Friday, August 24, 2018

Une petite interruption


Comme vous le voyez, j'ai laissé passer plus d'une demi-année depuis mon dernier post, ce qui correspond au moment où j'ai fait passer mon blog en mode privé. Fin 2017, j'avais eu envie de m'exprimer librement sur une expérience professionnelle malheureuse sans que cela ne me poursuive. Lors de mon précédent boulot, un membre de ma hiérarchie était en effet tombé par hasard sur mon blog et l'avait mentionné en pleine réunion, surpris de la virulence avec laquelle j'avais critiqué les derniers mois de ma thèse. J'ai eu peur d'avoir dépassé les bornes. J'avais dit à l'époque que je ne parlerais pas de travail sur le blog et je m'y étais tenue; mais je ne m'attendais pas à ce qu'on me reproche ce que j'avais écrit lors de ma thèse. Alors j'ai limité les accès à mon blog, et je me suis exprimée librement sur ce que j'avais à dire à ce moment-là.

J'ai en effet en tête ce qui est arrivé à Petite Anglaise. Elle avait mentionné dans un de ses anciens posts son travail de manière anecdotique, en termes neutres mais dans un jour où elle n'avait pas une motivation extraordinaire pour y aller. Lorsqu'elle a révélé son identité et que son boss a découvert le blog, elle s'est ensuite fait licencier car dès le moment où elle pouvait être identifiée, la société pouvait elle aussi être identifiée. C'était au début du blog 2.0, avant l'ère de facebook, et Petite Anglaise avait à l'époque une notoriété folle. A l'heure actuelle, les ressources humaines ont peut-être un petit peu plus l'habitude d'être confrontés à l'activité internet de leur personnel. Ou en tous cas, on peut dire que le fait que leur personnel publie du contenu sur internet n'est peut-être plus aussi anecdotique qu'à l'époque. Et puis je prends un cas extrême, licencier quelqu'un pour faute grave car elle se plaint une fois sur internet qu'on soit un lundi matin et que la motivation n'y est pas, c'est un peu drastique.

Il n'empêche que j'aime vraiment beaucoup le travail que je fais actuellement. Même si j'assume totalement ce que j'ai écrit lors de mes expériences professionnelles précédentes, je n'ai pas envie que cela pose un cas de conscience à ma hiérarchie actuelle. Car je ne sais pas comment Petite Anglaise a fait pour rester anonyme, mais moi mon nom est partout, que je le veuille ou non, et à l'heure actuelle impossible que les moteurs de recherche ne mêlent pas sur la même page mon blog, mon employeur, mes études, les membres de ma famille, ou même mon adresse. Que je le veuille ou non, mon nom est associé tant à mon travail qu'à ce blog, qu'à plein d'autres choses. 

Mais je constate que le blog me manque. Une fois que je suis passée en mode privé, plus personne ne parvenait à se connecter à mon blog, et ce même si j'avais délivré (parfois plusieurs fois) les autorisations nécessaires. A force d'être confrontée à des problèmes techniques, j'ai laissé tomber. Mais j'ai l'impression d'avoir perdu quelque chose en arrêtant de blogger. Après tout, cela fait treize ans que je fais cela. Je regrette d'avoir arrêté ce blog, d'avoir laissé la peur prendre le dessus. C'est quelque chose que j'ai besoin de faire. 

Pour le moment, j'ai donc pris la décision de continuer à blogger en mode public, en respectant toujours la règle de ne pas mentionner le travail avec lequel je suis liée par un contrat, et de me garder d'exprimer des opinions pouvant y être reliées. Je me sens par contre libre de parler du Fil de Bibil et de tout ce qui concerne ma vie privée. 

Cela fait du bien d'être de retour!



Monday, January 15, 2018

Un peu de rangement!

