Sunday, December 17, 2006

Oui je sais, il faut que j'update.
Mais là je suis encore plus crevée qu'un pneu Michelin, et il faut que je travaille en plus, oh la la. Combien de temps cela met-il pour récupérer d'un trimestre pareil? En attendant, voici mon deux-centième post qui se profile à l'horizon (fêêête!) et j'ai une semaine de retard dans ce que je veux raconter.
Et Sophie a refusé d'écrire pour moi un compte-rendu du week-end qu'elle a passé à Londres.
Alors voilà, quelques photos, quelques citations énigmatiques, vous devinerez bien la suite.
Ôde à l'ivresse du moment?

Sophie: "les blancs, c'est pas très grave"Sybille: "C'est comme le vin".Sophie: "J'imagine bien ma vie avec un écureuil... Pas avec un rat!"
Sophie: "Je vais prendre une Stella... C'est près de chez moi!"
Et voilà je vous laisse deviner la suite d'une week-end plein de pluie sans parapluie, rempli de shopping de Noël, de théâtre et de bars les plus divers (vin-bière-chocolat chaud-sushi et j'en passe).

Wednesday, December 13, 2006

Voice of a City est online! La preuve...
J'en avais déjà parlé en septembre (il y a un petit temps déjà, mais il y a eu du retard). Il s'agit d'un blog sponsorisé par Eurostar et tenu par 9 francophones habitant à Londres.
Cherchez Bibil... Oui tout en rose, je me demande bien pourquoi!

Tuesday, December 12, 2006

Ho Ho Ho!
... 9 motifs différents, 47 cartes envoyées, quasiment toutes personnalisées, c'est-à-dire rendues kitschissimes par mes bons soins. Ca m'a pris plusieurs jours et j'en ai encore des crampes aux mains. Sophie m'a bien gentillement aidée, elle a écrit les adresses et parfois ajouté un petit mot quand l'enveloppe était encore ouverte.J'ai carburé à fond pour pouvoir les envoyer le même jour. Résultat: personne ne les reçoit en même temps! Vive la poste! A la maison, deux lettres sur quatre sont arrivées (oui je suis assez maso que pour écrire à plusieurs personnes à la même adresse).Certains trouvent cela bizarre que je choisisse le papier en cette ère révolutionnaire de l'internet, mais en tous cas... je me suis bien amusée à tout écrire, et surtout à tout dessiner. Je vous ai fait des étoiles et des boules de Noël smiley partout. J'ai particulièrement insisté sur celle de mon frère que j'ai envoyée au pensionnat (en espérant qu'il y ait plein de monde autour de lui pour bien voir mon "oppression de malade", "grince blindé").
Alors voici mon petit jeu concours de Noël, cadeau kitsch en perspective au premier qui me donne quatre réponses correctes.
Pour qui ais-je dessiné les kitcheries suivantes? (Cliquez sur les images pour les agrandir)

1. Une bécassine apportant un sapin de Noël (je vous aide hein, c'est pas toujours évident à identifier)
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2. Une boule de Noël Européenne
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3. A vous de trouver! Indice: c'était dans un de mes posts précédents (temporairement supprimé sinon c'est trop simple)
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4. Le dessin parle de lui-même! Sophie a même contribué un peu.
(D'ailleurs si je puis le préciser, Sophie tu es malheureusement exclue du concours, puisque tu as tout vu quand j'ai tout fait! Injuste, mais c'est comme ça)
Et puis, on me l'a demandé et oui, je publierai toutes les photos que vous prendrez avec mes cartes (sauf si elles ont un caractère "blog de gatien", il y a des enfants qui me lisent, faut-il que je m'en souvienne).
J'en profite aussi pour m'excuser à ceux que j'ai oublié... La fatigue, la distance! Et aussi, je n'ai délibérémment pas envoyé de cartes à ceux dont je n'ai pas les adresses. Je trouve ça un peu bizarre de demander, "tiens c'est quoi ton adresse, je compte t'envoyer une carte" et puis les "ah mais il ne faut pas" et la surprise gâchée. La leçon à retenir, si vous voulez recevoir mon courier, vos adresses il faut me donner.
Joyeux Noël et Bonne Année! En espérant que vous aurez tous reçus mes cartes au moment de lire mon post et que la surprise sera intacte.
Ô Grand Saint Nicolas!
La nuit du 6 décembre, à une heure et demie du matin, (oui je sais mon blog est en retard), nous étions tous réunis dans la cuisine à nous plaindre de nos essays, à nous faire des cafés bien forts et à nous demander quand on pourra enfin faire des nuits de plus de 4 heures.
Et là le Grand Saint a eu pitié.

