Saturday, September 08, 2012

L'Année de l'Enfer

Soyons pratiques, voulez-vous. Vous n'êtes pas sans le savoir (au cas où le hint du titre ne vous a pas mis la puce à l'oreille) que j'entre dans ma dernière année de financement. Celle où la deadline se rapproche avec danger, où l'on commence à avoir des sueurs froides à l'évocation du mot "rédaction". Oui, j'entre en fin de thèse. L'année où il sera très malvenu de dire ceci:
Bref. Comment ais-je remarqué que j'étais en fin de thèse? Me demanderez-vous. C'est très simple. Tous mes terrains sont finis, je n'ai plus une thune dans mon budget de fonctionnement, et là je commence à avoir vachement la pression de me mettre à rédiger.
Mon promoteur aussi, d'ailleurs. Tout à coup je me suis mise à le voir tous les quinze jours, au lieu des six fois l'an habituels. 
A notre dernier meeting, mon promoteur et moi avons relu ensemble un document de ma plume intitulé "plan de thèse". Je lui ai dit que j'avais comme un problème parce que j'avais épuisé mon budget de retranscriptions d'entretiens et qu'il m'en restait une dizaine à faire retranscrire. Il m'a répondu que j'avais aussi un autre problème, qui était que je n'avais pas de cadre théorique, et que je ne semblais pas encline à vouloir en développer un. Et que d'ailleurs quand on y regardait bien je n'avais pas de problématique non plus.
La thèse, m'a-t-il dit, peut être rédigée de deux façons: comme une symphonie de Beethoven, l'architecte, hyper structurée et hyper construite avant de commencer à la rédiger; ou comme une symphonie de Schubert, le funambule, où l'on commence sans trop savoir où cela va se terminer. Là dedans, il faut clairement que je fasse du Beethoven, même si je peux me permettre un peu de Schubert de temps en temps.
Puis il s'est excusé de l'usage de ces "métaphores pourries". Et m'a demandé de lui transmettre une problématique pour jeudi prochain. Et que j'aille voir les autres membres de mon comité d'accompagnement aussi: on doit préparer La Réunion Ultime, à savoir, la réunion où tous les membres de mon comité me prodiguent leurs derniers conseils avant que je ne me lance dans ce doux inconnu de la rédaction de la thèse.
Alors, jusqu'à présent, je kiffe la rédaction, ce qui est plutôt un bonne nouvelle. (D'ailleurs, bon). On va voir si cela tiendra l'épreuve du temps. Logiquement, l'Année de l'Enfer, c'est aussi l'année où mes collègues font un burn-out, une dépression, perdent ou gagnent dix kilos, rompent les liens avec leur famille, assistent à un total break-down de leur vie sociale et sentimentale, se retrouvent dans des difficultés financières graves, pleurent dans les couloirs, réalisent qu'elles ne trouveront aucun job parce qu'en tant que docteur les barèmes sont trop hauts, et abandonnent. Bref. Mon point de vue sur la situation est que j'ai déjà eu ma part d'anxiété quand je réalisais mes terrains, et que si j'ai pu survivre à cela, je survivrai à la rédaction. Et mes parents m'aiment trop que pour me mettre dehors (j'espère).
Vous serez, bien entendu, tenus au courant du début de la rédaction du chapitre théorique. Je ferai sans doute moins ma maligne.

Friday, September 07, 2012

Bibil is back!

