Uuuuun jouuuur mon congé viendraaaa... Uuuun jouuuur il meee diraaaa... Je ne suis là que pour une semaine... Et après il y aura un lundi de retour au boulot.
Et comme le disait l'ami Kéké, le lundi, c'est une terrible façon de passer 1/7ème de sa vie.
Pfffff. C'est pas pour me plaindre, mais quand je vois ce que j'ai à faire, je repartirais bien. Ou alors, pour être plus réaliste, je m'assoirais bien devant ma to-do list et je me dirais, "et bien Bibil, on dirait que tu n'es jamais partie".
Monday, January 31, 2011
Friday, January 14, 2011
Voici qui est fort fâcheux
Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, dormir, ces derniers temps, c'est une dure lutte. Comprenez-moi, je n'ai aucun mal à m'endormir, au contraire! Je suis tellement laminée par ma journée que j'ai à peine le temps de regarder l'heure qu'il est, et p-p-pouf, je l'ai perdue. (Quelque part dans ce post se trouve une subtile référence à la Cité de la Peur, l'habile lecteur pourra-t-elle la débusquer?) Mais immanquablement, 5 heures après m'être endormie, je me réveille. Comme ça, d'initiative propre, et toujours 5 heure après. Et là ce n'est juste plus possible de me rendormir. Ce n'est même pas qu'il y ait une raison particulière, mais enfin, au bout d'un certain temps à contempler la nuit, on commence à devoir aller faire pipi, à avoir faim, etc. Et puis aussi, à penser à ce qu'on doit faire le lendemain.
Hé oui. On pense.
Et là c'est le drame, c'est fini, c'est la garantie pour que je ne dorme plus. De 4h à 6h du matin, je suis en brainstorming involontaire avec moi-même, en train de me dire, mais enfin Bibil c'est pas possible, rendors-toi sinon tu n'arriveras à rien. Et j'ai beau me repasser en tête le concerto pour violons de Tchaikovsky (ah ben d'habitude ça relaxe), compter les moutons, me concentrer sur la respiration, faire le vide, etc... Ben, non. L'insomnie totale.
Et quand on ne parvient à se rendormir qu'à 6h, mais qu'on a un réveil à 7h30, la vie parait très difficile au petit lever. Et le reste de la journée aussi. J'ai même dû admettre un "ich bin müde" après que ma prof d'allemand m'ait dit qu'houlala j'avais vraiment l'air au bout de ma vie et des cernes peu conventionnels. Et quand on a les yeux qui brûlent en plein milieu d'un entretien, que son corps tout entier appelle son lit au lieu de réfléchir à ma thèse, mais que bon on a quand même les entretiens suivants à préparer donc qu'on n'a pas trop le choix que de bosser...
Pfffff...
Ich bin müde hein les amis, le blog attendra la fin de mes insomnies.
(Demain je dors jusque 14h au moins).
Wednesday, January 12, 2011
Quiiii veut faire une retranscription d'entretien?
J'ai deux entretiens en français à retranscrire, tous deux avec des anciens représentants permanents du Conseil; l'un via Skype, et l'autre en live. Est-ce que cela tente quelqu'un?
Malheureusement je n'ai pas de budget dans ma bourse pour les retranscriptions d'entretiens donc on va devoir trouver un arrangement sur base de mes fonds propres; mais cela veut aussi dire que vous ne devez pas spécialement être étudiant pour le faire, contrairement aux entretiens se passant sous contrat de mon université.
Tout ceci me rendrait grandement service (sans vouloir abuser).
Tuesday, January 11, 2011
Ah oui, ben ça fait une semaine que je n'ai plus bloggé.
Et bien voilà. C'est fait. Je bloggue.
Que dire sur ce début d'année, si ce n'est qu'en dépit de toutes mes bonnes résolutions, je croule de nouveau sous le poids de toutes mes activités? J'ai commencé ma collecte de donnée, donc j'ai des entretiens tout le temps, ce qui implique: 1. que la personne soit d'accord de me parler, 2. qu'on trouve une date, 3. qu'elle accepte de m'appeler parce que, haha! Je ne peux pas faire d'appels internationaux depuis mon bureau; (ah ben oui ces gens ne sont plus en Belgique, sinon ce ne serait plus drôle) 4. si elle n'accepte pas de m'appeler, trouver un moyen de l'appeler sur skype, ou alors depuis le secrétariat où tout le monde peut entendre mon bel accent anglais, et 6. retranscrire. Avec la difficulté supplémentaire que je ne sais pas enregistrer les entretiens téléphoniques et que donc je dois prendre note comme une malade, après ça j'ai la tête comme à la sortie d'un examen.
Et en parlant d'examens.
Trois surveillances cette année.
Alors à la base les surveillances c'était drôle. Enfin, au début. Quand on se trouve encore pour la première fois de l'autre côté de la barrière et qu'on sent le pouvoir. Et puis ça devient juste bourrant.
Et mon cours d'allemand, aussi. Je ne dois pas oublier mon cours d'allemand.
Et puis le reste de mon travail de thèse, aussi. Lire des bouquins, analyser des données, tout ça.
Bref.
Je n'ai pas bloggé depuis une semaine, et c'est relativement normal.
(Je vais me suicider à coup d'ondes de téléphone, tiens).
Tuesday, January 04, 2011
La loi de la frustration.
30 minutes pour me garer, 2 heures à regarder ce qu'il y avait dans les vitrines au milieu d'une foule monstre et monstrueusement envahissante, des essayages à tout go malgré la file pour aller aux cabines, pour ne finir que par repartir avec... une ceinture. Oui, juste une ceinture (à -30%, mais bon pour ce que cela change, sur le prix d'une ceinture...).
Par contre, je vais chez Carrefour juste après, et là je craque sur la trouvaille de l'année, 18 verrines à forme elliptique à moitié prix. 15 minutes.
C'est un tout petit peu frustrant.
Et ça me rappelle d'ailleurs que ma trouvaille de l'année précédente, c'étaient les 18 verres à cocktails à moitié prix trouvés au Delhaize, comme quoi l'histoire n'est qu'une éternelle répétition.
Monday, January 03, 2011
Juste pour vous rappeler de bons souvenirs
Au plus haut du haut du pic de neige que nous avons connu en décembre, chez nous, la route, ça donnait ceci.