Ceux et celles (ceux.celles? ce.lles.ux?) qui me connaissent savent que je suis bordélique. Et encore, le mot est faible... Ce n'est pas que je n'aime pas ranger, mais c'est surtout que je suis envahie d'objets qui n'ont pas de place spécifique, jusqu'à ce que l'emplacement où ils se trouvent par hasard devienne leur place spécifique. Même si c'est un rebord de fenêtre ou un bout de ma salle de bain.
Imaginez cette tendance amplifiée par la période de Noël où je cours derrière le temps, je ne dors pas, j'utilise des tonnes de tissus différents que je laisse en chantier n'importe où et j'en recommande plein d'autres mais sans que je résolve la question de savoir où les mettre.
Illustration.
Ca, c'est devant la porte de la cuisine. C'est une place comme une autre, j'ai envie de dire.
Ca, c'est la salle de bain d'amis (mais de toutes façons sur le mois de décembre mes amis ce sont mes tissus et mes machines, pas vous)



Et forcément, car ça, c'est la chambre d'amis



Mais Bibil! Tu n'as pas une pièce couture? Me demanderez-vous. Mais si, mais si, la voici:

Ca dégénère comme ça doucement jusqu'à ce que tes amis ne peuvent plus trouver un siège chez toi sans que:
Bon, voilà. Il y en a partout, mais vraiment, partout, partout, partout.
Du coup, ma bonne résolution de cette année s'est un petit peu imposée d'elle-même, je dois dire. Parce qu'il y a un moment où, hein, enfin, voilà.
Ca m'a pris trois trajets chez Ikea, dont un pour faire 1h15 de file au service après-vente pour une malheureuse petite vis manquante...

(Là voilà, la cachotière!)
Et plus d'une semaine à tester la patience de mes voisins en tapant du marteau le soir en me chantonnant stupidement, "si j'avais un marteau"... Mais le résultat est là! J'ai l'honneur de vous présenter ma pièce couture! Tadaaaaam!



J'y ai casé tous mes tissus!!!! (Incroyable!!!) Sauf trois caisses dont j'ai fait don à une association. Ce qui m'a encouragé à freiner les achats compulsifs...







Oui, bon, mais ce sont les soldes aussi. (Mes parents n'ont pas encore remarqué l'endroit où je les ai planqués chez eux).
Le highlight de cette expérience, c'est de constater que:
1. J'ai une caisse entière de tissus à pois. Deux, si on compte le craquage ci-dessus. C'est beau les pois, quand même.
2. Oui, j'ai des tissus que j'ai achetés pour me faire des projets pour moi! Il doit y avoir 1/2 caisse à tout casser, certains trainent là depuis 7 ans;
3. J'ai retrouvé du courrier "urgent" datant de 2015 dans tout ce bazar. Ainsi que plusieurs versions de la conclusion de ma thèse (ooooh que c'est touchant) et quelques CV complètement dépassés;
4. Acheter des tissus car "ça pourrait servir", ça ne sert à rien, car ça ne sert jamais.
5. J'ai casé mes tissus, oui, mais maintenant comment vais-je caser mon matériel pour la broderie? (Oh ben je dirais 7-8 caisses encore)
Bonne année à tous!

Tuesday, October 10, 2017

Quelques souvenirs du mois de septembre

Hé oui, je suis de nature inspirée aujourd'hui, et en classant quelques photos du mois de septembre je me suis dit que c'était peut-être le bon moment pour vous en faire part!
(Enfin j'ai décidé que ça vous intéressait car si vous êtes venus sur ce blog c'est que vous l'avez voulu, en même temps).

1. Les Merrimoose se sont marriés

Hé oui! Avant d'aller vivre leurs aventures Outre-Atlantique, ils ont franchi le pas et ils nous ont préparé une big fête... Quatre bières différentes brassées pour l'occasion, viande de barbecue exceptionnelle, on a mangé incroyablement bien, et surtout on était bien entourés! 
Et comme on est des chanceux on a eu droit aux restes le lendemain... Désolée pour les végétariens qui tombent sur ce post mais ces ribs étaient juste incroyablement tendres, elles avaient cuit à basse température pendant 24h avec une marinade de dingue. Après on a fait diète pour compenser. Si. C'est vrai.
Enfin bref, à la fin de ce week-end, on avait l'impression d'être partis en mini-vacances alors qu'on était restés chez nous. Et on était même reposés. C'est fou.

