il m'aurait laissée partir avec un air attendri. Mais c'était sans compter sur le petit hargneux qui m'avait harponnée au début.
Il gueule par dessus le traffic: "C'est une ETUDIANTE, Jos, une GAMINE, regarde la date de son permis." Jos se laisse distraire, le charme est rompu, et il regarde mon permis. Le petit hargneux reprend de plus belle, "la DATE de son PERMIS Jos!" Et comme il ne comprennait pas la réponse de Jos, il est venu de lui-même pour constater que mon permis, je l'avais depuis 2002 (Diantre que ça avait l'air suspect, pour un peu il était prêt à croire que c'était celui de ma mère). Il m'a regardée avec un regard plein de haine, et il m'a dit, "150 euros et c'est tout." Et voilà, il m'a fait un signe de circuler.
Jos l'a regardé lui, puis il m'a regardée moi, il a haussé les épaules et m'a dit, "nous ne faisons que notre métier, mademoiselle."
Et meeeeerde.
150 euros pour une faute que je n'ai pas commise, franchement, la vie n'est qu'injustice.
150 euros, ce sont 2 aller-retour pour Londres.
5 kilos de dragées de qualité.
1 digital voice recorder flash 16MB pouvant enregistrer 176 heures d'entretien.
C'est plus que la somme totale de ma Wish List.
Si vous êtes un lecteur compatissant travaillant pour la police et pouvant faire sauter un petit PV, sachez que votre profil m'intéresse. (Ou, à défaut, si vous avez 5 kilos de dragée de qualité, ou l'un des livres se trouvant sur ma wish list...)
J'explique.
J'étais à la place Meiser, téléphone à la main, insultant les autres automobilistes et écrasant les personnes âgées, selon la conduite irréprochable qui me caractérise si bien. Je venais de Reyers et je voulais faire demi-tour pour retourner sur Reyers. Je m'étais donc mise sur la bande de gauche pour pouvoir tourner plus facilement, illustration ci-dessous.
Jusque là, tout est normal.
Seulement voilà: je ne suis pas une conductrice sauvage, et quand beaucoup de personnes se pressent pour passer avant moi, j'avoue que je les laisse passer pour pouvoir peinard me tracer mon chemin après eux. C'est ce qui s'est passé hier. J'ai démarré au vert, puis j'ai laissé passer les conducteurs hargneux qui voulaient absolument me gratter le passage, me retrouvant ainsi dernière dans la file.
C'est là que je me suis fait héler de façon peu polie par un officier de police.
Ma première pensée, c'était qu'il était là pour faire la circulation et que je je gênais, donc qu'il voulait que j'avance.
Il tape sur ma voiture et m'engueule.
"NON, pas LA, mais ICI" s'époumonne-t-il comme s'il essayait de dresser un chien.
Toute traumatisée, je conduis la Bibil Mobile jusqu'à son collègue qui était arrêté un peu plus loin.
"Vous savez ce que vous venez de faire, là, mademoiselle?" qu'il me dit.
Je m'arrête un moment, ravie d'avoir l'air toujours assez jeune pour qu'on m'appelle mademoiselle (ne pensant pas que c'était peut-être dû à l'étiquette parking ULB sur le parbrise d'une toute vieille twingo jaune vomi). "Heu, non," je réponds.
Il me regarde d'un air désolé.
"Vous avez brûlé un feu rouge. Violation de l'article blablablablabla, et puis les piétons blablablablabla, enfin c'est une faute grave."
Je balbutie, n'ayant pas la présence d'esprit de me dire, heu mais non je ne l'ai pas brûlé ce feu rouge, je proteste, et puis d'abord comment est-ce que vous pouvez me dire ça? Vous êtes tellement loin du feu que vous ne pouvez pas le voir. Ah oui, comme j'aurais dû dire ça. A la place, je fais, "Ah bon?" et je le laisse me dire:
"C'est une amende de 150 euros, vous le savez, ça?"
Gloups.
"Ca fait beaucoup," que je réponds, non mais quelle conne vraiment, j'aurais eu la présence d'esprit de sortir de mon état de choc que je me serais rendue compte que ce feu, quand je l'ai passé, il était vert. Il me regarde d'un air condescendant. "Carte d'identité, permis de conduire, et papiers du véhicule."
Bon, ben la voie de l'humour, autant oublier. Je switche instantannément en mode naïf mais plein de bonne volonté, je ne savais pas, on ne m'y reprendra plus. C'est une stratégie qui m'a déjà fait éviter des amendes de resquillage de transports en commun à trois reprises. En fait, c'est la seule stratégie que je connaisse, et il faut croire que j'ai une tête de conne parce qu'en général ça marche à tous les coups.
Et cette fois-ci, je dois dire que ça a presque marché. Le policier commençait à prendre pitié, pour un peu je me serais mise à pleurer, il se serait senti méga-coupable et il m'aurait laissée partir avec un air attendri. Mais c'était sans compter sur le petit hargneux qui m'avait harponnée au début.
Il gueule par dessus le traffic: "C'est une ETUDIANTE, Jos, une GAMINE, regarde la date de son permis." Jos se laisse distraire, le charme est rompu, et il regarde mon permis. Le petit hargneux reprend de plus belle, "la DATE de son PERMIS Jos!" Et comme il ne comprennait pas la réponse de Jos, il est venu de lui-même pour constater que mon permis, je l'avais depuis 2002 (Diantre que ça avait l'air suspect, pour un peu il était prêt à croire que c'était celui de ma mère). Il m'a regardée avec un regard plein de haine, et il m'a dit, "150 euros et c'est tout." Et voilà, il m'a fait un signe de circuler.
Jos l'a regardé lui, puis il m'a regardée moi, il a haussé les épaules et m'a dit, "nous ne faisons que notre métier, mademoiselle."
Et meeeeerde.
150 euros pour une faute que je n'ai pas commise, franchement, la vie n'est qu'injustice.
150 euros, ce sont 2 aller-retour pour Londres.
5 kilos de dragées de qualité.
1 digital voice recorder flash 16MB pouvant enregistrer 176 heures d'entretien.
C'est plus que la somme totale de ma Wish List.
Si vous êtes un lecteur compatissant travaillant pour la police et pouvant faire sauter un petit PV, sachez que votre profil m'intéresse. (Ou, à défaut, si vous avez 5 kilos de dragée de qualité, ou l'un des livres se trouvant sur ma wish list...)
8 comments:
une avocate compatissante serait prête à te défendre corps et âme devant le tribunal de Police si tu devais aller jusque là... :-)
Ce n'est que partie remise, hein, Sybille ?!!
Alalaaa, la vie quand même!
Une fois que le virement est fait, on y pense plus! Fais-le le plus vite possible, et tu peux tjs tenter de ne verser que 15 au lieu de 150...
Va la payer en pièces de un centime au bureau des amendes.
diantre, je vais leur réclamer le prix de la psycho-thérapie que tu vas devoir entreprendre pour surmonter ce choc.
J'espère que la bibil mobile va bien et n'en a pas besoin aussi.
Quand je me suis pris un PV (excès de vitesse, malheureusement mérité) j'étais dans la dèche et Mammy m'a fait crédit sur 6 mois. C'était le bon vieux temps.
Madame Versaire ont un fils, comment l'appelent-ils ?
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HANIF !!!! HahaaAAAAAAaaaaaa.
Gwen, si j'étais toi, j'aurais posté cette blague en tant qu'Anonymous...
c'est pas une fille qu'il ont?
Sybille c'est le 21 mars et elle souhaite d'autres choses que des PV.
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