Hé oui, me voici à présent rentrée de vacances, fraiche et dispose et légèrement mexicaine, ayant eu le temps d'emménager chez mes parents, de me réadapter à la vie en Belgique, de terminer quelques projets de couture, de commencer la promotion d'un livre, mais aussi d'aller à Londres, Düsseldorf, et Uccle (c'est loin, dites). 
La réadaptation a été un peu surprenante: je m'imaginais que cela se ferait instinctivement, d'un seul coup. Quand vous rentrez chez vous, c'est un peu comme si vous n'étiez jamais parti, non? Et bien en fait pas du tout. Tout d'abord, cela m'a fait très bizarre de rentrer chez mes parents, et d'être de nouveau nourrie, logée et blanchie comme pendant mon adolescence. Ce n'était pas pour me déplaire, en fait, mais il m'a fallu un petit temps pour réaliser que je ne devais pas aller faire mes courses quand j'avais besoin de quelque chose, je pouvais l'écrire sur la liste des courses, et un petit lutin allait me le chercher gratuitement. 
Il m'a fallu un peu de temps aussi pour réaliser que j'étais là sur le long terme. A chaque fois que j'ouvrais une brique de lait, je me demandais quand était la prochaine fois que je partais à l'étranger, pour savoir à quel rythme je devais la boire. A chaque fois que je choisissais mes vêtements de la journée, je faisais une sélection entre ceux que je comptais mettre en Belgique, et ceux que je comptais mettre dans ma valise. Le premier weekend que j'ai passé à Bruxelles a été très étrange: le samedi matin, je me suis réveillée super tôt avec la pression d'accomplir un maximum de choses et de voir un maximum de gens, pour me dire qu'en fait ce n'était pas grave, j'avais le temps, je ne devais plus compter mes jours.
Ensuite, une fois que je me suis sédentarisée un petit peu plus, je me suis rendue compte du temps qui avait passé. En un an et demi, il y en a eu des mariages, des bébés, des gens qui se sont casés ou qui sont partis vivre ailleurs. Ce n'était plus du tout comme en mars 2011. Les sorties avec mes amies célibataires se font maintenant aussi avec leurs copains; quand je rend visite à mes amies à bébés, je me retrouve non plus avec un, mais avec deux ou trois enfants; j'ai eu, en tout et pour tout, six annonces de grossesse à mon retour, toutes pour des filles plus jeunes que moi. 
Au bureau, nous avons à présent une fontaine à eau, des nouveaux WCs et une imprimante recto-verso. Je suis à présent dans les doyennes du centre de recherche, dans le top cinq des plus âgés. Tous ces petits jeunes de 23 ans qui commencent leur doctorat avec enthousiasme. Il y en a qui sont nés en 1990. Ils me regardent avec admiration quand je leur dis que j'approche de mon centième entretien. 
Si ils savaient, les pauvres, qu'un jour ils se retrouveront à ma place, face à la date du 1er octobre, marquant officiellement le début de l'Année de l'Enfer, l'année de la deadline, du bout du bout, du burn out et de la déprime, à savoir, la dernière année de financement (erronément appelée dernière année de thèse, même si en théorie il est toujours mieux que la thèse soit finie en même temps que le financement).
Bref. Bibil is back, same as ever. Avec la différence que quand elle vous invitera chez elle vous rencontrerez aussi ses parents, ses soeurs, son chien, et ses cousins; et il est fort probable qu'elle vous pousse à acheter son livre, ou au moins à retranscrire son centième entretien.

L'application iPhone de la semaine

What's App


D'accord, il est très possible que vous connaissiez déjà cette application, et que par esprit de rébellion vous aviez décidé d'utiliser Viber à la place, bon, c'est votre choix (sachez que je suis sur les deux). What's App et Viber c'est le même principe, sauf que l'un est payant, l'autre pas. Mais What's App a plus d'options que Viber: il vous permet d'envoyer gratuitement sms, photos, vidéos, mais aussi sons audio, emplacement (oui, ça vous permettrait aussi de skipper l'installation de "Localiser mes Amis exposé le 17 août), enfin bref tout quoi. Un peu comme avec des iMessages, sauf que votre interlocuteur n'a pas besoin d'avoir un iPhone pour en bénéficier. 
Le seul truc qu'il ne fait pas, par contre, c'est appeler. Mais bon, Viber non plus...


Et si je puis ajouter, c'est assez rapide, parce que les images et vidéos sont réduites pour être envoyées (ça ne fera rien à votre fichier original, que je vous rassure).