2. Point de vue couture
Bon, il y a eu du Fil de Bibil bien sûr, et je carbure depuis plus d'un mois pour préparer les marchés de Noël et la réouverture de la boutique Etsy... Parfois je me fais des bonnes résolutions de ne pas faire de couture pendant plusieurs jours de suite, ou de me réserver une journée de week-end sans couture, enfin bref, le succès de ces initiatives est relativement modéré. Mais il faut que je me mette des limites parce que je sais comment ça va, je me laisse emporter par mes projets sans considérer que je travaille à temps plein quand même et un moment donné je ne sais plus suivre... Mais donc du Fil de Bibil:

Mais j'ai fait quelques robes pour enfants sur le modèle de la robe Birdie de la Maison Victor, comme ici:

Et je vous partage aussi ce lunch bag sur mesure pour le tupperware de MC (j'ai dû enquêter secrètement pour connaître la taille dudit tupperware, je suis assez fière de moi). 


3. Salami...
...a été mordu par un renard. Le pauvre, il a foncé chez moi en panique totale et plein de sang, ça faisait peine à voir. Pas de blessure profonde mais il a reçu des shots d'antibiotiques dans la demi-heure et a dû garder le cône pendant une semaine... Salami, on ne le dirait pas, mais il est plus difficile à dresser que Knacki. Et donc on n'a jamais réussi à lui faire manger ses médicaments. Pour y parvenir on a dû les lui hacher menu dans du maroilles.
Puis il est allé mieux.
Et il a fait ça.

Je vous l'ai dit qu'il était plus difficile à dresser que Knacki.
Mais cela ne m'atteint pas car...

4. J'ai une nouvelle brodeuse!

Une machine professionnelle. C'est une bête de compétition! Vous devriez voir la vitesse à laquelle elle brode et la précision du point! En plus elle change automatiquement de couleur, c'est vraiment un plaisir de travailler avec elle... J'attends un peu avant de proposer des broderies sur le Fil de Bibil car je suis toujours en recherche de fournisseurs, et je suis toujours en train de carburer pour les marchés de Noël, et je suis toujours en train de me donner de bonnes résolutions de me mettre des limites. Mais c'est pour bientôt!


Allez, ben bon mois d'octobre alors hein...



Sunday, September 24, 2017

Atelier Nami Cosmétiques

Je vous ai déjà parlé de mon amie Line et de Nami Cosmétiques, les cosmétiques zéro déchet... Aujourd'hui nous avons fait un atelier chez moi, et bien c'était franchement chouette! Non seulement nous avons passé une après-midi sympathique mais nous avons appris plein de choses...
(Vous allez par ailleurs remarquer ma superbe nappe qui fait toute ma fierté)
(Mais oui vous allez la voir)
Line est restée plusieurs heures avec nous pour parler de sa passion des produits cosmétiques, de son engagement zéro déchets, des différents ingrédients entrant dans la composition de ses produits, et nous on a fait un shampoing solide et un déodorant... 

Pour le shampoing solide, nous avons pu chacune personnaliser les ingrédients en fonction de nos besoins... Pour moi c'était huile de ricin (pour mes cheveux secs) et de jojoba (pour mes cheveux qui sont aussi gras, en fait), argile blanche, et en huiles essentielles cèdre de l'atlas, ylang-ylang et tea tree. On verra ce que ça donne! Les recettes ont été testées en laboratoire (et je le sais car j'ai crowdfundé les premiers tests) et je suis impatiente de voir le résultat en pratique...
Puis on a fait un déodorant et ça je sais déjà que ça marche bien car j'en ai déjà un chez moi, et on a reçu la fiche avec les recettes, bref de quoi faire tout plein de cadeaux de Noël cette année...
Et Knacki, elle, a profité de l'instant présent. 
 Un peu de bain-marie pour faire fondre tout ça! (En avant-plan remarquez une belle chemise en liberty vintage)
 Et hop, on mélange avec de la dinette avant que cela ne devienne solide...
 Admirez les belles mains de Marie qui dose comme personne
 Et voilà le résultat final! Un shampoing solide dans le coeur, et un déodorant dans le muffin! On pourrait presque les manger...
Ca sent trop bon! Un de ces quatre vous ne devrez pas vous étonner de me voir débarquer chez vous avec un produit cosmétique que j'aurai fait moi-même (ou commandé au cas où j'ai la flemme). Par contre si c'est le déodorant vous devrez le prendre un peu personnellement parce que bon... Enfin il était temps que quelqu'un vous le dise, en même temps.