A la base il ne devait remplir que mes petits souliers et ceux d'Alex (aux Pays-Bas aussi il passe, mais il arrive d'Espagne par bateau, allez savoir pourquoi). Et il a décidé de remplir les shoes de tout le kot. Voici ce que ça a donné:


1. Oui c'est bien une chanson en néerlandais que vous entendez

2. Beek des souliers sur la table où on mange!

Saint Nicolas nous a gâtés cette année: un speculoos géant, des mignonettes, des chocotofs, des pommes, des prunes, des euros en chocolat et des petites figurines.

La situation a vite dégénéré, à cause sans doute du manque de sommeil et de l'abus de sucre. Nous avons constitué deux clans, celui des figurines blanches et celui des figurines noires. On a déguisé les blancs comme le KKK et on a dégommé les noirs (qui s'étaient fait la malle avec toutes les pièces en chocolat). Je sais que c'est politiquement incorrect, et pour bien prouver qu'on ne discriminait personne on a mangé tout le monde.

Plus de photos sur mon compte Flickr.

Merci Saint Nicolas!

Wednesday, December 06, 2006

Kookookatchoo Mrs Robinson!

Line... says:
kookookatchoo???
Bibil - last essay! 500/2000 words says:
deuxième refrain
Bibil - last essay! 500/2000 words says:
ça veut rien dire
Line... says:
mdrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
Line... says:
oui jai déjà écouté mais je pensais à un vrai mot que je comprenais pas lol
Bibil - last essay! 500/2000 words says:
1:53
Line... says:
en effet c un truc du genre
Line... says:
mais comment tu sais que c ça qu'ils disent???
Bibil - last essay! 500/2000 words says:
je suis vachement balèze
Bibil - last essay! 500/2000 words says:
(j'ai pas cherché les paroles sur internet pour faire karaoké devant mon essay)

Oui je sais, il y a des nuits comme ça où le café et le chocolat, c'est pas assez...
Alors je me booste à ça:

21h... Encore 1500 mots à écrire... Qu'est-ce que je fous sur mon blog?
Edit: 1h45: Je n'arrive pas à y croire, et pourtant, ça y est: la bibliographie est écrite, la mise en page est faite, l'orthographe est vérifiée, qu'ais-je bien pu oublier?
Mon essay serait-il fini?
Serais-je... Non, je n'ose y croire... Et pourtant?
Serais-je en vacances?
v-v-v-v-vacances!
vacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacances Ouaaaaaais je suis en vacances!

Tuesday, December 05, 2006

Hé hé hé
Vous allez me dire que je suis particulièrement prolifique aujourd'hui mais j'ai une nouvelle de dernière minute.
Mis à part qu'il a fallu que je demande à Nicho de me traduire mon titre... (qui n'est pas mon titre vous l'avez deviné).
Bon il y a de l'info qui est mal passé à la sub-édition. Je n'ai pas voulu insinuer que les Tchèques étaient les plus nombreux à erasmusser en Angleterre (ce sont les Polonais), ni que le Royaume-Uni était leur destination de préférence! (En fait, leur quatrième préférée après l'Allemagne, la France et l'Espagne).
Ceci étant dit... J'ai mon nom dans le Times! Yeaaaah! Faut que je me procure un exemplaire maintenant... Il paraît que c'est la frontpage du supplément "student".
Bibil n'est pas déprimée
Si si, je vous jure, c'est vrai! Merci beaucoup pour tous vos emails et vos coups de téléphone inquiets, mais mon moral va bien, et ne s'est jamais porté tellement mal par ailleurs.
D'accord, j'ai laissé quelques posts pessimistes, mais il faut mettre ça sur le compte du stress, de la fatigue, de la pluie, de la nuit qui tombe à 16 heures, du manque de vie sociale et de la quantité indigeste de boulot qu'on a sur le dos.
C'est vrai ça fait beaucoup, résumons ça et disons que je suis fatiguée. Epuisée? A bouts de forces? A vous de choisir le synonyme que vous préférez.
Ou pour vous donner un meilleur aperçu de la situation, cela fait 10 semaines qu'on est comme en blocus, sauf que le vrai blocus est encore à venir et cela ne va pas être de la rigolade. J'arrive encore à gérer, à rendre mes essays à temps et tout ça. J'aime les sujets que j'étudie (encore bien sinon je me jeterais tout droit du haut des escaliers de la bibliothèque (d'ailleurs je me demande pourquoi personne ne l'a fait jusqu'à présent (j'aime mettre des parenthèses dans les parenthèses (d'ailleurs je vous en rajoute encore une)))).
Mais c'est vrai, toute mon énergie intellectuelle est aspirée par mon écran d'ordinateur et du coup toute ma créativité s'envole, le stress arrive, le temps me manque, et ce blog en souffre. Je ne fais plus qu'y mettre ce que j'ai sur le coeur quand je suis angoissée.
Mais je vous rassure, je vais bien.
Par contre... J'ai un peu parlé autour de moi (de la vie sociale? On aura tout vu!) et beaucoup de gens ont l'air de très mal gérer le stress. Hier, à la bibliothèque, je me suis assise à la table d'une de mes classmates. Elle a passé son dimanche après-midi avec sa flatmate à boire une bouteille de vin et à rejetter tout travail pour préserver sa santé mentale. "This master makes me feel so depressed", m'a-t-elle dit en baissant la voix, comme une confidence honteuse. Et c'est vrai que venant d'elle cela en était peut-être une, car pour moi, elle faisait partie des filles qui arrivaient à tout cumuler et avec le sourire.
Ensuite, je suis allée boire un café avec des amies de cours, c'est-à-dire avec celles qui avaient encore le temps d'aller aux cours. "I am so stressed inside", a avoué l'une d'elles sur son double espresso. Elle avait l'air si fatiguée! "I am so tired outside but so nervous inside, and the more nervous I am, the more tired it makes me feel".
Dans la study room, le soir, une chinoise a eu un nervous breakdown. Il était genre une heure du matin, elle a commencé à pleurer hystériquement, à trembler de tout son corps, sans pouvoir se contrôler. Et personne ne l'a regardée d'un air bizarre. On comprenait tous. On essayait de la réconforter, mais que pouvait-on faire?
Et ce matin, 8 heures (et déjà mon deuxième café de la journée), je vois débarquer ma flatmate dans la cuisine, les yeux gonflés comme des balles de ping-pong. Elle n'avait pas dormi. Elle a dû rendre un projet énorme la veille, et ce matin elle a dû rendre un autre essay. Elle a tenté en vain de repasser un pull pour pouvoir aller aux cours mais elle était trop à côté de ses pompes, elle a abandonné après avoir renversé toute l'eau du fer à repasser.
Alors à côté de ça, hein... Moi et mes occasionnels état d'âmes, mes problèmes de digestion stress-café, mon retard permanent et mon spleen face à la pluie... Il n'empêche, je me pose de sérieuses questions quant au bien fondé d'un tel forcing. D'accord, la LSE doit bien tenir sa réputation de quelque part mais quand même, il faut savoir rester humain.
Allez je vous mets une petite vidéo du week-end, c'est un funambule à Covent Garden.