Et un buisson, ça donnait ça...

Et une balade en forêt, c'était ceci:

Et un chien réactif, heu...

Par contre, un dégât des eaux, ça ressemblait à ça:

Boooohooooo.
Pour mieux vous expliquer la chose, il faut d'abord considérer l'état de notre toit plat:

Complètement envahi par la neige, donc, vous l'aurez vu. Et quand la neige fond, que l'eau s'accumule en dessous de la neige avec la neige qui fait pression par au-dessus, et que d'un autre côté les évacuations d'eau sont gelées... Il y a, paraît-il, une forte probabilité que l'eau se fraie un chemin par d'autres voies. Comme par le plafond, par exemple. Ou dans les circuits électriques. Excellente idée.
Vous pouvez voir ici le toit dégagé:

Ainsi que l'écoulement d'eau, de l'ampoule au seau.

Yihaaaa. Par chance et malgré les congés du bâtiment, nous avons pu faire venir un couvreur qui nous a réglé le problème. Pour la réparation du plafond, on attendra mi-janvier... Au plus tôt.
Et un buisson, ça donnait ça...
Et une balade en forêt, c'était ceci:
Et un chien réactif, heu...
Par contre, un dégât des eaux, ça ressemblait à ça:
Boooohooooo.
Pour mieux vous expliquer la chose, il faut d'abord considérer l'état de notre toit plat:
Complètement envahi par la neige, donc, vous l'aurez vu. Et quand la neige fond, que l'eau s'accumule en dessous de la neige avec la neige qui fait pression par au-dessus, et que d'un autre côté les évacuations d'eau sont gelées... Il y a, paraît-il, une forte probabilité que l'eau se fraie un chemin par d'autres voies. Comme par le plafond, par exemple. Ou dans les circuits électriques. Excellente idée.
Vous pouvez voir ici le toit dégagé:
Ainsi que l'écoulement d'eau, de l'ampoule au seau.
Yihaaaa. Par chance et malgré les congés du bâtiment, nous avons pu faire venir un couvreur qui nous a réglé le problème. Pour la réparation du plafond, on attendra mi-janvier... Au plus tôt.
Saturday, January 01, 2011
Le premier petit déjeuner de 2011
Chose ultra-rare dans ma colocation, en ce lendemain de Saint-Sylvestre, nous étions:
1. Au complet,
2. Levés en même temps, et
3. Aucun d'entre nous n'était malade (contrairement au réveillon de l'année passée qui... oh mais j'en ai déjà trop dit).
Nous nous sommes donc octroyés le luxe d'un petit déjeuner improvisé préparé avec ce que nous avions à la maison: crêpes au nutella, compote de pommes-poires, viennoiseries (surgelées à mettre au four, le meilleur des plans de petit lendemain), yaourts, muesli et mousses au chocolat (oui, des mousses, parfaitement; Théo traverse une phase "mousse au chocolat" pour le moment, mais c'est bientôt fini; c'est du moins sa résolution de la nouvelle année).
Voici une petite photo du making-of:
J'aurais bien voté ce petit-déjeuner comme le meilleur so far de 2011, mais paraît-il que nous avons une grande concurrence du côté de l'appartement de Strep, qui sur son profil facebook postait aujourd'hui ceci:
Quoique j'aurais sans doute été incapable de manger ça tout fraîchement un bon lendemain de la veille.
Et chez Cath et Seb, nos remarquables hôtes de la veille, le petit dej n'a surprenament pas consisté en restes de champagnes, mais en un cramique et un café bien serré.
Mon correcteur d'orthographe m'apprend par là-même que le mot "surprenament" n'existe pas, ce que je ne m'explique guère. Mon ami google me suggère d'utiliser "étonnamment" à la place.
Comme ça on commencera 2011 moins bêtes.
Et vous, le petit dej, ça s'est bien passé, ou bien?
Friday, December 31, 2010
Héééé mais il est temps de changer mon agenda!
