Saturday, September 02, 2006

A bientôt Londres!
Dernière nuit à Westminster University. J'ai passé ma journée en adieux, ce qui n'était rien de nouveau puisque la semaine entière s'est déroulée en au-revoirs. Nous avons été si proches les uns des autres, et maintenant, nous rentrons chez nous! Beaucoup sont heureux, évidemment: cela fait une année entière qu'ils n'ont pas vu leur maison. On se serre dans les bras, on va se manquer... Puis on se croise encore le lendemain, et on recommence à s'embrasser, comme si nous n'allions jamais vraiment partir. J'aurais souhaité pouvoir juste prendre mes affaires et décoller, ne pas regarder en arrière, mais immanquablement je me souviens.
Je me souviens des premières rencontres. Dès la première journée, j'ai appris leurs visages, leurs voix et leurs expressions. D'où est-ce que tu viens? Qu'est-ce que tu as fait avant de venir ici? On tentait de se souvenir de prénoms étrangers. Et puis, après les cours, c'est devenu, on va au pub? Puis, on passait dans les appartements des uns des autres, et enfin c'est devenu de grandes fêtes communes, des anniversaires surpeuplés, des cooking parties et des sorties à Londres. Une spirale de vie. Et tant de conversations, tant de projets communs, ces gens étaient pour moi une source d'inspiration incessante. J'étais loin d'imaginer les qu'est-ce que tu vas faire l'année prochaine? Se reverra-t-on? N'oublie pas d'écrire.
Ce soir, je les ai vu pour la dernière fois, mes amis de Westminster University. Nous avons parlé sans fin, ri, fini mes restes de bière belge. Je me suis rendue compte à quel point je me sentais bien. Avec eux je suis devenue une différente personne. J'ai appris à découvrir leurs horizons, leurs expériences, leurs perspectives. Ce sont eux, véritablement, qui m'ont fait adhérer à leur passion commune, le journalisme. Je pense que je ne pourrai jamais revenir à là où j'en étais avant de les rencontrer.
Et en leur disant au revoir, je me suis souvenue de la première fois où je leur ai dit bonjour, en me disant que tout cela, c'était fini. Demain matin, je fermerai ma valise et quitterai ma chambre comme je l'ai fait tant de fois auparavant. Je rendrai ma clé à la réception. Je prendrai la metropolitan line pour entamer mon rituel de l'Eurostar. J'ai du mal à réaliser que tout cela sera pour la dernière fois.
Mais lorsqu'il est temps, il faut savoir partir.

2 comments:

Anonymous said...

si çà continue, tu vas regretter la flatmate dépravée et le fumeur de joints..

Anonymous said...

C'est triste, de quitter ce qui est un peu un second foyer. T'inquiète... tu vas t'y faire, comme tout ceux qui déménagent.