Monday, July 10, 2017

Le Fil de Bibil

Hé oui, pour vos yeux ébahis, laissez-moi vous présenter mon petit bébé!
Mais non, pas ma thèse.
Mais non, pas mes chiens.
Je veux dire, le Fil de Bibil. 
Figurez-vous que j'ai professionnalisé la chose... Et bien c'est super gai! J'ai eu la chance de rencontrer une chouette graphiste qui m'a créé ce logo:
Et depuis... Cartes de visite, étiquettes, tote bags, enfin ce logo est déclinable sur tous les supports! Les couleurs (rouge corail et bleu marine) ont été pensées pour s'assortir avec toutes les couleurs. Je ne vous dis pas l'enthousiasme le jour où vous recevez ceci:
500! Il y en a 500 dans cette boite!
Alors, me direz-vous, ça marche bien?
Et bien la réponse honnête est oui, ça marche bien. D'ailleurs j'ai hésité pendant plusieurs semaines avant de faire ce post de crainte de créer un engouement et de devoir décevoir celles et ceux qui voudraient un bavoir, là tout de suite. Autant vous le dire directement: je n'ai plus de disponibilité avant le 20 août... 
Ce n'est pas tellement que je croule sous les commandes, c'est plutôt que combiner un travail à plein temps, tout l'admin et le marketing autour du lancement d'une activité professionnelle, et une vie sociale à côté (aaaah la belle saison qui revient), ça fait beaucoup... En semaine c'est tout simplement impossible, et le week-end dès que j'ai une activité en journée ou même juste des courses à faire c'est fichu. Finalement si j'ai 4 heures par semaine pour coudre je suis heureuse! Du coup pour éviter que les commandes ne deviennent un stress je suis obligée d'espacer mes délais... 

Moi je vous dis ça marcherait beaucoup mieux si j'avais une machine à broder professionnelle!
* se perd dans une petite rêverie *
Hein? Ah oui. 
Et est-ce que je n'en ferais pas mon activité à temps plein?
Ben les gars, comment dire, ce n'est pas exactement comme si j'avais le business plan du siècle et que cela pouvait réellement être rentable comme activité principale. Déjà, j'ai créé un site web (vous avez vu comment je le place discrètement?) pour automatiser la procédure parce que discuter avec les gens des différentes options qui s'offrent à eux c'est très chronophage. 
D'ailleurs c'est effarant de se dire que j'ai bien coupé de moitié les tissus que je proposais à la confection de bavoir et qu'il m'en reste toujours 60... Sans compter les Liberty et les Petit Pan! Rho je ne sais pas me limiter, c'est dingue!
Je ne vous dis pas la crise de stockage que je traverse pour le moment, je suis en train de virer des meubles pour pouvoir mettre des caisses de tissus à la place, et en attendant elles s'entassent dans l'entrée, dans le salon, dans ma chambre, enfin partout, ça t'envahit sournoisement comme de la cellulite après les fêtes, j'hésite à en proposer le rangement comme activité sur un groupe de crossfit... 
Je vous montrerai une photo.
Mais si.
Un jour. 
En attendant, pour les courageux/ses qui peuvent attendre jusqu'au 20 août, n'hésitez pas!