Wednesday, September 05, 2012

La Vie des Autres - Adrien

Aujourd'hui, pour notre dernière édition de "la Vie des Autres", Adrien va nous parler du Palais de Justice... Pour les non-Belges d'entre nous, sachez que le Palais de Justice c'est ceci:


Construit à la fin du 19e siècle sous le règne de Léopold II, le Palais de Justice a été construit par l'architecte Joseph Poelaert (à qui nous devons notamment notre Colonne du Congrès) et est plus grand que la basilique Saint Pierre de Rome. La légende dit d'ailleurs que les habitants du coin, aux capacités linguistiques limitées, ont littéralement interprété le titre de "Chief Architect" des architectes anglais travaillant sur le chantier comme "schieven architek"; les amis non-belges d'entre nous apprendront que "schieve" veut dire "de travers". Et de fait, son architecture parfois absurde lui vaut d'abriter de temps à autres des représentations théatrales du Procès de Kafka. Mis à part ca, le Palais de Justice est très souvent dans l'actualité belge en raison de son état de délabrement et son besoin d'une rénovation couteuse.
Adrien c'est à toi.

***

Quand j’ai commencé à travailler au Ministère de la Justice, il y a déjà trois ans, on m’a alloué un bureau au cinquième étage avec une vue agréable sur Saint-Gilles, et quelques manifestations syndicales. Puis, ayant changé d’affectation, j’ai été relocalisé au sixième, qui a des fenêtres plus petites et placées plus haut: j’imagine, le grenier quand le bâtiment était encore un hôpital. Pourtant, je ne me suis pas plaint. 

Et pour cause, quand je me lève de ma chaise de bureau et que je regarde par la fenêtre, je vois le Palais de justice. Un petit bout. Le plus impressionnant bâtiment de Bruxelles, et à mon sens le plus beau. Il est chargé d’Histoire et d’histoires, il est un symbole, il est détesté, il est photographié. 

Il y a un mois, je suis passé dans un greffe en face du Palais. L’un des bureaux, en coin, avait une fenêtre donnant sur la ville – la vue porte de l’Eglise des Minimes jusqu’à l’Atomium – et l’autre sur le Palais. Horreur ! L’occupant, sympathique toutefois, n’avait rien trouvé de mieux que de monopoliser les tablettes pour des plantes, style école primaire, qui cachaient ces merveilles ! 

Le Palais me rappelle une certaine jeunesse, jeunesse où je rêvais être parmi les gens illustres. De grands noms y sont associés ou gravés, d’autres y sont gardés précieusement, sur des stèles, aucun dont je n’ai finalement pris la peine de me souvenir. Sauf deux, Poelaert et Schuiten, bien sûr. Adolescent, j’y rejoignais des fois mon père dans son bureau. J’adorais me balader dans les couloirs immenses aux plafonds hauts comme des maisons. Quelques fois, nous restions un peu plus tard et nous visitions les coins les plus reclus. D’une salle d’audience austère à une rampe d’escalier quelconque, puis d’une porte simple à des archives moites, puis à la chaufferie, où des dossiers du siècle passé (le 19ème donc) étaient abandonnés, pour terminer sur les rampes macadamisées. Un parking avec une vue imprenable sur tout Bruxelles, apparemment suffisament romantique pour certains. Un jour, un escalier, que je ne retrouve plus, nous a amené au Saint des Saints : le couloir situé dans la coupole de la Salle des Pas Perdus. Waw ! 



Aujourd’hui, le Palais ne m’impressionne plus de la même façon, mais je l’adore toujours autant. Il me semble plus triste qu’avant, et moins énigmatique. Non pas tant parce qu’il nécessite des travaux plus criants qu’il y a une douzaine d’années (la coupole resplendit d’ailleurs à nouveau), mais surtout parce que la sécurité a changé. Avant, il représentait une certaine nonchalance, toutes portes ouvertes (cellules mis à part, ouf !), labyrinthique, délabré, avec des aménagements absurdes et des bureaux décalés et vieillis. Pour moi, l’Etat et le droit c’était un peu comme ça, et cela m’attirait. Ca sentait le vieux livre, l’autorité, la tradition et surtout l’absurde. Un peu aussi le symbole d’une Belgique unie, précoloniale et riche. 

En peu de temps, tout a changé. Certes, des travaux sont toujours nécessaires, mais plus aucune porte n’est ouverte. Je ne peux plus m’y perdre comme avant. Pourtant, je sais qu’il regorge encore de secrets inconnus. Très peu sont relatés toutefois, et quand ils le sont, je suis tiraillé entre la joie et la déception : je ne puis les découvrir par moi-même. J’ai imaginé beaucoup de plans chancelants pour le faire, mais hélas ! 