Sur ce, je m'en retourne explorer les élucubrations démentielles de mon cher ami Nietzsche. (Le nihilisme est à la porte! Soyez-en avertis). La citation du jour:

When a woman has scholarly inclinations, there is usually something wrong
with her sexuality. Nietzsche, Beyond Good and Evil, §144

Sunday, December 03, 2006

Londres, la pluie, les sorciers, et tout ça...
Il y a des moments où Londres dépasse mon imagination.
Comme ici, à Butlers Wharf, juste à côté de Tower Bridge.
Je rentrais du Times, c'était mon dernier jour, et je n'avais pas vraiment envie de rentrer. Je me suis promenée dans cette rue, et tout y était: la pluie, l'obscurité, les réverbères oranges. Les pavés et les briques vieilles de quelques siècles. Des ponts en bois reliant les maisons.
La rue était vide, je n'entendais que le son de mes pas et de l'eau qui coulait. Je ne voyais que mon ombre sur les murs, se projetant partout sous la lumière des multiples réverbères. Les lumières dansaient sur les pavés pleins de pluie. Il y avait comme une atmosphère ensorcelée.
Cela ne m'aurait pas étonnée de tomber sur une boutique de sorcellerie, ou sur une attraction à la Harry Potter comme seule Londres sait les faire. Mais à la place, j'ai débouché sur 'le Pont de la Tour', un énorme magasin qui se qualifie lui-même de "gastrodrome".
La maison ne vend que des produits de qualité, c'est-à-dire, qu'elle vend beaucoup de produits français. J'engage la conversation avec le vendeur, ses parents viennent de Blois, et lui il est chez lui un peu partout. J'achète un pain pour la (modique) somme de £2,40, c'est cher payé pour mes papilles gustatives, mais c'est ça aussi, Londres.
Et puis je tombe, par hasard, sur... sur?

Du sirop de Liège! Du vrai sirop de Liège préparé à Aubel, le village de mon enfance. Vous ne connaissez pas? C'est normal. Déjà en Belgique, j'ai du mal à en trouver, alors ici, c'était bien la dernière chose à laquelle je m'attendais...
Il n'y a pas de prix dessus et le patron n'est pas là. Je ne saurai jamais à quel prix exhorbitant j'aurais dû payer mon pot, car ni une ni deux, le vendeur me l'encode à £1 symbolique. "Ca leur apprendra à mettre des prix" me dit-il.
Je suis beaucoup trop fan. Ce week-end, j'ai pris les meilleurs petits déjeuners au monde.