Sunday, July 02, 2017

Oh, mais! Vous ne rêvez pas, c'est bien du patchwork

Ca alors, cela faisait si longtemps...
A l'occasion du baptême de ma nièce, j'ai ressorti ma grande équerre, ma ouatine et mon pied pour piqué libre et j'y suis allée franco. Ma technique était simple: j'ai pris tous les tissus à pois que j'avais en ma disposition (+ quelques uns que je suis allée acheter en plus, l'occasion fait le larron) et j'ai fait ceci:

J'avais reçu comme vague instruction de ma soeur que ça devait aller avec le rose de la chambre et le rouge du salon et tant qu'à faire aller avec plein d'autres couleurs différentes, donc voilà. J'ai pris toutes les couleurs que j'avais, je les ai séparées par du blanc, et c'est la formule magique pour assortir même les couleurs qui ne vont pas ensemble. 
C'était fin avril.
Quelques jours plus tard, elle m'a envoyé cette photo:
Et depuis, chaque mois, je reçois une update!
Voici la photo pour le mois de mai

 Et celle-ci pour le mois de juin.
Il n'y a plus qu'à coudre les vêtements assortis au patchwork... (Ou bien ce serait déconner? Dites-moi que non)

Wednesday, May 03, 2017

Salami est allé au dog show

Comme je vous le dis.
Pourquoi? Me demanderez-vous. Et bien parce qu'il ne suffit pas que votre chien ait un pedigree pour que sa progéniture en ait un. Et dans la mesure où j'aime beaucoup les chiots, et que Salami est totalement consentant dans cette affaire, et bien... J'ai fait les démarches pour que Salami soit, comme on le dit dans le jargon, "admis à l'élevage".
Je suis donc allée à une compétition internationale et de prestige à Anvers, et c'était un événement important à en juger par les voitures de sponsors aux décorations parfois relativement douteuses. Je peux vous dire que les éleveurs qui vont là, ce sont des professionnels. On voit qu'ils ont l'habitude. Ils viennent avec leur matériel: chaises pliables, valises contenant les affaires de toilettage, cages pour les multiples chiens de compétition. Et ça, ça s'applique pour les teckels comme pour les bouviers bernois, le ring à côté. Trois cages pour bouvier bernois par éleveur, ce n'est pas une mince affaire, je vous le dis. 
Puis il y a moi, qui arrive avec un Salami totalement terrorisé au bout de sa laisse, avec rien d'autre qu'une enveloppe contenant les documents de la compétition et une boite contenant l'arme suprême - un reste de pain de viande. La compétition durait de 10h à 17h. Comme j'ai galéré pour trouver un parking, je suis arrivée à 10h05. Salami passait à 10h03. Pas de bol, Salami-Paul. Du coup, le pauvre, il avait été jugé absent, et ça s'arrêtait là. Je pouvais rentrer chez moi. 
Bon.
Je suis allée trouver le responsable en lui disant, en substance, qu'avec tout le respect que j'avais pour sa compétition de prestige, en fait le classement ne m'intéressait pas, je voulais juste faire une admission à l'élevage. Au bout de quelques négociations dans mon plus beau néerlandais, la juge a quand même accepté de prendre mon chien pour voir s'il était apte à propager ses gênes. Ce qui s'annonçait relativement bien, jusqu'à ce qu'elle demande à Salami de défiler.
Alors, ce qu'il faut savoir, c'est que les autres chiens, ceux des pros, ils n'ont pas le trac. Ils se baladent totalement à leur aise autour du ring, ils marchent au pied, ils courent, ils s'assoient, ils se tiennent parfaitement droit quand on leur demande. Ils ont la classe. Salami, lui, il était mort de trouille. La juge m'a demandé de marcher avec lui. Il se baladait la queue entre les jambes, le pet vers le sol, les pattes en canard, en vrai il rampait. Et encore, il n'avançait que parce que j'avais sorti l'arme suprême - que je devais tenir juste devant son nez. Mais parfois il se laissait distraire. Il s'est secoué au moins deux fois, puis quand il est arrivé au niveau des autres chiens, il a commencé à paniquer, à faire marche arrière, à se rebiffer, et là on va dire que le public se marrait franchement. La juge ne m'a pas demandé de courir ni de le faire s’asseoir. Elle l'a directement mis sur une petite table et l'a mesuré. 
Elle a dit quelque chose en russe à son interprète, dans lequel j'ai compris le mot "standard", puis en substance on m'a expliqué, avec des mots simples, que Salami n'était pas un teckel nain, contrairement à ce que disait son pedigree, qu'il était trop grand, et qu'il fallait changer son pedigree pour qu'il soit un teckel standard. Jugement: "non recevable". 
Tout ça pour ça.
En plus, la juge, qui est une juge internationale et de prestige, m'a envoyé paître en disant qu'il fallait que je me trouve un juge belge pour faire les démarches. J'ai dû ressortir mon plus beau néerlandais au secrétariat pour qu'on me trouve un juge belge qui écrive une petite lettre afin que je puisse faire les démarches. C'était compliqué. J'avais un Salami totalement traumatisé dans les bras qui me rentrait toutes ses griffes dans le cou. J'ai failli abandonner, je suis relativement fière d'être allée jusqu'au bout de ce truc. Il y a plutôt intérêt à ce qu'il y ait des chiots à la clé après tout ça.
Enfin, une fois que ça, c'était fait, je suis allée voir ce que c'était, en vrai, un dog show.
Et bien, c'est beaucoup d'autres chiens qui ressemblent au tien. C'est un peu perturbant. Salami a fini par un peu se décoincer et a essayé de propager ses gênes chez une de ses congénères qui lui semblait relativement jolie - sauf que c'était un mâle. Puis il a été agressif avec tous les autres.
Un dog show, c'est aussi des gens qui sont très intenses sur le toilettage. Ils sortent les bigoudis, font de la microchirurgie sur la chevelure abondante de leurs bêtes de compétition, et soignent avec attention ces espèces de coucougnettes inversées sur le dos de leur caniche. 
Mais c'est aussi du spectacle! Il faut bien divertir les enfants. Parce qu'il n'y a pas que la beauté dans la vie, il y a aussi le dressage...
Enfin, au final, j'étais quand même contente de ne pas avoir dû attendre la fin de la compétition, et je suis rentrée chez moi avec un Salami qui a été malade pendant tout le trajet, et qui n'a bouffé que de l'herbe pendant les jours qui ont suivi.
Mais il me remerciera plus tard.
Enfin je crois.