L’ancien Ministre avait lancé un appel à projet pour son affectation dans le futur. L’utilisation du Palais m’a toujours semblée alambiquée. Intéressé, j’ai visité l’exposition qui en avait été faite, et j’en suis ressorti, hum, pas trop rassuré. Si j’appréciais l’initiative, l’idée de voir « le complexe » transformé en hôtel ou en centre commercial était horrifiante. Heureusement, tous les projets n’étaient pas imaginaires. Quelques voix se sont levées pour redorer le bâtiment, mais, à mon étonnement, pas tant que ça… Il est pourtant évident que ce bâtiment est une merveille en tant que telle, une pyramide du Galgenberg, qui mériterait d’être classée au patrimoine de l’UNESCO (il parait que c’est en projet). Et que l’on pende par les pieds quiconque oserait dire le contraire ! ‘’Philistines’’, comme disent les anglais, ou iconoclastes plus près de nous. Résultat de l’appel à projet : rien n’est projeté. Ouf ! Il reste le Palais de Justice. Zut ! Tiraillé, par les contraintes budgétaires et communautaires, il va s’écrouler. (Pour la pétition, voici le chemin). 

Pour l’instant, heureusement, il reste encore une part d’énigme et d’absurde. Par exemple, personne ne veut y travailler car peu confortable mais personne ne veut s’en défaire. Et d’ailleurs personne ne veut payer pour le moderniser. Pourtant, il faut être honnête, c’est tout à fait faisable. La poussière des couloirs, l’immensité de la tâche et ses portes gigantesques survivent. Illustre, il le reste. Il tient debout, grandiose, sans pour autant être arrogant, le gris prévalant. 

Non définitivement, il existe une certaine étonnante humilité dans ce bâtiment. Mais il a longtemps glissé dans la désinvolture de ceux qui l’entretiennent. Des jours chantants sont toutefois à l’horizon. La conscience de perdre une telle perle tant architecturale qu’administrative a touché certaines consciences. Oui, je l’aime ce le Palais de Justice. Et si lui et moi on a des traits communs, ce serait quand-même chouette de le voir entrer le XXIème siècle…. 

P.S. : Dès lors, si vous avez trouvez des informations très intéressantes sur le bâtiment, je suis preneur. 

P.P.S. : A propos de machins classés Unesco, il existe une initiative pour classer la culture du carillon à l’UNESCO. Ca n’a rien à voir, mais j’avais envie de vous le dire ! D’ailleurs, voici une photo de votre humble serviteur fondant une cloche.

Friday, August 31, 2012

L'application iPhone de la semaine

Draw Something

En fait, c'est un jeu de Pictionary appliqué à l'iPhone! En clair vous dessinez quelque chose, votre ami doit le deviner, il vous dessine quelque chose, vous devez le deviner, etc... Simple mais très addictif. C'est Guillaume qui m'y a convertie, et depuis je joue régulièrement avec plusieurs potes un peu partout dans le monde, mais aussi avec les Merri, avec ma mère, et avec la lectrice-qui-aime-bien-les-shorts-moulants-de-Djokovic-et-qui-ne-s'est-pas-encore-reconnue. Vous faites ça un peu n'importe quand n'importe où, dans une salle d'attente, en attendant le bus, sur vos WC, à un séminaire, enfin partout où vous êtes forcés d'être en position statique pendant quelques minutes.
Linkez le à votre compte facebook (ne vous inquiétez pas, il ne va pas publier sur votre wall, et personne ne saura que vous y jouez pendant cette interminable conférence où vous faites semblant de checker vos emails). Puis faites deviner des mots à vos amis... Plus vous aurez de points, plus vous pourrez accéder à de nouvelles couleurs!
Mon frère vous recommandera de tout de suite prendre la version payante, mais vous faites ce que vous voulez, hein...

