Wednesday, March 04, 2009

Un projet, deux projets, encore un projet...

Pour commencer un doctorat, il faut de la motivation, et en grande quantité.
Il faut d'abord accepter qu'on va passer 4 ans de sa vie sur un projet, le même projet, et que c'est bigrement plus important qu'un mémoire. Ensuite, on réalise qu'en 4 ans on n'aura pas le temps de le finir, et que chaque jour sera une course vers l'achèvement du savoir. Puis vient la question du financement. Pour certains, la question ne se pose pas: leur département a des sous, et leurs résultats intéresse la science. On a toujours besoin de recherches contre le cancer, ou de développer des modèles mathématiques afin qu'Amazon nous vende des produits plus personnalisés.
Mais je suis en sciences sociales, le diplôme par excellence qui, après histoire et journalisme, ne mène à aucun débouché.
(Et le fait que j'ai également fait histoire et journalisme est purement une coïncidence, je vous l'assure).
Donc, si vous ne l'aviez pas déjà remarqué, cela fait près d'un an et demi que je me bats pour obtenir un financement. Et comment se bat-on pour la chose? Vous l'avez deviné, en écrivant des projets de recherche. Et nous en venons au coeur de ce débat.
Là je suis sur le point de devoir en rendre un autre, et si je pouvais dans un grand élan d'autodestruction extérioriser ma frustration profonde et ma démotivation la plus totale, je le ferais. Mais étant consciente que ledit élan entrainerait un flot d'insultes sans destination précise, et dans un soucis de préserver les règles de bienséance, je me contenterai d'extérioriser la chose comme suit.
Prout.
Non mais vraiment.
Y a rien de plus prout qu'un projet de thèse, et là ça commence à me gaver, il me sort par tous les orifices, et particulièrement par celui par lequel on fait prout, b@*$µl de prout.
Rappelons par ailleurs que ce mot est en réalité une locution latine, né de l'assemblage de "pro" et de "ut", donc techniquement, le standing de ce blog ne s'en est pas retrouvé baissé.
Sur ce, je m'en vais trouver un moyen de me lancer dans le monde professionnel de la pâtisserie histoire de trouver une alternative à ma déconfiture.

5 comments:

Anonymous said...

Ah ouais pas mal le jeu de mot avec la déconfiture :-)

Anonymous said...

moi aussi je veux bien me reconvertir dans la patisserie ^^ on s'associe???

Anonymous said...

Je t'offre toute ma compassion...J'ai effectivement entamer un doctorat comme on entame un magret de canard sauce poivre vertalors que tu dois te battre pour obtenir un steak pas tendre et sec.

Alice said...

un projet, deux projets... des projets-nitures?

ça c'était le jeu de mot nul de 0h22 :-)

Bibil said...

Tu as vu ta petite soeur et tu as pensé à ça?
(Ta petite soeur dont le prénom commence par un D et qui est très poilue pour une blonde, pour ne pas semer la confusion)