Thursday, March 30, 2017

Et les vacances, ça se passe?


 Et bien, deux choses.
1. Prendre des vacances quand on n'est plus en thèse, c'est pas mal, en fait. On ne devrait pas être en train de rédiger, on ne se sent pas coupable, on profite pleinement du fait que quand on glande, on ne devra pas le payer plus tard. Oui, vraiment, c'est pas mal.
2. Tous ces gens qui disent de faire attention au troisième jour du ski parce qu'on est fatigués, de faire attention au relâchement du stress, etc, et bien je les comprends. Le stress que j'ai au travail est différent que celui de la thèse car il est beaucoup plus "immédiat", et on ne s'en rend pas vraiment compte sur le moment-même, mais c'est quand on s'arrête que la fatigue tombe. Le premier jour je me suis fait une petite conjonctivite derrière les fagots, sexy et pratique. Les autres se sont fait de sympathiques tendinites ou autres chutes, des angines, et pour ma part j'ai eu un reflux de malade pendant tout le séjour. C'est gai, dites, les vacances. 

Non mais pour de vrai, c'est gai, les vacances. Je ne vous poste pas de photo de groupe car certains sont réfractaires au fait d'avoir leur image sur internet, mais pour ceux qui reconnaissent le fond, j'étais aux Menuires. Il y avait encore de la neige et du soleil par intermittence. Quand il n'y avait plus de neige on avait des terrasses. Et on a carrément bien mangé, les bonnes résolutions de perte de poids sont postposées aux 20km de Bruxelles. Ah oui le masque en plein soleil c'est à cause de la conjonctivite, et j'ai mes lunettes de soleil en dessous. Je vous ai dit, sexy et pratique.
Sinon j'ai fini une pieuvre dont je suis particulièrement fière...
Allez à bientôt depuis Bruxelles où il fait beau aussi, en fait...