Wednesday, August 29, 2012

La vie des autres - Line

Il était une fois dans l’Ouest 

Copyright Line

Un jeune couple de Belges avec un petit bonhomme de 15 mois… un circuit somme toute classique : San Francisco, Yosemite National Park, Death Valley, Las Vegas, Bryce Canyon, Capitol Reef, Monument Valley, Grand Canyon, Los Angeles… Des étapes, des villes, des lieux qui évoquent des images à presque tout le monde, des endroits qui nous semblent familiers alors qu’on y a encore jamais mis les pieds… Je n’ai donc pas choisi de vous dépeindre ce que tout le monde connait déjà. Et puis il m’en faudrait des pages pour décrire mes impressions, ces paysages, cette immensité. Alors j’ai épinglé pour vous quelques anecdotes, quelques conseils… si un jour vous passez par là ou que vous vous retrouvez dans une situation similaire vous penserez peut-être à moi. 

Louer une voiture aux Etats-Unis quoi de plus facile ! On se retrouve en deux coups de cuillères à pot au volant d’une énorme jeep… automatique ! Et dans les rues sinueuses de San Francisco, les habitudes et réflexes qui vous font confondre le frein avec un embrayage qui n’existe pas, rendent la conduite plus que périlleuse ! Mais rassurez-vous les américains ont la conduite cool et ne klaxonnent pour ainsi dire jamais. Veillez à visser votre pied gauche au sol de la voiture et tout ira bien !

Copyright encore Line
Les américains aiment la cuisine italienne ! On peut trouver partout pizzas et pâtes à prix plus que démocratique ! Cependant méfiance, les pâtes se voient de manière systématique associées à du pain à l’ail et dans certains endroits l’ail a même pris une place de choix dans le plat. Si vous commandez un gratin de macaronis aux trois fromages dans un pizza hut vous risquez de vous retrouver avec une assiette de sauce goutant l’ail dans laquelle baignent quelques pâtes. Pour rester dans le domaine gastronomique, si vous affectionnez les potages de légumes, vous serez certainement tentés de tester la soupe aux brocolis de l’un ou l’autre « dinner ». Contre toute attente cette soupe ne sera pas verte mais orange et goutera le cheddar ! Si par mégarde vous y trouvez un morceau de brocoli c’est que vous aurez eu beaucoup de chance !

Copyright toujours Line
Dans les parcs nationaux il y a toujours un visitor center et son lot de rangers prêts à vous aider. Une petite boutique vous permettant d’acheter un joli t-shirt souvenir (j’ai ainsi fait l’acquisition d’un très beau polo où l’on peut lire « Utah Rocks » que je ne suis pas sure de remettre un jour) ou une marmotte en peluche… Une slice de pizza ou un thé glacé pourra même vous être servi dans la majorité des parcs mais pas dans tous. Sachez qu’à Capitol Reef il n’y a RIEN pour manger! Et qu’il n’y a rien non plus dans les deux villes qui sont mentionnées sur la carte quand vous traversez le parc pour vous rendre à Moab. Si malgré la désolation des lieux la faim vous pousse, comme nous, à entrer dans le supermarché d’Hanksville, n’ayez pas peur, malgré son air revêche la caissière ne dégaine pas sa carabine dès qu’un étranger passe la porte de son établissement et il y a bel et bien de la nourriture qui n’est pas périmée dans certains rayons ! 

Au Grand Canyon comme dans de nombreux autres parcs on vous invitera à ne pas nourrir les animaux sauvages. S’il est tentant de tendre un morceau de pain ou une noisette à un joli petit écureuil, vous aurez certainement beaucoup moins envie de tendre un morceau de fromage à maitre corbeau. Cependant ces énormes oiseaux noirs risquent fort de s’inviter à votre table si vous étalez la nourriture de manière un peu trop ostensible ! A moins d’être fan d’Hitchcock, la situation peut vite devenir flippante ! Et en plus vous risquez de vous faire enguirlander par un ranger de passage ! Cette remarque est également valable avec les nombreuses mouettes qui peuplent les côtes californiennes (mais aucun ranger ne s’inquiétera de leur régime et les lifeguards ont autre chose à faire…) 

Oh, incroyable: copyright Line
Pour finir, si au fil des miles passés sur une longue route sinueuse perdue dans le désert vous pensez plusieurs fois que si vous croisiez un tueur en série là, maintenant, au beau milieu de nulle part, on ne retrouverait pas vos corps avant des années… c’est que vous regardez trop les experts !