Tuesday, June 06, 2006

Difficile de se lever
Me suis-je dit en me retournant dans mon lit ce matin. Plus difficile que d'habitude. Les yeux lourds, la bouche pâteuse, le cou raide, un petit mal de tête persistant... Décidément, quelque chose avait changé. "Un bon café" ais-je directement pensé, alors que mon corps entier ne demandait qu'un bon dafalgan.
Je me livrais à ces réflexions dans un demi-sommeil lorsque cela m'est revenu: la vodka.
Hier soir, j'ai suivi Julien dans un petit bar polonais, pour approfondir mon mémoire (bien entendu). La liste des boissons m'est rapidement apparue incompréhensible et il a fallu tout tester, un peu à l'aveuglette. Nous avons commencé par des bières: une Lech, une Carpatia, et après cela les noms ne me reviennent qu'à moitié dans les semi-brumes de mon cerveau, bien que je m'étais jurée de les retenir et avait même mis en oeuvre quelques moyens mnémotechniques. Nous avons terminé avec toutes sortes de vodka, aux fruits, au caramel, au miel, etc. Ce qui est trompeur, car le goût sucré fait oublier à quel point l'alcool est fort.
J'ai toujours admiré la capacité de Julien à se souvenir des choses les plus difficiles au moment où les verres vides commencent à s'accumuler (ce qui n'a rien à voir avec sa résistance à l'alcool beaucoup plus endurcie que la mienne). Il s'agissait en l'occurence des bases de son polonais (dzień cuie et nazdrowie), alors que la serveuse, qui parlait français, comprenait tout à fait ce que nous disions lorsque nous débattions sur la carte des boissons.

En rentrant j'ai eu quelques difficultés à trouver mon chemin dans le dédalle du métro londonien. Et j'ai même failli avoir quelques difficultés pour rentrer tout court, car j'ai attrapé de justesse le dernier métro (00:14 et non pas 00:34 comme je me l'étais imaginé). J'ai croisé par coincidence toutes les amies de la flatmate dépravée qui revenaient du pub, sans la flatmate dépravée, pour une fois. "Elle a décidé de rester un peu plus longtemps" m'ont-elles dit en échangeant des regards entendus. "Elle a raté le dernier tube" j'ai dit. "Je crois qu'elle en est consciente" m'a-t-on répondu, en insinuant qu'elle avait quelqu'un d'autre chez qui dormir. Ragot potentiel.

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5 comments:

Anonymous said...

On se refait ca quand tu veux. Ton mémoire en a bien besoin, tout autant que ton gosier.

Anonymous said...

Syb, tu es sûre que toutes tes affaires sont toujours dans ton sac? Tu n'as rien perdu (du tout)? Est-ce que tu te souviens vraiment de toute la soirée?

Bibil said...

Houla le préjugé de fou
Attends de lire le mémoire et tu changeras d'avis (mais encore faut-il que je l'écrive, pour commencer)

Anonymous said...

j'admire ta conscience professionnelle qui va jusqu'à tester les produits locaux, mais je me demande si c'était vraiment nécessaire pour te plonger dans l'atmosphère des pays de l'est...
Je préférerais que tu te contentes de tester tous les thés anglais!

Anonymous said...

On reconnaît bien là, la sagesse maternelle :)