*Attention, dernier post de 2010*
*Musique feutrée, éclairage à la bougie, odeur de cannelle*
*On est bons*
*Action*
On a un peu l’impression de se répéter avec le temps, mais voici encore une année qui se termine ! Sauf que cette fois-ci, elle est passée tellement vite que j’ai l’impression qu’il n’y a eu que quelques mois entre janvier et maintenant.
(Même si techniquement, c’est le cas)
(Voici qui vient de rompre le quart d’heure philosophique du blog).
Et comme il est de coutume à cette période de l’année, j’ai considéré ma liste de potentielles bonnes résolutions. Même si, dans la vie, je ne pense pas qu’il y ait de bonnes ou de mauvaises résolutions. D’ailleurs si je devais résumer ma vie avec vous aujourd’hui, je dirais qu’il s’agit de rencontres, de gens qui m’ont tendu la main à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards ou les rencontres forgent une destinée…
(Quelque part dans ce post se cache un remake subtil d’une scène de cinéma célèbre ; ami lecteur, seras-tu assez fin que pour le débusquer ?). 2010, donc. Qu’est-ce que j’ai fait en 2010 ? Heu. Et bien, ma thèse. Parce qu’on a beau dire, « oh ben peinard Bibil, tu as jusque 2013, » une année de thèse ça passe très vite, et une deuxième année aussi d'ailleurs, et j’ai mine de rien un calendrier à respecter, et la mi-thèse dans quelques mois. D’autant plus que la date fatidique du renouvellement de ma bourse arrive, et que je voudrais bien avoir quelques résultats tangibles à montrer au jury. Donc, il faut bosser.
Mais la thèse ce n’est pas juste un job, c’est tout un processus mental. Un peu comme un dégât des eaux… L’eau trouve toujours un moyen de se frayer un chemin ; et une fois qu’elle est dans la maison, elle s’étend partout, laisse des marques partout, fait pousser des formes de vie parasites partout. (Oui, j’ai eu un dégât des eaux récemment). (Je vous expliquerai). Le résultat c’est qu’on devient complètement obsédé par la thèse, elle vous habite, elle vous possède, vous n’êtes plus qu’un simple outil dans le but ultime de sa réalisation, tout en angoissant légèrement en vous demandant si votre vie aura encore un sens une fois que vous l'aurez terminée.
Alors BIEN SÛR je nie la chose en me disant que j’ai une vie riche et remplie ; la preuve, c’est qu’il y a eu plein de projets en dehors de la thèse. En mars, par exemple, les Merri m’avaient donné les six pots d’herbes aromatiques les plus utilisées par l’ami Jamie en me disant, « on ne sait jamais que tu ais envie d’en planter dans ton jardin »… Et bien, 17 herbes aromatiques plus tard, on lançait un potager avec 7 légumes différents. Puis il y a eu l’entrainement aux 20km de Bruxelles, que j’ai tellement fait à fond que j’ai amélioré mon score de 15 minutes (contre 3 minutes l’année précédente). Ensuite il y a eu le scrapbooking. Puis la couture. Et puis, et puis… En fait en 2010 j’ai géré mes hobbies exactement comme ma thèse : il fallait de la production plus que de la création, il me fallait des résultats concrets. Autant j’avais la pression de devoir démontrer que je progressais dans ma recherche, autant je me mettais celle de devoir montrer que je progressais dans ma créativité. Du coup tous les hobbies que j’ai développés cette année étaient des passe-temps à faire seule ; forcément, puisque personne n’était prêt à suivre le rythme que je m’étais imposé. Parce qu’au final, impliquer quelqu’un dans mes loisirs c’était me ralentir, j'avançais plus vite toute seule, et de toutes façons ça n’intéressait pas vraiment personne. C’était assez frustrant, finalement, mais au moins je faisais ce que je faisais de mieux.
2010 a donc été hyper crevant. Chaque soir de la semaine était occupé par un cours ; chaque minute de mes week-ends était consacrée à un projet créatif. J’arrivais tout le temps en retard chez les gens, et je n’étais jamais à l’heure quand je les recevais chez moi. Je voyais toujours les mêmes personnes, d’ailleurs, car je ne prenais plus la peine que d’inviter les gens qui m’invitaient en retour. Je n’avais plus vraiment le temps de m’impliquer dans les amitiés oubliées, de garder le contact avec ceux qui ne faisaient pas d’effort de leur côté. Et puis, j’ai refusé trois propositions de vacances. Je n’allais plus à mes cours d’écriture créative. Je ne lisais plus. Je n’étudiais plus mes cours d’allemand. Deux ou trois fois par semaine, je mangeais des céréales le soir, parce que j’étais trop fatiguée pour me faire à manger. Et quand je repense à 2010, je repense à ce rythme infernal, à cette pression que je me suis imposée à moi-même, à cette to-do list irrationnelle qui ne fait jamais que s’agrandir, et à ces deadlines incroyables pour me prouver que je progresse. Et je me dis qu’il faut que ça s’arrête, que je ne tiendrai pas à ce rythme-là une année de plus, que finalement le temps passe très vite et que je suis tellement occupée que je ne vois plus les semaines ni les mois partir.
*La musique de fond s’intensifie, la lumière se tamise davantage, le suspense atteint son paroxysme*
*Et paf ! Pause publicitaire*
*Haha, un quart d’heure plus tard, vous revoici, bandes d’addicts.*
Tout ça pour dire que cette année-ci je devrais arrêter avec toutes ces résolutions, ces promesses internes d’accomplir des choses. Je devrais plutôt me recentrer sur ce qui est important ; c’est-à-dire que bon, oui, je suis en retard sur l’agenda de thèse que j’ai fixé avec mon promoteur, et qu’il ne faut pas déconner avec ça. Mais le reste n’est pas important. Je ne suis pas obligée d’améliorer mon score à chaque fois que je cours les 20km de Bruxelles. Ce n’est pas important si j’invite des gens autour d’un bête spaghetti et d’un dessert tout préparé. Ce n’est pas important si j’arrive à un dîner avec juste une bouteille de vin au lieu de quelque chose de plus spécial. Je ne suis pas obligée de toujours être généreuse. Les gens n’en ont finalement que très peu à faire si j’amène des muffins au bureau, si j’organise leur anniversaire ou si je leur donne des plants de tournesol de mon jardin. Personne ne me reprochera de diminuer les trois updates de blog/semaine. Et puis, je n’ai pas une deadline pour apprendre à coudre, ni pour écrire un livre ; il faut que j’arrête de penser que je devrai tout avoir accompli avant mes 30 ans, et que la vie s’arrêtera après ça. Au fait, pour résumer cela, il faut que j’arrête de m’obliger de toujours devoir aller de l’avant, de toujours devoir découvrir de nouvelles choses, de toujours vouloir apprendre sans arrêt. Cela ne me rend pas plus intéressante pour autant ; cela me rendra juste plus fatiguée.
...
Évidemment si vous avez envie d’inclure dans vos bonnes résolutions de 2011, « retranscrire les entretiens de Bibil gratuitement », vous êtes les bienvenus, hein !
Ah oui, et heu, * Générique de fin.*
*Pendant que les crédits défilent dans une toute petite fenêtre, on annonce avec une voix enjouée le futur premier post de 2011*.
*Bientôt.*
*Si.*
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